ANDR
À.NDR
(H.-Rhin), à 6 LU.
Ion». E., 8« 37" lat. S. Patrie d'Elisa Draper, amie de Sterne.
ANDOCIDES, général et orateur grec, né à Athènes ▼en 465 av. J.-C., eut part à tous les événements de son temps et fut exilé par ies trente tjrans. Il nous reste sous son nom quatre discours publiés par Canterui, Bâle, 1566, in-fol., et qui se trouvent aussi dans les Oratores greeci d'il. Etienne, 1575, in-fol.;
I abbé Auger les a traduits en français, dans ses Orateurs athéniens, Paris, 1792.
ANDOLSHEIM, ch.-l. de E. de Colmar; 1,900 hab.
ANDOMATUNUM, depuis Lingones, auj. langues.
ANDOHRE, petit état sur les confins Ce l'Espagne et de la France, n'est qu'une vallée située sur le versant méridional des Pyrénées entre Foi* el Ureel.
II a environ 900 LU. carrés, et 16,000 habitant s. On y compte 6 viliet et 34 villages ; le ch.-l. vA Andorre, sur l'Embal ire. C'est une petite république sous la protection de l'évoque d'Urgel. L'Andorre fit jadis partie du vicomté de Castelbon ; il appartint ensuite par indivis aux comtes de Foix et aux évoques d'Urgel ; Henri IV, comme comte de Foix, réunit à la France sa part de souveraineté sur l'Andorre; ce petit état s est rendu indépendant en 1790.
ANDOVER, ville d'Angleterre ( Southampton ), k 78 LU. N. E. de Sallsbury ; 4,200 hab. ; canal de celte ville & la mer. — Plusieurs pcUtea villes des Etats-Unis portent le même nom.
ANDOZERO.e.-à-dire lac d'Anda, lac de la Russie d'Europe (Archangel), à 108 LU. S. 0. de Kem, est traversé par la riv. d'Anda.
ANDRADA. Ce nom a été porté par plusieurs Portugais dont les plus connus sont : Antoine d'Anirada, missionnaire jésuite, né vers l'an 1580, mort en 1634, qui parcourut l'Asie, et pénétra un des premiers dans le Thibet (1624). Son Vc
au Thi-
bet parut à Lisbonne en 1626, et fut traduit en français dès 1628.— HyacinUie-Freire de Andrada, né à Béja en 1597, mort en 1657, abbé de Sainte-Mariede-Chans. II est auteur d'une Vie de don Juan de Castro, nn des livres les mieux écrits en portugais, et de quelques poésies élégantes.
ANDRAGATHIUS, général romain sons GraUen, trahit cet empereur pour embrasser le parti de l'usurpateur Maxime, et l'assassina dans sa fuite, en 383. Après la déraite de Maxime par Théodose il se donna la mort, 388 .
AN DRA l'A , dite aussi Ncoclaudiopolis, ville de Paphlagonie.
ANDRÉ (saint), l'un desdouxe apôtres, était frère de saint Pierre et pêcheur comme lui; U se trouva aux nocos de* Cana et fut témoin du premier miracle de J.-C. Durcie on ne sait rien de positif sur cet apôtre. On croit qu'il souffrit le martyre à Patras. On célèbre sa fêle le 30 nov. Il est le patron de l'Ecosse.
an mu: i, roi de Hongrie, 1046-1061, disputa la couronne à Pierre-l'AIlemand et monta sur le trône lorsque ce prince fut renversé. Elevé dans la religion païenne , il embrassa le christianisme. Ayant voulu exclure du trône son frère Béla, qui devait lui succéder, il fut battu et détrôné par ce prince, 1061 , et mourut bientôt après.
ancré il, roi de Hongrie, 1205-1235, partit pour la Terre-Sainte en 1217, et s'y distingua par sa valeur, ce qui le fit surnommer le Hiérosolymilain. A son retour dans ses états (1222) , U trouva tout en confusion , mais il sut bientôt rétablir l'ordre par de sages règlements. C'est à lui que la noblesse hongroise doit la charte de ses privilèges.
andré m, roi de Hongrie, 1290-1301, eut un concurrent redoutable dans Charles-Martel, flls de Charles H, roi de Naples, qui lui disputa l'empire jusqu'à sa mort. H fit avec succès la guerre a l'Autriche.
andré (Yves-Marie), dit le Père André, écrivain estimé, né en 1675 à Chiteaulin en Basse- Bretagne,
mort en 1754, entra chex les Jésuites en 1693, et remplit pendant 1a plus grande partie de sa vie les fonctions de professeur de mathématiques a Caen. 11 est surtout connu par un Essai sur U Beau, qui parut en 1741. m-12, et qui a élé depuis souvent réimprimé.Ladcrn.édit.ealde Paris, I8l0,in-l2.0n lui doit aussi un Traité sur l'homme, où il cherche 5 expliquer l'action de l'âme sur le corps. Ses œuvres ont été rassemblées par l'abbé Guyot, Paris, 1766. 5 vol. in-12. Le père André était un disciple et un ami de Malebranche ; il eut avec ce philosophe une correspondance suivie, qui lin .mira ia dr.-.'ii'i't <>l a lion de sessuperienrs. 11 a lai*.<-édc précieux Mus. conserves à la bibliolh. de Caen. M. Cousin a donné se» Œuvr. phi'os., |Si3, in-12. MM. Charma et Mancel ontpnbi "'• ?vn! (],- Document t inédits. Caen. 1843-44.
andré del sarto, peintre italien, dont le vrai no» est André Vannucchi, était lllsd un tailleur, d'où scr. surnom del Sarto. 11 naquit à Florence en 1488, fut d'abord placé chez un orfèvre, et entra ensuite chei Jean Barille, peintre médiocre , mais bon sculpteur d'ornements, qui exécuta sous la direction de Rapnacl tous les ouvrages de menuiserie du VaUcan. La réputation d'André s'étant répandue à l'étranger, il fut appelé en France par François 1 qui le chargea da plusieurs ouvrages importants. Le roi lui avait confié une somme considérable pour aller en Italie faire l'acquisition de statues antiques et de tableaux des meilleurs maîtres ; mais il dissipa cet argent , et s'exposa ainsi au ressentiment de François I. Il fit d'inutiles efforts pour rentrer en grâce. Après avoir traîné une pénible existence, il mourut de la peste à Florence en 1530. On remarque parmi ses tableaux la belle Charité que l'on voit aujourd'hui au musée du Louvre ; Jules César recevant les tributs des provinces romaines , fresque qui se voit dans la grande salle de Poggio à Caïano ; la Cène de Jésus-Christ , autre fresque dans le monastère de San-Salvi, prêt Florence ; le Sacrifice d'Abraham • un Christ mort, etc. Il a formé d'habiles élèves : Salviati, Vasari, etc
ANDRÉ DCL CASTAONO. Voy. CASTAGNO.
ANDRE (ordre de Saint-), ordre russe fondé en 1698 par Pierre-le-Grand, et qui n'est accordé qu'au plus haut mérite et aux actions les plus éclatantes. La manque dlstincUve de cet ordre est une croix émaillée en bleu portant l'image du martyre de saint André et surmontée d une couronne impériale. Sur le rêver» on lit cette inscription : Pour la foi et la fidélité. Le cordon est bleu , comme celui de l'ordre du Saint- Esprit.
ANDREA (Jean-Valenlln), théologien protestant et mystique célèbre, né à Herremborg en 1586, mort en 1654, fut aumônier ou chapelain d'Eberhard 111, duc de Wurtemberg, et abbé d'Adelberg. Il a publié an très grand nombre d'ouvrages, dont quelques-uns en vers, et a été soupçonné d'être le fondateur ou au moins le restaurateur de Tordre des Rose-Croix. On distingue parmi se* écrits: Menippus seu Dialogorum satiricorum centuria, 1617, in-12; Civis christianus, 1619, in-8 ; Muthologia christiana, 1619, in-12; Judiciorum de Fralcrnuatt Rosacea Crucù chaos, 1619, in-12.
andre £ ou anderson ( Laurent ) , chancellesuédois. Voy. ANDERSON.
ANDREASBERG, c.-à-d. montagne Si-André , tille du Hanovre, à 25 LU. S. 0. d'Elbingerode ; 3,200 hab. Fer, cobalt, argent, cuivre; manuf. de dentelles.
ANDREEVA ou ENDERI. ville de Russie (Caucase), à 58 Lil. S. 0. de Kixliar. sur l'ALtach ; 3.000 maisons. Andreeva est l'asile de tous les malfaiteurs du Caucase : U s'v fait un grand trafic d esclaves cl d'objets volés. Cette ville était jadis sur le KoTstiou et se nommait BalLh. Les débris de l'ane. ville s'appellent Vieux-Enderl.
ANDRELINI (Publio Fausto), poète latin moderne
ÀHDR
do Forli. né vers 1450, mort en ISIS, fut dès l'âge de 22 an» honoré de la couronne poétique à Rome, Tînt à Pari» en 1488, et y enseigna les belles-lettre» Jusqu'à sa mort. II jouissait de la protection do Charles VIII. Louis XII et François I. et célébra ces princes dans un grand nombre de poésie*. On a de fui des ÉUqict, Pans, 1492; de* Poésies érotiquet, Venise, I SOI : des Distiques moraux, Paris, 15lO
ANDREOSS1 (Franc.) , habile ingénieur, né en 103.1 à Pari», mais , l'origine italienne, m. en 1688, |»artagei avec Riqnet l'honneur d'avoir conçu, ou tout au moins exécuté, le canal «h* Languedoc. On lui doit une Carte du canal, 1669, 3 feuilles iti-f. — Son arrière-pctillils, Aiit.-Kr.-A. (1761-1828), l'un des meilleurs g.-n. d'artillerie de l'Empire et habile diplomate, a publié Y Histoire du canal du Midi , 1800 et 1805, où il \ mis en lumière se* titre* longtemps méconnus.
ANDREZIEl'X. bourg du dép. de la Loire, sur la Loire, en ire IHontbnson au N.O. elSl-EtienneauS.; 673 bâti. Chemin de fer de 68 kil. allant à Roanne.
ANDRIA, v. du rov. de Naplee (Terre de Rari), à 12 k. S. .le Harlefta ; 15,000 h.; fondée en 1046 par !e* comte* de Trani. Evéehé snflrauant de Trani.
ANDRI EUX (Franç.-Guill.-Jean-Stanislas), homme de lettres, né à Strasbourg en 1759, mort à Pari» en 1833, fut d'abord destiné à la profession d'avoral. Détourné de cette carrière par les événement» de la révolution, il entra dans le» affaire» et devint loccesmcment chef du bureau de la liquidation . juge au tribunal de cassation (1796), membre du ronseil des Cinq-Cent» (1798), pui» du tribunal j ! 800) : il porta dan» toute» ces fondions une indé- ; tendance qui ne se démentit jamais ; aussi fut-il éliminé du trihunat par le premier consul (1802). Il fut nommé on 1804 professeur de grammaire et de belles-lettre» à l'école Polytechnique (fonction» que lui enleva la restauration en 1816), et enfin
f rofesseur de littérature au collège de France (1814). I exerça ce» dernières fonction» jusqu'à la fin de sa vie avec autant de succès que de zèle : malgré la faiblesse de sa voix, il se faisait entendre, a-t-on dit ingénieusement, à force de se faire écouter. Il avait été admis à l'Institut lors de la création de ce cor;* (1*97), comme membre de la classe de littérature : il deTint en 1829 secrétaire perpétuel de l'Académie Française. Dans les positions si diverses où il se trouva, Andrieux ne cessa de cultiver les lettres. Il t'était fait connaître dés l'âge de 23 an» par la jolie petite comédie d' Anaximandre (1782): il donna depuis les Étourdis (1788). Helvétiut (1802), la Suite du Menteur (1803), le Trésor (1803), la Soirée dAuteuit (1804). te Vieux Fat (1810), la Comédienne (1816), « Manteau (1826), et une tragédie, Jumus Brutu* (1828;. Il a aussi composé avec le plu» grand succès des contes en ver» dont il parut un premier recueil en 1 800, in-8, des contes en prose , des fables. On adonné en 4 vol. in-8, et 6 vol. in-18, 1817-1823, une édition de ses œuvres qui est loin d'être complète. Andrieux fut uni d une étroite amitié avecCôllin-d'Ilar- Icville et Picard , ses rivaux en talents et en «uccès.
ANDRINOPLE, Orestea chexlesCrecs. dans la suite A . •polis, Edcrneh chez les Turcs, ville de Turuie d' Europe (Roumélie), au confluent de la M an tu , e laTondja et de l'Arde, à 177 kil. N. O. de Constantinople; 1 00,000 hab. Beaux monuments (mosquées de Selim II, de Bajazet II, de Mourad II; superbe bazar d'Ali-Pacha; Eski-Séral ou vieux palais: bel ■queduc. pont sur la Tondja, etc.); antiquités romain». Archevêque grec, grand-mollah turc. Industrie iwi »ctive (étoffe» de »oie, laine, coton : tapis . tanneries, maroquins: distilleries d'eaux odoriférante*). Cette ville fut fort embellie par Adrien, dont elle prit le nom. et devint la métropole de la province Eatmi Moue uta» t empire. Il se livra aux environs 2 batailles décisive»: dan» l'une Constantin défit Licioiu». en 323; dans l'autre les Gotha vainquirent Va-