‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 92 sur 567 · ASIE · texte numérisé non relu

ASIE

». d'Angl. (Lancastre), à 10 kil. E. de Manchester, wr ud canal qui conduit à Mauchestcr; en». 35,000 h.

(ta 1850). Houille, grandes manufactures de coton. ASlAGO , tille du royaume Lomhardo-Vénitien

Vicence), à 28 kil. N. de Vicence, sur une mont. ;

'2,750li. Fabrication et grand comm.de chapeaux de ) Jlle d'Ualie. Jadis chef-lieu de la républ. des Sept- Lommunes, qu'on croit d'origine ctmhriqiie.

ASIE, Asia, la plus grande des cinq parties du inonde, située à l'E. de l'Europe et de l'Afrique, s'éi.-nd de 5» à 75» lat. N. , et de 25« long. E. à 175» i >nç. 0. Elle a 9,700 kil du N. au S., 12,800 de l'E. a l'O., et compte environ 600,000,000 d'habitants. On Ja divise en neuf régions naturelles , savoir : au N., Russie d'Asie ou Sibérie; à l'O., Turquie d'Asie, Arabie; au S., région persique (Iran ou Perse, Caboul, Ilérat, Beloutdustau), Inde en deçà et au delà du Gange; à l'E., Empire chinois, Japon; au centre, Turkestan et Tartarie. Mers principales : au N., l'Océan Glacial arctique; à l'E., l'Océan Pacifique; au S., la mer des Indes; à l'O., la mer Rouge, la Méditerranée, la mer Noire. Dans l'océan Pacifique sont comprises les mers de Behring, d'Okhotsk, du Japon, de Chine, et la mer Jaune; dans la mer des Indes, la mer on golfe de Bengale, la mer d'Oman , avec les golfes Persique et d'Adel. On compte aussi deux mers intérieures, les mers Caspienne et d'Aral, et plusieurs grands lacs, le Baik.il, le ralkati, le Saisan, etc. Détroits : les principaux sont, du N. E. au S. 0., ceux de Behring, de Corée, de Malacca, d'Ormut et de Bab-eMMandeb. Caps : ceux de Severovostochnoi, le plus au N. ; de Tamdjong- Bourou, à la pointe sud de la presqu'Ue de Malacca ; de Comorin, au S. de l'Inde; de Basalgale, au S.E. de l'Arabie, etc. Iles principales : la Nouvelle-Zemble au N. ; les Aloutiennes au N. E. ; les Kouriles, le» lies du Japon, Formose, Hainan , à l'E. ; Nicobar, Ceylan, les Maldives et les Laquedives, aujS.; Chypre, Rhodes, Samos, Chio, Mételin, dans la Méditerranée (les tles de la Sonde, Philippines, etc., sont auj. comprises dans l'Océanie). Grandes presqu'îles : Asie-Mineure ou Anatolie, à l'O.; Arabie, Inde, à l'O. du Gange; Gurrerat, Inde, à PE. du Gange, et Malacca, au S. ; Kamtchatka et Corée à l'E. On distingue en Asie huit grandes chalues de montagnes, savoir : les Altaï, le Kouen-Lun, le Thian- Chan, les montagnes du Japon, l'Himalaya, les Gates, le Taurus, le Caucase et l'Oural; on trouve aussi en Arménie des montagnes, mais en général peu élevées. C'est dans l'Himalaya que sont les plus hautes cimes connues (près de 9,000 m.) ; il y a des plateaux très-élevés, surtout en Mongolie et au Thibet. Le centre de l'Asie offre une grande dépression dont les mers Caspienne et d'Aral occupent le foud. L'Asie est arrivée par un grand nombre de grands fleuves; quelques-uns ont jusqu'à 3,500 kil. de cours. Les principaux sont : au S., l'Euphrate, le Tigre, le Sindh ou Indus, le Gange, le Brahmapoutra, l'iraouaddy, qui se jettent dans la mer des Indes ; à l'E., le Kiang, l'Hoang-ho, l'Amour, dans le Grand- Océan ; an N., le lénissei, la Léna, l'Obi, dans la mer Glaciale; au centre, l'Oural, le Kour, dans la mer Caspienne ; le Sir-Daria , dans la mer d'Aral. L'Asie centrale renferme beaucoup de steppes et de déserts : tels sont les steppes des Kirghix, dlchim, de Barabra, le désert de Kobi, le désert central, ceux de KJiarism, de Mékran, d'Adjmir et d'Arabie. Le climat et le sol varient comme les latitudes et les hauteurs. La partie méridionale est d'une richesse f-Uraord inaire. L'Asie fournit les plus beaux diamants connus, des pierres précieuses, de l'or et de l'argent, les autres métaux s'y trouvent également eu abondance. Les

filantes Indigènes les plus remarquâmes sont: 'arbre à thé, le cotonnier, le caféier, J'iDdigotier, le manguier, le camphrier, le cannellier, le mûrier, le poivrier, le muscadier, le giroflier, le sandal, la

canne à sucre, le cerisier, qui est originaire du Tnnt ; le pécher et l'oranger qui viennent de la Chine. Presque toutes les plantes aromatiques et les épicéa sont asiatiques. C'est aussi à l'Asie que semblent avoir appartenu primitivement le cheval (en Arabie), le chameau, le dromadaire, le chevreuil à musc, la chèvre du Thibet, l'hermine, le rhinocéros unicorne, l'éléphant, le tigre, etc. On compte en Asie trois races humaines principales : la caucasienne, la mongole et la malaise, auxquelles il faojoindre la Sibérique. On y parle une infinité de langues : l'arabe moderne, le turc, l'hindoustan, le chinois, le mandchou, le japonais, etc. ; on y cultive aussi plusieurs langues mortes, le xend, le sanscrit et l'arabe ancien. Ciuq différentes religions: le christianisme , le mahométisme, le sabéisme, le brahmisme et le bouddhisme y dominent. — On reconnaît l'Asie pour îe berceau du genre humain*, la Chine, l'Inde, la Chaldée, M disputent l'honneur d'avoir été la première contrée civilisée. On trouve en effet la plupart des arts en Asie de temps immémorial : l'acier, la pourpre, la porcelaine, l'art de faire des tapis, l'imprimerie, la boussole, y sont connus depuis des siècles. C'est là aussi que se sont formés les plus grands empires connus, ceux d'Assyrie, de Babylone, de Perse, l'empire d'Alexandre, ceux des Arabes, des Ottomans, des Mogols; mais la plupart de ces puissances colossales se sont écroulées aussi vite qu'elles s'étaient élevées. L'Asie n'a été connue des Européens que par degrés. Longtemps les Grecs ne connurent que l'Asie-Mineure, la Colchide, la Syrie; les relations des Grecs avec les Perses et les conquêtes d'Alexandre étendirent ces connaissances. Au ix* siècle commencèrent les pèlerinages au tombeau du Christ; à la fin du U*. les croisades ; aux xiii» et siècles eurent lieu les voyages scientifiques de Marco Paolo, Ruhruquis, Duplan de Carpin, etc. Au xv siècle, Vasco de Gama arriva à l'Inde en doublant le cap de Bonne-Espérance (1497), et bientôt après on connut la Chine, le Japon, etc. Mais ce n'est qu'au xvui» siècle, et dans ces derniers temps, que toute* ces contrées, et surtout l'Asie centrale, ont commencé à être vraiment explorées.

asie /.."'i.» nm. Les bornes de l'Asie connue des anciens étaient à l'O. le Tonals (Don), le Palus M(fotis (mer d'Axof), le Pont-Euxin (mer Noire), la mer Eyée (Archipel) ; au S. le golfe Arabique et la mer Erythrée {mes d'Oman). Us connaissaient la mer Caspienne et le lac Chorasmias (mer d'Aral); à l'E. et au N., ils n'avaient guère j>énétré plus loin que l'Inde et la Scythie (Tartarie). Le pays de* Sères ou Since (Chine) n'était connu que de nom. L'Asie, ainsi restreinte, avait pour principal-» montagnes : le Cauca«e, le Taurus, les chaîne* de Liban, l'Ararat, le Paropamisus, le Zagros et l'ImaOs. Les principaux fleuves étaient : l'Euphrate, le Tigre, le Jourdain, l'Hydaspe, l'Indus, le Gange, l'Oxus et l'Araxe. On distinguait dans l'Asie environ 12 grandes régions, savoir l'Asie-Mi neure ( Voy. cidessous), l'Arménie, la Parthie, la Mésopotamie, la Babylonic ou Chaldée, l'Assyrie, la Syrie, la Colchide, l'Arabie, la Perse, l'Inde, la Scythie oi Sarmatie. — L'Asie romaine ne s'étendait guère au delà de F Asie-Mineure; elle forma d'abord 11 provinces et porta le nom d'Asie proconsulaire. Plus tard elle s'accrut de la Syrie et de quelques portions de l'Arménie et de l'Arabie. Sous Constantin et ses successeurs, l'Asie romaine fut partagée en trois diocèses : diocèse d'Asie, subdivisé en Hellespont (Mysie), Lydie, Carie, deux Phrygies, Lycaonie. Pisidie, Pamphylie: diocèse de Pont, subdivisé en Bithynie, Honorie, Paphlagonie, 2 Ponts, 2 Cappadoecs, 2 Arménies, i GaJaties; et diocèse d'Orient, sulwlivisé en 2 Cilicies, 0sroène,3 Syries, 2 Phénicies, 3 Palestine». 2 Arables L'Asia

ASTN

rendante comprenait tout le reste de l'Asie. Asie-mineure, Asia Minor, km}. Anatolie, nom donné par les Romains A la presqu'île la plus occid.de l'Asie,

K»ur la distinguer du continent, qui s'appelait Asieajeure, Asia Major. Elle était bornée a l'E. par l'Arménie et la Syrie ; au N. par la mer Moire ; à 10. par la mer Egée , et au S. par la Méditerranée. L'Asie-Mineure est traversée par plusieurs chaînes de mont, détaehées du Taurus et au Caucase ; elle est arrosée \mr le Méandre, l'Hermus, le Sangarius, l'Halys et I Iris. On y distinguait 11 contrées principales, savoir : à 10., la Mysie, la Lydie, la Carie, laLvcie ; au N., la Bithynie, la Paphlagonie, le Pont: au S„ la Pamphylie, la Pisidle et la Cilicie; au centre, la Phrygie et la Cappadoce. Tout le rivage occid. était occupé par les colonies grecques : les Êoliena au N., les Ioniens dans la Lydie, les Doriens au S., y avaient fondé des villes qui le disputaient, pour la richesse, la civilisation et la puissance, à celles de la Grèce : telles étalent Ephèse, Phocée, Milet, liai ira masse, Lampsaque et Cnide. Les autres villes importantes de l'Asie-Mineure étaient : l'antique Troie, capit. de la Troade, dans la Mysie; Amisus, Pergame, Pruse, Cyzique, Amasie, Sinope, Nlcée, Nicomédie, Chalcédoine, au N. ; dansla Phrygie, Ancyre , A pâmée et Laodicée ; dans la Cappadoce , Césarée, Sébaste, Mélitène ; au S., Stratonlce, Telmesse, Tarse et Séleucie. Les tles principales qui dépendaient de l'Asie-Mineure sont celles de Lesbos, Chios, Cos, Samoa, Rhodes, sur la côte occid., Cypre au S. Toutes ces îles furent occupées et colonisées par les Grecs. — L'Asie-Mineure a été connue de toute antiquité. Elle a ru fleurir les empires de Troie (du xt* au xn» siècle av. J.-C.) et de Lydie (du x* au vi*), les colonies grecques d'Ionie, d'Éolie et de Doride, puis les roy. de Bithynie, de Paphlagonie, de Pont et de Cappadoce, qui, après avoir été longtemps indépendants, furent tous réunis i l'empire du roi de Perse. Sous la domination persane, l'Asie-Mineure forma quelquefois une seule satrapie et comme une espèce d'apanage, notamment sous Artaxerce-Mnémon (4C4-401), qui la donna à son frère Cyrus-le-Jeune. Conquise par Alexandre, elle échut après sa mort à Antigone; et après la mort de ce dernier, elle passa sous le joug des Séleucides ; néanmoins 11 s'y forma bientôt plusieurs royaumes indépendants : Pont, Cappadoce, Bithynie, Pergame, Galatie, Paphlagonie, etc. Ces royaumes subsistèrent jusqu'à la conquête de l'Asie- Mineure par les Romains , qui y nénétrèrent pour la première fois l'an 189 av. J.-C., t>; qui la soumirent tout entière au i" siècle de notre ère. Au iv* siècle, lors du partage de l'empire , l'Asie-Mineure fut comprise dans l'empire d'Orient, où elle composait le diocèse d'Asie et la plus grande partie des diocèses de Pont et d Orient {Voy. ASIE ancienne). Les ealifes en conquirent une partie au vu* siècle, et les Turcs Seldjouridea s'y établirent au xi*. Ils y fondèrent l'empire de Roumou d'Iconium (Konich), ne laissant aux empereurs grecs qu'un tiers de l'Asie-Mineure. Après 1204, 1 Asie grecque forma les deux empires de Nicéc et de Trébizonde. A la chute des Seldjoucidcs, 10 petites principautés s'établirent sur leurs débris dans la partie turque. Enfin de 1381 à 1387, Amurat 1, fils d Othman, soumit l'Asie-Mineure , qui depuis ce temps appartient aux Turcs. Elle forme aujourd'hui six pachaliks : Anatolie, Roum ou Siwas, Trébizonde, Caramanie, Selefkeh et Adana, Marach. Voy. anatolie, etc.

AS1NARA, Herculu insula, petite lie près de la cote N. 0. de la Sardaigne, a 28 kil. de long sur 8 de large. Déserte auj., mais peuplée au temps des Romains et jusqu'aux guerres de Pise et de Gênes.

ASINAHL'S, auj. le Nota, petite riv. de Sicile, Au S. E.. tombait dans la mer Ionienne près d'TIélore. Les Athéniens y perdirent, l'an 413 av. J.-C.. une

bat. qid fit échouer leur expodit. de Sirile : Ifieiaa, leurgèn.,yfut pmparGylippc.p^n. des Svracusaius.

ASINIUS POLUO ffiX Voy. poluo.

ASIONGABER, Bérénice, ancienne ville de l'Ara bie (Hediat), dans l ldumée , sur le golfe d'.Elana. C'est de là que partaient les flottes de Salomon qu se rendaient à Ophlr. Voy. akaba.

ASMODËE, démon dont parle l'Écriture dans l'histoire de Tobie (v, 3 et 6), obsédait Sara, Alla de Raguel, et fit périr ses sept premiers maris. Les rabbins le nomment le prince des démons et en racontent des choses merveilleuses. Ils le regardent comme le feu de l'amour Impur.

ASM ON ou AS A MON, petite ville delà Palestine, dans la tribu de Slméon, donna son nom à l'illustre famille des Asmonéens (les Machabées).

ASMONEKNS. nom donné à la famille des Machabées, soit à cause du bourg d'Asmon d'où l'on suppose qu'ils étaient originaires, soit à cause d'Asmonée ou Assamonée, un de leurs ancêtres.

ASNIÊRES, village du dép. de la Seine, arr. de Saint-Denis, à 6 kil. N. 0. de Paris, sur la Seine : 800 hab. 11 est traversé par le chemin de fer de Paris à Saint-Germain. On y élevait jadis des Inès ; c'est de là qu'il a pris son nom , ainsi que beaucoup d'autres villages en France qui sont nommés de même.

ASOLA, ville forte du roy. Lombard-Vénitien, à 31 kil. N. 0. de Mantoue ; 3,500 hab. Elle fut, dit-on, fondée par le Gaulois Adula, 1728 ans av. J.-C.; puis détruite par Brennus, et rebâtie par Aaolus, son neveu, qui lui donna son nom.

ASOLO, petite ville du roy. Lombard-Vénitien, à 28 kil. N. 0. de Tréviae ; 1 ,050 hab. Très ancienne, et d'origine gauloise.

ASOPUS, nom commun à plusieurs cours d eau et lieux de la Grèce ou pays voisins. Les principaux sont : 1* une riv. de Béotie, auj. Asopo, qui sortait du Cithéron, traversait le territoire de Platée, et tombait dans la mer vis-à-vis d'Êrétrie; — 2* une ville de Laconie, sur le golfe Laconique, près de Cyparisse.

ASOR ville de Syrie. Voy. arzodt.

ASOS ou ASSOS, ville de l'Asie-Mineure, dans l'Eolie, sur la mer, àl'entrée do golfe d'Adramvtte.

AS ('A DANA, auj. Iipahan, ville de Perse, dans la Parétacène, était fort petite au temps d'Alexandre.

ASPALATHOS, ville d'Illyrie, auj. spalatro.

ASPAR,gén.goth et patrice romain, fut envoyé en Italie par l'empereur Yalentinien contre le rebelle Jean, qu'il réduisit (425). Six ans après il fut battu en Afrique par Genséric, roi des Vandales. Après la mort de l'empereur Marcien (457), Aspar mit la couronne sur la tête de Léon, et obligea ce prince à donner i un de ses fils le titre de césar ; n'étant tuis encore satisfait, U conspira contre sa vie ; l'empereur en fut instruit, et le fit mettre à i avec son fils Ardaburius (471).

ASP ASIE, femme célèbre par sa beauté et esprit, naquit à Milet et vint se fixer à Athènes où sa maison fut bientôt le rendez-vous des hommes les plus distingués de la Grèce : il se tenait chez elle des conférences où se traitaient les plus hautes questions de philosophie, de politique et de littérature. Socrate, Périclès, Aleibiade, y étaient des plot assidus. Périclès conçut pour elle une si rive passion, qu'il répudia sa femme pour l'épouser ; Aspàsie prit sur lui la plus grande influence, et eut ainsi beaucoup de part aux affaires de la Grèce : on prétend même que c'est elle qui suscita les guerres de Samoa, de Mégare et du Péloponèse. Les ennemis de Périclès accusèrent Aspasie d'impiété ; son époux la défendit avec chaleur devant l'Aréopage, et fut réduit pour la sauver à répandre des larmes devant ses juges. Après ta mort de Périclès, elle s'attacha à un jeune homme inconnu, /.ysiclès. et elle eut encore

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