‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 515 sur 567 · GUIS · texte numérisé non relu

GUIS

GULf

Rappelé d'Italie après la désastreuse Journée de Saint-Quentin 0557), et investi d'un pouvoir absolu avec le titre de lieutenant-général du roy., il releva la France aux jeux de 1 Europe par la prise de Calais sur les Anglais , et par celle de Thionville sur les Espagnols (1558), et amena ainsi la paix de Cateau-Cambrésis (1659). Les guerres de religion vinrent ouvrir a ses armes une autre carrière , mais moins glorieuse. Le massacre des protestants à Vassy ( 1562), par les gens de sa suite, donna le signal de ces guerres. Guise, commandant l'armée catholique avec Montmorency, gagna sur Gondé et Coligny, chefs de l'armée protestante , la bataille de Dreux (1562): mais, l'année suivante, lorsqu'il se prierait à assiéger Orléans, qui était la place d'armes des Huguenots , il fut tué d'un coup de pistolet par un gentilhomme protestant nommé Poltrot de Méré. Le roi de France François 11 avait épousé uue nièce du duc de Guise, la célèbre Marie Stuart.

cuise (Henri de lorraine, duc de) , dit le Balafré, Ois aîné de François de Guise, né en 1550, fut témoin du meurtre de son père sous les murs d'Orléans , et voua dès ce moment une haine implacable aux Protestants. Après s'être couvert de gloire par rs belle défense de Poitiers contre Coligny (1569), il se déshonora en prenant le rôle d'assassin : c'est lui qu' commença le massacre de la St-Barthélemy en ordonnant le meurtre de Coligny. Kn 1 576 il délit, prôi de Dormans(M irne), un corps d'Allemands allié» des Huguenots : il reçut dans cette action une blessure au visage qui lui valut le surnom de Balafré. L'année suivante se forma la Ligue (Voy. ce mot), le duc de Guise, qui avait à se plaindre de la cour, en fut le chef. Depuis ce moment jusqu'à sa mort, il lit tout pour s'ouvrir la voie au trône, traitant avec le roi d'Espagne, Philippe H, qui lui envoya de l'argent (1585); avec le pape Grégoire Xlll, qui favorisai ', la Llpue et la considérait comme la sauve-garde de In religion catholique: faisant prêcher et répandre des libelles contre le roi. 11 ht enfin rédiger un mémoire qui demandait le changement de gouvernement et l'établissement de l'inquisition, et il le présenta dans rassemblée tenue â Nancy (1588). Après cet acte, et malgré la défense de Henri 111, il osa entrer dans Paris : il y fut reçu avec enthousiasme par les Parisiens qui se battirent pour lui contre les soldai» du roi (journée des Barricades). Henri, courroucé, dissimula, et convoqua les états-généraux à Llols pour y traiter de la réforme du royaume. Le duc de Guise s'y rendit: à peine était-il arrivé qu'il fut assassiné dans te château royal par des gardes a posté* à la porte du cabinet du roi (23 déc. 1588 ). Son frère, Louis de Lorraine, cardinal , fut lui-même mis à mort le lendemain. La mort du duc de Guise • fourni le sujet de quelques tragédies , parmi lesquelles nous citerons Us Étals de Blois . par M. Raynouard, 1814.

cuise (Louis H, cardinal de), frère de précédent, promu à l'archevêché de Reims en 1556, devint l agent le plus télé des intrigues de son frère: aussi Henri III le fit-il mettre à mort le lendemain de la raort du duc de Guise.

guise (Charles de lorraine, duc de), fils du due Henri de Guise (le Balafré) et de Catherine de Clèves, né en 157 1 , fut arrêté après le meurtre de son père et détenu à Tours; Il avait 17 ans. Il parvint à s'échapper en 1691 et prit d'abord les armes contre Henri IV, mais il fit bientôt après sa soumission. Après la mort de Henri IV, le duc de Guise conduisit la Hotte armée contre les Rochelois; mais ayant inspiré de l'ombrage à Richelieu, il se retira en Italie où il mourut en 1640.

cuise , Henri 11 de lorraine, due de) , 4' fils de Charles de Lorraine, duc de Guise, né en 1614, fut daborddestinéàI'Eglise:ilavaitéténomméàlarche-

vêché do Reims ; mais devenu l'aîné de sa Camille, il rentra dans le monde. 11 eut même une fâcheuse célébrité par ses aventures galantes. H se jeta dans le parti du comte de Soiasons, Louis de Bourbon, quitta la France avec la comtesse, et fut en son absence condamné par le parlement de Paria avoir la tête tranchée; mais il ût sa paix avec la cour en 1643. 11 est surtout célèbre par la part qu'il prit, en 1647, à la révolte des Napolitains contre l'Espagne {Voy. masaniello). Il se trouvait alors en Italie et fut choisi pour chef par les rebelles ; il déûl les troupes espagnoles commandées par don Juan , et saisit les rênes du gouvernement. Mais ses galanteries indisposèrent, dit-on , contre lui quelques nobles de Naples, qui ouvrirent les portes de la ville à l'ennemi. Le duc de Guise fut fait prisonnier et conduit en Espagne , où il resta jusqu'en 1652. En 1665, il fut nommé grand-chambellan de France, et mourut en 1664 , aans laisser de postérité. Il a rédigé des Mémoires sur son expédition de Naples, qui ont été publiés par son secrétaire Saincty on, Paris, 1668, in-4, et 1681, in-12.

cuiSE(Ch. de) , cardinal de Lorraine. Voy. lorraine.

cuise (Jacques de), historien. Voy. cuyse.

GUISSONA, Cissa, ville d'Espagne, à 13 kil. If. E. de Cervera ; 2,200 hab. Belle église collégiale.

GU1TRE, ch.-l. de canton (Gironde) , a 14 kil. N. E. de Libournet 1,100 hab.

GUIXAR, lac du Guatimala (San-SaWador) , reçoit la rivière Millan et s'écoule dans l'Océan Pacifique par une rivière dite aussi Guixar ; il a 90 kil. de tour. Il renferme une tle boisée où l'on voit les ruines d'une ancienne ville, nommée Zacualpa.

Gt'IZENY, ville du dép. du Finlsterre, à 28 Ml. N. E. de Brest; 3,039 hab. Chevaux excellents.

GUIZOT (madame), demoiselle Pauline DE mu lam, née à Paris «-n 1773, morte en 1827, était fille d'iT receveur général de la généralité de Pari». Ruinée par la révolution , elle se réfugia dana les lettres, publia d'abord des romans : les Contradictions, 1799; la Chapelle d'Ayton, ou Emma Courtenay; donna à partir de 1801 d'excellents articles de littérature dans le Publiciste, que Suard venait de fonder; épousa en 1812 M. Guizot, qu'elle seconda dana quelques-uns de ses travaux, et publia depuf divers ouvrages d'éducation : le Journal d'une mère, les Enfants, 1812, recueil de contes pour le premier âge: f Ecolier, ou Raoul et Victor, roman moral qui fut couronné par l'Académie; Nouveaux Contes , 1823; une Famille (ouvrage inachevé, qui a été depuis terminé par madame Taatu); Education domestique, 1826. Ces ouvrages, qui offrent av ec une morale pure une élévation peu commune de pensées, sont des modèles du genre. On a dit que l'on trouvait en madame Guisot la parfaite harmonie de la raison et du cœur.

GULD1N (Paul), mathématicien suisse, né â St- Gall en 1577, mort â Grals en 1643, abjura la religion protestante en 1597, entra chez les Jésuites et professa les mathématiques â Rome. On a de lui plusieurs dissertations scientifiques, entre antres Problema arithmeticum de rerum combinatiombus , etc., Vienne, 1622; Problema geographicum de mot» terras ex mutatione eentri gravitatis, 1622: il y pose ce théorème qui a conservé son nom , que toute figure formée par la rotation d'une ligne ou d'une surface autour d'un axe immobile est le produit de la quantité génératrice par le chemin de son centre de gravité.

GULF-STREAM, grand courant de l'Océan AtUnlique, qui fait suite au courant Equinoxial, commence vers le canal de Itaharna, suit les côtes de l'Amérique du Nord jusqu'au banc de Terre-Neuve , se dirige alors directement â l'E. vers l'Europe, où il se perd dans le courant des Tropiques. 11 ac reconnaît â la température élevée de ses eaux, â

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