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Rhénane), à 53 Ml. S. E. de Clèves; ruine» d'un tort nommé Modeliana ou Camillcn Schantien.
1I0MBERG (Guillaume), chimiste, né en 1652 à Batavia, d'une famile saxonne, mort à Pari» en 1715, étudia d'abord le droit et fut quelque terni» avocat à Magdebourg ; mais s'étant lie dans celte ville avec le célèbre Otto de Guericke, il quitta le barreau pour l'élude des sciences naturelles, voyagea, pour augmenter ses connaissances, en Italie, en France, en Angleterre, se fit ensuite recevoir médecin h Wiltemberg. Golbert l'attira en France par des offres avantageuses (1682). Homberg se fixa a Paris , B'y convertit au catholicisme , et y épousa la fille du médecin Dodart. Il fut agrégé en 1085 a l'Académie des Sciences; en 1702, Te duc d'Orléans lu choisit pour lui enseigner la physique, et le nomma son premier médecin. Homberg est connu dans le monde savant par les perfectionnements qu'il apporta a la fabrication du phosphore , déjà découvert par Kunckel, par l'invention d'une nouvelle macbine pneumatique, d'un nouveau microscope , et par une foule d'ingénieuses découvertes. Il a fourni à l'Académie des Sciences (1692 et années suivantes) 48 mémoires dont les plus curieux sont Intitulés : Manière de /aire le phosphore brûlant de Kunckel ( qui s'extrait de l'urine) ; Diverse* expériences de phosphore , 1702 ; Analyse du soufre commun, 1 703 ; Manière de copier sur verre coloré les pierres gravées, 1712 ; Sur la génération du fer, 1705 ; Sur la vitrification de Cor, etc.
HOMBOURG, en allemand, Homburg-vor-der- Hoehe, c'est-à-dire devant la hauteur , capitale du landgraviat de Hesse-Hombourg, à 14 kilomètres N. de Francfort-su r-le-liein ; 3,500 hab. Toiles, flanelles , soieries , horlogerie , etc. Résidence du landgrave. Eaux minérales (salines) en renom.
hombocrg (landgraviat de besse-). Voy. hesse.
flOHBOURG, ville de la Bavière Rhénane, à 9 kil. N. de Deux-Ponts ; 2,200 hab. Lainages, tissus de coton. Fondée en 1 682 ; elle eut d'abord un chàleau-fort, qui fut rasé par suite de la paix de Bade , 17 14.
hohbourg-l éveque ou lé-haut, ville de France dans le département de la Moselle, à 8 kil. N. E. de Saint-Avold ; 1,900 hab. Forges, alHncries, martinets. — Cette ville Tut fortifiée en 1254 par l'évoque Jacques de Lorraine. Les Français la prirent en 1678. Auj. ses fortifications sont en ruine.
HOME (Henri), lord Kaimes, écrivain et jurisconsulte écossais, né à Kaimes (comté de Berwick) , en 1696 . fut lord justicier du tribunal criminel d'Ecosse depuis 1752 , et mourut en 1782. Ilabeaueoup écrit ; parmi ses plus importants ouvrages on distingue, outre plusieurs traités de jurisprudence: Essais sur les principes de morale et de religion naturelle, 1751 [il s'y montre grand partisan de la doctrine de la nécessité) ; Traités de droit historique,
1 vol. in-8, 1759; Éléments de critique, 1762, 3 vol. ln-8 ; Esquisses de l'histoire de l'homme, 1773,
2 vol. in-4, et plusieurs traités de jurisprudence anglaise. Home appartenait i l'école écossaise et était ami de Reld. On lui reproche d'avoir, dans ses ouvrages de philosophie, beaucoup trop multiplié les principes et les facultés de l'âme. Ses Éléments de critique offre.it une heureuse application de la psychologie à la littérature.
home (John) , auteur dramatique écossais, né en 1724 dans le comté de Roxburgh , mort en 1808, était curé en Ecosse , lorsqu'il fit représenter en 1750 la tragédie de Douglas , une des meilleures du théâtre anglais ; forcé par ses confrères de résigner sa cure pour avoir cultivé les lettres profaues, il se consacra tout entier au théâtre, et donna plusieurs autres tragédies. 11 obtint une pension et des emplois ne lord Bute. Ses œuvres ont été rassemblées par Mackenxie, Edimbourg, 1822. 3 vol. ln-8.
UOMER , Tiile des Étais-Unis (Kew-ïork), â
225 kil. 0. d'Albany. Celte ville fut fondée en 170?. La commune contient 5,600 hab. Plusieurs édifices remarquables.
HOMERE, le plus ancien et le plus célèbre des poêles grecs. On ne sait rien de certain sur sa personne. Nous rapporterons cependant les tradition» les plus répandues à son égard. 11 ûomaail, selon les uns, dans le îx* siècle av. J.-C. , dan* le x* selon les autres (907 av. J.-C., d'après les marbres deParos) ; II était d'origine ionienne ; sept vides t-s disputaient l'honneur de lui avoir donné le jour :
Smyrna.Chto», Colopko*. Salamu. tihodot, Ar0o*,Aiàtna, Orbu de patna ctrtat, Homère, tua.
SmyrneclChiossonl celles dont les prétention.' semblent le mieux fondées. On raconte qu'Homère eut pour mère une jeune Qlle de Smyrne nommer Crithéis, qui élait restée orpheline et qui lut séduite par son tuteur ; qu'il naquit sur les bords du ûeuve Mélès, qui arrose Smyrne (d'où il prit le surnom de Mélésujènc) ; que Phémius , qui tenait a Smyrne une école de musique et de belles-lettres ayant conçu de l'amour pour Crithéis, l'épousa ci adopta son enfant ; qu'après la mort de Phéiuiu*. Homère lui succéda dans son école ; qu'ensuite , ayant conçu le projet de Y Iliade, il voyagea pour acquérir par lui-même la connaissance des hommes et des lieux ; que , mal accueilli de ses compatriotes à son retour, il abandonna son ingrate patrie, et alla s'établir a Chios, où il ouvrit une école; que dans sa vieillesse il devint aveugle , tomba dans l'indigence, se vit réduit à errer de ville en ville, récitant ses vers et mendiant sou pain ; qu'enfin il mourut dans la petite lie d'ios, une des Cvclades. On a sous le nom d'Homère deux poen.c: épiques eu 24 chants chacun : 1" Iliade , où il chat.iJ les effets de la colère d'Achille, les malheurs des Grecs au siège de Troie pendant l'absence du héros et la vengeance terrible que celui-ci tira du meurtre de Patrocle; l'Odyssée, où il raconte les voyages d'Ulysse errant de contrée eu contrée après la prise de Troie, et le retour de ce prince dans son royaume d'Ithaque ; plus , un petit poème héroï-comique, la Bairachomyomachie, ou combat des rats et des grenouilles; 33 hymnes et quelques épigrammes. Tous ces ouvrages sont écrils dans le dialecte ionien. L'Iliade et VOdyssée ont été de tout temps regardées comme les chefs-d'œuvre de l'épopée. Ces deux poèmes brillent, du reste, par des mérites fort divers: on admire dans l'Iliade la grandeur des conceptions , la beauté et la simplicité du plan , la hardiesse de l'imagination , la ri chesse et la sublimité des images ; on trouve dans l'Odyssée un plan moins régulier, une imagination moins éclatante, mais on se sent attaché pur un vif intérêt et par une séduisante naïveté. Outre leur beauté intrinsèque, l'Iliade et l'Odyssée avalent pour les anciens le mérite de renfermer les traditions théologiques , les noms et l'origine des peuples , la description et la situation des pays, et ces deux poèmes jouissaient sous ce* divers rapports d'une grande autorité. Les poèmes d'Homère, selon de savautscritiques, seraient antérieurs à l'invention de l'écriture, et longtemps ils n'auraient été conservés que par la mémoire ; ils furent de bonne heure morcelés et défigurés par les rhapsodes qui en détachaient les épisodes les plus intéressants pour les réciter. Pislslrate, ou, suivant d'autres. Hipparqueson fils, fit recueilliretcoordonner avec beaucoup de soin ces divers morceaux ; depuis, ces poèmes ont été révisés par les plus grands critiques del'antiquilé,Aris tote, Aristophane de Byiance, Zénodote, Arislanpic; c'est ce dernier qui divisa l'Iliade et l'Odyssée chacune en 24 chants, et leur donna la forme sous laquelle nous les possédons. Ces deux poèmes ont ét* commentés par Didyme . Eustathe . etc. Malgré l'admiration universelle dont II a été |'«bHt Homère
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a trouvé quelque» détracteur». On die surtout Zoïle dans l'antiquité : Perrault . Lamolhe. ehes les moderne». Quelques «avant», Wulf entre autres, ont prétendu qu'Homère n avait jamais existé, et que les puéme* que nous avons «ou» «on nom n'étaient qu'un recueil de morceaux comjKwes par «Ji ver» auteur» qu'il appelle Homéndet «t qui formaient une espèce d'école. Tou» ce» morceaux auraient été réunis plus tard et groupés en deux grand* poèmes; mais quoiqu'il paraisse être vrai que ces poèmes ont subi de» altérations, des interpolations, l'unité du plan et l'ordre qui y règne font justice d'un si hardi paradoxe. D'autres ont prétendu avec plus de vraisemblance que Y Iliade et YOdytUe n'étaient pas du même auteur, et ont regardé I \ Odyssée comme bien postérieure à 17liade. Quant à la Batrachomyomachu et aux autres pièces que l'on met d'ordinaire au nombre des poésies homériques, on est asecx d'accord pour le» regarder comme n'étant pas d'Homère ; elles sont d'ailleurs peu dignes d'un si grand poète. On a donné des explications fort diverses du nom d'Homère.- chacun adopte celle qui convient à non système : les uns, partisans des traditions vulgaires, traduisent ce nom par aveutjU; d autres par ouuje, parce qu'Homère servitd'otage dans une guerreque se firent les habitants de Smyrne et de Cnlophon : d'autres enfin le font dériver ô'hnmerrô, rassembler, prétendant que ce mot désigne Tort bien le compilateur qui n'a fart que rassembler des éléments épars pour en former un ensemble. — Nous avons une foule d'éditions et fie traductions d'Homère. Parmi les éditionson remarque celle de Florence, 1488, î vol. in-fol., donnée par Démétriusi Chalcondylas : c'est la plus ancienne; celle de H. Etienne, grecque-latine, Paris, I.S66: de Barnès, Cambridge, 17 II ; de Sam. Clarkc, Londre*. 1729-40; de Villoison, Venise, 1788 fiait* d'après un manuscrit qui venait d'être découvert à Venise, avec les signe» critique» des Alexandrins et de prétlentesscholics); de F.-A.Wolf, Halle, 1794, etLeipstck, 18l7;dellevne, Leipsirk, |8«2 [YlÙaàe seulement); de J.-A. Ernesti, Leipa., |8A. A Mai a publié en
1819, à Milan, des variantes inédile» de I /<Wr. Les meilleures traduction» françaises d'Homère sont : en prose, celles de Madame Dacier, de Bitaubé . de Lebrun , et surtout celle de Dugas- UtNilUd avec texte et note», 1828-33, 9 vol. ln-8) , et] celle d'E. Bareste, 1842: en vers, celle* de Roihefbrt, d'Aignan. de Bienan. Les Anglais esti meot les traductions de Po|ie et de Cowper ; Ira Allemands, celle» de Bodmer, de Stolberg, de Vos* ( ce dernier a traduit ver* pour vers): les Italien» celles de Salvini et de Monli. L Iliade a été traduite en ver» lalms par Baimundu» Cuniehius, Rome, 1777, et [Odyssée par Bernard Za magna, 1778. Nous avons une vie d'Homère en grec, attribuée A Hérodote, et traduite par Larcher.
HOMERIDES. On désigne par ce nom, soit les descendant» d'Homère, soit des poètes d une certaine é|»oque el d une certaine école dont Homère n'aurait fait que rassembler les chants, soit les poètes postérieurs à Homère qui s exercèrent sur des suji ils analogues à ceux qu'il avait traités.
HOMERITES, peuple de T Arabie ancienne, habitait la partie méridionale de l'Arabie heureuse, au S. E. de» Sabéens.
UOMPESCH ( Ferdinand de}, dernier grandmaître de | ordre de Malte, né à Dusseldorfen 1744, fut investi de celle dignité en 1797. Gagné, à ce que I on prétend, par l'argent el les promesse» du Directoire, il se soumit sans résistance, en 1798. à la flotte française qui allait en Egypte sous la conduite de Bonaparte, et fut conduit à Trieate. Il protesta vainement contre l'usurpation française, et ab- ■ouveraineté en faveur de l'em]
de Russie, Paul L II erra quelque temps en Allemagne, puis se réfugia en France, et mourut a Mont|»ellier en 1803.
HOMS ou HEMS, Emeta, ville de la Svrie ( Damas), à 136 kil. N. E, de Damas; 26.000 hab., chef-lieu de livah. Beaucoup de mosquées, égiisea chrétienne» grecques , bazar, grand khan, etc. Soieries , toile de coton . savon. Commerce actif avec Hama, Damas, Alep. Ibraliim-picba v battit les Turc» en 1832. Homsfutocc. parles Anglais eu 1840.
HO-NAN , province de Chine , entre celles de Pe-tchi-li au N. , de Hou-pe au S. : 700 kil. sur «60: 12.800.000 hab. Ch.-L, Khat-foung. Elle forme
9 dép. (Khal-foung, KoueT-te. Chang-te, Oueï-hoel, HoaMung, Ho-nan. Nan-yang, Yu-ning. Tchintcheou) et 4 mouvances directes. Climat très doux, agriculture florissante : on a surnommé celle province le jardin de la Chine. — Ville de Chine, ch.-L du dép. de Ho-nan, à 200 kil. O. de kliaï-foung, sur un affluent du Hoang-ho, vers le centre de Ta Chine, ce qui la faisait regarder par les Chinois comme le centre du monde.
HON ARUBA , port de I île Ouahou , une des lira Sandwich, dans le Grand Océan équinoxial. et capitale de tout ( archipel. Résidence du roi : on fort. Maisons en jonc pour la plupart: 6. 000 hab.
HONDA . ville d'Amérique, dans la république de Nouvelle-Grenade, sur la Magdalena, i 96 kil. N. O. de Bogota : 4.6fK) hab. Entrent de tout le commerce entre le S. el le N. de la Nouvelle- Grenade avant les guerres de l'indépendance. Mines d'or aux environs. La baie de Honda, sur la mer de» Antilles, par 73» 26* long. O., 12* 20' laL N., fournil de» perles.
HONDIUS ou HONDT (Joua), géographe et graveur en cartes, né en 1640, en Flandre , mort à Amsterdam, en 1011 , séjourna longtemps en Angleterre. On a de lui un Traité de la construction de» globe» , 1697 ; des éditions du grand Allât de G. Vercator; des cartes de Guyane d'après W aller Baleigh, Nuremberg. 1699, ln-4.
HONDO. riv. du Mexique. Vov. aiO-€RAjra«.
HONDSCHOOTE, ville de France. ch.-L de canton (Nord), a 16 kil. S. E. de Dunkerque; 3,903 hab. Chicorée-car*. Les Français, commandés par Bouchard , y battirent les Autrichiens commandé» par Freytag. le 8 septembre 1793. —"On donne le nom de canal de Hond-choote à un petit canal qui fait communiquer Borgne» et Furnes et qui a un embranchement à Hondschoote.
HONDT ou HONT, bras de I Escaut. Voy. BOUT.
HONDURAS, contrée d'Amérique, naguère un des état» de la confédération de l'Amérique cent, * ' » j - état indépendant , est bornée au N. par la baie de Honduras, qui la sépare de l'Yucatan, à 10. par le Guatimala, au S. par l'état de Nicaragua, à l'E. par la mer de» Antilles: 480 kil. de I'E. à
10 , et 420 du N. au S. : 100,000 hab. Son ch.-I. est Comavagua. Climat chaud, humide et malsain; belles plaines, sol fertile en grains, fruit» et légumes; pâturages; beaucoup de poisson. Mines d'or et d'argent. — Le Honduras a été découvert en 1602 par Christophe Colomb, oui aborda sur la partie de la côte habitée par le» Moaquitos ; il fut ensuite conquis par un lieutenant de Cortex. Il forma d'abord un gouvernement particulier, mais en 1790 il ne fil plu» qu'une intendance: il a depuis fait partie delaconféd. de Gualimala jusqu'en 1839. Les Anglais y ont dep. 1798 une colonie dont Balise est ch.-l
Honduras (baie ou golfe de). On nomme ainsi la partie de la mer des Antilles comprise entre le cap de Honduras et la presqu'île de Vu catan, par 18--|8« 16' laL N., el 88» 20 -90* 4&. long. 0. Sa largeur est de 360 kil. et sa profondeur d'autant - on y remarque plusieurs caps don le principal est le cap des Trols-Pointea an PL E-
HONG
r . ree»it plusieurs rivières, entre antres ta Xagua, ltilua, la Motagua, le Rio-Golfo. ta Bahsç, lie. — Celte baie est remplie de bancs de sable «t de récif» qui en rendent ta navigation très dangereuse. Le* courants y sont Ira» violeuls, surtout lorsque le vent souffle du nord.
HU.Nr'LELK.v. et port du Calvados, ch.-l. «le eaut. (arrond. de Pout-Lèveque), a 11 k.l. S. E. du Havre a i embouchure de la Seine, me gauche; 19,130 riaD. Colléze Entrent de denrée» coloniales, fabrique de dentelle». couperose, vitriol, acide», biscuits de mer, salaries, chantier» de construction, etc.; armements pour ta morue, ta baleine, le veau marin. Commerce assez considérable. — Ronfleur était jadis Iré* florissant , mai» il e*l bien déchu depuis ta fondation du Havre. Charles VU le prit aux Anglais en 1450; les Calvinistes s'en emparèrent en Ià62; mais le duc d Au maie le reprit la même année. Klle se soumit fort tard a Henri IV.
HONG-KONG, île de la baie de Canton, par 22» 16' lal. N., 1 1 1» 50' long. E. , à l'E. de Macao i f» V il sur 7. Occupée par les Anglais en IH.v; cap.Vutoria HON GS, marchands chinois de Can ton qu i , j u«m |U et 1842, eurent le monopoleducommerceavecrétran|:er HONGRIE, en latin Hungaria, en allemand Vwjurn, en hongrois Madyyar-Orttuy, en slave Uhenka-Krayina, vaste contrée d'Europe qui fait auj. partie de* Etats autrichiens et porte le litre de royaume, «étend entre 44° 26-49" 29' lal. N. et entre 13° 42 - 22° 40" long. E. ; elle est l*>rnée au N. par le» monts Kmpaes, qui ta séparent de la Galicie, a l'E. par la Transylvanie el ta Valaehie. au S. par le Danube el la Drave, qui ta séparent de ta Servie, de l'Esrlavouie el de la Croatie, à l'O. par ta Slyrie et l'archiduehé d'Autriche, el au N. 0. par la Moravie. Etendue : 6G0 k st. de l'E. à l'O., 190 kii. du N. au S. : IO,iM>2.ti80 hab. Capitale , Ofen ou Bude. Le royaume de Hongrie proprement dit se divise actuellement en quatre cercles subdivisés eux-mêmes en 4G comitaU donl s noms :
ComitaU. Chcft-Jieux.
Cercle en-deçà du Danube.
Zemplin,
L'nghvar, Bercgb,
Pesth,
Bacs, Neograd, Sohl, Honth, Gran, Bars, Neutra, Presbourg.
Trenbîin, Thuroat, Arva,
Wieselburg, GEdenburu, Raab,
Sluhlweisscinbourg, Vesprim, Eisenburg,
Schamcg, Tolna,
Ofen (Hude, et Pe th.
Raja.
Balassa-Gyarmalh.
Neusohl.
lpoli-Sagh.
Gran.
Kreranitx.
Neutra.
Presbourg.
Treulsin.
Sa'.nl-Martin.
Also-Kubin.
Saint-Michel.
Cercle au-delà dm Danube.
Ungarisch-Allenburg Œdenburg.
Raab. Komorn.
Sluhlweisseml Vesprim.
Stoin-am-Anger.
Szata-Egersseg.
Zip».
Fllnfkirehen.
de la Theitt.
Leutschau.
Heveseh, Borschod, Torna, Abaujvar
Miskola.
Torna.
HONG
Ujhell.
Unghvar.
Bcreghzasx.
Cercle au-delà de la Thcits.
Marmarosch,
L'gotsch, Szalhmar, Szaboltsch, Hihar, Bekesch, Csongrad, Csanad, Arad. krasso, Temeecfa, Toronthal, On met d'ordinaire au
Szigelh.
Nagvszœllces.
Nagy-karoly.
Naey-Kallo.
Debreczin.
Gyula.
Szegedin, Mako.
Boros-Jenœ.
Lugos.
Temesvar.
Nagybecskircck.
nombre des annexes de
ta Hongrie le royaume de Croatie el celui d*Et> clavonic (Voy. ces noms), ainsi que quelques districts particuliers, tels que le Littoral hongrois, le Pays des lazjges, la Petite et la G rande-Cu manie, le territoire des Haydouka, cl en outre le Payi dit des Hongrois dans la Transylvanie.
La surface de la Hongrie est très variée. Au N. et à l'E. les mont* krapacs forment un vaste demi-cercle qui s'élend députe la Moravia jusqu'à ta rive gauche du Danube. Le S. O. est traversé par les ramilicalions des Alpes Juliennes : mais au centre létendefrl d'immenses plaines. Un grand nombre de rivières arrosent la Hongrie : le Danube, le Raab, la Mardi, la Drave. le Waag, la TheiSft, ta Save, le Gran, la Plalten, etc. t)n y remarque des lacs assez Importants : le la Kalalon et le lac Neusiedel ; les marais y sont également fort nombreux. Le climat est très variable, sec dans la partie montueuse, humide et malsain dans les plaines et sur les bords du Danube. Les montagnes de la Hongrie renferment des mines d'or, de fer. de cuivre, de plomb; du mercure natif el du cinabre, de l'antimoine, des marbres, du poephyre, du soufre et du sel gemme; on J voit aus-i* plusieurs sources minérales. Le «ol est très fertile; il produit en grande abondance le blé et toutes sortes de grains, de» fruits, de* légumes et des vins 1res estimés notamment ceux de T"kay, de Bude, d Œdenburg, de Syrmie, etc.) Les pâturages de ta Hongrie nourrissent beaucoup de chevaux, d Anes el de mulets, ainsi que du gro bétail ,- on y trouve une grande quantité de gibier. L'industrie esl peu active en Hongrie, et la plupart des manufacture» y sont occupées par d*8 ouvrier» allemands ; on trouve cependant parmi les Hongrois des tanneurs, des peaussier», des cordonniers, des fourreur», des ouvriers en dentelle et des barbiers. Le commerce esl presque exclusivement entre les mains des Allemands, des Grecs et des Juifs. Les Hongrois sont issus de différentes races parmi lesquelles dominent les familles oïuniire, tehonde, finnoise ou hunnique. et ouralienne. Ils profwserit presque ton? le culte catholique. — Le gouvernement de ta Hongrie est me monarchie tempérée par l'aristocratie. Le pouvoir législatif réside surtout dan» la diète composée de deux chambres, la haule ou celle des magnats, et la basse, formée de la réunion des prélats, des abbés et des députés de» eomitats. Le pouvoir exécutif est exercé au nom de l'empereur d'Autriche par on comte |«datin ou vice-roi {nandor-ispan}, assisté d'un conseil. L'administration des eomitats est tout à fait indépendante de ta couronne ; tous ont leurs lois et leurs coutume» particulières ; il» élisent eux-mêmes leurs gouverneurs. La noblesse, qui se compose ordinairement des magnats et du clergé, et quelquefois de bourgeois auxquels l'empereur a donné des lettres de noblesse , jouit d'immense» privilèges: taa bourgeoii de» ville» on*, aussi de
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grandes immunité* ; mais les passant sont écrasés de corvée* et traités presque comme des enclaves. — 1-a littérature hongroise, jusqu'ici peu connue * des étrangers, n'est pas sans importance; sa poésie lyrique est surtout remarquable. L'idiome qu'on parie en Hongrie se ressent de la diversité de* éléments qui ont formé ce peuple : le latin est la langue qui prédomine, il est la langue savante et écrite; la langue parlée est le inadgyar.
Histoire, bu temps des Romains, le pays nppelé aujourd hui Hongrie formait la Dacie occidentale , la Pannonie septentrionale et l'extrémité S. E. de la Germanie habitée par les Quadcs. Au m* siècle, les Gottis occupèrent toute cette contrée ; ils en furent chas»*'» en 216. par les Huns (dont le nom joint à celui d'Avares forma, dit-on, celui de llumjarie ou Hongrie). Après la mort d'Attila, roi des Huns (453) , les Ostrogolhs, les Gépidta et les Lombards se disputèrent le territoire de la Hongrie. Les Avares Unirent par s'en rendre maîtres au vu* siècle; mais ils curent à se défendre contre les Incursions d"* Slaves et des Bulgares. Charlcmagne ayant détruit la puissance des Avares (7t)9). les Madgyars, peuple d'origine finnoise, qui au vu* siècle était venu s'établir entre le Don et le Dniepr, et qui avait été expulsé de son premier séjour par les Pclchenègues, entra en Hongrie vers 894. Arpad, flls d'Almus, les conduisait; il s'allia avec les empereurs d'Allemagne et soumit la plus grande parde des nombreuses tribus qui occupaient alors la Hongrie. Ses successeurs embrassèrent le christianisme: Ktiennel, dit le Saint, chef des Madgyars depuis 997, prit le titre de roi l'an 1000. Ge prince soumit complètement les Slaves et les Bulgares, et la Hongrie lui dut la plupart de ses institutions sociales. Après sa mort (1038), les Hongrois furent en proie à de violentes dissensions jusqu'au règne de Ladislas 1 (1077), qui sut ramener la concorde parmi ses peuples ; il conquit la Croatie et la Slavonie, auxquelles Goloinan son successeur ajouta la Dalmatie; tous Gcysa 11 le comiut de Zips et la Transylvanie reçurent des colonies flamandes (1148). Bela III, qui avait été élevé à Gonstantinople , introduisit dans sa cour et parmi les Madgyars la civilisation et les mœurs de l'empire grec. 11 épousa Marguerite, comtesse du Vexin, sœur de Philippe-Auguste, roi de Franco, et veuve de Henri Courl- Manlel, dis de Henri 11, roi d'Angleterre. C'est lui
Îui établit la division de la Hongrie en comilats. ndré 11 conduisit en Terre-Sainte la cinquième croisade, et laissa par sa faiblesse s'accroître les privilèges de la noblesse (1222). Sous Bela IV, son flls. les Mongols ravagèrent la Hongrie (1241). Après lui le pouvoir royal, affaibli par les discordes intestines cl par les guerres étrangères, fut réduit au plus déplorable état, jusqu'au règne d'André III, en qui finit la dynastie de» Arpadcs (130 Ij. Les Hongrois élurent alors Wenccslas de Bohème, et, après son abdication, Othon de Bavière ; mais le pape Boniface VIII leur imposa Charles- Robert, dit Charobert, comte d'Anjou, arrièrepetit-fils d'Etienne V par les femmes, et qui fut reconnu roi en 1308. Sous son règne la Hongrie ■'éleva à un haut degré de splendeur: elle comprenait, outre la Hongrie propre, la Dalmatie, la Croatie, la Bosnie, la Servie, la Valachie, la Transylvanie, la Moldavie et la Bulgarie. Louis l.son flls,
Jr ajouta la Russie rouge et porta la couronne de Poogne(l370). Marie, fille de Louis, fut après lui déclarée roi ; 1 382), cl associa au trône son époux Sigis- Ibond, électeur de Hrandebourg (1386). Leur règne •si troublé par les révoltas des magnats, l'hérésie de Jean II :ss et les invasions des Ottomans. Bientôt paraît ! -• célèbre Jean Uunyade , régent du royaume sous La !i>la» V qui bat partout les Turcs ( 1 433-1 Sot).
et dout le flls Matthias Corvin est élu roi après la mort de Ladisias V (1458). Matthias joignit les talents d'un souverain à l'habileté d'un grand capitaine ; il assura par sa sévérité la tranquillité publique, et favorisa la culture des lettres, en fondant une université à Presbourg et une célèbre bibliothèque à bude. Wladislas 11, roi de Bohême, élu après la mort de Matthias (1490), et Louis II son successeur ne purent arrêter les Turcs. Ce dernier fut tué à la bataille de Mohacs (1526). Ferdinand d'Autriche et Jean Zapolya ou Zapolsky te disputèrent alors la possession de la Hongrie; ce dernier Unit par être vaincu et obligé de se retirer dans I» H. -Hongrie. Néanmoins le pays ne reconnut la domination autrichienne qu'en 1570, sous Maximillen 11 ; ce ne fut même que beaucoup plus tard (en 1687) que la couronne de Hongrie fut déclarée héréditaire dans la maison d'Autriche. Les empereurs eurent encore à combattre les révoltes successives de Tékéli et des Ragolsky , qui ne Turent apaisées qu'en 1711. Pendant ces dissensions, les Turcs avaient envahi la plus grande partie de la Hongrie; ils n'en furent définitivement chassé» qu'en 1699, par la paix de Carlo witx. Depuis et temps jusqu'à 1848 la H. resta fidèle à la maison d'Autriche; elle lui a même témoigné un eraru! dévouement sous Marie-Thérèse et dans les guerre* contre la France (1793-1815); mais eu 1848 et 49. une terrible insurr., qui ne put être comprimée qïraver le secours de la Russie, faillit la sé|>arer de l'Autriche.
Souverains de la Hongrie.
Ie Dynastie des Arpades. André III, 12&( Arpad , duc ou prince Wenccslas de Rodes Madgyars, vers 890 hême, 1801 Sollan, 907 Othon de Bavière, 1305
Toxus, 958 2° Maison d'Anjou.
Geysa, 972 Charles-Robert, 2308
Etienne I (le saint), 997 Louis I, le Grand, 1342 premierroi, 1000 Marie 1, 1382 Pierre, 1088 Charles II de Na-
Samuel , dit Aba , pies, 1385-86
(anti-roi), 1041 3° Maison de Luxetn-
Pierrc, rétabli, 1044 bourg.
André 1, 1046 Sigismond, 1386
Béla I, 1061 4» Maison d'Habsbourg-
Salomon, 1063 Autriche
Geysa I (II c. duc), 1074 Albert d'Autriche, 1437 Ladislas 1 (saint) 1077 Elisabeth, 1439 Coloman, 1095 5° Maison des Jagelhns.
Etienne II, 1114 Wladislas I de Po-
Béla IL 1131 logne, 1440
Gevsall, 1141 6° Maison d'Autriche
Etienne III. 1161 Ladislas V, 1445
(Ladislas II et 7* Maison d'Hunyade.
ElienneIV,usurp.),1162 Matthias Corvin, 1458 Béla 111. 1173 8» Maison des Jagellons
Emeric, 1196 de Bohême.
LadiMas III (l'En- Wladislas H, 1490 tant), 1204 Louis II, 1516
André II, 1205 9° Maison d'Autriche.
Béla IV, 1235 Ferdinand I. 1526
Etienne V.leCuman, 1270 (Voy. la série des empe- Ladislas IV, 1272 reurs d'Allemagne).
HONGROIS (Littoral), district particulier des États autrichiens, appartient au royaume de Hongrie, et est enclavé dans le royaume d'Illyrie et de Dalmatie: il est situé entre la Carniole au N.. la Croatie militaire i PE„ le golfe de Quarncrolo au S., et l'Istrie à 1XL Ville principale, Fiume.
hongrois (Pays des), Magyarok-rcsze, contrée des Etats autrichiens, dans le gouvernement de Transylvanie, dont il occupe toute la partie occidentair. est borné au N. et à l'O. par la Hongrie (cercle audelà de la Thelss), au S. par la Valachie, à l'E. par le Pays des SakOMs ISii.or'Q Imh. Ch.-I.. Klauteuburg. H se diuso en U eomltatf iKlausenburg,