HYER
HYPA
HYDE [Thomas), orientaliste anglais, né à Billingsley en 1636, mort en 1703, fut conservateur «le la Bibliothèque bodléienne, professeur d'hébreu et d'arabe à Oxford, secrétaire-interprète pour les langues orientales. On a de lui : Tabula: longitudinis (te latitudinis stcllarum fixarum ex observationibus Ulugh-Beighi, Oxford, 1665, in-4; Catalogut biblioihecœ Bodlelanœ, 1674, in-foI.;rfe Luctu orientalibus, 16*4, In-8, flg.; Veierum Persarum et Magorum re- Kgnnis hittoria, 1700, etc. Dans ce dernier ouvrage, fl établit que les Perses ont toujours conservé la notion d'un Dieu unique.
hyde, comte de Clarendon. Voy. cLAREKDOlf. HYDERABAD. Voy. haÏderabad.
HYDER-ALI. Voy, haïder-ali.
HYDRA, Hydrea, Ile de l'état de Grèce, dans l'Archipel, sur la côte de l'Argolidc, par 21» 12' long. E., 37» 26' lat. N. : 16 kfl. Biir 5; 30,000 hab. Montagnes, peu de fertilité. Commerce. Les Hydriotes passent pour les plus habiles et les plus braves marins de la Grèce. Cette Ile fut peuplée par des Samiens fugitifs, au temps de Polycrate ; mais elle ne joue aucun rôle dans l'histoire de la Grèee ancienne. En 1470 elle servit de refuge À des Albanais qui fuyaient la domination ottomane. Ceux-ci fondèrent la bourgade d'Hydra sur une montagne escarpée, près de la côte; ils commencèrent bientôt à faire le commerce de cabotage dans l'Archipel, et à l'aide d'un léger tribut obtinrent la protection de la Porte. Plus d'une fois les Turcs trouvèrent parmi les Hydriotes d'habiles matelots pour armer leurs flottes: tuais lors de la guerre de l'indépendance, les Hydriotes furent les plus cruels adversaires de la marine turque, dont la destruction fut en grande partie leur ouvrage.
H YDR AOTE , Hydraotes , Ilyraotis, auj . le Ravei, rivière de ITnde, au N. 0., sortait de rlmaûs et
byèrxs (îles d'J, Stœchades. On nomme ainsi 4 Iles sur la côte du départ, du Var.- Porquerolles, Port- Cror, Bagneaux, llle du Levant ou Titan : les deux premières sont habitée». Elles font partie du canton d'Hyèrcs; 1,000 hab. environ. — François l érigea ces îles en marquisat (1531) sous le nom d'Iles d'Or, que leur donnaient les Romains. Ce marquisat fut d'abord possédé par la maison d'Ornans , qui en céda une partie a celle de Roquendoff; mais la garde de ces îles ayant été négligée par leurs possesseurs, la couronne s'en saisit et y mit une garnison. Les Anglais ravagèrent les lies d'Hyères lors du siège de Toulon, en 1793.
HYGIE, c.-à-d. santé, déesse de la santé, était fllle ou femme d'Esculape. On la représente avec une coupe, la coupe de la santé, et le pins soii\cal avec un serpent qui veut boire dans cette coupe.
HYGIN, C. Jul. Ilyijmus, grammairien latin, natif d'Alexandrie ou d'Espagne, fut d'abord esclave de Jules-César, et fut affranchi par Auguste, qui lui confia le soin de la bibliolhèque jmlatine. Il fut lié avec Ovide, qui, dans la suite, se brouilla avec lui. On a sous son nom deux ouvrages qui sont très utiles pour l'étude de la mythologie : un recueil de Fables mythologiques et YAstrouomicnm poetieum, publiés tous les deux dans les Mythograpki latini de Muncker, Amsterdam, 1681. Ces deux ouvrages sont si mal écriU qu'on croit qu'ils ne sont pasd'Hygin. M. Mai a publ. en 1831 des Fab. inéd.
hvginTs.), pape de 139 à 142, condampa Cerdon et Valcntln. On l'hon. le 11 janvier.
HYKSOS. Voy. hvcsos.
HYLAS, favori d Hercule, célèbre par sa beauté, accompagna le héros dans l'expédition des Argonautes et se noya en puisant de l'eau dans un fleuve. Les poètes ont feint qu'il avait été enlevé par les nymphes du fleuve, éprises de sa beauté. Hercule fut inconsolable de cette perte.
HYLLUS. fils d'Hercule et de Déjanfre, fut. aprèa la mort de son père, le chef des Héraclides, et épousa lole, qui avait été la maîtresse d'Hercule. Chassé du Péloponèse par Kury athée , il chercha un refuge chez les Athéniens , vint à la tête des Héraclidea combattre Euryslhée et le tua (vers 1307 av. J.-C.); mais il ne put néanmoins rentrer dans ses états. Il périt lui-même quelque temps après dans un i singulier contre Echémus, chef des Tégéales.
HYMEN ou HYMENÛK, Hymenœu^ùh de chus et de Vénus, présidait au mariage. On le représente sous la figure d'un jeune homme blond , couronné de roses, portant un flambeau et enveloppé dans un voile blanc et brodé de fleurs.
HYMETTE, Hymettut, auj. Trelo-Vouno ou Dely Dagh, mont, de l'Altique, au S. et près d'Athènes, était célèbre par son miel exquis et par ses carrières de marbre.
HYPANIS, nom commun à deux rivières de l'Europe barbare, l'une et l'autre tributaires de la mer Noire ; l'une , dite auj. le Kouban , sortait du Caucase, coulait au N. 0., puis à l'O. et tombait dans le Palus-Méotide, sur le territoire de Phanagorie ; l'autre, auj. le Boa, venue des contrées Intérieures de la Scvthie d'Europe, se perdait à Olbia dans l'estuaire du Borvsthène.
HYPAT1E, Hypaiia" fllle de Théon, mathématicien d'Alexandrie, née a Alexandrie vers 370 de J.-C, devint elle-même si habile dans les mathématique! et la philosophie que les magistrats d'Alexandrie l'invitèrent à faire des cours publics. Elle obtint le plus brillants succès et acquit un grand crédit sur Oreste, gouverneur de la ville; malt elle était païenne et peu favorable aux Chrétiens. Des furieux, - apanage des vicomtes de ameutés contre cette femme, s'emparèrent de sa Marseille, qui la codèrent au comte de Provence, personne, l'assommèrent, et traînèrent dans les nies Miarles d'Anjou, frère de saint Louis. Patrie de *«* membres en lambeaux, l'an 415 de J.-C. Les MHsIUoa. « écrit* d'Hypatie ont péri dans l'Incendie de la bi-
tombait dans Y Acesines, après avoir séparé le roy. du second Porus d'avec le pays des Cathéens. En allant de l'O. à l'E., c'est la quatrième des cinq grandes rivières qu'on rencontre dans le Pendjab.
HYDRE DE LERNE, serpent monsteueux, né de Typhon et d'Echidna, séjournait dans les eaux du lae de Lerne en Argolide. H avait sept têtes, et chacune repoussait à mesure qu'on la coupait, à moins qu'on ne brûlât immédiatement la plaie. Hercule aidé d'Iolas en délivra la terre : cet exploit est un des douze travaux que lui imposa Euryslhée. Après avoir tué le monstre, le héros trempa ses flèches dans •on sang empoisonné, pour rendre incurables les blessures qu'il ferait. Le monstre fut transporté au ciel , où 11 forme la constellation australe de Y Hydre. On pense que l'Hydre de Lerne n'était autre chose qu un marais d'où s'échappaient des miasmes pestilentiels et qu'Hercule parvint à dessécher.
HYDRIOTES, habitans d'Hydra. Voy. hydra.
HYDRONTE, Hydruntum, auj. Otrante, ville d Italie, dans l'Apulie méridionale ou lapygie, à l'entrée de l'Adriatique. D'Hydronte à Orlque en *îpire , il n'y a que GO kil. P'ompée avait, dit-on, songé & l'inexécutable projet de jeter un pont entre ces deux villes.
r, HYÉ£ES. *rcœ, ch.-l. de cant. (Var), à 15 kil. E. de Toulon, à 5 kil. de la mer et de la rade J Hyères, qui est très vaste et très sûre ; 8,880 hab. Position délicieuse : orangers, oliviers, pêchers. Uimat le plus chaud de la France; on y envoie les -naïades affectés de phthisie. Commerce d'huile d'olives, vins, grenades, oranges, etc. Cette v.,qul était une colonie de Marseille, portait au m. âge le nom d'Ahxres (du latin Arcx . Au xïii* siècle elle avait un port d'où l'on s'embarquait pour la Pales une. Longtemps elle fut l'apanage des vicoral
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bil inlhèq. »1 Al»«>»nrlr|p. On la stirn. te Philosophe. HYPKHBOU'S. ail énienmeprisé. V. ostracisme. HYPERBOREENS, c.-*-d. au-<telàdu Borée, nom iunné vaguement par les Grecs aux peuples et aux pays du Nord ; on plaça d'abord le pays des Hyperborérns au N. delà Thrace, puis on le recula Jusqu'aux monts Rhipées ou Riphées. On imaginait que
Sar-dclà ces montagnes existait un peuple chéri des icux qui pratiquait toutes les vertus, qui vivait sans travail et sans trouble, à l'abri du souille de Borée, dans un climat d'une douceur inaltérable. C'est du pays des llypnrboréens que l'on faisait venir le sage Abaris. On remarque de singuliers rapports entre les cultes d'Apollon ou de Diane et les traditions répandues sur les Hyperboréens ; ces rapports s expliquent en admettant que les habitants primitif* de lu Grèce venaient du Nord el avaient rapporté leur culte en Grèce.
HYPKRIDE, orateur athénien , disciple d'Isoerate et de Platon et rival de Démosthènet. Il fut avec cet orateur l'ennemi des Macédoniens et l'instigateur principal de la guerre Lamiaque. Après la bataille de Cranon, il fut livré à Antipater, qui lui lit soufTrir d'horribles tortures, lui arracha la langue, puis le fit mettre à mort, 322 av. J.-C. Ses discours sont perdus, à l'exception de deux, qui ont été retrouvés en 1853 et publ . a Gottingue.On lui attribue aussi un discours contre Alexandre, qui se trouve parmi les harangues de Démosthène (c'est la 17e .
HYPËRIE, Hyperia, premier nom de Camarine, en Sicile. Yoy. torre-di-camarina.
HYPERION , fils d Lranus et frère de Neptune, épousa Thya, et fut père du Soleil, de la Lune et de l'Aurore. On le confond souvent avec Hélios ou le Soleil. Voy. titans.
HYPERMNESTRE, une des DanaTdes, épargna Lynoée son époux, et le fit échapper au massacre des fils d'Egyptus, malgré l'ordre de son père DanaUs. Celui-ci la cita en jugement pour la punir de sa désobéissance ; mais le peuple la déclara innocente.
HYPHA<K. Sfrtrdqe (ou Bevah, affl.du Sctl.).r.de l'Inde, au N.O. (la dernière qu'on rencontre dans le Pendjab actuel en allant de l'ouest à l'est), tombait dans VA cetinet, ou peut-être elle recevait cette grande rivière grossie de l'Hydaspe et de l'Hydraole, et alors se jetait dans lïndus à Alexandrie, chex les Musiranes. Alexandre s'arrêta sur la rive droite (ou occidentale) de ce fleuve, et en mémoire de son
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apparition en ces lieux (qui devenaient la bor.te orientale de son empire), il y éleva douze autels.
HYPSELIS. auj. Sciothb? ville de l'Egypte ancienne, dans laThébalde, au S. et très près de Lyoopolis, sur la gauche du Nil, était ch.-I. du noms llvpsélite.
HYPS1LANT1S (famille des). Voy. tmilantis. •
H Y PSI P Y LE, fille de Thoas. roi de nie de Lemnos. Les femmes de Le ni nos ayant offensé Vénus, cette déesse Inspira à leurs maris le dessein de les abandonner. Les Lemnienncs iadignéen égorgèrent pendant une nuit tous les hommes de leur ile. Hypsipyle seule conserva la vie au roi son père, et le Ut sauver secrètement dans l'île de Chio. Cependant les Lemniennes, ayant découvert que Thoas était vivant, chassèrent sa fille de leur île. Elle fut enlevée par les pirates et vendue à Lvcurgue, roi de Némée , qui la Ht nourrice de son fils Archémore: elle fut la cause involontaire de la mort de ce prince (Voy. ce nom).
HYRCAN 1 (JeanJ, souverain pontife des Juifs, 136-107 av. J.-C., fils et successeur de Simon Machabée, soutint les Sud ucéetu contre les Pharisien», combattit Anliochus Sidetès. puis les Iduméens qu'il subjugua, et s'empara de Samarie.
htrcan n, souverain pontife et roi des Juifs, fils d'Alexandre Jannée, 79-4(1 av. J.-C, fut détrôné par son frère Aristobule. puis rétabli par les Romains : dépouillé de nouveau par Antigone , fils d'Aristohulc, il fut enfin mis a mort par Hérode. l'an 30 av. J.-C. Il avait 80 ans.
HYRCANIE, Ht/rcania. contrée d'Asie, s'étendait le long de la côte S. E. de la mer Caspienne, de l'embouchure de l'Oehus aux environs de celle du Maxeras, et avait à l'E. el au S. la Parthiène Elle appartenait à l'empire perse et était comprise dans la 11» satrapie. Ses habitants étaient farouches et n'avaient que fort peu de villes. Ce pays était tout entouré de montagnes qui étaient remplies de tigres. L'Hyrcanle ancienne correspond à ta partie K. du Miianderan elau S. du Daghestan.
HYRCANIENNE mer). Voy. Caspienne (mer).
HYSTASPE, prince achéménide. père de Darius 1.
HYSUDRUS. HESYURILS, n. de l'Inde, une des branches de rHvphase.On croit que c'est le Setledge.
HYTHE, ville d'Angleterre (Kent), a 17 kil. S. 0. de Douvres, sur la Manche ; 6,903 hab. C'est une des villes appelées Cinque paru ; mais auj son port est presque comblé.