‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 503 sur 567 · GUAN · texte numérisé non relu

GUAN

GUAK

leur puissance en Italie. — Guaimar IV, ton flls, 1031-62, investit Rainolf , chef dea Normands, do comté d'Averse, et soumit, avec son secours, la république d'AmalQ, ainsi que plusieurs provinces de l'Italie méridionale. 11 périt assassiné par quelques habitants d'Amalfl.

GUAITECA (golf* de), dans l'Amérique mérid., sur la cote du Chili, est fermé au S. par l'archipel dea Trois-Monlagne* ; 80 kii.de long ; 136 de largeur moyenne. L'archipel de Lot Chonos et une parti* de eelui de Chiloé y sont comprit.

GUAJIKOS. Voy. GOABIK0S.

GU ALBERT (S. Jean), a h hé et fondateur de l'or. Iro de Va'tlombreuse, né en 999, mort en 1073. Après avoir passé sa jeunesse dans ut débauche et le libertinage, il prit l'habit de moine à l'abbaye de San- Miniato, alla ensuite fonder celle de Vaîlombreuse dans l'Apennin, au dioeèse de Fiesoli, et montra le reste de sa vie la piété la plus fervente. Son ordre fut approuvé par le pape en 1070. Gualbert fut canonisé. L'église le fêle le 12 juillet.

GUALTILRl, ville du duché de Mou.' ne, à 22 kil. N. de Reggio; 4,160 luib.

GUAM, GUAJAN eu SAN-JUAN, Ile du Grand- Océan équinoxial. la principale des lies Mariannea: 200 kil. du tour ; 6.000 hab. Récifs de corail sur les côtes. Au centre, montagnes, parmi lesquelles un petit volcan. Très beau climat, sol fertile, câpriert, arbres à pain. Les indigènes aiment la musiquo, la danse, les romluits de coqs; ils ont fait de grands progrès dans les arts mécaniques et construisent des piroguet qui passent pour être les bâtiments les pins fini voiliers de l'univers. On y trouve un seul établissement espagnol : Sant'-Ignazio-de-Agana. — Maeellan découvrit celte Ile en 1621.

GUAMA, riv. du Brésil (Para), naît dant le payt des Topinambas et grossit la Tocaclins à Para. Cours, 460 kil.

GUAMACHUCO, ville du Pérou, au milieu des Andes, à 62 kil. N. E. de Truxillo, ch.-l. du district de (îuamaehueo, situé entre ceux de Truiillo, Caxamarea, Patat : 130 kil. tur 100; 38,160 hab. Or, argent, fer.

GUAMAiNtiA ou HUAMANGA. Tille du Pérou, eh.-L du dep. d'Ayacucho, à 340 kil. S. E. de Lima,

Cr 76* 36' long. 0., 12* 60' lat. S. Jolie ville, Ile cathédrale. Collège qui jadis jouissait des privilège* d'université. Celle ville était autrefois ch.-l. d'une province dite aussi de Guamanga,

guam anc ^ {prov. de), ancienne division du Pérou, au S. de la prov. d Aréquipa, entre 12* et 16* 44' lat. S.: 440 kil. sur 380; 1 10,000 hab. Ch.-L, Guamanga. F.lle forme auj. le dép. d'Ayacucho. GC AN A H A N I .une des Luayes. Foy .san-salvador. GUANARE, ville du Vénézuela, à 416 kil. S. 0. de Caracas, sur la riv. de même nom, par 72» 6' long. O.. 8» 14' lat. N.; 12,000 hab. Gro* bétail et mulets qu'on exporte.

GUANAXUATO ou SANTA- FÉ-DE-GUANA- XUATO, capitale de l'état ou de la prov. de Guanaxuato, a 263 kil. N. 0. de Mexico, par 103* 16' long. O., 21» 0' lat. N. ; 41,000 hab. La ville est située k 1,880 mètre* au-dessus du niveau de la mer. » .1.. i • oui. rcaiilc. Aux env., nettes mines d'or et «furent d-.- Vaîen.-hna, MarUI, Sainte- Anne, S linte- Rose. Fondée en 1664 et érigée en cite en 1741.

coanaxuato ( état de), dans la confédération mexicaine, entre ceux de Xalisco à 10., de Mexico àl'E. :260 kil. sur 130; 620,000 hab., dont 180,000 Indiens. Capitale. Cuanaxuato. Autres villes, Allende Zelava. Hidalgo ou Dolore*, etc.

GÛANCAVEL1CA, ville du Pérou. Fof. bias-

CAVTUCA.

GUANCHES, indigènes des Iles Canaries ; on les croit originaires d'Afrique. Koy. CAïuau*. CUANUCO. ville du Pérou. Voy. hwanoco 1

GUAPEY, dit aussi Bio-Grande, riv. des Provinces- Uniesde Rio-de-la-Plata. tort du versant oriental dea Sierras-Altiasimas et tombe dans le Mamoré après > un cours de 900 kil.

GUAPORÊ, riv. du Brésil (Mato-Grosso), naît par 61* 30' long. 0., 14* 18' lat. S.: coule k 10., puis au N. O.; sépare le Brésil et le Pérou, et se joint au Mamoré pour former le Madeira, par 1 1* 60 lat. S. Court, 1.100 kil. Il reçoit Je nombreux affluents.

GUARANIS ou OUARAMS, un des peuples indigènes les plus répandus de l'Amérique mérid., te compose de cinq nations principales, subdi visées en tribus et peuplades très nombreuses. On distingue : 1* le* Guaraiiii proprement dit* (le long du Parana, de l'Uruguay, de l'ibicuy) ; 2* les Brésiliens, auj. réduits à quelques tribus; 3* les Amaguas, habile* navigateurs, qui furent jadis maître* de la navigation d'une grande partie de l'Amérique du Sud 4* les Botoeudos, terrible* anthropophages (dans les prov. brésiliennes de Bahia et d Espirilo-Santo) ; 6* les Uundrucus, nation belliqueuse et féroce, la plut puissante de la prov. de Para. Les Guaranisavaient été en grande partie convertis au christianisme par le* Jésuite* au xvir siècle. On porte leur nombre à 200,000. — D'autres peuplades, nommées aussi Guaranis, habitent vers l'embouchure de l'Orénoque.

CL' ARDA, Laneia Oppidana, ville du Portugal (Beira), tur le Mondego, k 62 kil. S. E. de Viseu; 2.340 hab. Evéché; cathédrale remarquable. — Cette ville fut fondée à la On du xu* siècle, par don Sanche, roi de Portugal, sur l'emplacement de l'ancienne Lancia Oppidana, et reçut le nom de Guarda (garde), parce qu'elle servait comme d* rempart contre les Maure*.

GUARDAFUI, Aromatum promoniorium, cap qui forme la pointe la plut orientale de l'Afrique, par 1 1* 46' lat. N. et 49* 38' long. E., k l'extrémité N. E. de la côte d'Adel. C'est une montagne fort élevée, qu'on aperçoit de très loin en mer.

GUARDAMAR. ville d'Espagne (Valence), k 36 kil. S. O. d'Alieante, k l'embouchure de la Segura dans la Méditerranée.

GL'ARDIA (la), nom commun à plusieurs villes fortes d'Kspagne, dont le* principales te trouvent: I» dant la prov. de Tou'de, à 26 kil. S. E. de Tolède ; 4,700 hab.; 2* dans celle de Santiago, k 33 kil. S. O. de Tuy, k l'embouchure du Minho dans l'Océan ; 2,460 hab. : 3* dans celle de Biibao. k 13 kil. N.O. de Logrono :2,460 hab. ;4« danseeUe de Jacn, à 9 kil. S. E. de Jaen ; 1,860 hab.

GIMRDIA-SAN-FRAMOND1 OU COARDIA-DKLLE-SOLE,

ville du roy. de N'aplea (Terre-de-Labour) , k 19 kil. S. E. de Piedimonle ; 4.000 hab.

GUAR01AGRELE, vilïedurov.de Naples( Abruzse- Citérieure). k 17 kil. S. E. de Chieti: 6,000 hab.

GUARENA, ville d Espagne (Badajox), k 19 kil. & E. de M é nda ; 4.000 hab.

GUARICO, riv. de larépubliquedeVénétnela, naît au S. E. du lac de Valencla, et grossit l'Apure après un court de 400 kil.

GUAR1NI, savant italien, né à Vérone en 1370, mort en 1460, l'un des restaurateurs de* lettre* classiques en Italie, est le premier de sa nation qui ait donné des leçons publiques de langue grecque. Il avait fait le voyage de Conslanlinople, «t reçu des leçons d'Emmanuel Chrysoloras. Il a laissé plusieurs écrits, dont les plus remarquables sont une traduction latine de Slrabon, souvent imprimée, des Vies dArisioie , de Platon, etc. .- un Abrégé de la Grammaire grecque de Chrvsolorae.

cuam im (Jean-Baptiste), célèbre poète Italien, arrière-petit-Ols du précédent, né k Ferra re en 1637. Il enseigna les humanités à l'université de Ferrare. fut admit de bonne heure k la cour des dues, et t'y Ha d'une amitié intime avec le Tasse, qu'il défendit ensuite avec le Plut grand xèle. Après avoir

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Hé pendant quatorze ani attaché an duc de Ferrare, tans recevoir de récompense de ses services, Ouarini passa successivement au service du duc de Savoie, du duc de Mantoue, du grand-duc de Florence. Ferdinand, et n'eut guère plus i se louer de Des trois princes. Vers la fin de sa vie, il se retira à Venise, où il mourut en 1612. Il s'exerça surtout dans le genre dramatique. Le plus célèbre de ses ouvrages est // Pastor fido, tragi-comédie pastorale en cinq actes et en vers, souvent imprimée, traduite dans presque toutes les langues de l'Êurope, et notamment en français par Pecquet, 1733. Ce pot' me dramatique peut soutenir le parallèle avec ÏAminta du Tasse. Cependant le style de Guarini, bien que brillant et riche d'images, n'a pas la pureté, la douceur, l'élégance qui caractérisent le style du poCte de Sorento. Les Œuvres de Guarini ont été publiées & Ferrare, 1737, 4 vol. ln-4. On y trouve des comédies, des satires, des sonnets, des odes, et même des traités politique*.

GUARINO. philologue. Voy. guarini (de Vérone).

guarino, dit favori.nus, lexicographe italien. Voy. ravoitiNUS.

GUARISAMEY, ville du Mexique (Chlhuahua). à 130 kil. S. 0. de Durango; 3,800 hab. Plusieurs mines aux environs.

GUARNERIUS ou GUARNERI. famille de célèbres luthiers italiens, établis à Crémone pendant le xvii* et le xvill* siècle. Le plus ancien est André Guarnerius, contemporain de Stradivarius, et élève du second Nicolas Amati (Voy. ces noms). Ses meilleurs violons portent la date de 1662 à 1C80. — Le plus célèbre luthier de cette famille fut Joseph, neveu d'André et élève de Stradivarius; ses violons sont datés de 1717 à 1740.

Gl! ASC()vOltaviano df.) .savant piémontals, chanoine do Tournai , membre de I ' Académie des I nscri plions de Paris, né à Pignerol en 1712, vint en France en 1738, le lia avec Montesquieu, passa plusieurs années dans la société intime de cet homme célèbre, se retira ensuite en Italie, et mourut à Vérone en 1781. On a de lui, entre autres écrits, un recueil de Dissertations historiques, politiques et littéraires, Tournai, 1756, 2 vol. in-8 : une Histoire du pape Clément V, 1747 ; une tr.vi. de Vilist. ottomane de D. Cantemir.

GUAST (le marquis du). Voy. avalos (Alph.d*).

GUASTALLA. ville d'Italie, dans le duché de Parme, sur le Crostolo, à 27 kil.N.E.de Parme, près de la rive droite du Pô; 5,500 hab. Château-fort. Fabriques diverses ; filature de soie. Jadis ch.-l. du duché de Guaslalla. Célèbre victoire des Français sur les Autrichiens, le 19 septembre 1734. — L'ancien duché de Guaslalla, qui forme auj. un district du duehé de Parme, est enclavé entre le duché de Modène et le roy. Lombard- Vénitien, et borné à 10. par le Crostolo; il avait 16 kil. de long sur 14 de large, et 8,000 hab. Il appartenait dans le commencement aux ducs de Mantoue; l'empereur François I, époux de Marie- Thérèse, s'en empara en 174C, après la mort du dernier duc, et le céda en 1748 à don Philippe, duc de Parme, par la traité d Aix-la-Chapelle. En 1796, k duché de Guastalla fut réuni à la république italienne, puis donné par Napoléon à sa sœur Pauline, compris ensuite dans le roy. d'Italie (dép. de Crostolo), réannexé en 1815 au duché de Parme; cédé au duc do Modc»eenl847,à lam.de l'arch.M.-Louise.

GUASTA1.MNES. Voy. rarnabites.

GUATAVITA, bourg de la Nouv.-Grenade (Cundinamarca), à 31 kil. N. de Bogota. C'était, avant la conquête espagnole, une grande ville, séjour d un cacique puissant. Aux environs se voit un lac qui contient, dit-on, une énorme quantité d'or et de pierres précieuses, cte., que les Indiens y Jetaient annuellement en l'honneur de leurs dieux. Une compagnie anglaise en entreprit le dessèchement en 1 826.

Gl ATI M Al, A ou NOUVELLE-GUATÏMALA, en espagnol Guatemala ou Guatemala-la-Nueva, ville d'Amérique, capil.du district fédéral de Guatimala «t de toute la république, par 93" 45' long.O., 14» 40' lat. N . , sur le Rio-das-Vacas : 3 1 ,000 hab. Archevêché. Assez jolie ville; maisons basses pour atténuer l'eflU des tremblements de terre. Belle place ; cathédrale,

Ealais archiépiscopal et palais du gouvernement, ôtel-de-ville, monnaie, douane, université, académie des beaux-arts, bibliothèque, mu»éum d histoire naturelle, etc. Ateliers de sculpture et de broderie; mousselines, gazes, etc.; porcelaine, poterie. Ses musiciens, sculpteurs, orfèvres et en général tous ses ouvriers «ont très renommés. Aux environs, aqueduc de 9 kil. de long. Elle fut fondée en 1775, après la ruine de Gualimala-la-Vieja.

Guatimala (vieille-}, en esp. Gualemala-la-Vieja, Santiayo de los Caballeros de Guatimala et Antigua, ville du Guatimala, à 35 kil. N. de Guatimala-la- Nueva, entre les volcans Agua et Fucgo, dont l'un vomit de l'eau, et l'autre du feu, était jadis lapretnière ville du Guatimala. Elle fut fondée par les Espagnols en 1524, le jour de la St-Jacques (d'où le nom de Santiago), en face du mont Agua (d'où celui d'Antigua), et sur l'emplacement d'une ville indienne, elle comptait déjà 34,000 hab. en 1541, lorsqu'elle fut détruite par une éruption des deux volcans. Rebâtie k peu de distance de ses ruines, elle fut de nouveau renversée en 1775 par un tremblement de terre ; c'est alors que fut fondée Guatimala-la- Nueva. L'aneienne ville se releva néanmoins en 1799: elle compte aujourd'hui 8,000 hab. guatimala (confédération de), ou provi.nces-cnies

DE L'AMÉRIQUE CENTRALE, OU RÉPUBLIQUE H M HA- TIVE DE L'AMÉRIQUE CENTRALE, état fédératif de

l'Amérique, entre 4° et 1 8° lat. N., 85» et 95° long. 0., sur la mer du Mexique et sur la mer Pacifique, était bornée àl'E.par la mer des Antilles, à 10. par le Grand-Océan, au N. par le Mexique, et au S. par l'isthme de Panama et l'état de Colombie.Cet état avait 1,600 kil. sur500; 1,650,000 hab. (tant Européens que créoles, métis, indiens, nègres). Il se divisait en cinq états 'Guatimala, Honduras, San-Salvador, Nicaragua, CostarieaL plus un district fédéral. Chef-lieu, Nouv.-Gualimala.— Les Espagnols abordèretit pour la première fois dans celle contrée en 1502 : Hs soumirent facilement les tribus qui l'habitaient, quoiqu'elles eussent victorieusement résisté aux empereur» du Mexique. Une audience royale, présidée par un capitaine général, gouverna le pays, qui porta le titre de royaume, «t fut divisé an 15 provinces. Cette organisation subsista Jusqu'à l'année 1821; à celle époque, le Guatimala, suivant l'exemple des autres colonies espagnoles, se déclara indépendant et se constitua d'abord en provinces-unies, puis en république fédérale; mais en 1839, une insurrection sépara l'état de Honduras de la Confédération, «t peu de temps après les quatre autres étals se sont également déclarés indépendants (1847).

cuatimala (état de), république indépendante de l'Amérique centrale, naguère un des cinq états de la République fédéralivedeGuatimala.s'étendsurlacole du Grand-Océan, où elle forme une longue et étroite lisière; 520 kil. sur 200. Ch.-l., Guatimala-la-Vicja.

GUAT1MOZ1N, le dernier empereur indien «lu Mexique, neveu et gendre de Montézuma, moula aur le trône en 1520. Il fut fait prisonnier par Cortez en 1621, après avoir vainement tenté de défendre sa capitale, Mexico, contre ce chef espagnol. Cortes. qui l'avait d'altord traité avec générosité, eut la faiblesse de le livrer 1 des forcenés qui, pour le forcer 1 découvrir ses trésors, 1 exposèrent sur des charbons ardents. Près de lui, «on ministre subissait la même supplice; celui-ci, vaincu par la douleur, s'étant tourné vers son maître comme pour lulde-

Ou uc connaît pas encore le résultat des recherches, i mander la permission de parler, Gualimoxiu lui ré>

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pondit: ■ El mol, suis-je donc sur des rose»?» (iuatimoz'.n fut cependant délivré cette fois par Cortei; mais en 1522 il fut pendu, sur le soupçon d'avoir voulu s'enfuir de sa prison. Ce malheureux prince n'avait guère que 25 ans.

GUAV1ARE ou GUAYA VERO, riv. delà Nouvelle- Grenade (Cundinamarca) , naît dans la Sierra de Pardaos et tombe dans l'Orénoque près de Santa- Kernanda (70° 30' long. 0., 4° lat. N.); cours, 860 kil.

GUAYAMA, ville de 111e de Porto-Rico (AnUlles), près de la côte Sud ; S. 120 hab.

GUAYANA. Voy. cctaju.

GO A YAQUIL, riv. de la Nouvelle-Grenade, sortdu lae Sambovambam, et tombe après 90 kil. de cours au S. dans le golfe de Guayaquil.

goayaqoil, ville de la république de l'Equateur, ch.-l. de la province de Guayaquil, par 82* 16* long. 0., S» 11* lat. S., à 8 kil. de la mer et 260 kil. S. 0. de Bogota. Port très impartant : long pont; 2 forts: 20,000 h. Grand commerce. Evêehé.— Bâtie d'abord à quelque distance du lieu qu'elle occupe auj.j elle fut transférée au lieu actuel en 1537. Guayaquil a été pendant l'existence de la république de Colombie le ch.-l. du dép. de Guayaquii.

cuataquil (département de), une des doute grandes divisions de la Colombie, et à peu près la moindre de toutes, s'étendait le long de la mer Pacifique de 1* lat. N. à 4* lat. S. Elle se subdivisait en deux pro-inces; la province de Manabl f ch.-l., Puerto- Viejo), et la province de Guayaquil. Celle-ci était au S. de la province de Manabi, et avait pour ch.-l. Guayaquil. Ce département forme aujourd'hui une des 3 provinces de la république de l'Equateur.

goayaquil (golfe de), sur la cote de la Nouvelle- Grenade, de 2* 18' à 3* 40' lat. S. s 160 kil. de profondeur. On y trouve plusieurs lies, dont Puna est la principale.

GUAYRA (la), ville de la république de Vénexuela, sur la mer des Antilles, par 69* 27' long. 0., 10° 36' lat. N; 8,000 hab. Port peu sûr et peu commode , et pourtant très fréquenté. Chaleur de 30* à 35* centlg.; fièvres dangereuses pour les Européens, lin tremblement de terre la détruisit presque entièrement en 1812; elle comptait alors près de 13,000 hab. La Guayra est le port de Caracas.

GUBB10, Iguvium ou Eugubium, ville de l'Etat ecclésiastique, à 41 kil. S. d'Urbln; 4,000 hab. Etoffes de laine, soieries. Divers monuments antiques (romains et étrusques), notamment les célèbres tables dites eugubinet, qui y ont été découvertes en 1446, près des ruines d'un temple de Jupiter Apennin, et qui sont chargées d'Inscriptions relatives aux cultes de Jupiter et de Mars.

GUBEN, ville murée des Etats prussiens (Brandebourg), à 44 kil. S. de Francfort-sur-l'Oder ; 7,600 hab. Draps, bas de laine, toile. Tanneries, brasseries, filatures de laine, etc.

GUDIN DE LA BRENELLERIE (Paul-Philippe), homme de lettres, né à Paris en 1738, mort en 1812, était ami intime de Beaumarchais. On a de lui : Coriolan, tragédie : Lothaire, ou le Royaume en interdit, tragédie: Etsai sur rhietoire de» comices de Rome, etc., Paris, 1789, 3 vol. in-8 ; la Conquête deNaples, Paris, 1801, 3 vol. in-8. 11 a aussi coopéré aux ouvrages de Beaumarchais.

GUÊBRES ou GHÉBRES (du mot persan Ghebr qui, de même qce Giaour et Caur en turc, signifie infidèle), nom que les Musulmans donnent en général aux peuples qui n'étant ni juifs, ni chrétiens, ne professent pas l'islamisme. Il s'applique plus particulièrement aux adorateurs du feu, sectateurs de Zoroastre. On les appelle aussi Partit, parce

S'ils sont originaires du Fars ou Farsistan (la Pere ane.), et nadjout, du nom des mages, ministres de la religion de Zoroastre. Les Guèbrcs adorent

le soleil, comme l'image de la divinité et le type du feu le plus pur ; ils vénèrent aussi les autres astres : jamais ils n'éteignent le feu volontairement, mais ils le laissent mourir faute d'aliment; si leur maison brûle. Ils ne cherchent point â éteindre l'incendie. Us ont en outre un attachement superstitieux pour leur ceinture, et ne la quittent jamais. Ches eux, le frère épouse sa soeur. Ils conservent religieusement les livres sacrés de Zoroastre. Les Guèbres sont doux, bienfaisants, fidèles, et ne méritent point le mépris auquel ils sont condamné! ehci les Musulmans. — Le culte du feu, après avoir régné en Perse depuis les temps les plus ancien?, cessa d'y dominer sous Alexandre et sous ses successeurs, les Séleucides et les Parthes Arsacides. En 22;S, il y fut rétabli par Ardechyr Babekhan, fondateur ih la dynastie des Sassanides en Perse : mais en 655, lors de l'invasion arabe et de l'Introduction de l'islamisme, le culte du feu fut proscrit, et ses partisans se dispersèrent. Les uns se retirèrent dans les contrées montagneuses au S. de la mer Caspienne, les autres passèrent dans leGuzzcrat. Les diverse* dynasties musulmanes qui se succédèrent en Asie les poursuivirent à outrance et s'attachèrent à en diminuer le nombre. Cependant on en trouve encore en Perse, a Téhéran, à lspahan, et surtout dans le Kerroan. Dans les Indes, ils sont plus nombreux ; ils y habitent les bords du Sind et te Guzzerat: mais leur véritable patrie est Bombay, où ils vivent sous la protection des Anglais.

GUEBRIANT (Jean-Baptiste booes, comte de), maréchal de France et l'un des plus grands homme s de jruerre du xvii* siècle, né en 1602 au château du Plessis-Budes en Bretagne, entra fort jeune an service, fit ses premières armes en Hollande; s'éleva par des actions d'éclat jusqu'aux premiers grades, se signala au siège de Brisach, 1638, prit Pontarlicr, Noseroy, Joux, gagna les vict. deWotfenbuttel, 1641. de Kempen, 1642 ; mais m. des 1643, d'une b.essure reçue au siège de RothweU en Souabe. Guébriau fut aussi un négociateur habile et un orateur élo quent. — Sa femme, connue sous le nom de la maréchale de Guibriant, fut chargée, en qualité d'ambassadrice, de conduire au roi de Pologne, Stanislas IV, la princesse Marie-Louise de Gonzague, qu'il avait choisie pour épouse.

GUEBW1LLER, ch.-l. de cant. (H.-Rhln), snr la Lauch, à 9 kil. S. 0. de Ruffach; 3,873 hab. Belle église de Saint-I-éodegard. Filatures de coton, toiles peintes, potasse, kirsclienwasser ; excellent vin ; houillères , ardoisières, ete. — Aux environs, célèbre montagne, dite ballon de Guebwiller (hauteur, 1450 mètres).— Cette ville fut fondée en 1271, et assiégée vainement en 1444 par les Armagnacs.

GUEDIM1NE. Voy. CHF.DIMINF.

GUELDRE, jadis Gelre , Gelder en allemand, Welderen en hollandais, ville des Etats prussiens (Province Rhénane) , dans la régence de Dusseldorf, snr la Nlers, à 24 kil. S. 0. de Wesel : 3,500 hab. Industrie. Fondée au xiv» siècle. Elle fut souvent assiégée (1587, 1703, 1757), et finit par être démantelée en 1764. — Cette ville était jadis la capitale du duehé de Gueldre, et lui avait donné son nom ; aujourd'hui elle n'est plus même comprise dsns la province de Gueldre (qui appartient à la Hollande).

cueldrc (province, jadis duché de), prov. duroy. de Hollande, actuellementeomposéedesauelensquar« tiers d'Arnhelm, Nimègue et Ruremonde; est bornée au N. 0. par le Zuyderzée, au N. par la prov. d'Over-Yssel, i TE. et au S. E. par les Etats prussiens, au S. par le Limbourg et le Brabant septentrional, à I 0. par la Hollande mérid. et la prov. d'Utrecht: 130 kil. sur 85 ; 310,000 hab. Ch.-l.. Amheim. Elle est divisée en 4 districts : Arnhein,. Nimègue, Zutphen et Thiel. Le sol est plat et %^

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hlonneux, entrecoupé de manda et de tourbières, mai* il e«t partout bieu cultivé, notamment dans l'Ile de Bétuwe, formée par le Rhin et le Wahal. Le colza, le houblon et les fruits soat les principales productions de la Gueldrc. On y trouve peu de fabriques: elle fait cependant un commerce de transit usée* considérable. — L'ancien duché de Gueidre pondait, de plus que la province actuelle, le quartier de Zutphen, et lirait «on nom de la ville de Gueidre, aujourd nui comprise dans le* Etals prussien*. Celle contrée fui habitée anciennement par les Batavea, les Sicambres et les Lsipèlss. Les rois Francs loccu|ièrent ensuite; les successeurs de Charlemagne la firent administrer par des gouverneurs qui se rendirent Indépendants, et dont la dernière héritière porta la Gueidre en dot au prince Othon de HmiiI en 1061. L'an 1079, la Gueidre fut érigée en comté, et l'an 1339 en duché. Ce duché passa par suite de mariage», d'abord dans la maison de Julien (1371}, paie dans celle d'Egmonl (1423). Arnoul, comte d'Kgtnent, le vendit en 1471 au duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire ; Charles-Quint s'en empara en 15-43, et l'incorpora au cercle de Bourgogne. Lersdek* révolution des Pays-Bas (157 9), la partie de la Gueidre située au nord du Bbin, et le quartier de Zutphen, accédèrent k la confédération des Pruvinces-L'nies ; le reslo demeura soumis k lr>pagoe. Le traité d Utreeht, en 1713, donna la Gueidre espagnole à la maison d Autriche, à 1 exception de la ville de Gueidre et d'nne petite poriion du duché, qui fut cédée à la Prusse. Le traité de Lunéville (1801) donna toute la Gueidre k la l'ranee, mais elle fut restituée aux Pars-Bas et à la Prusse en 1814; la Prusse possède encore aujourd'hui la ville de Gueidre avec ses environs. GUELFERBYTUM, nom latinisé de Wolfenbuttel. G I h L i KS (maison des} , en allemand Welftn. Guelfe ou Welf est un prénom usité dans plusieurs îamilles d' Allemagne, mais il désigne plue spéeïa- .ement une famille princière, émigrée dans le XI* siècle d'Italie en Allemagne, et qui remonte, dit-on, au IX* siècle. Avant ton émigration elle se divisait en deux branches qui possédaient un grand nombre de domaines dans l'Allemagne méridionale, notamment entre le Bienner et le Sainl-Gothard. lin membre de la célèbre maison d'Esté, Aazon eu Exxelia, né rers l'an 1020, mort dans an Age très avancé, épousa Conégonde , héritière des Guelfes de la seconde branche, et réunit leurs possessions k •es domaines d Italie. Guelfe on Welf, dit Gmlfe-k- Grand, (Ils d'Axzon , et depuis duc île Bavière, hérita à son tour des possessions de la première branche, dite Guelfes d Altdarf, et devint ainsi, rers le milieu du xi* siècle, la tige de la nouvelle maison des Guelfes, ce qui le fait appeler Guelfe I. il reçut en 107 Ode l'empereur Henri IV le duché de Bavière qui venait d'être enlevé au dac Othon II ; mais il se brouilla dans la suite avec Henri, parce que celui-ci l'obligea à restituer au duc Othon, avec lequel il s était réconcilié, une partie de la Bavière; Il entra dans une ligue formée contre ce prince, prit Ratishonne, Angsbourg, Saltibourg, et battit Henri devant Wurtzbourg. Il partit ensuite pour la le, et mourut dan» l'île de Chypre à

son retour (1 1 01).— Guelfe II, due de Bavière, UU et successeur du précédent, épousa la comtesse Mathilde. tille de Bonitaee d'Esté, dont il se sépara par un divorce en 1097. II embrassa d'abord la cause de l'empereur Henri IV, et 1 abandonna bienlét pour celle du rebelle Henri V ; il fut en grande faveur sous le règne de ce dernier prince. Il mourut tans enfants en 1 120, laissant la Bavière à son frère Hcnri-le-Noir , qui la transmit en 1126 à son UU Henri-le-Superhe. — Celui-ci accrut encore les Guelfes et reçut le duché de Sone de ur Lotbaïre. Malt après la

mort de ce dernier, ayant voulu disputer l'empire '< Conrad III, de Hohenstaufen, il fut dépouillé de la plus grande partie de ses étals (1 139). — Gueire 111, frère de Henri-hi-Superbe. et tuteur de Henri le Lion, son neveu, s'efforça de reconquérir pour son pupille la Bavière que l'empereur Conrad avait donnée à Léopold d'Autriche. Mais en 1 140, la diète de Worms le mil au ban de l'empire ; il livra alors k l'empereur la balaillc de Weinsberg et la perdit : c'est k cette bataille que furent pris pour la première fuit les noms de Guet/et et de Gibelins, cris de guerre adoptés par les deux partis \ Voy. l'article suivant). Guelfe lit se réconcilia dans la suite avec Conrad, qu il accompagna en Palestine. 11 mou ru la son retour vers 1 14a. — Après la ruine totale des Guelfes, expulsés de la Saxe et de la Bavière, leur héritier, Othon, dit I Enfant, petit-Ûls de Henri le Lion, réunit les débris de leurs domaines et en ût hommage (1235) à l » mpereur Frédéric II, qui les lui rendit comme ûef» de l'empire et avec le titre de duc de Brunswick. Cette maison fleurit encore auj. sous ce litre, cl règne sur le Brunswick, le Hanovre et l'Angleterre. Vew. Brunswick.

CL'CLFEsel ciheliss, umiis de 'leux partis puitsants qui divisèrent l'Allemagne et l'iiahe au xn«, xiir cl xiv siècles. La querelle prit naissant e eu Allemagne. Deux familles illustres de ce pays, ayant pour chefs, l'une Conrad, OU de Frédéric de Hohenstaufen, due oV. Souabe, seigneur de Wihlingen (d'où par corruption Gibelin): l'autre, Henri-le-Superhe, due de Saxe, neveu de Welf (Guelfe II ) , duc de Bavière, se disputèrent la couronne impériale après la mort de Lothairc ; 1 138). Conrad, chef des Gibelins, fut élu empereur: la famille des Guelfe» refusa de le reconnaître, et lui chercha partout de-* ennemis. Dès ce moment tout l'empire se partagea en Guelfes et sa Gibelins: on dit que c'est dans une bataille livrée en 1 140 par Gueire III à Conrad, devant le château de Weinsberg, que ces noms furent envoyés pour la première fois ; iU servaient de cris de guerre et de mets de ralliement aux deux partis. Ces querelles furent bientôt apaisées en Allemagne (Voy. l'art iele ri-dessus) ; msis elles durèrent longtemps encore en liane. La famille des Guelfes trouva des partisans dans presque toutes les villes de l'Italie, lasses du joug des empereurs , et vit se déclarer pour elle le pape , irrité par la rive opposition qu'il avait rencontrée de la part de l'empereur dans l'affaire fmetàtura ( Foy. ce mot). Les villes de la ' die. Milan k leur tète, te proclamèrent libres et formèrent une ligue toute dévouée au parti guelfe. Une ligue contraire, mais moins puissante, formée sous le patronage de Parie , resta fidèle k l'empereur, et te mit k la tétedes Gibelins. Ce ne fut qu'en I 159 que l'Italie devint le théâtre d'une | ouverte. Les Gibelins furent d abord vainqueurs: l'empereur Frédéric Bartterousse, malgié les efforts d'un terrible adversaire (le pape Alexandre 111) prit Milan , la détruisit de rond en comble (l 162), et senmit toutes les cités lombardes. Mais il rut défait k ton tour près de Lignano, en 1 1 76, et forcé, à la diète de Constance, en 1 183, d'assurer l'indépendance aux villes lombard»-*. La latte recommei*ça sou» le régne de l'empereur Frédéric 11. Ce prince fut d'abord vainqueur : il battit leaMilana» k Corte-Nova;i237j, mait son fils Entius fut vaincu par les Bolonais : l'Allemagne le déposa lui-même et se donna k Guillaume, comte de Hollande, eomnétikur que lui avait suscité le pane Innocent IV i Frédéric, accablé de chaerin, aUa mourir dans ses élats lie Naples (1250). A partir de cette époque, la querelle des Guelfes et des Gibelins ne fut plus qu une lulte particulière entre deux ou quelques villes d'Italie, ou eniredeux ou quelques familles dans une même ville. A Eecelin-te-FsVoce fit triompher un Inle parti gibelin ; mais il <

cura

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les effort* du marquis d'Esté (1259). À Milan , les Torriani, chefs du parti guelfe et populaire, furent contraint! de céder le pouvoir aux Vkeonti, partisans des Gibelins (1277). A Florence, où les Guelfes et Gibelins furent souvent désignés sous les» noms de Diane» et Hoirs [Dûment et Aferi), Silvestre da M. dicis enleva l'autorité à la famille gibeline des Uberti, et donna une constitution démocratique aux FlorenUns (1258). Hiae fut Adèle aux empereurs; mais abandonnée par eux, elle tomba en 1281 sous l'influence des Guelfes, après une guerre désastreuse contre Gène*. Rome flottait entre l'oligarchie et la démocratie , entre les Gibelins et les Guelfes ; le tribun Nicolas Hienxi donna un moment le pouvoir aux derniers (1347). En général les Gibelins étaient partisans de la domination Impériale et de la hiérarchie féodale; les Guelfes, de la domination de l'Eglise et de l'imlépendanc* natio- , nale. Leurs querellas, après avoir ensanglanté l'Italie pendant quatre siècles , ne cessèrent que par 1 elTat de la lassitude universelle et surtout par la diversion qu'occasionna dans, les esprits l'invasion des Français en Italie (1496).

guelfes (ordre des), ordre de cheval. Tir Lwlitué en 1 8 1 S dans le roy. de Hanovre par le prince-régent d'Angleterre, en mémoire des Guelfes fondateurs de la maison de Bruuswick-Hanovre , qui règne aujourd'hui sur le Brunswick, le Hanovre et l'Angleterre. Linsigne de l'ordre est une croix d'or a huit pointes pommelées, angléede léopards ;au centre est un médaillon de gueule cliargé d'un cheval d'argent sur un tertre de siaople , avec celte légende.- Nre aspera terrent. Le ruban est bleu céleste.

GUEMENEE, eh.-l. do canton tMorbihan) . à 17 kiL O. de Pontivy; 500 bah., donna son nom a une ligne de la maison de Rolian. Voa.ROlUN-cuÉMÉNÉE.

cttMt.NKt-i ks. as , ch.-l. de canton (Loire-Inférieure) , sur le ûon , à 25 kil. N . E. de Savenay ; 3,910 bal).

GUENARD (Antoine) , e*-)ésuite , né à Dambliu en Lorraine en 1726. mort près de Nancy en 1806, est l'auteur d'un Discours sur l'esprit philosophique, couronné par l' Académie Française en 1755 , et que l'on cite comme un des plu» beaux modèles d'éloquence académique : c'est le seul ouvrage qu'il ail publié.

tit.NAKii (Elisabeth), baronne de Méré , née à Paris en 1751 , morte en 1829, a publié une foule d'écrite, romans, compilations d'anecdotes, mémoire*, dont une partie parut sous les pseudonymes de Boissy, Geller, Fa véroles. Presque tous ces ouvrages sont médiocres, quelques-uns même immoraux ; les meilleurs sont : Irma, ou Us maUteurs d'une jeune orpheltne, 1801, roman royaliste qui fut proscrit par la police impériale; Mémoires de Ut princesse de Lamhalle, 1801 ; Htstosrt de madame Êlisabetk , 1802. Elle a fait dm Mémoires de Murion Delorme, — de la comtesse bubarru, etc.

GUENEAU DE M0NTBE1LLARD (Philibert), né en 1720 i Se mur en Asioii, mort à Paris en t7&5. Buffon l'associa k se* travaux, et lui confia la description des oiseaux dans son Histoire naturelle ; il •'en acquitta avec un têt talent de style que l'on fut longtemps k reconnaître dans ses articles une main étrangère ; on estime surtout l'histoire du paon, du rwaignol, de l'hirondelle. U s'est aussi occupé d'inseetologie.— C'est k la même famille qu'appartenait M. Gueneau de Mussy, né en 1776, mort en 1834, homme également distingué par ses lumières et par ses vertu*, qui fut longtemps conseiller de l'Université, et qui coopéra puissamment avec M. de Fontane* k la réorganisation de cette importante corporation.

GUÉWEE (l abbé), écrivain du xtiii* siècle, né k F lampes en 1717, mort en 1803, professa pendant ringt an* k rhétorique an collège du Plessis ; devenu professeur émérite, il consacra ses loisir* k la

défense de la religion, et écrivit, sous le titre de Les très de quelques Juifs portugais, alkmandset polonais à M. de Voltaire (Paris, 1769, souvent réimprimées notamment en 1817, avec des additions), un ouvrait' plein d'instruction et d'esprit, dans lequel il réfuti les nombreuses erreurs du patriarche de Fernev. Son érudition le ût admettre k I Académie des I inscriptions. U fut nommé k la Un de sa vie sous-précepteur des enfants du comte d'Artois.

GL'ER, eh.-l. de canton (Morbihan), k 19 kil. E. de Ploermcl ; 3,660 hab.

GUERANDE, ch.-l. de canton ( Loire-Inf. ) , \ 36 kil. 0. de Savenay ; 8.239 hab. Gros draps. Aux en v., marais salants.Fond.au vi's.; prise en 1312 par Louis d'Es|>agne, en 1373 par Dugneaelin ; elle fut vainement asniégée en 1379 par le eél. Ûlivui de Clisson, et en 1489 par le marécliaJ de Rieox. Un célèbre traité, qui mit ûn k la guerre de la succession de Bretagne, y fut conclu en 1365: par et traité la maison de Blois céda ses droiU sur la Bretagne aux comtes de Monlfort.

GUERCHE (la), ch.-l. de canton (llle-et-Yïlaine), k 21 kil. S. de Vitré; 4,475 hab. Toiles unes, toiles pour la marine, huile de noix. — Ch.-l. .Je canton jCherJ.arroud. etàl3ktl.N.E.de Saucoius; 1,200 h. Forges. — L'ue autre LaGucrche (Indre-et-Loire), sur la Creuse, à 33 kil. S. 0. de Loches, avec 55') h .était remarquable par un cliAteau bâti par Charles TU pour Agnès Sorel : ce lieu avait titre de vicomté.

GUERCHIN (le), c'est-a-dire le Louche, dont le vrai nom était J.-Fr. Barbieri, peintre célèbre, né en 1590 (ou selon d'autres en 1597} k Cenlo prè? de Bologne, mort en 1666, se forma seul et travailla prodigieusement. On connaît de lui plus de 250 tableau v. On admire dans ses œuvres la force du roloris el le talent avec lequel il imitait la nature et faisait illusion aux yeux. Il était d'une piété fer» vente, et il a surtout traité de* sujets religieux. Ses ouvrages les plus remarquables sont le dôme de la cathédrale de Plaisance, un Saint Antoitu k Padoue, les Enfants de Jacob lui montrant la robe ensanglantée de Joseph , Saint Jérôme s'éveillant au bruit de la trompette , Coriolan Jléelti par sa mère , la Mort de Cm ion dVùnue.

GUERCHY (Louta REGNIER, comle de), né en 17 f S. mort en 1767, suivit d'al*ord la carrière militaire, s'empara d'Ems en Bohême, et se distingua k Fontenoy. A la paix, il fut nommé ambawadeur en An» gleterre (1763); mais ayant eu des démêlés avec le * chevalier d'Eon qui avait reçu la mission secrète de le surveiller, il demanda son rappel.

GUÉRET, ch.-l. de la Creuse, entre la Creuse et la Gartempe, k 340 kil. S. de Paris ; 4.796 hab. Tribunal de première instance et collège communal. Bibliothèque, société d'agriculture, pépinière départementale. Ville fondée au vue siècle, et radis forte Ancienne capitale de la Marche. Pat. d' A. Vari lias. — L'an*, de Guère! a sept cantons (Ahun, Bonnal-les- Eglises, Dun-le-Palleteau, Salagnac, La Souterraine, Sl-Vaurv. plusGuéret), 77 communes, et 93,4 14 hab.

GUEÛICKE (Otto de), physicien, né k Magdehourg en 1602, mort à Hambourg en 1686, s'est fait un nom par plusieurs découvertes importantes, au nombre desquelles il faut placer la machine pneumatiaue (1650), uue balance pour peser l'air, et les hémisphères dits de Magdebourg, qui servent k démontrer la force de la compression de !'alr. Guerieke a fait aussi des observations astronomirroes : Il a le premier annoncé la périodicité des comètes. On a recueilli le résultat de ses recherches physiques et astronomiques sous le titre de Expérimenta nova ut veant Magdeburgica , etc., Amsterdam, 1672, in-ful. M-icdehourg lui a érigé un monument (1852).

GUERILLAS, c.-è-d. petite guerre. On désigna spécialement par ce nom les bandes qui se formèrent en Espagne pour combattre les Français dan* la guerre

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