HA11L
persista pas moins dans ses opinions. Plusieurs de ses
ouvrages, noiammeut son Commentaire sur le Sou . Testament, sont à l'Index. On lui doit une édition, encore estimée, de Ptine le Naturaliste, 1685, 5 roi. in-4, et une Collection fies conciles, 17 1 5, 12 Toi. in-L
HA R DOt IN OC PÉRËNXE. Voy. PERÉFIXE.
HARDT [vom der). Voy. von oer rardt.
HARDWlCKE (Philippe york, comte de), écrlrain et homme d'état anglais, né vers 1720, mort en 1770, entra au parlement en 1741 , devint intendant de l'université de Cambridge et membre du conseil du roi. Étant encore à I université, il composa avec plusieurs de ses condisciples, sous le titre de Lettres athéniennes (1740 et 1798), un ouvrage dans le genre du Voyage dAnacharsis qui eut beaucoup de m:-. • Il a été traduit par Chrùtophe /802, 4 vol. fn-12.
HARiY (Alexandre), poète dramatique, né à Paris vers 1560, mort en 1631 ou 1632, composa plus de 600 pièces (tragédies ou comédies) qui pour la plupart sont oui. liées aujourd'hui, et obtint de Henri IV le titre de poète du roi. 11 vécut néanmoins dans la gène. On a imprimé de lui 41 pièces, qui forment 6 vol. in -S, 1623-28 ; la moins mauvaise de ses tragédies est Mariamne. Corneille fit bientôt oublier cet auteur. Hardy travaillait à l'année pour des troupe* de comédiens ; il est le premier qui ait reçu la rétribution qu'on appelle pur( fauteur.
HAREN, noble famille hollandaise, originaire de la Frise, contribua puissamment dans le xvr m6ele à la conquête de l'indépendance des Provinces- Unies, et fournit depuis à la Hollande plusieurs hommes d'état et littérateurs distingues. Les plus eonnus sont Adam de Haren, qui fut proscrit pour avoir signé la pétition des nobles adressée a la gouvernante des Pavs-Ras, I5G6, et fit partie en 1572 de la redoutable association dite des Gueux: — Onno-Zwier de Haren, né à Lceuwardcn en 17 13, mort en 1779, qui occupa plusieurs places émtnentes dans l'administration et cultiva en même temps la littérature avec quelque succès. On a de lui un poftme célèbre, intitulé tes Gueux, dans lequel il célèbre l'affranchissement de son pays auquel ses ancêtres avaient eu tant de part, l a meilleure édition de ce |wëme est celle de 1785. Amsterdam. 2 vol. in-8, corrigée par MM. BlWlerdyk et Feilli.
HARKWOOl), ville d'Anplelerre (York). A 11 kil. N. de Leeds. près de la Wharf : 2,500 hab. Magnifique château dit Harcwoodhnnse.
H ARFLEUR . Caracotinum, v. du dép. de laSeine- Infér., sur la rive droite de la Seine, près de son embouchure, au confluent de la Seine et de la Lésante, à 2 kil. de la mer et à 7 kil. E. du Havre : 1 ,800 hab. Petit port en partie comblé. FaKcnce, raffinerie de sucre, dépôt d'huîtres. — Harfieur était Jadis fortifiée et asscx importante. Les Anglais l'en
emparèrent en 1415, en furent chassé* en 1433, la ' qnicél'ébrale mariagesecret de Louis M V avec M-,d^
à Calcutta, 1809-1814, 3 vol. in-4. M. Silvcstre dt Sary a donné en 1822 le texte arabe avec commentaires: M. Reinaud l'a réédité, 1847-5,'t (cher L. Hactiettef
HARLAY ou I1ARLA1, famille noble et ancienne de France, a fourni i la magistrature et à l'église plusieurs hommes distingués. File se divisait en diverses branches: celle des comtes de Beaumont, des seigneurs de Saney, de Cési , de Champvalon.
harlay (Achille de), l'un des hommes qui ont le plus honoré la magistrature française, était également distingué par l'étendue de son savoir, l'intégrité de ses jugement* et surtout par son courage civil. Il était fils de Christophe de Harlay, conseiller au parlement, puis président à mortier, "et naquit en 1536. 11 fut nommé conseiller à 22 ans, remplaça en 1572 son père dans ses fonctions de président, el fut nommé en 1582, par Henri 111, premierprésldent du parlement, en remplacement de Christophe de Thou, son beau-père. Au milieu des troubles causés par les Ligueurs, il déploya une fermeté inébranlable et montra une fidélité k toute épreuve. Le 12 mai 1588, dans la journée des barricades, alors que le duc de Guise était vraiment roi dans Paris, Harlay, sollicité de reconnaître le pouvoir de cet usur]>ateur, resta fidèle à Henri III, et o?a dire au duc : C'est grandpiti< quand le valet chasse te maître; au reste, mon âme est à Dieu, mon cœur au roi, et mon corps est entre les mains des méchants; qu'on en fasse ce qu'on voudra. On le respecta quelque temps : mais après le meurtre des Guises, il fut enfermé à la Bastille, et il n'en sortit qu'après l'assassinat de Henri III, moyennant une rançon de 10,000 écus. Il se rendit aussitôt auprès du nouveau roi , Henri IV, et usa de toute son influence pour favoriserson entrée dans Paris. Harlav comballitavec p lésion les doctrines uliramon laines : il fit condamner parle Parlement le* livreide M irhn aetdeBellarmir.. Il se démit de sa eharge en 1616, après trentequatre ans d'exercice, et mourut la même année, à l'âge de 80 ans. On a de ce magistrat II Coutume dOrUans, Imprimée en 1583. — Un autre Achille de Harlay. petit-neveu du précédent, fut nu-si premier président du parlement de Pari- (IG89-170T), et jouit de la faveur de lx>uis XIV. Il s'est surtout rendu célèbre par son esprit fin et mordant ; on cite de lui une foule de mots piquants on en fit dans le temps un recueil sous le titre d' llarlœana.
harlay (François m), seigneur de Champvalon, né à Paris en l(i?5. dévint archevêque de Rouen en 1651. puis de Paris en 16?n. Il fut chargé par l ouis XIV de la direction des affaires ecclésiastiques, et eut une grande part à la révocation de l'édilde Nantes. Il présida plus, fois, à partir de 1060. les assemblées du clergé: dans l'as» de 1082, il contraria en plu* d'une occasion les vues de Rn*«uet C'estlin
reprirent en 1440; CharlesVU la leur enleva définitivement en 1450. Cette ville est bien déchue depuis que son port a été comblé, el surtout par •uile de la construction du port du Havre.
HARIRI (Abou-SIbhammed-Alkasem-Ben-AIi), écrivain arabe, né à Bassora l'an 1054 de J.-C.. mort en 1121, est auteur d un Tmiié en vers sur la grammaire arabe, intitulé : Mothat-alirab; mais U est surtout connu par un recueil dit Makamas ou Séances de HariH, espèces de nouvelles en prose et en vers, au nombre de 50. Cet ouvrage est un de» plus populaires de la littérature ara!*. Les six premières séances ont été publiées, arabelatin, par Albert Scbultens, Franeker, 1731, et Leyde, 1740: el les autres dans les Mutes deVQrient, avec des traductions par Reiske et par MM. Jahn,
Mainu u ii II m. d'apoplexie à Conllans, en 1695. C prélat étaitdel'Ac. : il la protégea de tout son pouvoir harlay, seigneur de Sancv. Voy. sancy.
HARLF.M ou HAARI.kM , ville de Hollande (Nord-Hollande), près d'un lac dit aussi lue de Harlem , à 17 kil. 0. d'Amsterdam: 19.000 hab. Evêché catholique. Grande place du marché, église de Salnl-Bavon, où I on remarque an fesj d'orguei de 8,(100 tuyaux. Prinsenhof, h6tel-de-vll|e, etc. Société scientifique, divers établissements d'instruction publique: jardin botanique. Toiles, rubans, passementeries, gares, dentelles.- on y fabriquait Jadis des soieries et des velours fort estimés. Blanchisseries renommées. On cultive a Harlem, mais avec moins de fureur qu'autrefois, des tulipes et «les hvacinthes. Environs charmants.
Rinck, Roscn-Muller, etc. Les Séances de Hariri Harlem est la patrie de Laurent Coster. seul Inouï été imprimées en entier, mais sans traduction, I Yenleur de l'imprimerie, suivant les habitant» de
flARM - 788 - HARO
Harlem : des peintres Van der Helst, Wouwermans,
et de l'helléniste Corn. Schrevellus. — On Ignore l'époque où fut fondée Harlem. Elle soutint en 1572 un siège terrible contre ledued'Albe, qui la prit «prés sept mois, et flt périr la moitié de ses habit mu. en violant la capitulation.
harlex (merde), s'étendait entre les villes de Harlem, 'le Leyde et d'Amsterdam, et communiquait avec le Vieux Rhin et le golfe de l'Y; 25 kil. sur 11. On a nomment réussi à 11 dessécher (1810-1856).
HA R LES (Théooh.-Christophe), érudit allemand, né en 1738 a Culmbach, mort un 1815, fut professeur de littérature grecque et orientale au gymnase de Cohourg (17 6i») , puis directeur du séminaire philosophique d'Erlang (1770 . On a de lui les Vies des philoloyues, en latin, Brème, 1770-2, et une édition fort estimée de la Bibliothèque grecque de Fabriclus, 12 vol. ln-4, Hambourg, 1790- 1812, arec d'importantes augmentations.
11ARLEY .Robert), comte d'Oxford, ministre de la reine Anne, né à Londres en 1GG1 , mort en 1724, fut longtemps le chef du parti tory dans la chambre des Communes. H parvint à renverser la puissance de Marlborough et de Godolphin (17 10), et fut nommé, lors de la formation d un nouveau ministère, chancelier de 1 échiquier et trésorier; il remplit les coffres de la reine sans être fort scrupuleux sur les moyens, et créa dans ce but les loteries royales. 11 fut un des négociateurs du traité d'Utrecht (1713). Jaloux du crédit de Bolingbroke, son collègue, \\ tenta vainement de le supplanter, et fut lui-même destitué brusquement en 1714. Sous George 1, il fut accusé de trahison par le parti whig (1715), et enfermé pendant deux ans à la Tour: mais son innocence fut reconnue par un lugement solennel. 11 vécut depuis dans la retraite, formant une riche bibliothèque et une belle collection de manuscrits. Celte collection se trouve aujourd'hui au Muséum britannique, où elle est connue sous le nom de Collection harléienne.
HARLINGEN. ville de Hollande (Frise), à 20 kil. 0. de Leeuwarden, sur le Zuydcrzéc; 8,000 hab. Murailles, fossés, docks, fortes digues, belles écluses : hdtel-de-ville, ci-devant hôtel de l'amirauté. Toiles à voiles, canevas, moulins à sde, briqueteries, etc. Commerce actif, mais moins qu'autrefois 'avec la Norwége, l'Angleterre, la Baltique).
HARMENOPCLE (Constantin), jurisconsulte du Bas-Empire, né à Constantinople en 1320, mort en 1383, occupa des emplois importants sous les empereurs Cantaruzèneet Jean Paléologue. Ou a de lui un ouvrage précieux, Procheiron nomôn, stu promptuarium jurit civilii, manuel de droit en 6 livres, publié pour la première fois à Paris en 1540, trad. en latin par Bern. Rey (1547), et J. Mercier (1S56,1. On a a ii- i de lui : Hist. du synode, Droit canonique, Diction», des i-erb. n>ec*. trouvé en Î843parM.Mvnas.
HARMERSBACH. ville du grand-duché de Bade. I 17 kH. S. E. d'Offenburg: 2,850 hab. Moulins à ■des. à huile: forges.
HARMODIUS. lot/, aristocitow.
HARMONIE ou H LU M ION E, Qlïe de Mars et de Vénus, et femme de Cad mus, porta en Grèce les premières connaissances de l'art de la musique. Elle eut un (Ils nommé Polydore, et quatre Qltes, Ino, Agavé, Autonoé et Sémélé. Elle fut changée, ainsi que Cadmus, en serpent. Harmonie était aussi une des divinités cabiriques: elle était alors femme d'Hermès et considérée comme le symbole de l'admirable harmonie qui règne dans l'univers; son nom était synonyme de celui de Vénus ou de l'Amour.
HARMONIE, ville dea États-Unis, dans la partie oc. identale de la Pensylvanie. Rapp s'y établit en 1803 avec des partisans qu'il avait amenés du Wurtemberg, et qui sont connus sous le nom d'Harmonistes. — Rapp donna le nom de Seic-IJarmony
à un autre village qu'il fonda dans l'élat d Indi-ma, sur le Wabash. à 30 kil. de son embouchure. Owen chercha à y établir vers 1825 sa société de coopération ; mais il obtint peu de succès.
HARMOZIE, petite contrée de l'Asie ancienne, dans la Carmanie, vers la partie orientale de la côte N. 0. du golfe Persique.
harmozje , ville de Perse, aoj. gomroun ou
BEN DER ABASSI. Voy BEN DER ABASSI.
HARO, Castrum BiHum, ville d'Espagne (Bur-
Ss), près de la rive gauche de l'Elbe, à 40 kil. N. . de Logrono; 7,500 hab. Vins, eaux-de-vie. HARO [don l.uuis de), ministre et favori de Philippe IV, roi d'Espagne, était neveu, par sa mère, du fameux duc d'Olharèa. Il remplaça son oncle au pouvoir en 1644, administra sagement. Ot la paix avec les Provinces-Unies (1648), et conclut avec la France le traité des Pyrénées (1659); il mourut au milieu de sa puissance, eu lCGl. regretté du loi et de la nation.
HAROERI, divinité égyptienne. Voy. BORCS. HAROLD I, roi d'Angleterre, (Ils du conquérant danois Canut-le-Grand, succéda à son père sur le trône d'Angleterre en 1036, et eut pour compétiteur son frère Hardi-Canut Au moment d'en venir aux mains, les deux frères firent un arrangement par lequel Harold cédait à Hardi les provinces méridionales de l'Angleterre; mais ce prince sut bientôt, par la trahison, se rendre seul maître de tout le royaume. 11 mourut en 1039; son frère exerça sur son cadavre d'horribles vengeances.
harold il, roi d'Angleterre, était Dis du comte Godwin, qui avait joui d'un grand pouvoir sous les règnes précédents. Il se Ot proclamer roi à la mort d'Edouard-le-Confesseur (1066), et battit son frère Tostig qui , soutenu par l'armée norvégienne de Harald III, lui disputait la couronne; mais à peine venait-il de remjK>rter la victoire qu'il fut attaqué lui-même et défait par Guillaurne-le-Conquérant, à la célèbre bataille de Hastings. Iljiérit dans l'action.
HAROMSZKK , comital de Transylvanie entre ceux de Ciik, de Kronstadt, la Valachiê et la Moldavie : eh.-L. lllyefalva: 59 kil. sur 65; 82,000 hab HAROUDJ, chaîne de montagnes de l'état de Tripoli (Fezzan), est une ramification de l'Atlas, et se |>artage en deux chaînes secondaires: l'Haroudjel-Abiad 'c.-a-d. blanc), au S. 0., et l'HaroudJ-el- Açouad (c.-a-d. noir), à l'E., sur la limite méridionale du Fezzan. Ce dernier parait être le mous Aier des anciens.
H A ROUE, ch.-l. de canton (Meurthe), à 24 kil. S. de Nancy, sur le Madon ; 700 hab. Beau château où naquit le maréchal de BasaompieiTe. La terre d'Haroué fut érigée en marquisat au xvu* siècle en laveur de la maison de Bassompierre.
HA ROUN-AL-R ASCII ID (c.-à-d. le Justicitr), célèbre calife d'Orient, de la race des Abbassldes, né à Rei (Médie), en 765, mort à Thous en 809, s'était déjà distingué en combattant dans l'Asie- Mineure les troupes de l'impératrice Irène, lorsqu'il remplaça sur le trône, en 786, son frère Mouça-al- Hadi. Ce dernier, jaloux des succès de llaroun, était, dit-on. sur le point de l'assass-rner, lorsque leur mère commune, se voyant inévitablement réduite à n'avoir plus qu'un dis, prétéra se défaire du calife, llaroun éleva l'empire des califes d'Orient à son plus haut degré de splendeur. Il flt d'immenses conquêtes en Asie, et battit en plusieurs occasions Irène et Nicéphore. Il étendit ses relations jusqu'en Occident, et sollicita l'alliance de Gharlemagne. Haroun protégea les arts et les lettres et s'entoura d'une cour magnifique : maison lui reproche sa cruauté. Il flt périr plusieurs membres de sa propre famille dans d'horribles supplices. Au nombre de ses victimes, on cite la famille des Barm cides. Voy. ce nom.
HARP - 789 - HARR
HARPAGE, satrape mèdt, fut chargé, au rapport d Hérodote, par Aslyage, de faire périr Cyrus, oui venait de naître, et m contenta de donner 1 enfant à un berger pour l'exposer. DU ans après, Astvage , informé de l'inexécution de son ordre , punit Harpage en lui faisant manger le corps de son propre Bis. Celui-ci cacha d'abord son ressentiment, mais ensuite il se révolu et détrôna Aslyage, de concert avec Cyrus.
HARPALE, Harpalus, seigneur macédonien, reçut d'Alexandre le gouvernement de Babylone, et la garde de set trésors pendant son expédition dans l'Inde. En l'absence de son maître, il accabla les peuple* d'impôts , dissipa les richesses qui lui étaient conQées, et s'enfuit d'abord à Athènes, puis en Crète, pour éviter un juste châtiment: il y fut assassiné, l'an 325 av. J.-C., parla trahison d'un ami.
harpale, astronome grec, florissait vers l'an 480 av. J.-C.; il corrigea le cycle inventé par Cléostrate, et en proposa un nom eau de 9 ans, qui dans la suite fut corrigé par Méton.
HARPALYCE, fille d'Harpalycus, roi de Thrace, fut accoutumée de bonne heure à porter les armes. Elle repoussa Néoptolème, quiavailenvahila Thrace. Apres la mort de son père, elle se retira dans les bois.- elle y fut prise et tuée par des pavsans dont elle avait volé les bestiaux.— Fille de Cl vménus, roi d'Argos, fut aimée de son propre père, et obtint des dieux, pour échapper k ses poursuites incestueuses, d'être métamorphosée en oiseau.
HARPER S FERRY, ville des États-Unis (Virginie), au confluent du Shenandoah et du Potomak, à 13 kil. E. de Charlestown : grande manufacture d'armes, huit chantiers de construction.
HARPIKS. Voj,. BARPYIES.
HARPOCRATE. dieu égyptien, était le Ois d'Osiria •t dlsis et le symbole du soleil au sortir de l'hiver. Son nom, Har-Pokrat, signifie en égyptien Haroeri fou Horus. nom du soleil) aux pieds moût, c.-à-d. sans force, et indique la faiblesse des rayonsdu soleil de février. Il était représenté sous la figure d'un enfant enveloppé de lances et toujours immobile. On le représentait un doigt sur la t ouche, pour montrer quil était enfant et ne pouvait parler: ce qui le fil prendre à tort, par les Grecs, pour le Dieu du silence.
MARPOCRATION (Valérius), grammairien grec d'Alexandrie, vivait, suivant les uns, du temps de Mare-Aurèle (161 après J.-C.), suivant les autres, du temps du rhéteur Libanius (350). II n'est eonnu que par un Lexique grec des mots employés par les dix grands orateurs de la Grèce. Ce livre a été publié par Aide, 1503 et 1527; par Nicolas Blancard, 1683. et par Gronovlus, 1696. 11 a été réimprimé à Francfort, 1824, 2 vol. ln-8, et à Berlin, par Bekker. 1833, in-8.
HARPONELLY. Harponully , district de l'Inde anglaise (Madras), dans l'ancienne province de Balaghat, est borné au N. et i 10. par la Toumbedra, au S. par l'ancien MaT-wour (Mysore), à l'E. par le district d Adoni. Il a pour ch.-I. une ville de même nom. — Les radjahs de ce district étaient Jad s tributaires des souverains du Bichnagar ; ils le furent ensuite de ceux de Bedjapour, des Mongols «Ides Maltraites. Tippou-SaTb s'empara de ce pays en 1786. mais les Anglais le lui enlevèrent en 1800, et depuis ils en sont restés les maîtres.
HARPYIKS(d/>arpj,,a. rapt, enlèvement), monstre, de la fable, filles de Thaumaa et d'Electre, ou de Neptune et de la Mer , étaient au nombre de trois : Aëïlo. Ocypète. et Céléno ou Iris. On les représente avec un visage de vieille rem me, un corps de vautour et des ongles crochus. Elles enlevaient les viande» i peine servies, ou les souillaient d'une oûeor infecte. On les vil d'abord en Thrace. où elles tourmentèrent longtemps l'Innée; mais Calais et Zéthès, fil, de Uorée, les chassèrent de te pjja,
i elles se retirèrent alors dans les Iles bUopiia 1«. Quelque* savants voient dans les Uarpyies la personnification des venu malsains.
HARRACH (comtes de), noble famille autrichienne, possessionnée en Bohême, remonte au Kilt* siècle et est devenue surtout célèbre à partir du xvi« siècle. Nous citerons: Ferdinand Bouaventure. diplomate, né en 1637, mort en 1706 ; il fut ambassadeur en Espagne sous Charles II, et fit de vains efforts pour assurer la succession d Espagne à la ligne autrichienne ; il a laissé : Mémoires et négociations secrètes, La Haye, 1720, 2 vol., qui contiennent des détails curieux sur la cour de Char les II. — Son fils, Louis-Thomas-Raymond, mort en 1742, lui succéda dans l'ambassade d'Espagne, et protesta en 1702 contre le testament de Charles II. Il rut vice-roi de N api es de 1728 à 1733. — Charles Borromée, d'une branche cadette, né en 1761 , mort en 1829, s'est rendu célèbre comme bienfaiteur de l'humanité; il exerça gratuitement la médecine pendant 25 ans; de 1805 à 1809, .si maison fut ouverte à tous les blessés dont les en virons de Vienne étaient alors encombrés. Il est l'oncle de la princesse de Liegnitx, Augura de Harrach, qui avait épousé en 1824 le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III.
HABRAN, Charrœ, ville de la Turquie d'Asis (Diarbekir) , à 80 kil. S. E. d'Orfa : ch.-I. d'un IIvah. Célèbre défaite de Crasaus. Voy. carrhes.
HARRICANAW, rivière de l'Amérique du Nord (Nouvelle-Bretagne), sort d'un lac du Canada et tombe dans la baie de James. Cours, 40O kil.
HARRINGTON, bourg et port d'Angleterre (Cumberland), sur la mer d'Irlande , à 2 kil. S. de Workington; 1,845 hab Chantiers de construction, belle corderie, usine à fer.
HARRINGTON (James), publidste anglais , m'en 1611 à Upton ( Norihampton ) , mort en 1677. A l'époque de la guerre civile, il fut favorable à la cause du parlement : mais il conserva une telle modération qu'on le choisit pour tenir compagnie au roi Charles I dans sa captivité (1646). Après l'exécution du roi, il vécut quelque temps retire, st composa une espèce de roman politique ou d'uto-
Fie, intitulé Oceana , nom sous lequel ir désigne Angleterre : il y trace le plan d'une république parfaite. Cet ouvrage parut en 1656: il déplut à Cromwell, qui y vit une satire de son gouvernement, et il attira à son auteur quelques persécutions. Sous la restauration, Harrington fut arrêté comme ré-
Kublieain, et fut enfermé à la Tour sous prétextede aute trahison (1661); mais il fut relâché sans qu'on eût rien pu prouver contre lui. Un remède trop violent, qu'on lui avait fait prendre pendant sa détention, altéra sa raison à la fin de sa vie. Outre Y Oceana , Harrington a composé des Aphorismes , où il expose ses principes d une manière plus précise ; il a aussi laissé quelques poésies, mais qui ne s'élèvent pas au-dessus du médiocre. Ses œuvres ont été réunies par Toland , Londres , 1700, et par Birch, 1747. l'Oceana a été traduit en français en 1795, 3 vol. in-8. — Il ne faut pas confondre cet écrivain avec John Harrington , né en 1561, mort en 1612, traducteur anglais de l'Orlando furioso , et auteur des Nugœ anttquœ. harrington (comte de). Voy- stanhope.
HARBiS (John) , compilateur anglais . né vers 1667, mort en 1 7 1 9 » entra dans les ordres, fut secrétaire, puis vice-président de la Société royale de Londres; il est le premier qui ail publié une encyclopédie en langue vulgaire : son ouvrage est intitulé : Lexicon lechnicum ou Dictionnaire universel des sciences et des arts, 2 vol. in-fol., Londres, 1708 : son plan a reçu de Chambers et de Diderot de plus amples développements. On lui doit aussi un Recueil de voyages en latin , Londres, 1705.