GUTT
qui M seraient pas nécessaire? à l'entretien de ce corps, reviendraient à l'état, et se réserva la nomination des évoques. En 1540 il fit déclarer la couronne héréditaire dans sa maison. Si l'on en excepte quelques troubles excités par le clergé mécontent et par Christian II, qu'il réprima facilement, il contera le reste de son règne à faire prospérer l'agriculture, à encourager le commerce, à foml'" îles écoles publiques, et à créer une marine. Son» lui le luthéranisme n'établit irénéralemcnt en Suède.
GUSTAVE II OQ GUSTAVE-ADOLPHE , surnomme U
Grand, roi de Suéde, né en 1594, suecéda à son père Charles IX, en 101 1. Il se forma un conseil d'hommes de mérite, à la tCle duquel il plaça le chancelier Oxensticrn. La Suède était alors en guerre .ivre troi- puissances, le Danemark, la Russie et la Pologne ; il conclut la paix avec les deux premières (1 C 13 et 1617) , et força la troisième , par Jeux victoires remportées, l'une en 1626, près de Wallhof en Semigalle, l'autre en 1628, à Stuhm, dans la Prusse occidentale, à lui céder toutes les places fortes de la Livonie et de la Prusse polonaise. Après avoir ainsi terminé celte «lierre, Gustave fit alliance avec les princes protestants d'Allemagne contre l'empereur Ferdinand II , dont les généraux . Tillj et Wallenstein , avaient soumis l'Allemagne jusqu'aux bords de la Baltique, et se mit à la tète du parti protestant. Gustave s' embarqua en 1630, traversa en vainqueur.au milieu de l'hiver le plus rigoureux, laPoméranie, la Marche de Brandebourg et la Saxe , et vint remporter une sanglante victoire à Leipsick sur Tilly, en 1631. L'année suivante , après avoir soumis les électorals de Trêves, de Mayence et du Rhin , après avoir forcé le passage du Lcch contre Tilly, qui j fut blessé mortellement , il engagea une grande bataille contre Wallenstein à Lutzen ; la victoire fut gagnée, mais 11 périt dans l'action (1632). Gustave-Adolphe, au milieu de ses guerres, avait encouragé le commerce, l'industrie et les lettres dans ses états, et avait fondé la première cour de justice (1614). Il eut pour successeur sa fille Christine. L'histoire de Gustave- Adolphe a été écrite en français par Mauvillon, Amsterdam, l7fi4;enall.parGfrœrer,Stuttg., 1839.
Gustave m, roi de Suède, né en 1146, succéda à son père Adolphe-Frédéric en 1 771. Sans employer la violence , il sot faire accepter par les états une constitution nouvelle (1772) qui rendait i la couronne son ancienne autorité , dont la noblesse et le sénat l'avaient dépouillée depuis Charles XII. En 1788 éclata une guerre avec la Russie : la flotte suédoise tut battue le 17 juillet à Hogland. Pour comble de malheur, le Danemark fit alliance avec la Russie contre la Suède, et envoya une armée assiéger Gothemhourg. Cependant Gustave , secondé par 2,000 Dalécarliens, et grâce à la médiation del'Ancletcrre, de la Prusse et de la Hollande, força le Danemark à signer un traité de neutralité. Il continua la guerre avec la Russie, et par une victoire navale remportée dans le détroit de Suensksund. amena aussi cette puissance à signer la paix à Van ia (14 août 1790 . La même année, il força la diète d'accepter l'acte d'union et de sûreté, qui investi*sait le roi du droit de paix et de guerre. Mais dès lors sa perte fut jurée par la noblesse : une conspiration s'ourdit contre lui, et, dans la nuit du 15 an 16 mars 1792. au bal masqué de la eour, un nob! Miédois, AnkaMrœm, lira sur lui à bout portant n coup de pistolet. Gustave survécut quatorze jo.irs ■sa blessure. Ce prince était instmit, et encouraeeait les lettres et les arts: il fonda une académie à Stockholm, et enrichit son musée de collections précieuses. Nous avons de lui des Discour*
tes Ultret et de» Pièces dramatiques, qui ont été traduites du suédois en français, par M. Dechaux. Paris.
*03, etc., S voL in-3. et des Mémoires. Ilauu»., lo*«.
Gustave iv, roi de Suède, né en 1778 , fut proclamé roi après la mort de son père Gustave III (1792), n'étant âgé que de quatorze ans. La tutelle fut déférée à son oncle, le duc du Sudermanie. U se vit dépouillé de la Finlande par la Russie, de Slralsund et de Rugen par la France, avec laquelle il s'était follement mis en hostilité. Il s'aliéna l'esprit des Suédois pour avoir injustement cassé le régiment des gardes, corps d'élite composé de nobles, et fut en 1809 contraint d'abdiquer; le due de Sudermanie, son oncle, lui succéda sous le nom de Charles XIII. Depuis, Gustave vécut sous le nom de comte de Holstein-Goltorp, et ensuite sous celui de colonel Gustawson , alternativement en Allemagne, dans les Pays-Bas et en Suisse, il est mort à Sainte Gall en Suisse en 1837. — U a laissé un fils, né en 1799, qui prend le titre de prince de Wasa ; ce prince est au service de l'Autriche et a rang de général.
Gustave (Charles-), roi de Suède. Voy. CHARLES X (à la série des rois de Suède).
GUSTAV1A, ville de l'tle Saint- Bar Ihélcmy (Antilles suédoises), sur la côte occid. ; 800 maisons.
GUSTROW, ville murée du grand-duché de Mec klcmbourg-Schwérin, à 60 kil. N. 0. de Schwérin ; 7.700 hab. Ch.-l. du duché de Meekletubourg-GUstrow. Tabac, bougies, etc. Commerce maritime.
GUT^ouJUTA:, même nom que Gotki, peuple de la Scandinavie mérid., est un reste des Goths dont l'émigration au-delà de la Baltique ne fut point universelle {Voy. goths). Ils allèrent sous le nom de Jutes, les uns occuper le Jutland, les autres fonder en Bretagne le roy. de KenU
GUTENRERG. Voy. guttemberg.
GUTHR1E (William), écrivain écossais, né en 1708 à Urechen , dans le comté d'Angus, mort à Londres en 1770 , vint à Londres après avoir exercé pendant quelque temps dans son pays I* profession de maître d'école; se mit aux gages des libraires et du gouvernement, et composa un grand nombre d'ouvrages historiques. Le seul de ses écrits
Îui soit généralement connu aujourd'hui est la rammaire géographique, historique et commerciale, attribuée au libraire Knox, et dont la partie astronomique est due à James Fcrgnson. Cet ouvrage a été fréquemment réimprimé (la 21* édition a paru à Londres en 1810, 1 vol. grand in-8 avec cartes), et a été traduite en français |>ar MM. Noël et Soûles, Paris, 1807, in-8, avec atlas.
GUTSTADT , ville des États prussiens (Prusse), sur l'Aile, à 19 kil. S. E. de HcHsberg ; 2,050 hab. Draps , (11 , toiles ; eau-de-vie de grains.
GuTTEM BERG ou GUTENRERG (Jean), inventeur de l'imprimerie, né à Mayence en 1400, d'une famille noble nommée Sulgeloch zum Gulenberg. mort en 1468, vint vers 1424 s'établir à Strasbourg : il parait avoir fait dans cette ville les premiers essais du nouvel art, en 1436 ou 1440, en employant des caractères mobiles en bois. Après avoir dépensé de grandes sommes dans ses premiers essais, il retourna vers 1443 à Mayence, s'y associa en 1450 à \ Fust, avec lequel il imprima la Diùlia latina, dite aux quarante-deux lignes, puis rompit celte association et forma à lui seul, en 1456, un nouvel établissement qu'il conserva jusqu'en 1465; il fut nommé à celle époque gentilhomme de l'électeur Adolphe de Nassau. Guttemberg rte mit son nom à aucun des livres qu'il imprima , de sorte que l'on ne peut déterminer avec certitude les ouvrages sortis de ses presses. On a souvent contesté à Gut- Uwuberg l'honneur de sa découverte, mais toujours sans preuves suffisantes. Depuis 1640, les libraires de l'Allemagne et les habitants de Strasbourg célèbrent tous les cent ans en I honneurdeGuttemberg la fête de l'invention de l'imprimerie. On lui a élevé à Mayence en 1837 une statue en bronze, dont la modèle est dû à Thorwaidaen. Strasbourg a éri^é en
GUYA
GITYE
son honneur en 1840 une statue dont le modèle a été fourni par M. David d'Angen.
GUY. Vov. cui.
GUYANA (vieca-). ville de la république de Vénésuela (Orénoque), sur lOrénoque, à 200 ail. N. E. d'Angoetura ou Nueva Guyana.
GUYANA (m>: VA-GUYANA OU EAH-THOnX-DK-LA-). Voy. ANCOSTURA.
GUYANE ou GUIANE, Guayana en espagnol, région de l'Amérique méridionale, forme une Ile qu'entourent l'Atlantique, l'Amazone, le Rlo-Negro, leCaasiqulare et I Orénoque, et • étend tle 52° à 7l« long. 0. et de 4« lat. S. à 9* lat. N. — La Guyane •e divise aujourd'hui en cinq parties :
f Guyane colombienne (ci-devant espagnole) , la plus septentrionale de toutes ; elle Is'étend, sur l'Océan , depuis l'embouchure de l Orénoque jusqu'au cap Nassau, et dans l'intérieur, le long de l'Qrénoque jusqu'au-delà de l'équatenr. Cette vaste étendue de pays, qui comprend plus de 350,000 kil. carrés, n'est habitée que par 46 à 50,000 colons. Elle est comprise dans le département de lOrénoque, jadis un des douze de la Colombie et aujourd'hui partie de la république de Vénésuela. Capitale, Angostura ou San-Thome-de-la-Guyana.
2« Guyane anglaise, au S. de la précédente. Elle s'étend le long de la cote de l'Océan jusqu'au fleuve Corentln qui la sépare de la Guyane hollandaise. La Guyane anglaise a 38,000 kil. carrés, et 110,000 colons, auxquels 11 faut ajouter un grand nombre de nègres marrons qui vivent dans le«bois. Elle se divise en deux gouvernements : Easequebo- Demerary (ch.-l., Georgetown), et Berblce (ch.-l., Nouvel-Amsterdam). Elle faisait jadis partie de la Guyane hollandaise : mais les Anglais s'en emparèrent en 1808 et se la firent céder en 1814.
3» Guyane hollandaise, ou district de Surinam, entre la Guyane anglaise au N. 0. et la Guyane française au S. et a l' E., dont elle est séparée par le Maroni. Le Surinam traverse toute la colonie ; 1 1 5,000 kil. carrés; 90,000 hab. dont 60.000 esclaves. Ch.-l., Paramaribo. Cette partie de la Guyane fut primitivement colonisée par les Anglais. Les Hollandais l'envahirent en 1667, et elle leur fut assurée par la paix de Breda (1667]. Pendant la révolution francise et lorsque la Hollande fut tombée au pouvoir des armées républicaines, les Anglais s'emparèrent de toute la Guyane hollandaise; ils la restituèrent Ion de la paii d'Amiens (1802): mais en 1808, avant de nouveau pris une partie de la Guyane hollandaise (celle qui forme auj. la Guyane anglaise) , lis se la firent céder définitivement en 1814. [Voy. ci-dessus).
4» Guyane française, appelée an ivii« siècle France équinoxiale, entre la Guyane hollandaise au N. 0., et le Bré»|| au S. et au S. 0. Ses limites de ce côté n'ont pas encore été réglées; l'Oyapoc lui sert de frontière provisoire » 160,000 kil. carrés; 23,361 hab. dont 16,706 esclaves. Ch.-l., Gayenne; autres villes principales: Remire, Roura, Sinnamary. Les premiers établissements français en Guyane datent de 1604: les Anglais s'en emparèrent en 1664, et les Hollandais en 1676, mais ila ne purent s'y maintenir. Le» Portugais s'en rendirent maîtres en 1809 et s'y maintinrent jusqu'en 1817, époque à laquelle ces établissements furent restitués à la France.
5* Guyane brésilienne (ci-devant portugaise), la plus grande des cinq Guyanes, est située au S. des deux Guyanes colombienne et française, entre le Rio- Négro, le fleuve des Amaxones et les Cordillières, jusqu'à l'Océan où elle se termine par le cap Nord. Ce vaste territoire, d'une étendue de près de 1.300,000 kil. carrés, est à peine peuplé. On y compte plusieurs petites villes dont les principales sont: barra-do-Rio-Négro, Alemquer, Barrelos, Olivcoça, etc. La Guyane brésilienne appartenait nomi-
nalement à la France ; mais celle-ci la céda au Portugal en 1713, et ce dernier la perdit avec le Brésil.
La Guyane renferme un assez grand nombre de montagnes, mais tontes peu élevées : le pic de Duiva. point culminant, n'a que 2,600 mètres environ : la principale chaîne, ou Cordillièredu Nord, sépare le bassin de l Orénoque de celui de l'Amazone, et prend successivement les noms de Parime, Paraealna, Acaray, Tumurumaque. De nombreuses rivières en descendent ; les principales sont : le Cachipuc, le Berbice, la Demerara, l'Essequebo, l'Ovapoo, le Surinam, la Mana, l'Approuague, le Maroni, le Rie- Négro, le Rio-Branco, etc. Le climat est varié suivant les hauteurs, et généralement brûlant, surtout le long de la mer; vastes forêts; nombreux marais, d'où une grande humidité, et un climat insalubre. Le sol, d'une fertilité rare, produit toutes les denrées alimentaires des tropiques, des bois odorants et colorants, etc. Les cotes seules de la Guyane sont vraiment aux Européens ou aux puissances issues de colonies européennes : tout l'intérieur est occupé par des peuplades indigènes, dont les plus importantes «ont : les Caraïbes, les Guaraouns, les Guayquinea, lea Guayvas, les Aruacaa, les Accawas, etc.
Selon quelques auteurs . Colomb découvrit luimême la Guyane en 1498; d'autres prétendent
Ïu'elle ne fut reconnue qu'en 1604, par Vaseo lunes. Les tentatives qui furent faites dans le xvi* siècle pour explorer l'intérieur de cette contrée avaient pour but la découverte de l'Eldorado; mais ces recherches furent vaines. C'est au commencement du xvtl* siècle que s'établirent sur les côtes les premières colonies européennes.
GUYARD DE BERVILLE, écrivain français, né Paria en 1697, mort en 1770, se fit auteur i pins de 60 ans ; il donna en 1760 une Histoire de Boyard, et en 1767 une Histoire de Duguesclin, qui furent fort bien accueillies; néanmoins, il vécut dans la gène et mourut à Bicêtre.
eu tard (Laurent), statuaire, né en 1723 à Chaumont en Bassigny, mort en 1786. Victime de l'injustice et de l'envie, il s'expatria, et porta ses talents en Prusse, puis en Italie, ou il mourut. On cite de lui : un groupe d'Enée et Anchise pour le grand Frédéric; des copies de Y Apollon du /•'(■védère, du Gladiateur ; le monument élevé à saint Bernard à animaux, etc.
cutard (madame), demoiselle Adélaïde laiille, connue aussi sous le nom de madame Vincent (du nom de son second mari), née à Paria en 1749, morte en 1803, se distingua dans la peinture, et fut reçue à l'Académie de Peinture en 1783. On lui doit un grand nombre de portraits et de jolies miniatures.
GUYENNE, ancienne province de France, comprise dans le grand-gouvernement de Guyenne-et- Gascogne, dont 11 occupait la partie septentrionale, s'étendait de 3* 46' long. 0. à 1* 2' long. E., et de 44« à 45» 44' Ut. N. Bornes : au S. la Gascogne et le Languedoc, à l'E. le Languedoc, à 10. l'Océan, au N. la Saintonge, l'Angoumois. le Limousin, l'Auvergne. Division : 6 prov., Bordelais. Bazadais, A gênais Pérlgord, Quercy, Rouergue. Ch.-l. , Bordeaux. On distinguait quelquefois deux Guyennes: la H.-Guyenne, au S.; capitale Montauban: la B. -Guyenne au N., capit. Bordeaux. — La Guyenne forme les dép. de la Gironde, du Lot, de Lot-et-Garonne, de la Dordogne et de l'Aveyron, et partlede ceux des Landes et de Tarn-et -Garonne.
guyenne-et-Cascocne (grand gouv. de), le plu» vaste de tous ceux de l'ancienne France, était formé des deux grandes régions qu'indique son nom. Il comprenait beaucoup de provinces secondaires (Voy. Gascogne et ci-dessus ccybhne). dont plusieurs avaient joui d'une cxinten ce indépendante, et il avait, comme la prov. de Guyenne, pour ehef-lieu général Bordeaux. On en aformé huitdép. entiers (Gironde,
GUYO
GUZM
Bordogne, Lot-et-Garonne, Lot, Aveyron, Landes, Gers, H. -Pyrénées ), et partie de cinq antres (Corrèze, Tarn-et-Garonne, H.-Garonne, Ariége, B.-Pyrénées'.
Le nom de Guyenne fut longtemps synonyme de celui d'Aquitaine, dontil paraît n'être qu unecorruption. On ne le trouve employé dans des actes authentiques qu'à partir du commencement du xrr* siècle. L'histoire de la Guyenne est celle de l'Aquitaine et de la Gascogne (Voy. ces noms) Après avoir formé quelque temps un état indépen dant, mais toujours uni d'intérêt à la France, après avoir été un instant réunie à la couronne par le mariage de Louis VU avec Eléonore, héritière des ducs d'Aquitaine (1137), la Guyenne fut portée par la même princesse, en 11&2, aux rois d'Angleterre qui la conservèrent jusqu'en 14S3. Elle fut, à cette époque, réunie à la couronne de France, par le roi Charles VIL Louis XI l'en détacha pour ta donner en apanage à son frère Charles (1469): mais depuis la mort de ce dernier (1472), elle resta toujours unie an domaine royal.
GUYENNE (Charles ne France, duc de), 4* Dis de Charles Vil, et frère de Louis XI, naquit près de Tours en 1446, et porta d'abord le titre de du de Berry. N'étant encore que duc de Berry, Il se mit à la tête de la Ligue du Bien publie, formée
Cr les seigneurs contre le roi, son frère. Après bataille de Montlhéry, Louis XI, dissimulant sa colère, donna à Charles, en échange de son duché de Berry, le duché de Normandie, avec l'hom mage des duchés de Bretagne et d'AIençon ; mais en même temps, il lui suscita des embarras qui le forcèrent bientôt à redemander un nouvel apanage. Après plusieurs offres dérisoires, LouisXI pressé par les attaques du comte de Charolaia flnit par céder à ton frère le duché de Guyenne (1469). Cependant, Charles ne cessa point de conspirer contre son souverain , et il venait de conclure avec le due de Bourgogne une allianco qui ne tendait pas à moins qu'à enlever la couronne a Louis XI, lorsqu'il mourut presque subitement, non sans soupçon de poison (1472).
GUYENNE (Eléonore DE). Yoy. ELÉONORE.
COTEMNB (Guillaume de). Voy. Guillaume.
Guyenne (maréchal de). Voy. cr£qui (Jacques de).
GUY ET (François), philologue et poète latin, né à Angers en I47&, mort k Paris en 1 66S, était prieur de Saint-Andrade. Il accompagna en Italie le fils du duc d'Epernun, depuis cardinal de La Valette On a de lui des Note* sur Tirence, Strasbourg, 1657; sur Phèdre, Upsal, I6C3; sur Staee, Lucien, Lueain, dans diverses éditions de ces auteurs ; des Poésie* latines ; des Epigrammet, un poème intitulé : Supersiùio furent, tive de morte Uenrici magni earmen. Paris. 1610, in-4.
GUY MONO DE LA TOUCHE. Voy. coiaoro.
GUYON (madame), demoiselle Jeanne bouvier de la bothe, célèbre mystique, née à Montargis en 1648, était fille de Bouvier de la Mothe, maître des requêtes. Elle montra de bonne heure un grand goût pour la vie ascétique, et se nourrit de la lecture des écrits de saint François de Sales et de madame de Chantai. Elle voulut se faire religieuse, mais sa famille s'y opposa. Restée veuve à 28 ans avec plusieurs enfants, elle crut avoir reçu une mission divine, abandonna sa famille et ses affaires (1681), et se mit à parcourir le Piémont, le Dauphiné, ainsi que
Ëusieurs autres provinces, répandant partout une «trine qui réduisait toute la religion à l'amour pur de Dieu , et qui conduisait au qulétisme. Après cinq ans de courses, elle se fixa à Paris. Elle • y fit bientôt de nombreux partisans, à la tête desquels il raul placer Fénelon et madame de Maintenon : mais aussi elle eut à y subir toutes sortes de tribulations. Elle fut enfermée dans un couveut, puis à la Bastille et a Yincenm-s, et sa doc- | " éteignit vers 1770.
trine fut déclarée répréhenslble à la suitedeeonférences que dirigeait Bossuet (I69S). Rendue à la liberté après six ans de détention, elle fut exilée i Dixiers près de Blois : elle y passa le reste de sa vie ne s'occupent que de bonnes œuvres, et y mouruten 1717. Madame Guyon avait coin posé un grand nombre d'écrits spirituels ou mystiques, qui forment en tout 39 volumes. On remarque entre autres : Moyen court et très facile pour l'orateon; le Cantique des Cantique* telon le sens mystique; les Torrents spirituel*; les Vers mystiques, composés à Vincennes. Ses Opuscule* mystique* ont été publiés à Cologne, 1704, in-12. On a une Fie de madame Guyon, écrite par elle-même . qui ne parait pas être authentique.
GUYOT DE PROVINS, vieux poète français, né à Provins vers 1150, visita en troubadour les principales villes de l'Europe, alla en pèlerinage à Jérusalem, et Unit par se faire religieux àCluoy. Il composa dans sa retraite, vers 1200, sous le litre de Bible, un poème ou roman satirique, où il blâme les vices des hommes de tous états, depuis les princes jusqu 'aux plus petits. Ce poème, resté en manuscrit, est un des plus anciens livres ou il soit parlé de la boussole.
GU YSE (Jacques de) , cordelier, né i Mons en 1 336, mort en 1399 à Valenciennes, est auteur d'une chronique Intitulée Illuttration de la Gaule Belgique ; Antiquité* du pay* de Hainaut et de la grande cité de* Belge*, aujourd'hui Bavay, imprimée à Paris en 1631 et 1432, in-fol. Elle a été publiée de nouveau en 1826 par Forlia d'Urban sous le titre 6' Anne tes du Hainaut. — Pour la famille historique, Voy. guise.
GL'YTON DE MORVEAU (L.-Bern.). savant chimiste, membre de l'Institut, né à Dijon en 1737, mort en 1816, était lllsd'un professeur de droit. Il entra de bonne heure dans la carrière de la magistrature, et fut longtemps avocat généra) à Dijon; mais il cultiva en même temps les sciences avec ardeur, fit fonder par les états de Bourgogne des cours de sciences, et se chargea lui-même d enseigner la chimie (177&), tout en continuant à remplir ses fonctions de magistrat. On lui doit les fumigations de chlore employées contre les miasmes pestilentiels, ainsi que plusieurs autres découvertes importantes: I eut le premier l'idée de la nouvelle nomenclature chimique (1782), qu'il établit de concert avec Lavoisier (1787). U futdéputé en 1791 à l'Assemblée législative, puis à la Convention, et s'y montra chaud partisan des idées nouvelles. Il contribua puissamment à la fondation de l'Ecole Polytechnique et y remplit lui-même une chaire: U fut enfin nommé administrateur de U Monnaie: mais il perdit cette jdace i la Restauration (1814). Le plus remarquait de ses ouvrages est un Traité des moyens de désinfecter l'air, 1801; on lui doit en grande partie le dictionnaire chimique de Y Encyclopédie méthodique. GUZEL-HISSAR, Magnesia. Voy. cauzEL-HlssAft. GUZM AN (Alphonse ferez de), capitaine espagnol, né i V&lladolid en 1278, mort en 1320, se distingua particulièrement sous le règne de Sanche IV. roi de Castille. Il était gouverneur de Tariffa lorsque celte place fut assiégée par l'infant don Juan, révolté contre son frère. Ce prince, qui avait en sa puissance un des fils de Guxman, menaça le pèrt d'égorger cet enfant s'il ne rendait la place ; Guxman répondit que, plutôt que de commettre une iraht son, il lui prêterait lui-mime un poianard pour tuer son fils, et il lui jeta sa dague par-dessus les murailles. L'enfant fut égorgé; mais don Juan Ait battu et obligé de se retirer. Lopes de Vega a consacré par de beaux vers l'action de Guxman. Ce général servit avec la même fidélité et le même éclat le roi Ferdinand IV, successeur de Sanche. al la reine-mère Marie. Alphonse de Guxman est la tige de l'illustre maison de M«5dina-Sido:iia. qui
GYER
GYZE
cozman (Louise dk), grande régente de Portugal, fllle de Jean Emmanuel Pérès, duc de Médina-Sidonia, épousa Jean de Bragance, qui fut élevé sur le trône de Portugal en 1640, sou* le nom da Jean IV, après la révolution qui enleva ce pays à la domination de Y Espagne. Louise de Guxraan contribua
Ruissamment à 1 élévation de son mari, et, lorsqu'il itsur le trône, elle se montra son plus sage et son plut fidèle conseiller. Aussi lanomma-t-il régente en mourant (1658). Elle sut tenir d'une main ferme le* rênes de l'état que lui disputaient les principaux seigneurs, déjoua tous les complots, et força, par la sagesse de son administration, ses ennemis mêmes à la respecter. Lorsque son fils, Alphonse VI, eut atteint sa majorité, en 1662, elle se démit du pouvoir, et bientôt après, abreuvée de dégoûts par les courtisans de son fils, elle se retira dans un cloître, où elle mourut en 1666.
guzman (Eléonore de). Voy. éléonore.
gczman (Gaspard de), comte d'Olivarei et duc de San-Lucar. Voy. ou tarez.
GUZZEKAT ou GOUUJ ERATE, province de l'Hindoustan, au N. 0. de la presqu'île en-deçà du Gange, entre 2l»-24° lat. N. .• la partie S. 0. forme une presqu'île comprise entre les golfes de Cutch et de Cambaye: 600 kil. sur 250: 6,000,000 d hab. Le Guzzerat peut se diviser en Gutxerat indépendant et Guzzerat anglais. Le Guzzerat anglais comprend le territoire qui environne le golfe de Cambaye et la partie méridionale de la presqu'île ; il est dans la présidence de Bombay dont il forme quatre districts ( Surate , Baroutch, KaTra, Ahrnedabad ). Le reste du pays, qui compose le Guzzerat indépendant, obéit à an chef mehratte qui se reconnaît tributaire des Anglais. Les Portugais ont deux établissements importants dans le Guzzerat : Daman au S. de Surate, et Diu dans l'île de ce nom. Le sol du Guzzerat est plat et marécageux; il est arrtwé par le Mahy, la Nerbedda, le Tapti, etc., qui souvent l'inondent dans la saison pluvieuse (de juin à septembre). On recueille dans celte contrée de riches moissons de céréales, des plantes oléagineuses et tinctoriales. Les forêts y sont fort étendues et remplies d'animaux dangereux. Les campagnes nourrissent beaucoup de bétail ainsi que de chevaux. Le commerce est fait en général par des Banians; les paysans appartiennent à la race des Soudras (Voy. brahmanisme ). Dans le Guzzerat indépendant habitent un grand nombre de tribus radjepoutes et mahratles dont les principales sont les Cou lies et les Bhiis ; elles se signalent toutes par leur amour pour le vol et le pillage. — Les Radjepoutes dominèrent les premiers dans te Guzzerat; les Musulmans les en chassèrent en 1022; le pays fut envahi par les Afghans en 1202, par les Mogols en 1297; en 1390 les Radjepoutes parvinrent à reconquérir la souveraineté, à la raveur de l'invasion de Tamerlan ; en 1512 Akbar réunit de nouveau le Guzzerat à l'empire des Mogols ; mais après la mort d'Aureng-Zevb, 1707, il devint la proie des Mahrattes. En l780"les Anglais en conquirent une partie, et bientôt ils étendirent leur inQuence sur la contrée tout entière.
GY, ch.-l. de canton (H.-Saône). à 17 kil. E. de Cray ; 2,900 hab. Grand commerce de vins.— Jadis place forte importante.
GYARMATH-BA LASSA, ville de Hongrie (Neograd), sur l'Ipoli, à 35 kil. S. E. de Karpfons
GYAROS, auj. Chioura ou Joura, une des Cyclades, à TE. de Céos, au N. d'Andros, fut un des lieux d'exil de» Romains sous l'empire. Cette île est aujourd nui presque déserte.
GYERGYO-SAINT-M1KLOS, ville de Transylvanie, à 33 kil. N. E. de Neumarkt; chef-lieu du îercledeGyergyo Nombr Arménieus cuinmercaoU,
GYGËS, roi de Lydie, fondateur de la dynastie des Mermnades, était d'abord le favori du roi Candaule. Ce prince, fier de la beauté de sa femme, la lui fit voir toute nue. La rein* ainsi outragée donna à Gygès l'alternative de périr lui-même ou de faire périr Candaule. Gygès prit le dernier parti, épousa la reine et monta sur le trône l'an 708, ou, selon d'autres, 718 avant J.-C. 11 régna paisiblement jusqu'en 680 ( ou 670 ). Platon, dans sa République, fait de Gygès un berger, et raconte qu'ayant trouvé dans les flancs d'un cheval d'airain un anneau merveilleux qui rendait invisible celui qui le portait, Il en profita pour séduire la reine et pour assassiner Candaule. Cicéron a reproduit le même conte (De Officiis, 111, c. 9).
GYLIPPE, fameux général lacédémonien, né vers l'an 450 avant J.-C., battit les généraux athéniens Nicias et Démosihèns devant Syracuse, l'an 414 avant J.-C., accompagna Lysandre au siège d'Athènes, et rut chargé par lui de faire transporter i Sparte 1,500 talents. Il s'en appropria par fraude 300; mais ce vol ayant été découvert, il fut forcé de s'expatrier pour échapper au supplice.
GYLLENBORG (Charles, comte de), homme d'état suédois, né en 1679, mort en 1746, fut ministre de la cour de Suède en Angleterre sous Charles XII, devint secrétaire d'état en 1718, fut 1 adversaire constant de Horn, chef de la faction des Bonnets, et se mit à la tête du parti des Chapeaux, qui favorisait l'indépendance nationale et voulait opposer l'alliance de la France à l'influence de la Russie. Il réussit à faire prévaloir ses vues aux diètes de 1734 et 1738, fut mis à la tête du ministère, conclut avec la France une alliance pour dix ans et fit déclarer U guerre à la Russie.
gvllenborc ( Gustave-Frédéric) , poète suédois, né vers 1730, mort en 1809, était conseiller de la chancellerie, mais il abandonna les affaires pour les lettres. Il a laissé des satires, des odes, des fables, un poëme épique ( le Passage de* Il du par Chartes XI ), et des poèmes didactiques ( Y Hiver, le Printemps, etc.)
GYLLIUS. Voy. cilles (pierre).
GYMNESIES (Iles). Voy. Baléares.
GYMNOSOPH1STES, c'est-à-dire philosophes nus, secte de philosophes indiens. Us ont été ainsi appelés par les Grecs parce qu'ils étaient toujours nutête et nu-pieds. Ils faisaient profession de vivre dans la retraite, de fuir le mariage et de mépriser la douleur. Calanus, l'un d'eux, se sacrifia en montant sur un bûcher devant Alexandre et devant toute l'armée macédonienne. Trois siècles plus tard, un autre Gymnosophiste, nommé Zarmenochégas, se brûla dans Athènes devant Auguste.
GYNDES, Kara-sou, riv. d'Assyrie, sortait demonts Matiani et tombait dans le Tigre. Cy rus ayant campé sur ses bords, un de ses chevaux y tomba, et s'y noya. Le prince irrité, voulant punir le fleuve, fit creuser 360 canaux par lesquels ses eaux s'écoulèrent, mais les canaux se comblèrent, et avec le temps la rivière reprit son cours.
GYONGYOS, ville de Hongrie (Hevesch), à 32 kil. N. 0. de Heves; 8,000 hab. Lainages, couvertures, etc. Commerce de vins.
GYPSIES (pluriel àeGypsy), par corruption pour Egyptiens, nom donné par les Anglais aux Bohémiens. Voy. BOHÉMIENS.
GYRALDUS. Voy. ciraldi.
GYRGEH, ville de la Hte-Egypte. Voy. djirdjeh.
GYTHIUM. auj. Kolokythia ou JtfaratAo*Mi,v. sit. sur la côte orientale du golfe Laconique, au N. de Laas, fut prise par les Romains l'an 195 av. J.-C.
GYULA, ville de Hongrie (Transylvanie), à 38 lit. N. 0. de Zarand: 4.300 hab. Chaleau. On y *l*wj beaucoup de bétail. Elle se nomme en latin : Juîia
GYZEH, ville de la Moy.-Egypte. Voy. djizeu
HABS
HAÇA
HAARLEM , ville de Hollande. Voy. hakles.
HABA (la), ville d'Espagne (Badajoi). à 7 kil. S.O.deViHanueva-de-la-Serena; 3,050 hab. Toiles.
HABACUC, un des 12 petiU prophètes, a laissé trois chapitres, dans lesquels il prédit la captivité desJuifsco Chaldéeet leur rétablissement dans leur patrie. 11 vivait, à ce nu on croit , sous le règne du Joachim, vers 600 av. J.-C. Ses prophélies se distinguent par l'énergie et la vivacité des expressions.
UABATou GAKB, contrée d'Afrique, dans I empire de Maroc (Fez), dont elle forme la partie N. 0.. s étend du mont Zalag au détroit de Gibraltar ; elle est baignée par la Méditerranée an N. E., et l'Atlantique à l'O. Ce pays est arrosé par le Louceos et traversé par une chaîne du petit Allas. 11 est très fertile, et compte au moins 300.000 hab. Villes principales Tanger, Tetouan, Larache et Agta.
HA BEAS CORPUS. On nomme ainsi en Angleterre un ordre ou writ adressé par un magistral à un geôlier pour lui enjoindre d'élargir un prisonnier. Ce nom vient des premiers mots de la formule latine dam laquelle l'ordre est conçu. Tout citoyen qui croit être détenu arbitrairement peut, en adressant une requête au lord -chancelier, ou an son absence à l'Un des juges de la cour du banedu roi, obtenir un writ à'habeas corpus; c'est là -une des plus Importantes garanties de la liberté individuelle en Angleterre. Longtemps disputé, ce droit fut déilni- Ovement réglé sous le règne de Charles 11 par un bllt rendu en 1680. Dans les temps de troubles Vhabeas corput fut plusieurs fols suspendu : mais ce oa fut jamais que par un bill spécial du Parlement.
HABELSCHWERT, ville murée des Etats prussiens (Silésfe) , ch.-l. de canton , à 15 kil. S. de Glati: 3,300 hab. Draps, lainages, bas, eau-devie de grains, tanneries, blanchisserie de cire.
HABESCH, nom donné à l'Abysslnle par les indigene* de cette contrée ; le mot Aby\smu en est une corruption. — On étend ce nom à toute la partie de la eftle située sur le golfe Arabique, entre k cap Nos* et le détroit de Bab-el-Mandeb.
HABIBA, Ile de la Méditerranée, sor la cote de 7 Algérie, par 8« 23' long. 0.. 13» 42" lat. N., a 17 ML N. E. du cap Figalo, et à 26 kil. S. 0. du cap Falcon : 4 kil. de tour.
HABSAL ou HAPSAL, ville de la Russie d Europe (Revel). eh.-l. de district , dans une presqu'île, sor la Baltique, à 90 kil. S. 0. de Revel : 1,500 h. Port très fréquenté. Commerce actif. — Fondée en 1279. Les Danois s'en emparèrent en 1559 , les Suédois en 1645 et les Russes en 1710.
HABSBOURG , Habsburoum , ehiteau de Suisse (Argovle) , à 12 kil. N. E. d'Aarau , fut fondé en l'an 1020 ; berceau de la maison de Habsbourg.
HABSBOURG (maison dk). Illustre maison d'Allemagne, qui remonte an vit* siècle et qui tire son nom du château de Habsbourg en Suisse. Les uns la font descendre d'Ethleo , due d'Alsace , né vers •26, mort vers 690: d'autres, des anciens Guelfes; mais sa chronologie ne commence à avoir quel»
Îue certitude -m aoartirdeGoutram-le-hirhe.eomte 'Alsace oe 917 à 954. Radeboto, son petit Hls, bâtit le château de Habsbourg en 1020, et Werner II, un des filsdcRadeboto.prit le premier le titre de comte Habsbourg. Dans la guerre entre l'empereur Henri IV et t'anti-ro! Rodolphe, il embrassa le parti de ce dernier (1077-1080). — Adalbert III, .Trrière-petit-flls de Werner II, succéda à son père Werner III en 1163, fit la guerre en Palestine (1187-91 et 1 196-98), combattit ensuite Berthold V de Zathrtngen et fonda Waldshut: il prit le pre-
mier le titre de landgrave d'Alsace. — Après la mort de Rodolphe II. Ois d'Adalberl III (1232), la maison des Habsbourg se partage en deux branches (rlabsbojrg-iiahfebourg cl tlahsbourg-Lauf enbourg', dont les chers sont Albert IV et Rodolphe fil, son frère.
Branche aînée. Albert IV, lige de la branche aînée ou impériale, eut pour sa part Habsbourg, le comté d'Argovie et les alleux d'Alsace ; il y Joignit par mariage le comté de Kv bourg. Son fils Rodolphe IV agrandit considérablement s«* domaines du côté de la Suisse et acquit en Allemagne le duché d'Autriche : il porta au plus haut degré la splendeur de cette maison et fut appelé au trône impérial en 1273: il rô>na 18 ans 1273-911 tous ie nom de Rodolphe I, et eut pour success. dans se» états héréditaires, et plus tard à l'empire (1298), son Ois Albert (Albert V de Habsbourg, Albert 1 comme duc d'Autriche et empereur). Cependant sous celui-ci les Suisses se révoltèrent , et pendant toute la durée du xiv* siècle et la première moitié du zv*. la maison de Habsbourg s'épuisa vainement à les combattre ; elle se vit successivement enlever la plus grande partie de ses domaines. En 1438 un nouveau prince de la maison d'Autriche- Habsbourg fut appelé au trOne Impérial : il régna sous le nom d'Albert 11 : depuis lui, la maison d'Habsbourg ou d Autriche régna sans interruption sur l'Allemagne jusqu'en 1740 ; cinq ans après , l'héritière de cette maison , Marie-Thérèse , porta ses possessions avec le titre d'empereur dans la maison de Lorraine, qui règne actuellement. (Pour les divers princes de cette maison , Voy. Allemagne, et les art. Rodolphe, ai.be h t. Frédéric, etc.).
Branche cadette. Celte branche eut pour tige Rodolphe 111 , oncle de l'empereur Rodolphe de Habsbourg , et reçut en partage Laufenbourg , Waldshut, N ru Hambourg (sur le lac des Quatre- Cantons) et les domaines de Klekgau. Après la mort de Rodolphe III , cette seconde branche se («rtagea en deux rameaux (les comtes de Habsbourg-Laufenbourg et les nouveaux comtes de Kybourg). Le premier de ces deux rameaux, commencé par Godefrov (mort en 1271). s'éteignit au commencement du w • siècle. Eberhard, tige du second rameau, avait acquis le comté de Kybourg en épousant Anne, hérilièrc de celte maison; il mourut en 1284; sa descendance s'éteignit en 141 5.
HABSHEiM, bourg de France, cb.-l. ne canton (H.-Rhin). à 17 kil. N. E. d'Altklrch:l,600h.Vin* HAÇAN, 5» calife, flls d Ali et de Fatirae, fille de Mahomet, fut élu à Koufa. l'an 660 de J.-C., après la mort de son père qui venait d'être tué dans cette même ville. 11 eut pour compétiteur Moaviah , et consentit à abdiquer après six mois de règne , afin d'éviter l'effusion du sang. Il mourut en 669, empoisonné par un des fils de Moaviah . qui craignait qu'il ne voulût faire valoir ses droits. 11 est compté par les Chyltet au nombre des imanu; après lui l'imamat passa à son frère Hussein.
■açan (eennocr) , le dernier des princes édrissites qui régnèrent en Mauritanie, monta sur le en 954. Attaque par les ObaTdites et les
Ommiades espagnols, il fui ."ait prisonnier et amené à Cordoue; il s'évada, aila rassembler quelques troupes en Egypte, et tenta de reconquérir ses états: mais après quelques succès il fut assassiné par les Espagnols, en 984.
haçavbf.n-sabbah, chef de la secte des Ismaéliens de Perse, connue aussi vous le nom d'Assassins, né en Perse vers 1060. Après avoir occupé
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1m postes le* plus élevés auprès du sultan Malek-tchah, H fut chassé de la cour pour avoir roulu supplanta* le premier ministre, son bienfaiteur; il embrassa alors la secte des Ismaéliens et répandit dans la Perse cette hérésie qui expliquait toute la religion d'une manière allégorique, et tendait à détruire le culte extérieur. 11 se fit un grand nombre de partisans , à la tête desquels il s'empara en 1091 du château d'Alamoul, situé sur une montagne élevée , aux environs de Casbin, dans rirak-Adjémi, et se forma un petit état indépendant. Il s'attacha de fanatiques «éclaires qu'il savait exalter en leur faisant boire un breuvage enivrant (le hatchy ou hatchyeha) , et qui à sa voix couraient assassiner les victimes qu'il désignait. Il sut ainsi, à force de crimes , conserver sa puissance jusqu'à sa mort et étendre ses conquêtes. Il mourut en 1124. Ses successeurs sont connus sous le nom de Vieux ( setgneurt) de la Montagne. Voy. assassins.
haçan-bc7.i tik, c.-à-d. te Grand, chef de la maison des llkanient , avait été nommé par Behaderkhan, gouverneur de l'Asie-Mineure • il s'empara de Bagdad à la mort de ce prince, et fonda on nouvel empire. II mourut vers 1356.
haçan-bes-al-haçan, vulgairement Alhasen, astronome arabe , né à Batsora vers 980 , mort en 1038, fut appelé en Egypte par le sultan Fatimitc Hakcm pour y construire une machine qui devait mettre les habitants à l'abri des inondations du Nil ; il ne put exécuter ce projet , et , pour échapper à la colère du sultan , faignit d'être fou. On a de lui un Traité d'optique, traduit en latin et publié par Risner, Baie, 1572: on trouve dans ce traité des observations dont Keppler tira , ditr-on , grand parti.
HACELDAMA (e.-a-d. champ du sang), champ voisin de Jérusalem, fut acheté avec l'argent qui avait été donné à Judas pour trahir Jésus, et que le traltre,poussé par sas remords, avait reudu aux rhefs de la sy nagogua. Ce champ sarvit depuis de sépulture aux étrangers.
HACHA (aie— de— la— ), ville et rlv. de Colombie. fou. aïo-nr.-LA-BACHA.
HACHEM. Voy. hascheb et beschah.
HACHENBURG, ville murée du duché de Nassau , à 24 kil. N. de Montabaur; 1,800 hab. Château. Toiles, maroquin, tabac; forge, raffinerie.
HACHETTE (Jeanne), de Beauvais, s'est rendue célèbre par le courage qu'elle déploya lors du siège que le duc de Bourgogne, Charlea-le-Téméraire , fit de cette ville en 1472. On la vit monter sur la muraille à la tète de plusieurs autres femmes, arracher l'étendard qu'y plantait déjà un soldat bourguignon , et ranimer par ce trait de courage les assiégés , qui repoussèrent les ennemis. Les historiens varient sur le véritable nom de cette héroïne. | Les ans l'appellent Jeanne Fouquet ou Fourquet, i les autres Jeanne Lainé; il parait que le nom de ' Hachette lui vient d'une hache ou hacheuc dont elle aurait été armée au moment du siège.
bûchette (J.-Nicolas-Pierrej, géomètre, né à Méxièresen 1755, mort en 1834. Il fut de bonne heure remarqué par Mange; devint professeur à l'Ecole Polytechnique dès sa fondation (1794), et y enseigna la géométrie descriptive ; fit partie de l'expédition d Egypte, quitta en 1816 l'Ecole Polytechnique pour entrer à la Faculté des sciences de Paris, et fut admis à l'Institut en 1830. On a de lui, entre autres ouvrages, un traité de Géométrie descriptive, 1822, in-4, qui est encore la base de renseignement pour cette science.
HACKLUYT. Voy. maeldtt.
HACKNEY-SAINT-JOHN, paroisse d'Angleterre (Middleaex), à 3 kil. E. da Londres, dont on la regarde comme un faubourg; 31,000 hab. On croit que «'est à Hackney que furent d'abord employer*
les voitures de louage que les Anglais appelle ut
HADDINGTON. ville d'Ecosse, à 24 kil. E. d'Edimbourg, sur la Tyne, ch.-L du comté d'Hadding ton ; 5,900 h. Le réformat. Jean Knox naq. près de là
HADD1NCTON (comté d ), OU EAST-LOTHIAN , fj|]
Ecosse, a pour bornes au N. le golfe de Forth, au S. le comté de Berwick, à l'E. la mer du Nord, à 10. le comté d'Edimbourg : 40 kil. sur 26; 36.00C hab. Ch. -t., Haddington. Mines de fer, de plomb, de houille ; sol plat et sablouncux sur les cotes, et néanmoins très fertile ; grande quantité de céréales et de légumes.
HADLLN , Hadetia en latin , petit pays du Hanovre, sur la côte septentrionale du duché de Brème : 22 kil. sur 17 ; 15,000 hab. Ch.-L, Otterdorf. Sol plat et au-dessous du niveau de l'Océan.
HADERSLEBEN, ville du Danemark (Sleswig), eh.-l. de bailliage, à 51 kil. N. de Flensborg, sur le Petit Bell ; 3,000 hab. Petit port accessible seulement à des barques. Principal passage du Sleswig à l'île de Fyen.
HADJAR, contrée d'Arabie. Voy. barrai*. — C'est aussi le nom de deux villes d'Arabie, l'une dans l'Hedjax, sur la route de Damas à La Mecque, à 270 kil. N. de Médine; — l'autre dans l'Yémen, à 24 kil. 0. de Sana, sur un rocher. Citadelle.
HADJI (c.-à-d. en arabe pèlerin), nom que prennent les Musulmans qui ont fait le pèlerinage dt La Mecque, pèlerinage que doit Taire au moins unfois dans la vie tout disciple de Mahomet. Ce moïse place devant le nom propre : ex., hadji Moustapha.— lladji commence aussi le nom d'un grand nombre de lieux en Asie; mais ils sont peu importants.
HADJI-KHALFA, savant turc, nommé aussi Kalib-Tchélébi, et Moustapha, savant turc, né à Constantinople vers 1600, mort en 1658, fut premier secrétaire et grand-trésorier du sultan Amuralh IV. On a de lui : Découverte des pensées touchant tes livres et let genres, précieux traité de bibliographie, pub. à L ips.parFlugd,turc-lat.,7 v. m-4, 1 i> 1 <-52 Tables chronologiques depuis ta création d'Adam jusqu'en 1640, Constantin i| le, 1733. in-fol., trad. du turc, en latin par Koehler, en italien par J.-R. Cari i, Venise, 1697; Géographie, en arabe, Constantinople, 1732, etc. ; Histoire de Constantinople. etc. Flugel et Hamaker ont traduit quelques parties de ses écrits.
HADJIPOUR, ville de l'Hindoustan anglais (Ben. gale), dans l'ancien Béhar, à 9 kil. N. de Patna, sur le Gange et le Gondok. Fondée en 1350.
HADLEIGH, ville d'Angleterre (Suffolk), à 13 kil. 0. d'ipsw Ich ; 3,950 hab. Jadis renommée par tes draps, mais presque sans Industrie auj. On croit qu'elle fut jadis la résidence des rois d'Est-Anglic.
HADLEY (sir John), astronome anglais au xvut* siècle, a Inventé l'Instrument de marine nommé octant ou quartier de réflexion. On a de lui ■ Description d'un nouvel instrument pour mesurer les angles, 1731; Observations faites a bord du ChaUm en 1732, etc.
HADRAMADT ou HADRAMAOUT, contrée de l'Arabie méridionale (Yémen), bornée au N. E. par l'Océan depuis l'embouchure du Chabb iusqu au golfe Curia-Muria : 900 kil. de l'E. à 10. Villes principales : Macuba, Sahar, Sedjer, Dofar, Morebal et Haxek, toutes sur la cote. — L'Hadramaut tire son nom de l'ancien peuple des Adramites, qui l'habitait jadis, avec les Sabéens, les Homéritea, etc.
HA DR AN UM, ville de Sicile. Voy.
HAURIA, ville de Vénétie. Voy. adkia.
HADR1AN0P0L1S, enThrace. Voy
HADR1ANUS, empereur. Voy. amies.
HADRIATIGUM mare. Voy. ai.iuatiq« e.
HAOKDMKTIM. en Afrique. Voy. adeometcm.
M.F.MI EXTREMA, Emineh Boroun. cap de la Thrace, au N. E., formait la séparation entre la Mes*.
HAGU