ANNE
s70 par Charles-le-Chauve . en faveur d un gentil- | ANN'ABERG, tille du royaume <lc Suc, k 37 kO. nomme breton nommé Tcrlule , qui avait rendu de grands services à ce prince. LouIs-le-Bègue confirma Jans cette possession le fils de Tertule, lngclgcr, en augmentant ses domaines. C'est de celte maison que sont issus les Plantagcnets qui régnèrent sur l'Angleterre de 1 1 54 à i486 : Geoffroy V, dit Plantagenest, comte d'Anjou, ayant épousé la reine Mathildc (1127), donna naissance à Henri, qui, le premier de celte maison, porta la couronne d Angleterre et qui régna mus le nom de Henri II. Les rois d Angleterre posK'dirent jusqu'en I2<<3 le comté d'Anjou, qui n'en continuait |as moins de relever de la couronne de France. A cette époque, l'Anjou fut confisqué sur Jean-sans-Terre qui , pour s'emparer de cette province, avait fait périr son neveu Arthur, dernier héritier du comté [Voy. arthur et jkan , cl Philippe-Auguste le réunit & la couronne. En 1226, Louis VIII laissa par testament l'Anjou ainsi que le Maine à Charles, son 0* Ois, qui devint par là chef d'une nouvelle maison d'Anjou, et qui régna, ainsi pie sa postérité, sur Naples et la Sicile, bn 1290, nie petite-fille de ce prince, Marguerite, aprtorla l'Aniou et le Maine en dot à Charles de France, romle de Valois, dont le Dis, devenu roi de France «mis le nom de Philippe VI, réunit ces deux provinces à la couronne. En 1360, le roi Jean 11 érig l'Anjou en duché, et le donna pour apanage ion second fils, Louis, qui devint le chef d une seconde branche de rois de Naples de la mai «on d'Anjou : le dernier rejeton de cette famille, Charles IV, institua Louis XI son héritier, cl l'Anjou fut Irrévocablement réuni à la couronne en 1482. Le titre de duc d'Anjou fut porté depuis par plusieurs princesdu sang, par llenri III, avant qu'il fût roi, par deux Dlsde Louis XI V, qui moururent jeunes, par un des petits-fils de ce prince, qui devint plus tard roi d Espagne sous le nom de Philippe V. Le seul prince qui soit connu dans I histoire sous le nom spécial deduc d'Anjou est Frauçoisf4« ûlsde llenri II, dont l'article suit.
anjou (François, duc d ), 4* fils de Henri II et de Catherine de Médieis, et frère de Henri III, né en 1554, mort en 1684, porta d abord le titre de duc d'Alençon ; il se montra favorable aux protestants, te mit à la téta des Flamands révoltés contre Philip. II, fut un instant reconnu souverain des Pays- Bas, et recul solennellement le titre de duc de Brabant (1682) : mais ayant voulu violer les libertés du peuple qui 1 avait élu, il fut ignominieusement chassé. Il avait été sur le point d'épouser Elisabeth, reine d'Angleterre ; ce mariage échoua, par le refus de la reine, au moment de se conclure.
ANJOUAN, Uituouan ou Joanna des Anglais, une des îles Comores, entre la côte orient, de l'Afrique et Madagascar, a 49 kil. sur 33; jadis florissante, aujourd hui très pauvre et dépeuplée par les invasions des pirates madéosses. Ch.-L, Makhadou.
ANRARbTROEM (J.), l'assassin de Gustave III, gentilhomme suédois, né en 1 701, avait été enseigne dans les gardes-du-corps du roi et était retiré du service depuis quelques années lorsqu'il entra, avec plusieurs nobles mécontents, dans une conspiration formée contre le roi de Suède:» se chargea de porter le coup mortel, et, s'étant Introduit dans un bal
manque où assistait le roi, il tira sur lui un coup de pistolet à vent au moment où le comte de Horn son complice lui désignait la victime, en lui adressant ces mots : « Bonsoir, beau masque. » Cet attentat cul lieule 16 mars 1792. Arrêté et mis en jugement, Ania.-«lro?m fut décapité après avoir eu le poing coupé.
ANXLAM, ville de Prusse. Voy. anclah..
ANKOBER, état africain, dans l'Abyssinie, composé des 2 provinces de Choa et d'Efat, est le plus
ffiSS î* ï*Wn^: S» capitale. Ankober, est à kjl. b. fc. de Gondar.
S. O. de iTevberp: 4,500 liab. Mines d'élain, fer, argent, cobalt. — Ville de Prusse (Silésie) . à 1 1 kil. S.O. de StrellU, est un lieu de pèlerinage très fréquenté.
ANNAGOUNDI. Voy. anacoundi.
AN NAM ou VIETNAM, dit aussi Empire Anr.amitique, grand état de l'Inde transgangétique, baigné à l'E. cl au S. par la mer, a pour bornes au N. la Chine, à 10. l'Inde anglaise, l'Empire birman, l'Em-
Eirc siamois, et se divise en 6 régions: Tonquin ou irang-Ngai,Cochi.ichine ou Drang-Trong , Tsiampa, Cambodje annai.i-'.c, Laos annamite, royaume de Bao; 1,460 kil. sur COO; Hué, capitale; environ 23,000,000 d'hab. Une chaîne de mont, partage l'empire en 2 moitiés longitudinales: 2 autres chaînes le séparent, l'une de l'empire siamois, l'autre de la Chine. Quelques bons ports. Grande fertilité, sauf vers les montagnes et le S. : végétation des tropiques, riz, surre, ananas, thé. poivre, bétel, cocotiers, etc. 2 récoltes par an : bancs de corail énormes. Beaucoup de fer ; sel, marbre, albâtre ; un peu d'or dans les rivières. Les Annamites sont en général de race mongole et semblables aux Chinois, mais plus robustes : leur langue et leur écriture sont dérivées du chinois. Ecoles publiques ; classe de lettrés et mandarins, comme à la Chine; gouvernement despotique (le roi s'appelle Dova] : leur armée est de 160,000 hommes (1815); ils ont de l'artillerie sur le modèle des Européens. Ce pays, civilité parles Chinois au tu* siècle av. J.-C.. fut tantôt soumis à la Chine, tantôt indépendant. Lé-Lou assura sa liberté en 1363; à celle époque commence la dynastie des Lé, qui règne aussi sur laCochinchinc. Ia\ 1774 eut lieu dans le Tonquin la révolte des 3 frères Taïtsoung, qui furent quelque temps maîtres de tout l'empire, 1776, etc.: Ils furent cependant expulsés par Ngaï-en-Choung (reste de la dynastie cochinchinoise), 1796-1804. Son pclil-flls Miclomé lui succéda en 1820.
ANNAN, riv. d'Ecosse, se Jette dans le détroit dcSolway. — Ville située k l'embouchure de la rivière d'Annan , k 26 kil. S. E. de Dumfries (Dumfries): 2,600 hab. Pêche du saumon.
ANNAPOLIS, ville des Êtata-Unis. sur la baie de Chesapeak, k 40 kil. N. E. de Washington, petite, mais jolie, est le ch.-l. de l'étal de Marvland; 2.GO0 hali. Théâtre et banque ; hôtel du gouvernement.—Ville de la Nouvelle-Ecosse, par 07° 42" lat. N.; 1.200 hab. Port magniûquc. Elle se nommait jadis Port-Royal.
ANNAT (Ff.), Jésuite, nékRhodcz en 1607, mort a Paris en 1670, devint provincial de son ordre et confesseur de Louis XIV (1654-1070;. Il fut un des adversaires les plus ardents des Jansénistes, et écrivit, entre autres ouvrages de polémique, le Rabat-joie des Jansénistes (Paris, IGGG, 3 vol. ln-4).
Pascal ne lui eût adressé ses deux dernières Provinciales.
ANNATES. On entend par ce mot le revenn d'uneannéc, ou plutôt une taxcannuelle que payaient k la chambre apostolique, en recevant leur bulle, ceux qui étaient pourvus d'un bénéfice. Ce droit longtemps perçu |ar les papes fut la source de querelles sans cesse renaissantes entre la cour de Rome et la plupart des souverains de l'Europe. Henri VIII les supprima en Angl.; en France, elles furent tantôt suspendues, tantôt réduites ; enÛn suppr. en 1 789.
ANNE, Anna, sœur de Pygmalion, roi de Tyr, abandonna sa patrie en mémo temps que Didon, sa seeur, et vint avec elle fonder Carthage ; après la mort de Didon, elle se relira dans l'île de Malte, et de 1k en Italie.
anne 'sainte i, femme de saint Joachim, et mère du la SlcVicrge. Son nom veut dire gracieuse. On célèbre sa fêle le 26 et quelquefois le 28 juillet. Ax.\£dc Russie, ûllede larotiaw duc de Russie.