‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 510 sur 567 · GUIN · texte numérisé non relu

GUIN

delT Anima, ceux de la cathédrale et de l'église de

Saint-François à Rome et de Sainte-Marie d Arexzo.

GUILLAUME (ordre militaire de), ordre de chevalerie, créé en 1815 par le roi de» Pays-Bas Guillaume I. La décoration cal une croix d'or à huit pointes émaillées de blanc, avec cette devise: Yoor moed, beleid, trouw (pour la bravoure, le talent, la fidélité). La croix est suspendue à un ruban orange liséré de bleu.

GUILLEMlNOT(Àrmand-Gharles. comte), lieutenant-général et pair de France, né i Dunkerque en 1774, mort a Bad» en 1840, servit d'abord en Belgique sous Dumouriez et Pichegru , en Italie sous Moreau, devint général en 1808, flt toutes les campagnes de l'empire en qualité de rhef d'étatraajor, et fut créé général de division en t Si 3. Sous la Restau ration , il fut nommé en 1816 directeur général du dépôt de la guerre, et prit une grande part à la réorganisation de cette administration. En 182a il fut ehargé de dresser les plans de l'expédi- Uon d'Espagne sous le commandement du dued'Angoulême, accompagna ce prince dans cette expédition , et conseilla la célèbre ordonnance d'Andujar. En 1854, il fut nommé ambassadeur près la Porte ottomane et ne fut rappelé qu'en 1831. Depuis ce temps il a vécu dans fa retraite.

GU1LLEMINS ou GUILLEM1TES, congrégation religieuse instituée par saint Guillaume de Mala- ▼alle ou Maleval, en 1153, fut d'abord établie dans la vallée de Malavalle, près de Sienne, puis se répandit dans toute I Italie, en France et en Allemagne. Dès 1258 Ils eurent un monastère à Mcntrouge: ils furent transférés en 1298 à Paris; ils portaient de grands manteaux blancs, d'où ils prirent le nom de Blanct- Manuaux. — Les Guiiletnitea n'avaient plus de maison en France longtemps avant la révolution. Ce fut dans leur maison de Bourges que naquit en 1594 la réforme des Petits-Augustin».

GUILLERAGUES (le comte de lavergh* de).

président de la cour des aide» de Bordeaux , Tut nommé en 1679 ambassadeur à Constantinople. Il a laissé une relation de son ambassade, 1 ((84 . Boileau lui a adressé sa cinquième épltre, sur la nécessité de te connaître toi-même,

GU1LLERI (les frères), nom de trois brigands fameux pendant les guerre» de la Ligue : ils étaient issu» d'une noble famille, et avaient servi parmi le» Ligueurs sous le duc de Mercosur. Lorsque Henri IV fut monté »ur le trône , ils levèrent une troupe de voleurs avec laquelle il» parcoururent les grande» route», et mirent i contribution les châteaux du Lyonnais, de la Guyenne et de la Saintonge. IU avaient établi leur quartier-général dans un château-fort situé sur le» frontières de la Bretagne et du Poitou. Assiégés dans cette retraite en 1 f »< )8 . ils furent faits prisonniers après une longue résistance, et rompus vifs sur la place de Saintes.

GUILLESTRE, eh.-l. de canton (H. -Alpes), à 19 kil. N. E. d'Embrun: 1,000 hab. Toiles, usine à fer. Marbres aux environs.

GU1LLET (permette du), dame poète dn xvr» siècle, contemporaine et émule du Louise Labé, née à Lyon en 1520, morte en 1 545, à la fleur de l'âge, s'était de bonne heure fait connaflre par des poésies gracieuse» et par des chansons qu elle chantait elle-même en s' accompagnant du luth ou de i'épinette. Antoine Dumoulin fit imprimer les Rymes de gentille et vertueuse dame Perrtetle Du Guillel.

GUILLON,ch.-l. de canton (Yonne), sur le Serein, â 14 kil. N. E. d Avallon: 800 hab. Un traité y fut conclu en 1359. pour l'évacuation de la Bourgogne par les Anglais.

GUILLOTIÈRE (la), grand faubourg de Lyon, sur la rive gauche du Rhône : 22.890 hab. Beaucoup de fabriques de soies : acide sulfurique, vitriol, etc. C'était jadis une ville distincte de Lyon.

GUILLOTiNfJoseph-lgnace) .médecin . né â Saintes en 1738, mort en I8i4, étudia la médecine à Paris sous le eélèbre A. Petit, et fut bientôt nommé docteur à la Faculté. Appelé â l'Assemblée nationale, Guiliotin s'y flt remarquer par la sagesse de ses vues et la modération de ses pri» ripe». Voulant diminuer les souffrances des suppl ciés, il proposa â la Constituante l'abolition du g» nre de supplice •uivi jusqu'alors. On a par suite doi né son nom â la machine fatale employée pour "éculer le» condamnés ; ee n'est cependant pas lui qui est l'auteur de cette machine ; il s'était borné â faire décréter l'égalité de» peines et â recommander la recherche d'un supplice prompt et uniforme (1" décembre 1789). Ce fut le docteur Antoine Louis, secrétaire de l'Académie de Chirurgie, qui détermina le mode du supplice et qui arrêta , avec un mécanicien nommé Schmidt, le plan de la machine, qui fut employée pour la première foi» le 26 avril 1792. Il paraît au reste que ce mode de décollation était depuis longtemps connu en Italie, dans le midi de la France et en Angleterre ; un vieil historien, Jean d'Auton, fait la description d'une exécution de ce genre qui eut lieu â Gènes en 1507.

GL'IMAR, ville de l'Ile de TénérilTe, dan» l'E., â 26 kil. S. 0. de Ste-Croix ; 3,000 hab.

GUIMARAENS, ville de Portugal Vin ho), à 42 kil. N. E. de Porto; 8.300 hab. Palais construit par Alphonse L duc de Bragance : plusicur» belle» places : collégiale. Coutelleries, quincailleries, linge de table. Patrie du roi Alphonse I cl du pape Damase.

GUIMARD (Marié-M-Jeleine), célèbre danseuse, née à Paris en 1743, morte en 1 8 1 6. entra en 1702 â l'Opéra où elle éclipsa bientôt louta» ses rivales, eut longtemps la vogue , fut pensionnée par le prince de Soubise, et Ut époque dans les annales du scandale comme dans ce! les de l'art. Elles'etait fait bâtir un théâtre à la Chaussée d'Antin, mais elle Huit par se ruiner. Elle ép. en 1789 le chorégraphe Despréaux.

GUIMOND DE LA TOUCHE (Clauds) , pocte dramatique, né â Châteauroux ver» 1723. mort en 1760, entra chex les Jésuite» en 1739, et fut obligé de nuitle** la compagnie pour avoir frondé quelques-unes des pratiques qui y étaient usitées. Rentré dans le monde, la poésie dramatique l'occupa tout entier. En 1757 il présenta au Théâtre-Français la tragédie d' Iphiginie en Tauride, qui eut un succès prodigieux. On a aussi de lui une épitre en vers intitulé*: let Soupir t du cloître, ou le Triomphe du fanatisme, qu'il avait composée chei le» Jésuites, et où il dépeint ces religieux sous les plus noires couleurs: epite satire outrée n'a paru qu'après sa mort.

GUINEE, dénomination vague qui sert â désigner une partie du littoral de l'Afrique dont rétendue varie beaucoup. Ordinairement on appelle ainsi la région comprise entre Sierra- Leone au N. et le cap Lopex au S., de I Ie lat. N. â 2e lai. S. et de 14* long. 0. â 8* long. E. : elle est bornée au N. par le Soudan et la Sénésambie, à 10. et au S. 0. par l'Océan, au S. par l'Océan et le Congo à l'E. par des pays inconnus. Cette répion est vulgairement divisée en cinq côtes qui, en allant du N.O.au S. E., sont : la côte du Vent (subdivisée en cote de» draines, de Malaguettc ou du Poivre : et côte des Dents ou d'Ivoire, comprenant elle-même la côte des Males-Gcns et celle des Bonnes-Gens), la côte d'Or, la côte des Esclaves, la côte de Bénin et la côte de Gabon. — D'autres étendent le nom de Guinée à tout le littoral africain compris depuis le eap Rouge er Senégambie jusqu'au cap Nègr?, au S. de l'état d- Kakonda, par 12» lat. S., et divisent alors la Guinée en Guinée septentrionale , depuis le cap Rouge jusqu'au golfe de Biafra, ou même jusqu'au cap Lopez. et Guinée méridwnalt ou oôle d'Angola, au S. de la première. Les géographes modernes ont presque tous mit de côté ces dénomma*

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