‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 494 sur 567 · GRAZ · texte numérisé non relu

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qui le fit remarquer; coopéra pendant plusieurs, années a un journal scientifique estimé, h Journal littéraire, publié a la Haye, fil en 1715 un royage en Angleterre pendant lequel 11 se lia avec les garants de ce pays, et devint en 1717 professeur a l'université de Leyde où il enseigna successivement les mathématiques, l'astronomie et la philosophie. Il fut un des premiers a adopter et 4 propager sur le continent les théories de Newton, et il contribua puissamment par ses travaux anx progrès de la physique et des mathématiques. Ses ouvrages les plus

rquablessout : rhysxces élément* nuUhematica, 8nr h Saône,4 45 k. S.'O. de Vesoul; 6 .535 h.

exptnmentts confirmât*, etc., La Haye, 1 uo, 1742, Trib. de commerce, collège. P< 2 vol. in-4, trad. en français par Joncourl, Leyde, 1746; Phiiosophist Newtonianse instituta in usus aeadem ico«, abrégé du précédent, L e y de, 17 23 et 1 744 Introductio ad philosophiam , metaphysicam et logicam continent, Leyde, 1736, 1*37 et 1756, trad. eu français (par Joncourl), 'Leyde, 1737; ouvrage devenu classique. En métaphysique, S. Gravesande est disciple de Locke : il fait comme lui consister la liberté dans le pouvoir de faire ce qu'on vent, plutôt que dans celui de choisir.

GRAVESEND, fille d Angleterre (Kent), 430 kil. S. E. de Londres, sur une éminence qui domine la Tamise ; 5,000 hab. Port très fréquenté , douane très active. Construction de vaisteaux de ligne, frégates, etc. C'est 14 que presque tous les vaisseaux de la Compagnie des Indes et autres font lenrs approvisionnements. Bains de mer. But de promenade en bateau 4 vapeur pour les habitants de Londres.

GRAVINA, ville du rov. de Naples (Terre de Bari), 4 13 kll. S. 0. d Altamura; 8,700 hab. Patrie de l'historien Dominique de Gravtna.

GRAVINA (Dominique de), historien du xit* siècle, né 4 G ravine (Naples), a écrit en latin le Journal des événements qui te tant passes dans ta Pouille de 1332 à 1350; ce Journal est inséré dans les Scrtptores rerutn italicarum, tome 12.

c satina (Pierre), poète latin, né 4 Païenne vers 1453, mort en 1527, embrasse l'état ecclésiastique: se fixa 4 Naples, où il eut pour protecteurs le célèbre Gonsalve de Cordoue et Prosper Colonne; se lia d'ami lié avec Jov. Pontanus, Sannaxar et autres personnes de mérite. Ses poésies, qui se composent principalement d épigrammes, ont été recueillies en partie par Scipion Capèee, et imprimées 4 Naples, 1532, in-4, avec la Vie de l'auteur par Paul Jove. On regrette la perle de plusieurs ouvrages de ce poète, entre autres un poème intitulé De Goniatvi Cordubue rebut < r i lis.

«as vins (J.- Vincent), célèbre jurisconsulte et lit-

térateur napolitain, né 4 Roggiano, près de Cote nia, •n 1664, mort 4 Rome en 1718, s'adonna d atwrd

lettres et fonda avec quelques amis en 1695 la célèbre Académie des Areadiens (Arcadi), 4 Rome. Il se livra ensuite 4 la jurisprudence, obtint en 1699 une chaire de droit eivil au collège de la Sapience 4 Rome, puis enseigna le droit canonique (1703). 11 réforma l'enseignement du droit en remontant aux meilleures sources. 11 ne négligea jamais les lettres : il forma Métastase, et se plut 4 faire la fortune de ce grand poète. Ses ouvrages ont été réunis 4 Leipsick, 1737, ln-4, et Naples, 1756. 3 vol. in-4: les plus remarquables sont : De Onu et progrettu juris cwitit, en trois parties, Naples, »?0I- 1713 (Requier en a donné un extrait estimé soos le titre & bip ru de» Loit romain**); De Imtauraiione ttudiorum, dédié 4 Clément XI ; Dtlle Farote antient, trad. en français par J. Regnault; Délia ftogiont poelica, Rome, 1708; Délia Tragedia, Rome,

tragédies. ^

cr a vin a (Charles, dne de), amiral espagnol . né a Naples en 1747 , passa en Espagne avec le roi

Charles III, reçut en 1793 le commandement d'une division de la flotte de l'amiral Dangara, eut une part honorable 4 la défense de Roses en Catalogne assiégée par l'armée française, et mérita le grade dé contre-amiral. La paix ayant été faite avec la France, il commanda la flotte espagnole réunie 4 la flotte française sous les ordres de l'amiral Villeneuve, devant Cadix, 1805 ; fut blessé 4 Trafalgar, et mourut peu après en 1806.

GRAVIL'S, orientaliste. Voy. cutatm.

GRAY, Gradicum,Gmium, ch.-l. d'arrond. rHte- «iOne). sur la Saône, à 45 k.S. 0. de Vesoul; 6.535 h. Trib. de commerce, collège. Port fréquenté, beau pont, vieux château, casernes, moulin magnifique. Grands chantiers de construction. Grand commerce en grains, un vins; entrepôt des denrées expédiées du midi do !a France et des colonies pour l'Allemagne; produits des houillères et verreries es dép. de la Loire et du Rhftne; merrains et bois de marine destinés pour Toulon. — L'origine de cette Tllîe ne remonte pas au-deJà du xi* siècle. Louis XIV la prit en 1668 et ea démolit les fortiflcstinr>«. — L'arr. de Gray compte 8 eant (Auirey, Champlitte-le- Ch4leau. Dampierre. Frt ne-St-Mamès.Msrnay. Gj, f'eomr pln«ftr*y), 18ii communes et «9 809 hab.

GRAY (Thomas), poète anglais, né 4 Londres en 1716, mort en 1771, fut élevé 4 Eton, où il se lia avec Horace Walpole; étudia le droit 4 Cambridge, et obtint dans cette université une chaire d'histoire qu'il ne remplit jamais. Il était d'un caractère mélancolique. Gray a laissé des odes , des élégies et quelques poésies latines, entre autres un poème : De prineipiit eoguandi. Ses poésies forment on très petit volume, mais l'élégance et la sublimité de quelques-unes ont sufll pour le placer parmi les premiers poètes anglais. On estime surtout son Eliyie écrite dont un cimetière de campagne, traduite par Chénier, Imitée par Fontanes dans le Jour det Mort»; ses Odet ntr le Printemvt, sur le collège <fElon; VHymne à FAdversiti. La meilleure édition des omvrei de Gray est celle de J. Mitford, Londres, 18I6, 2 Toi. in-4 . Elle contient, outre les poésies, des lettres de l'auteur et une notice sur sa vie. Ses poésies ont été traduites par Lemierre neveu, Pa-

Mémoires <

ris, 1798. Il a laissé des Mémoires et des Lettre*. CSAT (Jeanne). Voy. enrr.

GRAZALEMA, Lacidulemium , ville d'Espagne (Grenade), 4 85 kll. N. E. de Cadix; 11,200 hab. Gros draps: creusets. Antiquités romaines.

GRAZIANI (Ant.-Marle), écrivain du tff siècle, né en 1537 4 Borgo-San-Sepolcro en Toscane, mort en 1611. Ait le secrétaire et le («opérateur dn cardinal Commendon , qu'il accompagna dans ses diverses missions ; puis derint secrétaire de Slxte- Qulnl. fut fait en 1592 évrqne d Amelia par Clément VIII, et envoyé en 1594 comme légat près de la république de Venise. On a de lui divers écrits historiques, en latin, estimés pour l'exactitude des faits et l'élégance du style : De belto Cyprio, Rome, 1616 (trad. en français par Lepelletier, 16R5); Dt casibus rtromm i//u*triutn, publié par Fléchier, Paris, 1680, et trad. par Lepelletier: et une Vie de Commendon, publiée et traduite du latin par Fléchier, Paris, 1669. — Un autre Graiiani, Jean, né 4 Rergame en 1670, mort en 1730. a aussi écrit sur l'histoire. On lui doit, entre autres ouvrages, une ffiuoire de Venise, rédigée en latin, et publiée 4 Padnue, 1728, 2 vol. in-4.

GRAZMNt (Jérôme), poflte italien, né en 1 W>4 4 Pergola, mort en 1675. eut pour protecteur François L duc de Modène, qui le prit pour secrétaire (1657) et lui donna le comté de Varzano. On a de lui : Cleopatra, poème en 6 chants, qu'il composa 4 ringtdeux ans (1626): la Conquistn di Granata, Modène, 1650, qui le plaça au nombre des meilleurs poeteb épiques de l'Italie; une tragédie de Cromwell 1671.

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•a meilleure pièce de ce genre qu'ait eue l'Italie, iasqu'à la Mérope de Maffd.

GRAZZINI (Antoine-François). poW* Italien surnommé il Lasco ou le Dard (espèce de poisson) né en 1503 à Florence, mort en 1583, fonda eniMU l'Académie de* Umidi, néanmoins 11 futexclu lui-mfrmc de cette compagnie à la suite de querelles littéraires. Pour s'en venger, il fcnde arec plusieurs autres savants en 1582 une nouvelle Académie qu il nomma délia Criuea (c.-à-d. du son, parce qu elle avait pour but . disait-il, de trier les expressions de la langue comme le bluteau sépare le son de la larme). Cette nouvelle société devint bien plus importante que la première. Granini a composé six Comédies, Venise. 1582, ln-8 ; des Stances et Poésies diverges, Florence. 2 vol. in-8; la Guerra de Mostn, poème bouffon. Und.. 1584. ln-4 : un recueil de Nouvelles, Florcnce,1559, et Paris,î77D,qui estai Index.

GREAL. On appelle dans la légende le Satnt- Grial on vase mystique que l'on prétend elre ce- 'ul même dans lequel était contenu le Tin que but le Sauveur à lus dernière cène, lorsqu'on le portant a ses lèvres, il dit ces mots : Ceci est mon sang qui wd répandu pour vous .Ce vase aurait été con-

servé par Joseph d'Arlmathle et transporté par lui dans U Bretagne (Angleterre) ; il conférait a celui qui le possédait toutes sortes de privilèges merveilleux. Le Saint-GrAal joue un grand rôle dans les romans des chevaliers de la Table-Ronde ; ces chevaliers firent plusieurs expédition» à la recherche de la orée relique— Qq.-un? font venir le nom de St-Gréaf des moU sang réal ( pour royal ou réel). GREATHEAl>(Rob.). Voy. kobert grosse-tktr. GREATRAKES (Valsnuù}. célèbre guérisseur irlandais, né près de Waterford en 1628, servit pendant quelque temps dans l'armée avec distinction . puis fut juge de paix dans son lieu natal. Ayant contracté de bonne heure l'habitude de la contemplation, U se crut Inspiré et doué du don de guérir les écrouelles. U commença en 1662 à faire des cures , et obtint bientôt une telle réputation que lt roi d'Angleterre lui-même l'appela à sa cour. Il vint à Londres en 1666 ; mais importuné de sa propre célébrité . Il retourna en Irlande dès Tannée suivante. Il me

mourut vers 1680. 11 a laissé luimême un Exposé de sa vie et de ses cures. Londres, 1666. Il guérissait par l'attouchement et les frictions, comme les magnétiseurs. Saint-Evremont s surnommé Greatrakes le Prophète irlandais. GREAT-R1VER. Voy. grande-rivière.

GREAVES (Jean), en Utin Gravius. orientaliste anglais, né en 1602 à Col more dans le Hampshire, professa pendant plusieurs années U géométrie et l'astronomie au collège de Greaham à Londres, puis a l'université d'Oxford ; alla visiter l'Egypte , rassembla une collection précieuse de manuscrits, de pierres gravées, de médailles et d'autres antiquités, et mourut à Londres en 1652. U avait été en 1648 chassé d'Oxford et dépouillé de tous ses emplois, comme royaliste. On a de lui des traités sur divers sujets, des poèmes, des observations faites en Egypte, en Turquie, etc. Ses Œuvres mêlées ont été publiées en 1737 , 2 vol. in-8.

GRECE, Grœeia, contrée célèbre, située au S. E. de l'Europe. Nous donnerons: 1* la géographie de la Grèce ancienne. 2* la géographie de la Grèce moderne, 3* une notice historique sur la Grèce.

I. grêce ancienne. L'étendue et les limites de ce pays n'ont jamais été déterminées par les anciens aune manière précUe. On la divisait communément en trois grandes régions : 1s Péloponèse au S. , l'Hellade (ou Grèce proprement dite ) au centre, la Thesaalie et l'Epirc au N. On étendait encore le nom de Grèce à l'Ulyr c méridionale, à la Macédoine, à la Ttarace, aux tics Ioniennes. — La Grèce était partagée en un nombre infini de petits états Indépendants ,

les uns fédératifo, les autres isolés, dont le nombre comme l'importance varièrent sans cesse aux différentes époques. Les principaux au temps de la mort de Pélops étaient : 1* en Epire. ta Chaonie, la ThesproUe, la Casalopie , l'Ambracie. la Lélégie ( nommée ensuite roy. de Téléboas ou Arcadie maritime, et plus tard AcarnanieJ ; 2° dans l'Hémonie (depuis nommée Thesaalie), la Pélasgiotide, l'Adule, la Phthlotlde , le pays des Laplthes , la Dryople, l'état d'Argos-Pélasgique , la Magnésie. léUt dlolcos, l'état d'Arné ; 3» dans l'Emathle ( depuis Macédoine) . les Macédones ; 4» dans la Grèce centrale, l'état des Hyantes ( bientôt nommé Etoile), a Doride, la Lélégie orientale, le roy. de Deucalion à Lvcorée ) , l'état des Hectènes ( remplacés depuis >ard"es Hyantes, Lélèges, Aones). le roy. de Thèbes, e roy. d Orchomène ou des Minyens, le roy. de Coronée, le roy. de Tanagre, l'état d'ionle (anciennement Ogvgie, et plus tard Attique) , Eleusis, e roy. de Mégare : 5° dans l'Apie (depuis appeée Péloponèse], l'Egialée ou lonie méridionale (de-

&uls nommée Achale), les petits royaumes d" Argot et lycènes, de Tirynthe, d Hermione , de Tréxène, de Sparte), la Pélasgie (ou Arcadie) , l'Epée (ou Êiide), U Messénie. — A l'époque de la guerre de Troie, on distinguait : !• en Epire, les mêmes éUls que ci-dessus ; 2* en Hémonie. les roy. de Gounée, de Polypète et Léontée , de Podalire et Machaon , d'Achille, de Prothoos ou des Magnètcs. d'Admète , de ProtésiUs, d'Eurypyle, de Philoctète ; 3« dans la Grèce centrale, l'Etoile, les Locrides opontienne et épienémidienne , la Phocide, le roy. de Thèbes, celui d'Orchomène des Minyens, l'Attique ; 4* dan* le Péloponèse , les 6 roy. de M y cènes , d' Argos et Tirynthe, de Lacédémone, d' Arcadie , d'Ëpée, des Pyliens ; S» dans les lie*, le roy. des Phéaclens ou de Corcvre. le roy. d'Ulysse à Ithaque, les 3 roy. d' Eu bée. de Salami ne et de Crète, auxquels il faut joindre ceux de Rhodes et Symé, de Cos, etc. —Pendant la guerre du Péloponèse on remarque surtout : !• l'Eplre proprement dite, l'Ambracie, 1" Allumante ; 2» les grandes cités thessaliennes de Tricca, de Larissa , de Phères . I Y-Ut des Magnètes , celui des Maliens, celui des Enianes ; 3* l'Acarnanie , l'Amphilochie, Leucade, l'Etoile, la Phocide, Delphes, Naupacte, les 3 Locrides, la Doride, Thèbes, Platée, la république d'Athènes avec ses riches possessions, la Mégaride; 4* F Adule, la Corinthie, la Sicyonle, la Phlissie, l'Argolide, FHennionie. la Tréxénie. l'Ëpidaurie, la ville de Cléones, l'Elide (avec la Triphylie), Pylos, l'état de Sparte avec U Laconle et la Messénie. les 18 ou 20 ci tés a irakiennes dont Mantinée. Tégée. Orchomène d' Arcadie éUient les principales : 5* le roy. de Macédoine ; 6* les cités de la Crète, l'île d'Egtne et quelques autres qui jouissaient parfois de l'indépendance. — Les trois sièdes suivant* ne modifièrent que peu ces divisions, bien que la suprématie changeai souvent de main. A la Grèce ancienne se rattachaient encore : !• 111lyrle méridionale, dite lllyrie grecque (Epldamnie. AUntanie, Parthinie) : 2« les colonies grecques de l'Europe orientale , notamment Olynlhe , Héraclée, Sclymbrie, Byianee, Odesse. Olbla; 3» l' lonie , l'Eolide, la Doride sur les cotes de F Asie-Mineure la Crète, le roy. de Salamine dans l'Ile de Cypre : 4« la Grande-Grèce et la Sidle ; 5» enftn toutes les colonies et les divers établissements jetés par les Grecs sur les rivages étrangers, — Lorsque la Grèce devint province romaine (146 av. J.-C.) , elle forma dès lors an proconsulat connu sous le nom de Procontulat d'Achate; il comprenait la Grèce centrale et le Péloponèse. Sous Auguste, la Grèce fut mise au rang des provinces sénatoriales. Après la division de l'empire sous Constantin , elle fut comprise dans l'empire d'Orient et dans la préfecture d' 1 1 lyrie, mais toujours avec la titre d* Achale. A partir de U se-

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eonde moitié du vu* siècle la Grèce forma avec la Macédoine 4 thèmes, dits de la Macédoine, de Nicopolii, de l'Hellade et du Péloponèse. Après la prise de Coostantinople par les Croises , la Grèce fut démembrée en un nombre iniloi de petites principautés et seigneuries qui appartinrent à divers chefs croisés ou aux républiques de Gènes et de Venise, et parmi lesquelles on remarque les principautés d Achaïe et de Morée, celle de Nauplie, Je* duchés d'Athènes et de Thèbes, la despotie d'Epirc, etc. Lors de la prise de Constantinople par les Turcs (1453), l'empire ottoman possédait déjà la plus grande partie des provinces grecques : la Macédoine et la T h race, la Thessalle.T'Etolie et l'Acarnanie. Trois principautés indépendantes subsistaient encore : le duché d'Athènes , la despotie de Morée et le comté de Céphalonie; elles ne tardèrent point à tomber aussi au pouvoir des Turcs, et la Grèce forma dès lors les 4 pachaliks de Saionikl, de Janina , de Livadie et de Morée ou de Tri pollua (Voy. ces noms). Cet état de ehoses subsista sans grands changements jusqu'à l'insurrection de 1821, qui ût de la Grèce un éUt Indépendant.

g h et. f. moderne, royaume indépendant de l'Europe, au S. E., comprenant la Grèce propre ou Hellade, la presqu'île de Morée ou Péloponèse et les lies voisines. Il s'étend de 10. à I E. depuis le

§lfe de l'Arta jusqu'au golfe de Yolo, de 18* 20' à • 20' long. E., et du S. au N. depuis 36» 20' jusqu'à 40* lat. N. ; il a pour bornes au N. la partie continentale de la Turquie d'Europe: au N. E. et à l'E. l'Archipel; au S. la Méditerranée, et à l'O. la mer Ionienne. La Grèce continentale peut avoir 520 k. de loueur 2U<i. le large . 934,573 hab. en 1843. Capitale: Athènes depuis 1834 (c était auparavant Nauplie). Immédiatement avant son indépendance, le territoire de la Grèce formait le pachalik de Morée, le sandjakat de Livadie, la plus grande partie de ceux de Carélie et de Lépante, et une partie de l'eyalet des îles (Négrepont , les Cjrlades et une partie des Sporades). En 1833 la Grèce libre fut divisée en 10 nomes (Argolide, Achale et Elide, Mesaénie, Arcadie , Laconie , Acarnanie et Elolie, Locride et Phoeide, Atliqne et Béotie, Eubée, Cydades) : ces nomes étaient subdivisés en 54 iparchi$t. Au mois de juin 1836 cette première division fut remplacée par 30 gouvernements qui euxmêmes ont été réduits à 24 au mois de juillet 1838. En voici les

noms avec les chefs-lieux.

Morée

Gouvernements.

Argolide, Ilydra, Corinthe, Achale, Kynœthe, Elide, Triphylie,

Les Iles.

Mantinée,

Gorlynia,

Lacéilémone,

Laconie ou Maïna

Etoliu,

Acarnanie,

Eurytunia,

Phoeide,

Phthiotide,

Altique,

Béotie,

Eu l*ée,

Tinos et Andros, Syra, Nai

Chefs-lieux.

Nauplie.

Hydra.

Sicyone.

Patras.

Calavitra.

Pyrgos. Kyparissia.

Calamata.

Tripoliua.

Caritcna.

Sparte.

Ariopolls.

Missolonght.

Amphilochion.

Otchalia.

Amphissa.

Lamia.

Athènes.

Libadia.

Clialcls.

Tinoé.

Hermoupolis.

Naxos.

Thera.

<axos et Parus, Thera,

En t$15 «m i ,t, revenu à la division lu 10 nomes. Ladre e oflVe plus, chaînes de montag. U

et qui sont entrecoupées de vallées fertiles , plusieurs de ces montagnes sont surtout célèbres par le* souvenirs qu'elles rappellent et par le rôle qu'elles ont joué, soit dans la mythologie, soit dans l'histoire; telles sont : l'Agrapha-Geb (le Pinde an* den), les monts Anlnos (1 OEta), Liakoura (le Parnasse), Zagara (l'Hi-Ucon), Lia lia (le Cithéron), MalaTa (le Taygèie), Trelo (l'Hymctle), etc. — 11 en est de même des rivières , qui toutes sont fort peu importantes par leur étendue , mais dont le plus grand nombre sont célèbres, telles que I'Aipropotamo (l'ancien AchéloUs), le Roufea (l'Alphée), ls Gastunialf (le Pénée), l in ou Vasilî-potamo (l'Eurotas), la Spirnatxa (le Pamisus), le Mavro-potamo (le Céphisê) , cte. Les principaux laes sont ceux d'Argyro Castro et de Topoglia (l'ancien Copaïs). — La climat de la Grèce est délicieux , surtout dans l'Attique ; le sol , bien que montagneux , est fertile : mais depuis la guerre de l'indépendance la culture est négligée partout , et la surface de la Grèce entière a été ravagée par le fer et par la flamme. Les montagnes sont couvertes de forets d'oliviers et de lauriers ; elles recèlent beaucoup de mines , surtout de plomb et dé tain , ainsi que de magnifiques carrières de marbre blanc, notamment à Paros et dans l'Attique. Les principales exportations consistent en huile, fruits , excellents vins, raisins de Corinthe, cuirs, laines, bétail. L'industrie est encore sans importance : on ne trouve en Grèce que quelques manufactures de 111 de coton teint en rouge , de peaux de chèvres maroquinées, de tapis, de vestes do soie et de grosses éto (Tes de laine. — La religion des Grecs est le christianisme, mais ils ne reconnaissent pas le pane et forment, depuis le xi« siècle, une église a part, dite Eglise grecque ( Voy. ci-après), dont une partie a poorenef un patriarche résidant à Constantinople. — Les Grecs parlent une langue dérivée de l'ancien grec classique , et connue sous le nom de grec moderne ou romalque. — Le gouvernement Je la Grèce est une monarchie constitutionnelle et héréditaire.

Histoire. Les Grecs se disaient autoehthones, c'està-dire, nés sur le sol même. Les habitants primitifs de la Grèce furent les Pélasges, qui se subdivisaient eux-mêmes en de nombreuses tribus parmi lesquelles on remarque les Aones, les Hyantes, les Lélèges, etc. Il est difficile de dire quelle fut l'origine des Pélasges: il est probable qu'ils étaient originaires de l'Asie et qu'ils vinrent en Grèce, soit par l'Asie- Mineure, soit en suivant les rotes septentrionales du Pont-Euxin. Avant l'an 2000 les tribus pélasgiqnes étaient encore barbares. Sicyone, une des premières villes que mentionne l'histoire de la Grèc\ est fondée par Egialée au commencement du xiv siècle. Des colonies égyptiennes et phéniciennes abordent en même temps sur les cotes méridional rs de la Grèce et y répandent les germes de la civilisation. Inachus et Phoronée son Gis fondent Arg'u (1086); Ogygès réunit sous ses lois les habitants de la Béotie et de l'Attique (1869) ; Sparton (1 880) et Lélex (1742) Jettent les fondements de Sparte. Peu après apparaissent les Hellènes.subdivisésaussi en plusieurs tribus: du xvr au xiv siècle, ce nouveau peuple substitue sa domination à celle des Pélasges, dont le plus grand nombre émigrent et vont fonder des colonies dans l'Europe occidentale; une des tribus helléniques, celle des Craies (Graii, Grccci), donne son nom à tout le pays. C'est dans cette période qu'il faut placer les règnes de Cécrnps à Athènes (1643), de Deucalion en Thessalie (I63S). Les traditions conservent le souvenir d'un déluge qui aurait inondé toute la Grèce au temps de ce prince. Viennent ensuite les règnes de Cadmus à Thèbes (1580), de Danaus à Argos (1572), de Minos en Crète (vers 1500). A cette période, pendant laquelle la Grèce a reçu le* crémières notions de l'agriculture et des arts, ainsi

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ju'un culte modelé sur les religions de l'Egypte et de la Phénicie , arec des loit civiles et des intitulions régulières, succède une nouvelle époque, connue sous ie nom de temps héroïque* (1500-1190). Elle est signalée par les exploits fabuleux d'Hereule, de Thésée, de Jaaon, etc., par la fondation des Jeux olympiques (14M), la création des Amphictvonies , l'expédition des Argonautes (1330), les deux guerres de Thèbes (1313 et 1303), enfin la guerre de Troie 1280-1270). Pendant ce temps les Héraclides ou descendants d'Hercule ont soumis la péninsule appelée Apie et depuis Péîoponèse. Mais les Hellènes, déjà maîtres de la Thessalie et de la Grèce centrale, et qui sont alors divisés en trois grandes branches Ko liens, Ioniens et Doriens), s'établissent dans le Péloponèse aux dépens des Héraclides . et finissent par les en expulser (1307), sous la conduite des tlls de Pélops. Quatre-vingts ans après la guerre de Truie (Il 90), les Héraclides, unis aux Hellènes doriens, envahissent de nouveau le Péloponèse et en chassent à leur tour lesPélopides avec les Ioniens et lesjEoliens. La rentrée des Héraclides dans le Péloponèse commence ce que l'on appelle le moyen Age de la Grèce, période de transition, pendant laquelle la civilisation rétrograde d'abord; mais bientôt la Grèce se relève, envoie partout d'innombrables colonies, sur les cotes de l' Asie-Mineure (lonie, jfolie, Ooride), en Thrace, dans l'Italie méridionale (Grande-Grèce), et jusque sur les cotes de la Gaule et de l'Hispanie. Homère publie ses poèmes ; les moeurs s'adoucissent : chaque ville adopte le culte d'une divlpité particulière ; les grands mystères de Gérés sont fondés à Eleusis pour conserver les anciennes traditions du culte pélasgique; Lycurgue donne des lois à Sparte (898); partout les petits états de la Grèce se constituent en républiques ; la rovauté est abolie à Athènes (n32),iAi^(820},enklide(780),àCormrhe (747), en Arcadie et en Mcssénie (668), etc.: Sparte seule conserve le gouvernement monarchique. Athènes reçoit les lois de Dracon (624). nuis de Solon (590); les Pisistratides, qui voulaient rétablir la royauté, sont chassés (509). Peu après commencent les guerres mèdiques (490); elles sont signalées parles

Ï;lorieuses victoires de Marathon (490), de Salamine 480), de Platée (479), de Mycale (479):par les grands noms de M i Iliade , Thémistocle, Gimon, Aristide, Léonidas. A la mfme époque les sciences et les arts brillent du plus vif éclat : Eschyle, Sophocle et Euripide s'immortalisent dans la tragédie, ainsi qu'Aristophane dans la comédie; Hérodote et Thucydide, dans l'histoire ; Thalès, DémocrUe, Pythagore. Parménide. Hérae.liie, Anaxagore , Tondent les différentes écoles de philosophie; Socrate, et bientôt après Platon et Aristote, dans la philosophie, réforment ou étendent la science: Hrppoerate crée la médecine; Phidias orne les temples de la Grèce de ses chefsd'œuvre; Périclès, orateur et homme d'état, gouverne Athènes pendant 30 ans. Mais la Grèce victorieuse au dehors commence às'affaiblirpar ses guerres Intestines: Athènes et Sparte, rivales de gloire et de puissance, commencent la guerre du Péloponise, qui dure 27 ans (431-404) et qui se termine par la prise d'Athènes ; cette guerre donne à Sjiarte la prédominance dans les affaires de la Grèce : Alciblade, Nlclas. Cléon, Brasidaset Lysandre y jouent le principal rôle. Délivrée de sa rivale, Sparte abuse à son tour de sa puissance; mais Thraaybule chasse d'Athènes les Trente Tyrans (403J. et la Grèce entière se ligue contre Lacédémone; Conon, Iphierate et Chabrias relèvent le uom athénien, tandis qu'Antaleidas, par un traité honteux avec la Perse (387), soulève contre Sparte l'indignation générale. En même temps Pélopidas chasse de Thèbes la garnison lacédémonienne (378), et Epaminondas, vainqueur de Sparte à Le u cires (371), élève un instant ÎJéotie au premier rang dans la Grèce:

sanee de sa patrie périt avec lui à Mantinée (363). La guerre sacrée , que les Phocéens allument contre eux en pillant le temple de Delphes (355), donne au roi de Macédoine, Philippe, l'occasion des'i les affaires de U Grèce,

profitant habilement des dissensions des Grecs, les soumet presque tous & son empire, malgré les efforts de Démosthènes; il finit par les assujettir entièrement à la bataille de Chéronée (338). Alexandre, son successeur, va au nom de la Grèce déclarer la guerre au grand roi , et soumet presque toute l'Asie à sa domination ; mais il meurt au milieu de ses conquêtes (323). La mort du conquérant ne rend pas néanmoins à Ht Grèce son indépendance; toujours en lutte avec les rois de Macédoine, elle est en même temps déchirée par d'éternelles dissensions. En vain la Ligue Ackienne, instituée en 284, illustrée à deux reprises par Ara tus (261) et par Philopœmen (188-183), ewaie de rallier tous les peuples de la Grèce : elle épuise ses forces à combattre la Ligue rivale des Etoliens 222-216): les Romains profitent de ces querelles pour assujettir l'Hlyrie grecque (229), réduire les Etoliens qui s'étaient al Mes contre eux avec Anliochus. roi de Syrie ( 190 ), anéantir les royaumes de Macédoine et d'Epire (168-147), et soumettre enfin la Grèce entière après l'avoir un instant, par dérision, proclamée indépendante (1%). La Grèce soumise devient province romaine sous le nom d'Achale l'an 146 av. J.-C.

Depuis ee moment, l'histoire de la Grèce n'offre presque aucun fait important ; elle se confond avec celle de l'empire romain. Au IV* siècle de notre ère, sous Yalentinien d'abord (364), puis sous les fils de Théodose (395) , l'empire se partage , et la moitié orientale, dont la Grèce formait la partie la plus importante, prend le nom d'empire grec ou d'Orient (Voy. orient). Le nouvel empire est sans cesse désolé par les invasions des barbares: les Wisigoths, sous la conduite d'Alaric (395-398) , ravagent la Grèce en tous sens; les Vandales (466), les Ostrogoths (475), les Bulgares (500), l'envahissent à leur tour Viennent ensuite les Slaves Si<*. qui, pendant deux siècles , parcourent toutes les parties de la Grèce et finissent par s'y établir, d'abord en Macédoine sous Justinien II (687), puis dans le Péloponèse au pied du mont Taygète (746). Deux expéditions furent faites contre eux par les empereurs de Comtantinople, U première sous Irène (783), la seconde sous Michel III (842-867), et après celte dernière, les Slaves soumis se fondent dans la population gréco-romaine. Le rx* siècle fut signalé par les invasions arabes, et le x* par celles des Bulgares; mais les unes et les autres furent rerKJUssées victorieusement. En 1080 , Robert Guiscard conduisit en Grèce la première expédition normande, et soumit l'Épire ainsi qu'une partie de la Thessalie; en 1146, ie roi de Sicile, Roger, ravagea l'Etoile et l'Acarnanie, pénétra dans le golfe de Corinthe , prit Corinthe , Thèbes, et emmena une foule de Béotiens captifs. Enfin, Ion de la création de l'empire latin de Gonslantinople (1204), la Grèce conquise par les croisés fut partagée en un nombre infini de fiefs dont le* trois principaux furent le despotat d'Epire. le duché d'Athènes et la principauté d'Achaïe ou de Morée; tes Vénitiens, qui avaient prêté leurs galères aux croisés, eurent en partage la plupart des côtes et les Iles de l'Archipel. La durée de ces nouveaux états fut très courte : les empereurs de Constantinople, rétablis en 1260, en avaient reconquis une partie, et ceux de ci is étals qui restèrent Indépendants ne tardèrent point à tomber comme l'empire d'Orient sous la domination ottomane. Mahomet II avait déjà pris Constantinople en 1453; un de ses généraux, Omar- Pacha, s'empara d'Athènes en 1456; l'Epire, Indépendante sous Scanderbeg, fut soumise

(1467); toute la Morée avait

GRED

GUEG

mB ia do mina lion musulmane en 1460; l«i

Vénitien» »eul» réitèrent plus longtemps et ce ne fut qu'en 1573 qu'il* furent forcé» d abandonner toutes leur» prétention» sur la Grèce

De ce moment,

iê navs soumis au joug le plus despotique, tomba dans un état misérable. Ce ne fut cependant qu'au milieu du xvtii» siècle que la Grèce tenta ses premiers efforts pour reconquérir sa liberté. Le» Mon- •énterin» en Epire, »outenus par le» Russes, se soulevèrent les premier. (1766); mai» cette jn»r rection fut facilement comprimée; le» Maïnote» en Morée ( 1769-1779) le» imitèrent avec aussi peu de succès; le» Souliote» en Albanie vouluren aussi secouer le joug; ils résistèrent d abord victorieusement aux arme» d'Ali, pacha de JaniM, et firent reconnaître leur Indépendance ( 1772) : ma» iLs furent tQ*J réduiU en 1804, et 1 Albanie tout -litière ainsi que l'Epire, depul» Duraxxo jusqu au alfe de l'Arta, devint la proie d'Ali-Pacha. Cependant, en 1821, éclata un soulèvement général; H fut suivi d'une guerre acharnée qui dura neuf ans, et dont les fait» le» plu» important» »ont l'héroïque défense de Mi**olonghi (18261 et la victoire navale remportée à Navarin par le» force» combinée» de la France, de l'Angleterre et de la Russie (1827). Dans cette guerre s'illustrèrent Kolocotronl.Marco Botiarls, Miaulis Mavrocordato , Mavromichalis, Constantin Kanarisj Capo d istrias, etc. Enfin, grâce à l'intervention de» puissance» européenne», 1 indépendance de la Grèce et son existence comme monarchie furent proclamée» le 3 février 1830. On offrit d'alwrd la couronne au prince Léopold de Saxe-Cobourg (depuis roi de Belgique) qui ne put l'accepter. On élut alor», le 7 mars 1832, le prince Othon, second fil» du roi de Bavière, encore enfant, et on fixa sa majorité au !•» juin 1835. Cette élection rencontra une vive opposition et excita plus, soulèvement». Finalement le r<>i Olhon se vil obligé d'expulser les Bavarois! l84a)et<l*aeoepler une ennMihilion 0844).

GREOOURT (Jean-Baptlsie-Joseph willart db), poète licencieux, né à Tour» en 1684, mort en 1748, était ecclésiastique, et fut pourvu dès l'âge de 13 ans d un eanonicat à Tour». Préférant le plaisir aux devoir» de son état, il composa de» vert gai» et libres, qui le faisaient rechercher de» grand». Il avait l'amitié du maréchal d'Estrée» et du due d'Aiguillon, et passa une partie de aa vie chez oe dernier, au château de Véretz en Touraine. Il a laissé de» épltre», de» fable», de» conte», des chanson» ordurière» ; ae» ver» «ont négligé», mai» facile». On a réuni ses oeuvre» en 4 vol., 1761 et 1764.

GRECQUE (tcusR).On réunitsouece nom tous le» Chrétiens qui célèbrent l'office dans la langue grecque; mais on doit bien distinguer Y Église grecque mie et l'Eglise grecque schismatique.

L' Eglise grecque unie est en communion avec "Église latine, adoptant la formule 6ignée en 1439 au concile de Florence par le» Grecs et les Latins. Les Grecs-Unis étaient surtout répandus en Russie et en Pologne; mais les effort» du gouvei" russe en ont beaucoup diminué le nombre.

L'Eglise grecque schismatique nie la suprématie du pape,ledogme que le S.-Esprit procèdedu Père et du Fils, le Purgatoire, rejette la Confirmation, etc. Cette Eglise n'admet que les 8 premiers conc. œcuméniques, consacre l'Eucharistie avec du pain levé, et permet d'ordonner prêtres des eleresmariés. Elle est répandue dans la Grèce, les lies Ioniennes, l'Anatolie, la Russie. Né en 858 sous le patriarche Photius.ee

le bassin du Duéro de celui du Tage ; elle «'étend de 10. à l K. entre le» province» deSalamanque et d'Avila d'une part, de Cacerès et de Tolède de l'autre. Sa longueur est de 90 lui.

GREENLAW, ville d Ecosse, ch.-l. du comté de Berwick. à 30 kil. 0. de Berwick.

GREEN moi .nt ains (c'est-à-dire montagnes verus), chaîne dé mont, des Etats-Unis, au N. E. dépend de» monts Alleghanis et commence dans le Connecticut au promontoire de West-Kock; traverse du S. au N. les état» de Connecticut, Massachusetts, Vermont, et se termine ver» les frontière» du Canada; 490 kil. de long. La» plus haut» sommets sont le mont Mansfeld (1,426 mètres), et le Camela-rump (1,380 mètres).

GREENOCK, ville d'Ecosse (Renfrew), »ur le golfe de la Clyde, à 31 kil. N. 0. de Glasgow; 4,000 hab. en 1767; auj. 27,000. Port spacieux

eta proie * Ali-Pacna. uepen- et commode , creusé en 1707. Beaucoup d école», en SSl éclata un soulèvement général; H Toiles k voiles, savon, chandelles, poterie verrerie, etc. Pêche du hareng. Commerce maritime fort étendu, surtout avec les Indes occidentale». Patrie du célèbre mécanicien Watt.

GREEN-RIVER, c.-a-d. Riviere-Yerte, riv. de» Etats-Unis fKentucky), naît k 13 kil. S. E. de Stam- Tort, et tombe dans l'Ohio k 10 kil. S. E. d'Evan»ville: cour», 400 kil.

GREENWICH, Grenovicum, ville d'Angleterre (Kent), sur la Tamise, rive droite, à 10 kil. S. E. du pont de Londres, par 2*20' la" long.O., «• 28' 40" lat. N.; 61,000 hab. Magnifique hôpital de» invalides de la marine, fondé en 1096. et bâti sur l'emplacement d'un ancien palais qui servait de résidence aux rois d'Angleterre dès le temps d'Edouard 1. Observatoire célèbre, fondé par Charles 11 en 1676, et d'où le» Anglais sont censé» compter leur premier méridien, que pourtant ils font plus souvent partir de l'église de Saint-Paul k Londres. Beau parc, deaainé par Le Notre. Greenwich est la station des yachts royaux. Sur la rive opposée de la Tamise, sont les chantiers de la Compagnie des Indes.

GREES (du gno graia, grata, vieille femme), filles aînées de Phorcys et de Célo, et sueurs des Gorgones, étaient appelées Orées , parce qu'elles vinrent au monde avec des cheveux blancs. On en trois, Enyo, Péphrédo et Dino.

GRÉGOIRE (saint), le Thaumalurgt .

k faiseur de miracles, né k Néocéaarée dans le roy. de Pant, d'une famille païenne, fut converti et instruit dan» le chrlstianitme par Origène; devint évêque de Néocésarée en 240, et convertit presque toute sa province. 11 eut k subir, ainsi que «on église, de cruelle» persécutions sous Dèee; mais il échappa miraculeusement à la mort. U mourut en 264 ou 270. On le fête le 17 novembre. On cite de lui des rdinaires qui 1 ont fait regarder e Moïse. On a de lui quelques écrits dam le recueil intitulé : 55. PP. Gregorù Thaumaturyi , Mac uni jEgi/ptii et Basilii SeleucesuU opéra, gr.-lat., Paris, 1622, In-fol.

crégoire (saint) de Naiianze , surnommé U Théologien, célèbre père de l'Eglise grecque, né près de Naxianze en Cappadoo». 1 an 328, étudia à Céaarée de Palestine etk Alexandrie d'Egypte, pui» ae rendit k Athènes avec saint Basile, son compatriote. Ordonné d'abord évèquedu bourg de Suinta, en Cappadoce. Grégoire gouverna ensuite comme eoftrijuteur réélire de Nazianze don» mm» père était - évêque; plus tard II vint à Constantinople (:|76), opéra schisme fut consommé en 1053 par le patriarche Céi un grand nombre de conversions parmi les Ariens, rularlus. L'£. grecque reconnut longtemps pour cheliet s'attacha, parses instructions, à faire revivre la foi le patriarche deConslantinople : lesRusses s'en séj>a- du concile de Nicéc. L'empereur Théodose se déclara

rèrent en 1588 et eurent d'abord un patriarche distinct , résidant k Moscou ; depuis Plerre^le-Grand

sou protecteur, l'éleva au siège archiépiscopal de Constantinople, et assembla un concile dans cette

ils n'ontd'autre chef de leurreligion que l'Empereur, capitale pour faire confirmer cette élection. Mais ORED0S(Sierrade),enEspague,chalnequi»éparejbieniôl les évêques d'Egypte attaquèrent le nouvel

GREG

GRKU

lue, et Grégoire, abandonné de l'empereur même, se démit de ses fonctions. Il retourna en Cappadoce, et y vécut dans la solitude, se livrant à û composition des nombreux ouvrages qui encore aujourd liui attestent la beauté de son génie. 11 mourut vers l'an 389. On le fête le 9 mai. On a de lui 50 discours ou Sermons, traduits en français par 1 abbé de Bellcgarde, Paris, 1698; 178 poèmes ou pièces de vers, parmi lesquelles on remarque un poème Sur les vicissitudes de sa propre vie, traç ât par Lefranc de Pompignan; et beaucoup d épigrammes. L'abondance , l'élégance , la grâce , la facilité, sont les caractères disUncUfs de ton style. On y trouve aussi une sensibilité vive, une imagination riche, qui l'entraîne quelquefois au-delà des bornes. Ses œuvres ont été publiées à Baie, 1550, à Paris, 1609, 2 vol. in-fol., avec version latine, et à Venise, 1753, 2 vol. in-fol. M.J. Planche a donné un Choix de poésies et de Lettres de saint Grégoire de Nazianze, avec la trad. franc. Paris, 1827, in-12.

Grégoire (saint), évoque de Nysse, frère de saint Basile, né à Sébaste vers l'an 330, fut forcé par les Ariens de quitter son siège épiscopal, qu'il ne reprit qu'après la mort de Valens. 11 assista au grand concile d'Antioche (379), au 2* concile œcuménique de Conslantinople (381), et mourut vers l'an 400. L'Eglise romaine célèbre sa fêle le 9 mars. Il a laissé de nombreux ouvrages. Les œuvres de saint Grégoire de Nysse ont eu un grand nombre d'éditions ; la 1" parut en latin, Cologne, 1537, in-fol.; les autres, à Baie, l567et 1 57 1 ; à Paris, 1 573 et 1603, même format. Fronton du Duc les a publiées en grec-latin, Paris. 1615 et 1618, 2 vol. in-fol. Plui leur» de ses sermons ont été trad. en franç. par Goulu.

Grégoire de Tours (saint), Georgius Florentins Gregorius, historien et évêque, né eu Auverjçne *ers 5H9 ou fit t. m. en 593 ou 595, fut élu év. en 577 par la ville de Tour*. 11 joua un rôle politique important, défendit contre Chilpéric et Frédégonde lévêque Prétextât, ainsi que le Jeune Mérovée qui était venu chercher un asile auprès du tombeau de saint Martin, et montra en toute circonstance un carac- Hre énergique. Il possédait en outre des lumières «o-dessus de son siècle. Nous lui devons une Histoire des Francs (Historia Francorum) , qui est un des ouvrages les plus précieux pour les premiers temps de notre histoire. Elle comprend 174 ans (417-591). Elle fait partie du Recueil des historiens de France, par dom Bouquet , et de la Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France donnée par M. Guixot. MM. Guadet et Taranne, au nom de la Société de l'histoire de France, en ont publié une trad. avec le texte, 4 vol. in-8, 1836-39.

CREGOiRE(S.)i,ditfeGrand, pape, né à Rome vers l'an 540, mort en 604 , embrassa la vie religieuse après avoir été préteur de Rome. Une naissance illustre, une vie pieuse, de grands talents pour l'administration le tirent élire pape en 590. Lors de l'invasion des Lombards en Italie, il conclut avec ces Barliares un traité houorable. Il s'efforça d'introduire le christianisme parmi les vainqueurs, travailla à l'abolition de l'esclavage, fonda des monastères et fit •bserver une discipline sévère par le clergé. C'est à lui qu'on doit la conversion de la G r.- Bretagne [Vou. Augustin! et des Goths ariens. Ou a accusé ce pape d'avoir par un excès de tcle bruiu i>a livres profanes et détruit des monuments païens ; mats cette accusation a été victorieusement rûfulée. C'e*t lui rjui établit le rit dit grégorien (Vou. grécoriks!. 11 laissa de nombreux écrits, dont la meilleure édition est celle de Paris, 1705,4 vol. in-fol. On a une traduction des Lettres choisies de Grégoire le Grand, par L.-H. Gondrln. On le fête le 12 mars et le 3 sept.

crEgoire il, Romain , élu pape en 715, après Constantin , convoqua en 729 un concile contre les Iconoclastes, envoya saint Uo&iface prêcher w reli-

gion chrétienne en Allemagne, et mourut en 131. Comme le précédent, Grégoire 11 a été canonise. Grégoire m, prêtre syrien, fut placé par le peu-

Ê le sur le Saint-Siège pendant les funérailles df régoire 11. Comme lui, il lutta contre les Iconoclastes ; mais* il mourut avant d'avoir pu extirper l'hérésie (741). Il mérita par sa charité d'être appelé f Ami des Pauvres. Il eut à comb. les Lombards.

crécoire iv, ûls d'un patricien de Rome . surcéda en 827 au pape Valentin. Dans le temps des troubles entre Louis-le-Débonnaire et ses fils, il vint en France pour y réUblir la paix : il ne put y réus sir, et se prononça contre le pere. 11 mourut eu Sii.

Grégoire v, nommé d'abord Drunon , neveu de l'empereur d'Allemagne Olhon III. 11 fut élu pape après Jean XV, en 996 ; Ût chasser de Rome , par les soldats de son oncle, un anti-pape qui avait pris le nom de Jean XVI (997); imposa sept années da

enitence à Robert, roi de France, qui avait épousé rlhe sa cousine, et l'obligea à la répudier (998). Grégoire mourut l'année suivante.

crécoire vi, anti-pape. Voy. LÉON.

Grégoire vi, connu comme prêtre sous le nom de Jean Gratien, fut élu pape en 1044. Trois autres pontifes se disputaient alors le Saint-Siège , Benoit IX , Sylvestre III et Jean XX, ettoutle Patrimoine de saint Pierre était au pillage. Grégoire parvint, à force d'or, à éloigner les anti-papes . et s'efforça de mettre un terme au désordre ; mais des cardinaux ambitieux et l'empereur Henri III, dit le Noir, l'entravèrent dans ses sages réformes, et dans son découragement Il abdiqua le pontificat (1046).

Grégoire vu (8.), pape célèbre, appelé auparavant Hildebrund, Uls d'un charpentier de Soana en Toscane, né vers l'an 1013, fut d'abord moine de Cluny. Chargé d'une mission à Rome , il y connu! le prêtre Gratien, depuis Grégoire VI, et s'attacha à lui. Il fut fait cardinal par Léon IX ; et son crédit alla toujours croissant tous les papes suivants. Il succéda en 1 07 3 au pape Alexandre il. Grégoire VII remit en vigueur le célibat ecclésiastique et s'efforça d'étendre son autorité jusque sur le temporel des princes chrétiens. A celte époque , les souverains, non contents de distribuer d'immenses domaines aux évêques , les investissaient eux-mêmes des fonctions épiscopales. Grégoire VII voulut émanciper la puissance ecclésiastique, et réclama pour elle le droit d'investiture aussi bien que restitution canonique. Il rencontra dansl'empcrcur Henri IV un renoutaMe adversaire; la lutte terrible qui s'engagea entre eux est connue sous le nom de querelle des Investitures { Vov. ce mot;. Henri fut un moment contraint de ."énoncer au droit qu'il s'était arrogé d inatit. dp* évêques, et après avoir été excommunié, il fut réduit à s'humilier aux pieds du pontife (1077): mais 11 se releva blretftt, vint attaquer Grégoire dans Rome même k la l< te d'une armée f 1 080), et lui op|>osa l'anti-nape Guibert. sous le nom de Clément III. Grégoire VII appela à son secours le Normand Robert Guiscard, duc de Calabre : celui-ci le rétablit sur son siège ; mais il remplit Rome de sang. Grégoire suivit ses libérateurs quand ils sort'reu l de Rome; il mourut peu après, en V >85, a Saicrne. D'un zèle ardent, qui put paraître quclquef. excessif, iuOexibledansses résolu tious.ausleredausscs mœurs, ce pontife fulasMtréuicut un grand et saint homme, et mérita d'être canonisé. On Thon. Ie25mai. — Onade Grégoire VU des Lettres, insérées dans les rollect. des conciles: des Maxime* tur le pouvoir pontifical, recueillies dans un écrit intitulé: Dictatut papa; un Commentaire sur les psaumes pénilcntiaux. qu\ est aussi attribué à Grégoire I. L'ouvrage le plus important à consulter sur ce pape est l'Histoire du pape Grégoire VII <f après les monuments originaux, par J. Voigt, professeur à l'université de Halle (Weimar, 18 15, 2 vol. in-8). et trad. par J. Jag^r. chanoine de Nancy, ISZ'J.

GREG

GREGOIRE vin , Albert de Spinacchio, successeur d'Urbain 111, fut élu en 1187 , el régna deux inois.

crêgoim: ix, neveu d'Innocent III. était cardinalévêq. d'Ostiequaud il fulélu eu 1227.11 ntprêcherune uouvellecroisade.excommuniadeux foisFrédéric II, d'abord pour avoir refusé d'aller en Palestine après s'y être engagé, puis pour avoir fait une paix honteuse avec les Infidèles. 11 se vit plus, fois forcé par ce prince irrité de quitter Home eu fugitif. 11 mourut eu 1241, danssacentièmeannée. Il adonné un recueil des décisions papales, appelé Décrétait de Grégoire IX; c'est anedes principales partiesduCorpj de droit canonique.

crégoire x, Thibaut Visconti, d'abord archidiacre de Liège, élu en 1271 après un interrègne, tint à Lyon en 1274 un conegén. auquel assistèrent les ambassadeurs des souverains de l'Europe et de quelquesuns des princes de l'Asie : U s'agissait de réunir les Eglises grecque et latine, d'envoyer des secours en Palestine et de donner des règles de discipline au îlergé. Ce dernier article eut seul un commencement d'exécution. Grégoire mourut en 1276.

Grégoire xi, Pierre Roger, né en 1332 près de Limoges , était neveu de Clément VI ; il succéda à Urbain Y eu 1370, proscrivit les doctrines de l'hérésiarque Jean Wiclef, d'Oxford; reporta en 1377 le St- Siége à Rome, d'où ses prédécesseurs l'avaient transféré à Avignon , et mourut l'année suivante.

GRÉGOIRE XII , Angelo Corrario , d'une des premières familles de Venise, évèque de cette ville, fut élu à Rome en 1406, après la mort d'Innocent VIL Le grand schisme d'Occident affligeait alors l'Eglise, et depuis la mort de Grégoire XI il y avait deux papes, l'un en France . l'autre en Italie. Grégoire XII avait juré de se démettre du pontificat si son rival (Benoit XIII) en faisait autant, pour laisser élire un seul pape; mais comme tous deux tardaient à tenir leur serment, les tard in. les déposer. (1409) et nommèrent àlexandreV.Grég.adhéraàcette décision. Il conserva Ietitrededoyendescardinaux.il mourut en 1417, à 91 ans.

Grégoire xii: , Biioncompngno , successeur de Pie V, élu eu 'û>~-, nu élevé sur le Saint-Siège d'une voix uuanime par le crédit du cardinal de Granvelle. Il envoya des secours de troupes et d'argent à Henri 111 contre les Calvinistes. Mais il s'est principalement rendu célèbre par la réforme du calendrier Julien. Le calendrier qu'il adopta, et que l'on suit encore aujourd'hui dans presque toute l'Europe, est connu sous le nom de Calendrier grigorten. {Voy. ci -après grégorien.) Grégoire mourut en 1S85, à 83 ans. Ce pape était très versé dans la jurisprudence, et avait professé cette science avec distinction à Bologne , sa patrie. 11 aimait les arts et embellit Rome de plusieurs édifices.

Grégoire xiv , Nicolas SJondrato, succéda à Urbain VII en 1690. Il ne régna que dix mois, et son court pontificat ne fut marqué que par une excommunication qu'il lança contre Henri IV et les Calvinistes de France , et par des secours de toute espèce qu'il envoya aux Ligueurs.

GRÉGOIRE xv, Alessandro Ludovisio, d'abord archevêque de Bologne, sa patrie , et cardinal, fut élu pape en 1621 , à l'âge de 67 ans, après la mort de Paul V. Le duc de Lesdiguières lui avait dit: • Je me reraixaltrolique quand vous seres pape. • Il tint parole. Grégoire érigea lévêché de Paris en archevêché métropolitain, fonda le collège de la Propagande de Rome, canonisa saint Ignace de Loyola, donna des secours à l'empereur contre les Protestants, et mourut en 1623. pleuré des pauvres qui furent les objets constants de sa charité.

Grégoire macisdros, prince arménien, de la race royale des Arsacides de Perse, né au commencement du xi* siècle, fut élevé à Conslantinople. 11 entra en 1030 dans le conseil de Jean, roi d'Arménie, et rendit à ce prince d'importants servi-

ces. L'an 1042, après deux ans d'Interrègne, H fit nommer Kakig U roi d'Arménie, et repoussa 1 invasion des Turcs-Seldjoucidcs. Calomnié auprès de Kakig, U se retira à Constaulinople, et y cultiva les lettres. Après la destruction du royaume d'Arménie par l'empereur Constantin-Monomaque, i! reçut le titre de duc de Mésopotamie : il exerça une sanglante persécution contre les idolâtres arméniens soumis à sa puissance, et en contraignit un grand nombre à embrasser le christianisme. 11 mourut en 1058. On a de lui plusieurs Lettres sur des sujets politiques, historiques, littéraires, philosophiques el théologiques; une Grammaire arminienne; un Poime en mille vers renfermant l'ancien et le nouveau Testament ; une traduction arménienne d'Euclide, etc. — Beaucoup de patriarches d'Arménie ont porté le nom de Grégoire. Le premier surnommé Lou$avoritch (c.-â-d. 17//uminateur), parce qu'il convertit l'Arménie, vivait au commencement du iv* siècle, sous le règne de Tiridale. Il mourut vers 340. On l'hon. le 30 sept.

Grégoire ( Henri ) , vulgairement nommé l'abbé Grégoire, né en 1750 à Vého près de Lunéville était curé d'Emberménil en Lorraine, et s'était déjà fait connaître par quelques écrits en faveur de la tolérance et de la liberté, lorsqu'il fut envoyé en 1789 aux Etats -généraux pour représenter le clergé de Lorraine. H fut un des premiers à provoquer la réunion des trois ordres, prêta le fameux serment du Jeu-de-Paume , présida la séance du 14 juillet (1789), où les députés se déclarèrent en permanence pendant que le peuple prenait la Bastille, vota dans l'Assemblée Constituante pour l'abolition de tous les privilèges, prêta serment le premier à la constitution civile du elergé, et fut élu peu après évèque constitutionnel de Blois Ep*ov e à la Convention en 1792, il y proposa dès la première séance l'abolition de la royauté et la création de la république ; il demanda en même temps que la peine de mort fût supprimée, mais II ne put 1 obtenir. Absent lors du jugpm. de Lonis XVI, il adhéra par écrit à sa condamnât.; de retour à la Convention, il fut nommé membre du comité de l'instruction publique, fit restituer aux Juifs leurs droits civils et politiques, et fit décréter l'abolition de l'esclavage des Noirs (1794). Après la clôture de la Convention, il entra au conseil des Cinq-Cents, fil ensuite partie du Corps législatif, et fut élu sénateur en 1801 : il était du petit nombre des sénateurs qut ne craignirent point de résister à la toute-puissance de Napoléon, et il fut un des premiers à proposer la déchéance de l'empereur. En 1819 il fut élu député par le déparlement de l'Isère, mais le parti royaliste le fit exclure comme indigne. U passa le reste de sa vie dans une retraite studieuse, et mourut en 1831. L'archevêque de Paris (M. de Ouéien) ne permit point de lui administrer les sacrements, parce qu'il ne voulut point rétracter le serment qu'il avait prêté à la constitution civile du clergé: ce prélat refusa également la sépulture à son corps, cequi donna Ueu dans Paris à une vive agitation. Son cercueil fut porté à bras et accompagné au cimetière par plus de 20.000 citoyens. Grégoire a laissé un grand nombre d'écrits ; les principaux sont : Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs . 1789, m- H ; rf.ua t historique et patriotique sur les arbres de la liberté, 1794, in-24 ; Histoire des sectes religieuses, etc., 1810, in-6, et 1828, & vol. in-8 ; De l'Influence du christianisme sur la condition des femmes, 1821, in-8; Estai historique sur U» libertés de réalise gallicane, 1818; Histoire des confesseurs des empereurs, rois, «le., 1824 ; Histoire du mariage des prêtres, 1826. L'r/w/. des sentes et YHist. des confesseurs sont a V Index. Gr. a laissé des Mémoires qw ont étéj«bl. par M.Hipp. Carnol, 2 v. in-8, 1837.

Voy. SAurr-TtxcEMT.

GREG

GRËGORAS (Nleéphore) , historien grec Héraclée de Pont vers 1295, mort vert 1360, à Constantinople de* leçons publiques qui lui rèrent un grand concours d'auditeurs. 11 eut de rives querelles avec Palamas au sujet de la réunion des communions chrétiennes, et encourut la disgrâce de l'Impératrice Anne. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages; le plus important est son Histoire de CoHiUmtuiuple (1*204-1307), publ. à Genève, loi 5, iu-f., grcr-lat., et plus complète, par Bekker, Iîwm, !>>'''> : fr.-id. jmr le prés. Cousin et V. Parisot GREGORIEN (Calendrier). On donne ce nom an nouveau calendrier adopté par Grégoire XIII en 1S82. L'année solaire est de S6S jours ô heures 48' 45" Le Calendrier julien, établi par César l'an 4G av. J.-C., et qui était en uaage dans tout le monde chrétien, donnait tout juste à l'année 365 jours et 6 heures : l'année civile n'avait que 365 jours, et on y ajoutait, tous les 4 ans, un jour complémentaire, ti Jecomi- user les 6 h. retranchées chaque année M.no t omme on avait suppo.-è (J h. complet) s, quand il n'y a réellement que 5 h. 48* 45", l'année civ. *e trouvap!u*longuequ»!| année sol ; si bienqu'en 1582, *Me avait 10 jours de trop. Pour obvier à cet inconvénient. Grégoire XIII, par les conseils de l'astronome Ix>iii» Lilio, retrancha dix jours de l'année 1582, et décida qu'à l'avenir trois des année» séculaires qui, d après les règlements faits parCéw. devaient être bissextiles seraient communes , et que dans la quatrième seulement on intercalerait un jour supplémentaire. Le Calendrier grégorien fut aussitôt adopté par tous les peuples catholiques; mais les états protestants se refusèrent longtemps à adopter une réforme qui venait de la cour de Rome. De là pendant le xvii» siècle ces deux manières si différentes de fixer les dates qu'on trouve dans les divers pays, et que l'on désignait sous les noms d'ancien ou vieux style et de nouveau style. L'Allemagne adopta cependant le calendrier grégorien en 1700, les Anglais en 1752. les Suédois en 1753: les Russes seuls et les Grecs ont jusqu'ici refusé de s'y conformer.

grégorien 'rit et chant). On donne ce nom aux changements introduits à la On du vr siècle par le pape Grégoire-ie-Grand, afin d'établir une liturgie uniforme. Toutes les églises n'adoptèrent pas le rit grégorien: celle de Milan conserva le rit ambrotien , celle d'Espagne le rit de saint Isidore de Séville, connu sous le nom de Mtnarabique , et l'église gallicane n'adopta le rit grégorien que du temps de Charlemagne. — Quant au chant grégorien , c'est une sorte de plaln-chant , imité des chants dont se servaient les Grecs aux mystères de Cérès Eleusine ; il fut introduit dans les Garnies et laGrande-Rretagne par le moine Augustin, apôtrede l'Angleterre. GRECORIO LETI. Vof. IETI.

GREGORIUS (publics), écrivain italien, né au commencement du xv« siècle, à Tiphernum, d'où il prit le nom de TiphemaM , mort vers 1469, a laissé des versions latines des sept derniers livres de , Venise, 1472; du discours de Dion Chry- Dt Rrgtto; des Homélies sur Job par saint ftrytostome, et quelques poésies latines, Venise, 1472 rt 1538, m-4, etc. — \'oy. CRÊGOntl. GREGORY (Jacques), savant mathématicien (Vosné à New— A lierdeen en 1636, mort en 1675,

. né à

ftrofesseor de mathématiques à Saint -An I eut la première idée du télescope à réflexion, que perfectionna Newton. On a de lui : Optiea promota, Londres, *683, in-4 : Exercitatio-

part univertah*, etc. — Son neveu, David Gregory, oé en Iflfli , mort en 1708 , enseigna les mathématiques à Edimbourg et l'astronomie à Oxford. On

a de lui d'excellents traités:

Oxford, 1702.

et Dioptriphyticee cl

CftECOftT (Jean) , médecin écossais , petit-fils de Jacques Gregory , né à Aberdeen en 1724 , professa d'abord la philosophie , puis la médecine au collège du Roi à Aberdeen. Vers 1766, il fut nommé professeur de médecine pratique à l'université d'Edimbourg ; il obtint des succès brillants dans la pratique, et mourut en 1773. laissant quelques ouvrages qui ont été publiés à Edimbourg en 1788, 4 vol. in-8. Plusieurs d entre eux ont été traduits en français , entre autres : Estai sur le* moyen* d* rendre lu facultés de l'homme plut uiilet à ton bonheur, Paria, 1775, in-12, par Mlle de Keralio ; Obtervationt sur let devoirt et la profettion du médecin, Londres, 1771 , in-8, trad. en franç., 1787, in-12; Ugt d'un père à te* filles, publié après sa mort, en 1774, par son fils, et traduit en français |jar Bernard, Levde, 1781, ln-6 : et par Morcllet, Parie, 1800, in-12.' Cet écrit est rempli de sagesse et de sensibilité : on le place à côté des ouvrages de Fénelon et de madame Lambert. — Son fils, Jacques Gregory, né à Aberdeen en 1753, mort en 1821, fut aussi un médecin distingué, et succéda eu 1790 au célèbre Cullen dans sa chaire de médecine à Edimbourg. Il est auteur d'un manuel de médecine, Conspectut medicinœ iheoreticœ, 2 vol. in-8, Edimbourg, 1776-62, qui a joui d'une grande vogue.

gregory ( George ) , théologien et littérateur Irlandais, né à Edernin, fut nommé en 1778 ministre à Liverpool , puis (1782) à Londres , et mourut dans cette ville en 1800. Il seconda les honorables efforts de WakeQeld , de Roscoe et de M. Wilberforce pour provoquer l'abolition de la traite des nègres. On a de lui des Estait historiques et moraux, 1785, in-8: l'Economie de la nature d" après let principe* de la philosophie moderne , 1 796 , 3 vol. in-8 ; un Dictionnaire de* science* et des arts, 1806, 2 vol. in-4 ; des Sermotts; la f ie de Th. Chatterton, avec des notes sur son »iénic et ses écrits; une notice sur les poésies de Rowley , 1789, in-8 ; Éléments d'une éducation polie , extraits des lettres de lord Chesterfleld, 1801, in-12, etc.

GRE1FFENBERG, ville des États prussiens (Pomérantej, à 63 kil. N. E. de Steitm; 'J.V.O hab. Draps, toiles, tabacs, chapeaux, etc. ; — VU c de Silésic, à 17 kil S. O de Lœwenb.Tg; 1 ,i 00 hab.

GKEIFFENHAGEN, ville des Etats prussiens (Poméranie), à 19 kil. S. de Steltiu; 3,800 hab. Draps, tanneries, distillerie de grains.

GREIFSWALDEjV.etp.des Etats prussiens (Poméranie), à 28 kil. S. E. de Stralsund; 9,000 hab. Université célèbre fondée en 1456 ; riche bibliothèque. Tabac, huile, eau-de-vie de graine, raffinerie de sel. Chantiers de construction. Commerce et navigation fort active. — Grciftwalde fut fondée en 1233, et possédée d'abord par le duc de Poméranie, Wratislas III (1249); elle prit un accroissement rapide par son commerce, et dès 1270 fut admise parmi les villas hanséatiques. Elle souffrit beaucoup

g ["ridant la guerre de T renie-Ans, et fut donnée à la uède par le traité de Westphalic. Depuis ce temps sa prospérité a toujours été en décroissant. Elle fut cédée à la Prusse avec la Poméranie antérieure en 1720.

GRENADE, Granada en espagnol, ville d' Espagne, capitale de la capltainerie-générple de Grenade et ch.-l. de l'intendance de Grenade, à* 360 kil. S. de Madrid, près du confluent du Xénil et du Darro, au milieu de la vaste et riche plaine dite vega da Grenada ; 80,000 hab. On en comptait 400,000 du temps des Maures. Hautes murailles en ruines , grosses tours; quelques belles places; maisons dans le goût mauresque, nombreuses fontaines, promenades et jardins délicieux, édifices magnifiques (Alhambra, Générallf, palais archlépisccjial , cathédrale, cou-

vents des Hiéronvmites et de Santa-Crux). Aux i

dllliberis. Archevêché, université.

i'jucs. Très peu d'industrie. Auj.

GREN

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