‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 496 sur 567 · GREW · texte numérisé non relu

GREW

GRIC

né en 1709 à Amiens, mort en 1777, entra chex le* Jésuite* à *eixe ans. et profe&*a les humanité* à Tour*, puis à La Flèche. Il ae fit d'abord connaîtra par un poëme badin, Vert-Vert, où il chante un perroquet de* Visitandine* de Nevers (1733), et composa successivement plusieurs pièce* qui eun-nt beaucoup de succès, surtout la Chartreuse. Réprimandé par ses supér. pour ses goût* mondains, il quitta les Jésuites (1735), vint vivre à Paris et se maria. Gresset s'exerça depuis dans des genres fort divers, ût des tragédies qui réussirent peu, et des comédies parmi lesquelles on remarque le Méchant (1747). IlfutadmisàrAcadémie Française en 1748. II ae retira peu après i Amiens, et renonça à la poésie pour se livrer tout entier à de* exercice* de piété: dans lard, de son zèle. Il brûla lui-même plusieurs de ses ouvrage*. Se* œuvre* complètes ont été publiée* par Favolle, 1803: M. Campenon a donné en 1823 ses (JEuvres chôma.

GR ETNA-CREEN, Graitney en écossais, village d'Ecosse (Dumrriea), à 36 kil. S. E. de Dumfries. C'est le premier endroit que l'on trouve dan* ce paya sur la route de Londres à Edimbourg. Ce village est célèbre par le grand nombre de mariages clandestin* qui a'j contractent Un certificat de mariage délivré par un témoin quelconque suffisant, selon les lois écossaises, pour rendre un mariage valide, même sans consentement de parents, ni publications de bans, beaucoup d'Anglais vont se marier en Ecosse pour éluder la rigueur des lois de leur pays, et ils choisissent Gretna-Green comme étant le lieu le plus voisin de la frontière. La cérémonie est célébrée par un habitant du lien, pécheur, forgeron ou aubergiste. Le gouvernement britannique a interdit, à partir de 1857, ce K<nre de mariage aux étranger* non domiciliés en Ecosse. On cite parmi les personnages célèbres qui avaient été ainsi mariés lord Eldon, Eraklne, et un frère du roi de Sicile, Charles-Ferdinand de Bourbon, qui épousa en 1836 à Gretna-Green la célèbre Pénélope Smith.

GRETRY (André-Ernest-Modeale). célèbre compositeur, né à Liège en 1741, mort en 1813, se sentit dès sa première enfance une vive passion pour la musique, alla étudier en Italie, et en rapporta une mélodie pure et simple, fraîche et gracieuse. Il sut aussi trouver le véritable accent comique du langage musical, et mérita d'être surnommé le Molière de la musique. Parmi se* nombreux opéras, il faut citer U Huron, qui commença sa réputation, et dont les parole* avaient été fournie* par Marmontel: le Tableau parlant, 1769; lèmire et Axor, 1771 ;C Amant jaloux, 1778; la Caravane, 1783; Panurge, et Richtrd-Caur-de-Lion, 1785. Grétry a laissé un Essai sur la musique, 1789, où il expose sa méthode, il avait acquis l'ermitage qu'avait habité J.-J. Rousseau à Montmorency, et c'est là qu'il mourut. — Son neveu, André-Joseph Grétry, né à Boulogne-sur-Mcr en 1774, mort en 1826, a écrit des opéras-comiques, des comédie*, de* roman*, qui eurent peu de succès.

GREIZE (J.-B.). peintre français, né à Tournus en 1726, mort à Paris en 1805, se forma presque seul, et se créa un genre qui brille par la naïve simplicité qu'il a su prêter à ses personnages, par une modestie louchante, par une grâce infinie, et par un coloris fin et vrai. Ses principaux tableaux sont : U Père de famille expliquant ta Bible à ses en/anu; l'Accordée de village; la Mère bien-aimée ; la Petite fille au ehien la Jeune fille qui pleure son oiseau mon, etc. Madame de Valory a publié une comédievaudeville en un acte, intitulée : Greuze ou l'Ao cordée du village, avec une notice *ur Greuse, 1813.

GREW (Néhémie), «avant anglais, né ver* 1628 à Coventry, mort en 1711, exerça la médecine à Coventry, puis à Londres, où il fut membre du collège de* médecins et de la Société royale (1673). On a

de lui : YAnaiomie des Plantes (en anglais), Londres. 1682, in-fol., trad. par Levasseur: Musœum Regali's Soeietatis, 1681 : Cosmographia sacra, 1701.

GREY (Jane), née en 1537, arrière-pctite-fille de Henri VU, roi d'Angleterre, fut un instant placée sur le trône parles intrigues de Jean Dudley, duc de Northumberland. Ce seigneur, après avoir marié son 4*fils,IeducdeGuildford, avec Jane, avait •u arracher au faible Edouard VI un testament qui déférait la couronne à celte jcuue princesse, au préjudice de la reine Marie Tudor, sa propre sœur (1553), Mais Marie leva une armée, força sa rivale à descendre d'un trône où on l avait portée malgré elle, et, sans pitié pour sa jeunesse et son innocence, la ût mettre à mort, avec Norlhumberlaiid et Guildford (1554). Jane n'avait que 17 ans, et elle était déjà célèbre par son esprit, ses connaissances littéraires et sa beauté. Sa mort a fourni à Young la matière d'un poème; à Laplacc, 1748. à Mad. deStaèl, à M. Brifiaut, 1815, à M. Soumet. 1844. un sujet de tragédie. Elle a été représentée sur la toile de la manière la plu* touchante par Paul Delaroche, 1S34.

CftEY (Zacharie), écrivain anglais, né en 1687, mort en 1766, était ecclésiastique at juge dans le comté d'York. On lui doit entre autres travaux littéraires, une édit. û'Hudibras, avec d'amples annotations et une préface, Londres, 1 744 et 1 799 ; Supplément d H udibr as, 1752 ; Notes sur Shakespeare, 1755.

GREZ-EN-BOUERE , ch.-l. de canl. (Mayenne), à 13 kil. N. E. de Chàteau-Gonlhier : 1,500 hab.

GRIBEAUVAL (J.-Bapt. vaqoette de), cél. officier d'artillerie . né à Amiens en

suivit le comte de Rroglie

1715, mort eu 17*9, à Vienne, où Marie-

Thérèse le nomma reld-maréchal. Il se signala surtout à la célèbre défense de SchweidniU (1162), où il résista pendant plu* de deux moi* aux efforts de Frédéric. 11 revint en France où il fut nommé maréchal-de-camp, inspecteur général de l'artillerie et commandant en chef des mineur*. U donnaàl'artlll.denouv. règles, «uiviesiusqu'en 1810.

GR1FFET (Henri) , Jésuite , prédicateur du roi, né à Moulins en 1678, mort en 1771, enseigna quelque temps les humanités au collège Louis-le- Grand , et ae retira à Bruxelles après la suppression de son ordre. Il publia une édition de Y Histoire de France du P. Daniel, Paris, 1755, 17 vol. ln-4 , avec des dissertations savantes et d'importantes additions (l'histoire de Louis Xlll et Louis XIV); un Traité des différentes sortes de preuves qui servent à établir ta vérité de Vhistoire, Liège, 1769; Insuffisance de la religion naturelle, etc.

criffet de larai me, neveu du précédent, né à Moulins en 1756, mort en 1805, travailla pour les libraires , traduisit un grand nombre d'ouvrages anglais ou allemands, entre autres les Sermons de Sterne, 1786 ; le Sens commun Je Payne, 1790, et plusieurs romans de Wieland.

GR1FON, troisième fils de Charles-Martel, fut dépouillé des états qui lui étaient échus en partage par Pépin et Carloman, se* frères, et enfermé dam un monastère (741). Après l'abdication de Carloman en 747, il fut rendu à la liberté par Pépin; mais plus sensible à une ancienne injustice qu'à un bienfait récent, il passa dans les rangs des Saxons rebelles, puis souleva les Aquitains contre Pépin. U fut vaincu et tué dans la vallée de Maurienne (753).

GRIGNAN, ch.-l. de cant, (Drôrae), à 19 fcll. S. 0. de Montéllmart; 2,000 hab. Monument élevé à madame de Sévigné (dans l'église).

GRIGNAN (Franç. -Marguerite de sévigné1, comtesse de), fille de madame de Sévigné, née en 1648, morte en 1705, était l'idole de sa mère. Elle épousa en 1669 le comte de Grignan, lieutenant-général de Provence, et fulpcnd.de longuesannées éloignée de sa famille : celte séparation donna lieu à la célèbre correspondance de madame de Sévigné. On n'a de

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