HISP
HIPPOCRÈNE (c.-â-d. fontaine du cheval), fontaine de Béotie, sortait du mont Hélicon et était consacrée aux Muiea et à Apollon. Se» eaux avaient
plété,en tre autres Meditationes pro singttlisdiabus, et un écrit singulier: Typtio yeneris humant, où il at> „ t, l*(\ne la vanité de la science humaine et professe nû
Je pouvoir de donner l'inspiration poétique. Le ldau>îereux«-€piicisme.r.esdeuxouvr.»onlàr/w/<»x. .hpv.i mil*. Pérae la fit jaillir de la monURne en H1RPINS, Hirpmi, peuple du Sainnium, entre
la Cainpanie à l'O. et l'A pu lit; i |'E., dans le S. de la Pnnctpauiê Ultérieure des modernes. Us avaient pour villes principales Aquilonia et Comtmum, et furent soumis par Rome vers l'an 290 av. J.-
H1RSCHBKRG, villedes États prussiens (Silésie), ch.-l. de cerele, à 44 kll. S. 0. de Lsagnltl , au confluent du Bober et du Sacken : 6.200 hab. Toiles, linon, draps, bas, papier, imprimerie sur toile, rafrinerie de sucre, etc. Commerce en grains et toiles. Cette ville a été souvent prise et brûlée (1649, 1633 et 1634).— Le cercle d'Uirschberg a 47,000 hab.
HIRSCIIFELD. Voy. heusfxld.
FIlRSlNGEN, bourg de France, ch.-l. de cant (H.-Rhin), à fi kil. S. d'Altkirch, surl'Hl; 900 hab.
HIRSON , ch.-l. de cant. (Aisne), sur l'Oise, à 15 kil. N. E. de Vervins; 2.880 hab. Fil à dentelles; fonderie de poids, etc., forges. Ses fortifications ont été détruites par les Espagnols en 1K50.
H1RSUVA, bourg de la Turquie d'Lurope (Bulgarie), à 90 kil. .N. E. de Sllutrie, sur le Danube. Château-fort.
HIRT1US (A.), général romain, aecompagna César dans son expédition en Gaule , fut lié a la fuis avec César et Cicéron , et profita de celte position pour réconcilier ces deux personnages. Il fut consul avec Yiblus Pansa après le meurtre du dictateur , 43 ans av. J.-C. 1] marcha aussitôt contre Antoine, et le battit à Modène , mais il périt dans l'action. On lui attribue le vin» livre des Commentaire» de César sur la guerre des Gaule* , ainsi que les livres sur la Guerre d Alexandrie et celle d Afrique. On a aussi sous son nom un livre de la Guerre d'Espagne qui parait peu digne de lui.
HISPAGNAC bourg du dép. de la Loxère , à 9 kil. N. 0. de Florac; 1,400 hab. Mouchoirs et toile de coton.
H1SPALIS, auj. Siville, ville d'Hispanle, dans la Bétique, chez les Turdetani, sur le Bétis, passait pour avoir été fondée par Hercule, c.-â-d. probablement par les Phéniciens (dont Melkart ou Hercule était le dieu).
HlSPAME , Hispania, contrée de l'Europe ancienne, auj. Espagne tt Portugal, était bornée au N. par les Pyrénées , de tous les autres cotés par l'Océan ou la Méditerranée, Elle était arrosée par (i grands fleuves dont le vers suivant ofTre les noms • Sunt Xinius, Durius, Tagus,Anas, Bonis, Ibenu, Les Romains la divisèrent vaguement, d abord en deux régions ( la Citérieure et I Ultérieure), puis
eheVal ailé Pégase la Ht jaillir de la monl frappant le rucher d'un coup de pied.
HlPPODAMlE. fille d OEnomaUs, roi de Pise en Elide. Son père ne voulait la marierqu'à celui qui le vaincrait à la course des chars, et il donnait la mort à tous ceux qui étaient vaincus. Pélops réussit par ruse à le surpasser, et obtint Hlppodamie.dont il eut Atrée et Thyeste. — Une autre Hippodamie était femme de PirithoUs et fille d'Adrastc. 11 s'éleva à ses noces une rixo célèbre entre les La pilhes et les Centaures.
HIPPOGRIFFE (iVhippos, cheval, et gryps, grif ton), le Pégase du moyen âge, est une création du poète iUlien Bolardo, qui imagina le premier cette monture pour faire voyager ses héros fabuleux.l'Arioste l'employa àprès lui.
H1PP0LYTE, fils de Thésée et d'Antlope, reine des Amazones, n'aimait que la chasse, et fuyait le commerce des femmes. Ayant repoussé les propositions coupables de sa belle-mère Phèdre, il fui accusé par elle auprès de Thésée d'avoir voulu la séduire. Thésée, trompé, appela sur son fils la vengeance de Neptune: le dieu, pour le punir, fit sortir de la mer un monstre affreux qui effraya ses chevaux et les entratna au milieu des rochers où le malheureux Hippolyte perdit la vie. On place la scène de cet événement auprès de Tréxène en Argolide. A la prière de Diane, Esculape le sous le nom de Yirbius (vir bis), et depuis il habita près de la déesse dans la forêt d'Aride en Italie.
Hippoo 1 1. 1&.J , evêque et docteur de l'Eglise, dis ciple d'ir énée, évéque de Portus Romœ (sur ieTibre), subit le martyre en 235. On Thon, le 13 et le 22 août. On a sous son nom plus, écrits tbéologiques, un Canon Paschalis où le jour de Pâques est fixé pour 100 ans, •it les Philo* iphou n/"'iu , 1 r.i si£ des hérésies en lOlivr., publ.enl851 à Oxford par M. Miller, en 1852 à Londres par M. Rnnsen. d'alvord attribué â tort àOriirene» HIPPOMÊNE, amant d'Atalante, vainquit cette princesse à la course en semant sur son chemin des pommes d'ur, et obtint ainsi sa main. Voy. atalante HIPPONAX, poète grec, né â Ephèse, florissait vers 540 av. J.-C. Chassé de sa patrie par les tyrans qui l'opprimaient, (I alla se fixer à Clazomène. il s'est surtout exercé dans la satire, et s'est rendu redoutable en ce genre. On n'a de lui que peu de fragments.
HIPPONK. Voy. nippo RF.CICS.
HIPPO.MUM ou K1PPO, dite aussi Yibo ou Ktbona Valentia, auj. Rivona, ville d'Italie, sur la côte occidentale du Brutium, était une colonie loerlcnnc : elle fut prise par 3«?> iv. J.-<;.
Denys-le-Tyran 'an en lroU (Tarraronaise, Lusitanle, Bétique), nuis
.. nuis par Apathoole f39.1> " dn0< iTarraconaise, Galllcie, Carthaginoise, Lusita-
HIR A, de Chaulée, au S. E. est auj. mesched-al. nie« Clique). L'Hispanle, diocèse de la préfecture
HIRAM, roi deTyr, fils d'Ablbal, régna de l'an des Gaules, en eut sept (les cinq précédentes, plus
102.3 à l'an 985 av. J.-C. Il fit alliance avec David le* île* Baléares et la Mauritanie Tingilanc). Sous
et Salomon, fournit l'or, l'argent et les bois de ,l'8 ('olh9 on conserva la division de l'Hispanie en
wdre nécessaires pour la construction du temple cinfl Prov-. maison les dénomma, d'après leurs chefene Jérusalem. Il mourut l'an 1000 av. J.-C.
hiram, architecte tyrien , fut,
sur la
recoin*
lieux .Tarraco, Braccaïa-Augusta, Carthago Nova, . Sî*' Hispalis. — Les principaux peuples
mandation d'Hiram, roi de Tyr, chargé par Sale de l'Hispanie étaient: !• (entre les Pyrénées et l'Ejnon de diriger les travaux lors delà construction da ,,re)' ,e* H^yétes , les Laletani , les Ceretani , les temple de Jérusalem. Il périt, selon une tradition, icônes -, 2» (entre l'Êbre et la Bétique), les lier-
siné par une partie des ouvriers. Ce meurtre fao«<* «ir les deux rives de l'Êbre, les Edetani, çst devenu le sujet d'un mythe allégorique qui ,e9 Lo*e/ani, les Contes tant ; 3» (au N. 0.), les As- J°ue ''n Rrand rôle dans la franc-maçonnerie. tures. les Cantabri, les Artabri, les Callatci; 4» (dans {jJB(:AN. Voy. hvrcan. le* bs»ini du Douro et du Tage), les Vaceœi, les
•Jï M (Jérôme), religieux prémontré et CarP''/a»i. les Vettones, les Lusitani ; 5» (du Tage
«H?iWr.. en théo,°g'o » Prague, né â Troppau en * ,a Béliqne). les Ornant, les Celtiberi, les Celtiei. 9UNa 1 an 1615, mort en 1679, fut élu abbé de ,cs c""'«; G* («n Bétique). les Turduli, les Turde- Mrachow ou Montsion dans la ville de Prague en ,et Rastitani, les liastuloe. — L'Hispanie fut 1669. On a do ce théologien quelques ouvrages le .^aljiléci dès la plus haute antiquité, par des peu-
HiST
HOAxN
pies de race ibériennc, parmi lesqueuj en distingue les Cyneles ou Cynéeien* sur la cote S. £., le* 1 artessieiis, pria de* Colonnes d'Hercule, et lea Sicanes ou SÎcules piès des Pyrénées. A une époque inconnue, mais contemporaine de l'invasion kymrique dans la Gaule , un grand nombre de Celles passèrent les Pyrénées, et. se confondant avec les ibères de l'Hispanie septentrionale, formèrent la race mêlée des Cal libéra. De bonne heure les Phocéens, les Rhodiens, les Massaliotes, les Za-
L^ L h I L 1 \ â , I evàa's' 1 y i ^ M S , ^5^^ïs\ Vni^'l* ts t ci 6 1 t\ X CJi
les «oies orientales de l'Hispanie. Les riche* mines d'or qu elle possédait alors uièrenl ensuite l'attention des Carthaginois qui s'emparèrent du littoral de la BéUque avant 2«i, et qui, de 236 à 219, sous Amilcar, Asdrubal et Annibal, poussèrent 1res loin leurs conquêtes à l'intérieur. De 216 A 206, Rome chassa les Carthaginois el se substitua i leàr doune 2» guerre, de 191 à 17S, lui soumit le oriental entre 1 Êbre et les Pyrénées, iprenant les Car pétant , les Celtiben , les Turdti, les Yaccett . dan» une troisième série de pierres, diLes guerres de ïiriathe (I 43-139) et de Numauce .. 1 *a- 1 i3 . , elle subjugua les Lusuam, les Caifoieà, lea Arvoci. et oon*oli<la son empire sur les Vacoéena et les Cellihères; Mélellus le Baléartque dépeupla les Baléares en 121 ; enfin Auguste assujettit les Astun-s et les Lan labres 21*- 20). Dans l'intervalle, de ai à 7 1 ar. J.-C, I Hrsname avait servi de refuge à Sertonu*. partisan de Ma nus, et proscrit
par Sv lia après la mort de son rival: de 49 à «a, elle avait lutté en faveur des Pompéiens contre César qui n'acheva de ruiner leur parti qu'à la bataille de Munda. Sons I empire. I Hispanie fut très florissante, et elle donna à Rome des écrivains distingués , 1rs Sénèque. les Lucaia. les Martial, el un empereur. Trajan. Ea 406. les Suives, les Alains et les Vandales, en 41 1 les Yisigothe s y éUblirent, et ces derniers devinrent bientôt maîtres de tonte la péninsule. ( \o>j. EsvAcai.)
111SPAMOLA , premier nom donné par les Espagnol* à Saint-Domingue. Voy. haîti.
HISSAR (c.-è-d, château , ville forte du Turkeetaa, à 210 ail. S. K. de Sarnarmnd : chef-lieu du territoire d Hissa r, à l'K. de la Boirkharte.
bissas - riRozEH , ville de l'Inde anglaise ( Calcutta) . ehef-lieu de district, à 145 kii. N. 0. de Delhi. Forteresse inaportante fondée au nv siècle par le sultan Fi roua , au milieu d'un terrain aride qu'il fertilisa en y amenant par dm canaux lea eaui de la Djemnah et du Settedj*. — Le dialriet d Hisser • étend le long de la rive gauche de la Djemnah , et a pour villes principal» , Hisser, Hansy et Sursutty.
BISSA H («WJKL). Vt*y. CmjTEL.
sfiSTKR. roe. istm et rrrticns.
HISTIKK, Huttœa. puis Oreut, auj. Orfo, rille de l tle d Kubée, sur la côte N. O., à l'embouchure du Cal la*.
HlSTIEB, frUtueut, tyran de Milet, fut un de eetu que Darius chargea de garder le pont du Danube, lors de son expédition en Scythie: U empêcha les Ioniens de céder aux conseils de Mil-
tiade qui voulait rompre le pont. Darius en récompense le nomma gouverneur de l'ionie; mais ce prince ayant rétrarté d'autres promesses qu'il lui avait faites. Histléese révolta. Il combattu quelque temps avec suocès les troupes de Darius ; mais vaincu par Ha r page, il fut pris et mis à mort dans la rilte de Sardes. 494 ar. J.-C.
UISTIÊOTIDB, HistiarotU ou Erriœofi* , petit peya de la Grèce ancienne, dans !c Thnssalie. était borné au N. par la Perrforbie , dont le séparaient les monta Camhuniens. à l'K. par I* Pélasgiotide , eu S. par le Pénée, qui le séparait de la The**alio- ! Ude et à 10. par le Pinde, qui le séparai! de 1 Ê- |
pire. Comphi et Pbxstuseo étalent les ▼.prinelpalee. Il tirait son nom d'une colonie d'Hùftce en Eubée H I STRIE. Voy. i strie.
HIT, /iuu uEîopotu dm anciens, ville de la Turquie d'Asie (Bagdad) , sur I Euphrate , rive droite, 4 180 kil. 0. de Bagdad: 1,000 ha h. Naphte et bitume en abondance. C'est probablement de cet endroit qu'a été tiré le bitume qui a terri & la construction dm murs de Babylone.
H1TCHIN, anciennement i/is. Huche rt Byehen, ville d'Angleterre (Hertford), à 23 ail. N. 0. d Hertford; 5.O00 hab. Belle église. Commerce de d riche. Abbaye fondée sous le règne d'Edouard II pour lea Carmélites. — Cette ville est fort ancienne, ela été fondée par les Saxons. Après la conquête des Normands , Guillaume-le-Roux en Ot présent 4 Bernard de Baliol , dont les descendants U possédèrent jusqu'à Jean de Baliol, roi d'Ecosse, qui en fut dépossédé par Edouard II : celui-ci la donna » Robert de Kendale, mais elle rentra dans le domaine de la couronne sous le règne suivant. Richard 11 la donna ensuite i son frère Edmond de Langley, qui U laissa à Edouard, due d'York (depuis roi sous le nom d'Edouard IV). A dater de cette époque, elle a souvent fait partie du
dm reines d'Angleterre.
H LASSA, ville du Thibet. Foy. lassa.
HO ou HEKC (fa colonne du cul), montagne de Chine, dans 1a province d'Ao-Hoeï, département de Liu-tcbeou, est une des 4 montagnes dites saintes par lea Chinois, qui correspondent aux 4 points cardinaux, et sur lesquelles le céleste empereur vient pratiquer diverses cérémonies religieuses; elle correspond au midi .
HOADLY ou HOADLEY (Benjamin), évéque anglican , né en 1676 a Westerbuii (keut) , mort en l?6l, fut évèque de Bangor (1716), puis de Hereford (1721), da Salisbury (1723), et enfin de Windi ester (1724). Grand partisan de la liberté civile et religieuse, il prétendait que le clergé ne devait avoir aucune autorité temporelle. Il eut à ce sujet de vifs démêlés avec le haut clergé : cette controverse est connue sous le nom de controverse buttgorienne. Hoadly était ami de Clara* , et penchait comme lui vers un système religieux très voisin du déisme. Ses principaux ouvrages sont : Mesure de [obéissauce ( 1 7 09), Exposé du sacrement de Us Cène ( 1 735). 11 a mis une excellente notice sur la vie et les écrite de Clark e en tète dm œuvres posthumes de cet auteur (1732).
HOAI-HO, rivière de Chine, naît dans laprov. de Ho-nan, au S. 0. de la ville de Jou-ning. coule vers le S. E. dans les provinces d'An - hoel et Kiang-sou . traverse le lac Houng-tse et se jette dans le Hoang-ho, après un cours de 660 kil.
Hn.vi-kiNG, ville de Chine (Ho-uan), ch.-l. de dép., par 35* 6' lai. N. et 110* 39' long. E.
■oaj-ncan, ville de Chine (Ngan-houï). par 33» 82' lat. N. , et 116» 43' long. E. , à 180 kil. N. de Nan-king el sur le canal impérial. Très grande et très peuplée.
HOANG-IIAI, ou Mer Jaune, portion de la mer de Chine , entre la Chine propre el la Corée , de Il 4* 24' a 123* long. E., forme l%s deux golfes de Pe-tehi-li et de Liao-tong.
hoa n g -h a i , province de la Corée , bornée à 1*0. par la Mer Jaune , à l'E. par les provinces de kiang-yuan et de King-kl , ch.-L, Hoang-tcheoa ; beaucoup de moRtagnes.
boanc-ho ou Fleuve Jaune, fleure Immense de l'empire chinois, naît dans les mont, de Roukounoor, |.ar 91» 30'-92» 4C long. E.. 34» 20 lat. N., traverse la Mongolie , entre en Chine par la pror. de Kan-sou, pute, après avoir traversé cette province, sort de te Chine, court d abord au N. E., au S 0.. rentre en Chine, se-
HOBB
HOCU
pare les provinces de Chen-si et de Chnn-si, traverse ie Honan «eptentrional t et se dirigeant tout i coup brusquement vers le S., arroge lAn-hoel, le Klaug-eou, et tombe dans la Mer Jaune par 31" 6' tel N.; cours, 3.000 kil. environ. Le Hoang-ho est rapide et large , mais peu profond en beaucoup d'endroits . c« qui rend la navigation trèa difficile? Il est très sujet au* débordement»; ses eaux coulent ■ut un terrain argileux qui leur donne une couleur jaunâtre, d'où le nom de Fleuve Jaune.
Boang-tcheou , ville de Chine (Hou-pa) , sur le Yang-tsc-kiang, par 112* 27' long. E., 30» 2V lat. K. : ch.-l. do dc|iartement.
HOANG-TI . empereur chinois , monta sur le trône vers l'an 26!i8 av. J.-C., et fut. selon les traditions, un de» premiers législateurs de U Chine. 11 divisa ses sujets en plusieurs classe» qui furent distinguées par diverses couleurs, partagea ses états en 10 provinces, favorisa les progrès de l'astronomie et des sciences ; sous son règne on découvrit la tiousMite, on reconnut la véritable durée de l'année solaire, etc. On lui attribue encore cent inventions qui laraisscnt fort douteuses. On le tait vivre plus de ton ans.
HOBART TOWN, ville de l'Oeéanle, capitale de la Tasmanie ou Diéménie, sur le Derwent. a 14 kil. de ton emb., par 146» 6' long. K., 43M ' lat. S.; 9,000 hab. Draps, bière, eau-de-vie. Cette ville a été fondée v ers 1804 et s'accroît tous les jours. Port franc.. Ev.catholiq.
HOBKS (Thomas), philosophe anglais, né en laaa a MalUie»Ouij , ei*4i u.» a un m. moire angliean. I) se distingua dè» son enfance par ses heureuses dis|tfXMtions pour l'étude : n'étant encore qu'écolier, il traduisit en vers latins la Médée d Euripide. Il fut chargé de l'éducation descnfanUdeCaveud ish.com le de Devonshirc, et les accompagna sur .e continent. A son retour, il fut présenté au chancelier Baron, et l'aida dans la rédaction latine de quelques-uns de se* écrits. Pendant les guerres civil. 's II embrassa chaudement la cause royaliste, et s'efforça de la servir par ses écrits. En 1640 II se réfugia en France, et fut chargé d'enseigner la philosophie au prince de Galles. Il se lia à cette époque avec Mersenne. Gassendi, Sorbière , et entra en relation avec Galilée et Deseartes; il adressa à ce dernier des otsjcctions fort pressantes contre ses Méditations. Hohhea rentra dan: sa patrie dès 1653: il reçut de Charles II, après la restauration (16(U)1, une pension de 100 livres sterling, mais sans jouir d'aucun crédit k la cour. Ses opinion* exagérées et son caractère intolérant lui avant fait de nombreux ennemis , il quitta Londres et passa ses dernières années dans la retraite. Il mourut k 92 ans dans la famille de Oevonshire. Hobbes s'est rendu célè bre par des doctrines paradoxales, et par la rigueur avec laquelle il lira les conséquences des principes
3u'il avait une fois posés. Méprisant les travaux e ses devanciers , if voulut penser par lui-même et prétendit refaire toute la science. U définit la philosophie , la science des effets par leurs causes . et des causes par leurs effets : il ',a borne aux faits qui sont directement oltscrvable* à nos sens , renvoyant k la foi la connaissance de l'âme et de Dieu. On connaît surtout son système de politique. Selon lut , il n'y a d'autre droit que la force : tous les hommes, dans l'étal de nature, ont un droit égal k toutes choses, et sont nécessairement dans an état de guerre perpétue! ; il faut, pour Taire régner la paix . établir au-dessus d'eux une autorité nne et despotique; rien n'est juste ou injuste en soi ; ce sont les princes qui font la justice ou l'injustice par leurs commandements ou leur» prohibitions. Ennemi du clergé, Hobbes voulait soumettre au prince l'Eglise aussi bien que les peuples. 11 poussa l'amour du paradoxe jusqu'à attaquer la certitude ue la géométrie et à vouloir réformer les
rualbéma tiques ; mais il ne réussit en cela qu'a se rendre ridicule. Ses principaux ouvrages sont : Di cive, 1642 et 164? ; De la nature humains en anglais) , 16&0; Letiathan, ou du pouvoir ecclésiastique et civil (en anglais), J6S1 , puis en latin, IG68; Eléments de philosophie, comprenant trois section!; Du corps, de l'homme, du corps politique, 1658-59, publiés d'abord en anglais, puis en latin: De libertau contra Bramhallum, 1666. 11 donna lui-même une collection de ses œuvres latines en 1668, Amsterdam . 2 vol. in-4. On a en français le Traité du cuuyen, traduit par Sorbière, Amsterdam, 1649; le Corps politique, par le même, Leyde . 1653; ta NattisthumaineMvi. pard Holbach, i772.Hol.bcsa laissé quelques ouvrageshistornpies, a Uaduit Thucydide et mu Homère eu veraauglai». 11 a écrit sa propre vie «n vers latins, 1679. Ses ouvrages, aussi contraires à 1* religion qu'à la Liberté, tout tous a l Index.
HOBllOLSE (sir Benjamin ) , homme d état anglais, né vers 1167 à Bristol, mort en 1831, se fit recevoir avocat, visita la France (1783). fut nommé en 1797 membre de la Chambre de* Communes, prit place dans l'opposition , fut un de* plu* redoutables adversaire* de Pitt. concilia toujours U paix avec la Franrc, et ne conseulit k accepter de fonctions publiques que lorsque la paix eut été siunéc k Amiens (1802). Il fut nommé en 1803 secrétaire du bureau du contrôle sous le ministère d'Addiugton, mais il se retira l'année suivante, dès que Pill fut revenu au pouvoir. — Son Pis. sir John Cam Hobhouse. ne eu 17 v,. a suivi la même ligne politique : membre de la Chambre des Communes depuis 1819, U a acquis une grande popularité par ses effort» pour la réforme pai kuieutaire. HOCK1N. Voy. Hussein.
HOCHUERG ( margrave* de), une des lignes de la maison margraviale de Bade, est ainsi nommée du château de Hochberg , pré* de Fribourg en Brisgau : elle fleurit de 1 190 k 1603 et eut pour tige Henri (deuxième flls du margra-e de Bade Herman III), qui en 1190 partagea l'héritage de son père avec son frère Herman IV. Ln 13W), la maison de Hochberg se divisa en 2 branche*, dont la dernière s'éteignit en 1503. Toutefois, le titre de margrave de Hochberg fut renouvelé en I7»6 en faveur de la baronne Louise GeyerdeOcyersberg. qui avait épousé morganatiquement en 1787 le margrave de Bade Charles-Frédéric. Charles-Léoivold-Frédérie. I aîné de* 01* d* Ixwiise, est monté sur le trône ducal de Bade en 1830. après la mort de son dernier frère, le grand-duo Louis-Guillaume- Auguste.
HOf.HE (Lasare), général en cher de* armée* de la république française, né en 1768 k Versailles (dan* le faubourg de Montreull), appartenait à une famille pauvre, et était simple sergent le* gardes françaises lorsque la révolution Après avoir passé rapidement par différents grade», il reçut, k peine kge de 25 ans . t« commandement en chef de l'armée de la Moselle; Il avait été préféré pour ee parte k Pichegru . qui dèa ce moment lui voua une haine mortelle. Hoche attaqua aussitôt le» Autrichiens, et, malgré un échec éprouvé k Kaiserslautern, les battit sousWeissembourg, leur prit Germersheim, Spire et Wotms et l«>s chassa de toute l'Alsace (1793-94). A U suite de différends ave« Pichegru,que favorisait St-Ju«t, il fuljetéen prison. Il redevint libre au 9 thermidor (27 juillet 1794), et bientôt après il fut placé k la tête de l'armée de la Vendée. Guerrier intrépide, mais en même temps homme généreux, il sut k la fois pousser les bande» royaliste* et respecter les droits de* citoyens \*\tlble* : il battit le* émigré* débarqués k Quiberon (21 juillet I79&), déOt le* corps des deux principaux chefs de la chouannerie, Charrette et Stofflet. s'empara de leur personne, rétablit partout le calme, et mérita ainsi le glorieux titre de Poci/v
HUCU
cateur de la Vendée. Il fut à la fin de 1796 chargé d'opérer un débarquement en Irlande ; mali cette expédition, con'-ariée par les vents, n'eut aucun révoltât. A son retour, il fut chargé du commandement de l'année de Sambre-et-Meuse, qui comptai*. 8(1,000 homme» (février 1797). 11 passa aussitôt le Rhin , gagna successivement sur les Autrichiens lej batailles de Neuwied fil arril 1797), d'Ukcrath, d'Altiiikiidi.'ii; préliminaires de Léoben interrompirent ses succès et le forcèrent à l'arrêter a Wetxlaer, dont il Tenait de s'emparer. Il fut chargé ensuite du commandement en chef des armées de Sambre-el-Meuse et du Rhin (réunies sous le nom d armée d'Allemagne), mais il mourut peu après, à la suited'uue courte maladie d'entrailles (sept. 1797). La rumeur publique imputa sa mort au poison, et les partis s'accusèrent réciproquement. Ce grand général, dont la vie si courte a été si bien remplie, avait pris pour devise : Ru, non verba. Un monument fut élevé en son honneur à Wissenlburm, près de Neuwied; la ville de Versailles, sa patrie , lui a érigé une statue sur une de ses plus belles places en 1832. M. P. Chamrobert a donné une Notice sur te général Hoche, Paris, 1840.
HOCHFELD, bourg de France, chef-1. de canton (Bas-Rhin) , près de la Zorn, à 14 kil. E. de Saverne : 2,000 hab.
HOCHIIEIM. bourg du duché de Nassau, près du confluent du Mein et du Rhin, à 28 kil. S. 0. de Francfort-sur-le-Mein ; 1,800 hab. Vins excellents, connus sous le nom de Hock.
HOCHKIRCH, ville du roj. de Saxe (Lusaee), & 9 kil. S. E. de Bautxen. Le grand Frédéric y fut battu par le maréchal Daun (1758): le général prussien Keitli |>érit dans cette bataille. 11 s'y livra un second combat en 1 S 1 3 après la bataille de Lu tien, où les Français furent vainqueurs.
HOCHSTou HOECHST. ville du duché de Nassau, à 9 kil. 0. de Francfort-sur-le-Meln; 1,700 hab. Sucre de betteraves, tabac, filature de coton.
HOCHSTETT. et mieux HOECHSTjEDT (c.-à-d.
vule haute), v. de Bavière (Danube sup.), sur le Danube, à 35 k. N. 0. d'Augsbourg; 2,300 h. Elle est défendue par un rhàt.-fort, construit sur une hauteur voi-
filace en 1 658, en allant reconnaître les lignes de 'armée française. On a, sous le titre de Converta* lion du maréchal d'Hocquincourt avec le P. Catiaye, un écrit assex piquant attribué à Charleval (dam les œuvres de Saint-Evreinont).
HODKR, dieu du hasard, chez les Scandinaves. HODIERNA (J.-B.), savant sicilien, né en 1597. mort en 1660, était archiprêtre de Palma. Il dressa de nouvelles éphémérides astronomiques, découvrit la marche des satellites de Jupiter, décrivit le premier la singulière structure de l'œil de la mouche, de la dent des vipères, fil usage du prisme, et reconnut, avant Newton, plusieurs propriétés de la lumière. On a de lui de nombreux ouvrages sur ses découvertes.
HODIZ, seigneur allemand, né vers 1710 eu Moravie, est célèbre par son faste, par son amour éclairé pour les lettres et les arts. Il avait réuni dans sa terre de Roswalde en Moravie tout ce que le luxe et la volupté peuvent enfanter de plus séduisant. Là, au milieu d'une petite cour d'amis, ce seigneur faisait représenter devant lui les chefsd'œuvre des scènes française, allemande et italienne. Il fut l'ami du grand Frédéric, qui lui adressa quelques verset qui vint souvent le visiter à Roswalde. Hodix, sur la Un de sa vie, perdit sa fortune { il fut recueilli par le roi de Prusse A Patsdam, où il mourut en 1778.
HOECK (Jean y AN dkn), peintre hollandais. Voy.