‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 110 sur 578 · BABA · texte numérisé non relu

BABA

BABB

]e Bon, à 32 kil. de son embouchure, et à 1750 kâ.. S. Ë. de Pélersbourg. ICauvaises fortificatieoBi port ensablé. A peine 60 maisons et 1200 bab. Fondée au zii* siècle, par les Génois, à VO. de Tancienne ville de Tanals, aousle nom de Tana, prise par Tamerlan en 1392, par les Turcs en 1471, par les Russes en 1696, rendue aux Turcs en 17U, démantelée à la paix de Belgrade, 1739; cédée à la Russie en 1774.

AZOT (Mer d'), en latin Palus Éxotis^ golfe de la mer Noire, à laguelle elle est unie par le détroit d'Iénikaieb, et ciont elle forme l*ettrémiti septentrionale, prend son nom de la ville d'Azov^ située prés de la côte. Elle a 340 kîL de long sur 240 de large et reçoit lee eaux du Don et du iottbaa. La partie la plus orientale est marécageuse, ce qui lui a valu le nom de Mn puêride.

A2TÈQUE8, peUf4e indigène du ïiwique. ils fondèrent en 1325 Tenocbtitlaa (M^oo)^ s'allièreat mx Toiièques et Mec leur secours étendiMnt Won mb-

crnètes jusqu'au golfe de Mexique et à TAthintique. Ils attkMgnirent leur plus grande puissance aux xv* et XVI* siècles j et ils étaient dans toute leur prospérité lors de l'amvée des E^a^nols, sous le règne des deux if ontexuma. Ils adoraient Taotl, dieuraprâme, invisible 2 et Huitzilopocbtli, protecteur néeial de leur nation ; ils sacnfiaient k ce dwnier des vietimes bumaines.

AZUN (val d'), jolie vallée des Htea-Pyfénées, d^ beucbe à 1*0. du val d'Armlès, à 4 kU. S. 0. d'Argelés. On Ta surnommée rÉden des Pyrénées.

AZYMES (c-à-d. tam levain), pains que les Israélites font cuire la veille de PAques, eo mémoire de ce que leurs ancêtres» au moment de qûtter l'Egypte , firent un repas avec du pain «ans levain. On appelle ce jour la /He des AsymM.-»- On donne aussi le nom de pains azymes aux nains dont on se sert dans VÊglise cathelique pour la eonséorstiott de l'Ëuebanslie : r^gliae gMcqua en^Moie du i»in letë

B, dans les ahréviatîoas de noms propres^ ngnifîe : Balbusy Brutus ; devant les noms de saints, Beatus, beata; devant les noms modernes, Baptiste, etc.

^ABER (François-Xavier de), mysiioue, né à Wunich, en 176&, mort en 1841. fut prorasseur de pbilosopbie à kunich et conseiller supérieur des mines. Il avait «rabord cultivé avec soin les sciences BstureUes; il se livra ensuite tout entier k la phibso- Mie et cbercba k la concilier avec les dogmes du Gatbolicisme, au moyen de doetrines mystiques analogues à celles de Bœhme. de Swedenborg et Saint- Martin. Parmi ses ouvrages, qui ne forment pea moins de 16 vol., Leips., I80I-&8, on remaraue on traité de VEstase^ 1817, ses Ls^ofu jur la philosO' phie reUgieiue^ 1827 , sa i^offmaliqtié spécMtottt», ainsi que l'Idée skrétiemie deVimnuyrtaUté, 1836.

BAAL, c-k-d. seigneur, divinité mâle des Ghaldéens, des Babyloniens, des Phéniciens et des Chananéeus, parait n^étre autre chose que le soleiU Cependant rhu«torien Josèphe la confond avec Mars , d'autres avec Jupiter et avec l'Hercule Phénicien. Les Israé* lites abandonnèrent souvent le culte du vrai Dieu pour adorer cette idole. On associait k Baal Astarté eomme divinité femelle. On sacrifiait k ce dieu des victimes humaines.— Il y avait plusieurs idoles d'un rang secondaire qui portaient aussi le nom Je Baal : Boal-Berith^ le seigneur de raliianoe; Baal-<^ad, le dieu du bonheur ou de la fortune: Baai^Péor ou BelphégoTj le dieu Prisme des Moabites : BaalrSch men, le seigneur du ciel; Boal-Zébuth ou BeUiébitthj le dieu chasse-mouche, etc.— ^Le nom de Baal, transformé en Bal ou Belj a fini par être un non commun que les Ghaldéens donnaient, non-seulement au dieux et aux astres, mais aussi k leurs rois. F. bélos.

BAASA, roi dlsraèl, fut d'abord général du roi Nadab, fils de Jéroboam, n conspira contre ee prince, le tua au siège de Gebbethon, uaun^a le trône, qu'il occupa de 942 k 919 av. f.-0., et extermina toute la famille de Jéroboam. Il se souilla de erimesi se bvn à l'idolâtrie et fit périr le prophète Jéha. Il fut battn par Aaa, roi de luda.

BABA, sectaire ture, tenta, vers l'an 1240, dé renverser la doctrine de Mahomet, et prétendit être lui-même Penvoyé de Dieu. Il commença k prêcher sa doctrine k Amasie, la lépandit dans toute l'Anatdie, et se fit un grand nombre de partisans «lu'il arma, et k la tète desquels il se renaît redoutaLle. Les princes mahométans furent obligés, pour le réduire, de s'aider du secours des Francs.

BABA-DAGH, T. de Turquie (Bulgarie), k 130 k. K. K. de Silistrie; 10000 hab. Ville importante et

forte; elle ôommeroe par le port de Kata-£.erman oui en est voisin. — Chaîne de ment, de la Tur< quie a'Asie, qui traverse TAnatoHe de l'È. k l'O., est une ramification du Taurus.

BABA-fcHAN. F. FETB-AU-OUn.

BABBfc. le Libertiu et l'Impie^ imposteur ^r^n du IX* siècle, enseigna une doctrine abominable qui nermettait le meurtre et le Ubertiosffe, la répandit les armes k la main, résista penoant vingt ans aux généraux des califes et fit treml^r leur empire. Il futenfin vaincu en 837 par le calife If otaasem , qui lui fit couper les oras et les jambes, et fit traîner son oerps'dans Bagdad.

BABEL, o.-k^l. cofifufwn, nom donné dana TEcriture k une tour immense une les fils de Noè construisirent dans la vallée oe Sennaar et qu'ils voulaient élever jusqu'au ciel. Dieu, nour punir leui audace, mit la confusion dans leur langage (1907) . Cest, d'après le récit de Moïse {Gen,^ c u), k datei de ce moment qu'aurait oemmencé la diversité de^ langues. Hérodote raconte qu'il existait de son temps k Babyione, dans le temple consacré k Bèlus, une tour très-haute t et dont la plate^bime servait d'observatoire aux Ghaldéens. Il est k supposer que cette tour fut construite sur les ruines de Tantique tour ée Babel, si oe n'est cette tour elle-même.— Le mot Babel , dansles livres saints^désigne la v. de Babyione.

BAB-EL-MANDEB, e.-4-d. porte der lainnes, détroit situé entre l'Arabie et l'Abyssinie, par lequel la mer Rouge communique avec la mer u'Oman. il a 53 kiL de longueur^ sa largeur varie de 26 k 60 kil. U est fort dangereux, d'où son nom. Au milieu est l'tlot de Périm, occupé par les Anglais en 1858.

BABBICBERO (comtes de), faxmlle allemande trèsanoienne, qui faisait remonter son origine aux anciens rois francs, tirait son nom du château de Babenbefg près de Bamberg. Vers 866^ Henri, comte de Babeneerg , avait le titre de due des Francs orientaux. U défendit les frontières de l'Entre contre les Bohèmes et les Serbes. Bn 982, Léoppkl, «omte de Babenberg, devint margrave d'Autriche) sa maison conserva cette dignité iusou'en 1268, qu'elle s'éteignit.

BABB6F (Fr. Nod), fimeux déiniçgcgue, connu sous le nom de Graechns qu'il se donnait lui-otême, né k SVQuentin en 1762, fut d'abord aipenteur et commissaire k terrier. Ayant été poursuivi pour crime de feux, il réussît k se soustraire k cette aocusatiott. Irersqu'éelata la Révolution, il |>n)fessa les principes les plus démagogic^ues, et obtint k la faveur de son exagération idusieurs places éminentes dans Tadministration nouvelle. Après la chute de Ro-

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bespiene Q puUla on écrit politique qu*Q Intitula : le Tribun du peuple, par Gracchut BaSeuf; il j proposait une nouvelle foi agraire, c.-à-<L TaDolition de la propriété, le partage de toutes les terres et de toutes les richesses entre les citoyens pauvres, et attaquait avec violence le Directoire et les conseils ; il dirigeait en même temps le club des Ëgaux, dits Babouvistee, et formait un olan d'insurrection pour détruire la constitution de Pan m. Traduit pour ces faits devant une haute^ cour de justice à Vendôme, il fut condamné à mort' U subit le supplice le 5. prairial an Y (24 mai 1797) ; il avait cherché à se frapper d'un poignard, mais n'avaitpu y réussir. Buonarota, un de ses sectateurs, aj>ublié à Brux^es, en 1828, e récit de la Compiratton de Babeuf, M. Ed. Fieury a combattu ses dangereuses théories dans un livre intitulé Babeuf et le eociedieme «« 1796, Paris, 1851.

BABJJf (François), proîssseur de théologie à Angers, né dans cette ville en 1651 , mort en 1734, est auteur des 18 premiers vol. des Conféreueeedu diocèse d'Ânaenj ainsi ifBB du Journal de tout ce qui s'est patÊé dans V Université d^ Angers «u sujet de la philosophie de Deseairtes, 1679.

BABINGTON (Ant.), seigneur anglais dévoué au Catholicisme, tirùsa un oomplol dans le but d'assassiner la reine fihsabeth et de délivrer Hari»-8tuart. U écrivit à cette princesse afin d'obtenir son «flsmtl' ment, mais la eorresp<«dance fut saisie par Walaingham, et l'auteur envoyé an supplice, 90 sept 1586.

BABOLEIN (S.) , pren^er abbé de l'abbaye de St-Mau^ee-Fossés, prèsdePtria, avait été disciple de S. Otd<»nhaB et moine de l'abbaye de liuieuâ; il moonit vers 660 ou 676. On le fêteie )6 juin;

BABOUB (Mohammed), deseendant de Tamerian, né vws 1480, fut proelamé en 1494 souverain des Mongols dans la Tartarie oecid. 4 rédiintt Samareatide qui rétait révoltée , entrefuit laconquèaB de PHindostan, 1506, soumit le Candahar^ le Caboul, Dekhy, Agiah. et feoida ainai VEmpiremo^ûl de l'inde^ qui s'étendit de llndus au Gange. H monr«t en 1580. Sa dynastie a régné èur l'Inde iuaqu'ata su* aiôde. Babour a rédigé lui-même en Jangue mogole la itaii»- Hon de ses eonquêtss et VSistoire de sa vie (trad. enangfans par J. Levdin et W. firsldne^ Loud. , 1826).

BABOUYISICS. F. babbuf.

BAB&IUS ou BABRUS. poète T|ai mit en vers choiiambiques grecs les £abns d'fisepe. On ne sait rien de sa vie ni de sa patrie : Téléganoe de sa diction a fait croire ou'il vivait du temps de Bion et de Mosehus; mais u est plus probidite qu'il a vécu eu n* oU au m* siècle de notre ère. On ne oonnaissatt de Ini que quelques fragments ceoservés par Biiidas iputiL. par Goray et par Berger, Muoiah, 1816)» lorsque M. Mimdde Mynas, chargé d'une mtseioa par le ministre de l'instruction punlique^ trouva en 1848, au mont Athoe , un manuscrit qui renfermait 113 faues, disposées dans l'ordre alphMéti^e. Ces fiifata», nUsie en prose sous le Bas-Enlpire^ ont le même fend que celles que nous avons sous le nom d'AMipe. M. Beissonade en a donné l'édition pHtuejm à Patls, 1844, »-8. Oialli, Ijiehfnann et Fii m ont publié depuis des éditions critiques; M. Boyer en a donné une traduction en v«n fnnfais. M. Gomw. Lewis a pubBé à Londres, en 1859, un second retueil de Babfiue, contenant 95 &bles nonveltos; mais ces fiables n*ont aucune anthentielté; le mannserit parait en avoir été forgé par M. Mynas.

BABTLA8 (8.), évéque d'Antloche vers 23T, fttt persécuté sous l'empire de Déoe, et m. dans les fers en 251. On le fête le 24 janvier.

BABIXOIfB. Bobtflon, v. Célèbre de l'Asfe anc., capit. de la Babylonre^ sur TËuphrale, pat 42* kmg. !.. 80-19' lat. N., à93 kil. S. ie kl Vilfe aetueDede Bagdad et dans levoisinage d'HUleh. EBe airait ^joè de 40 kiL de tour ; on y admirait de superbes quais, 100 portes de bronse, des murailles très^iautes, d'une largeur extraordinaire, et flanquées de 250 tours; des jardins suspendus, que l'on comptait parmi

les merveilles du monde: un temple de Bélus avec une haute tour (F. bàs£l); beaucoup de palan, etc. Il ne reste de cette ville immense que des ruines, parmi lesquelles on remarque le Kasr ou pelais et le Birs Nemrod ou tour de Nemrod. — Bétie par Nemrod, puis agrandie par Bélus, Babylone devint sous ce pnnce la capitale du vaste empire d'Assyrie; ^e s'éleva rapidement à la plus grande prosp^-ité et se maintint a un trè&4iaut rang, non-seulement a|Mrès la chute de Sardanapale (759), mais après celle de Bahhaaar, lersou'elle eut été prise par Gyms, en 538. Cette ville, où les Juifs furent 70 ans captife (605- 536), était eneere, au temps d'Hérodote, la première ville du monde. Elle déclina ensuite jusqu'au temps d'Alexandre (3d0). €e conquérant l'avait choisie pour en iaire la capitale de son empire en Asie, et il voulait la rendre plus magnifique qu'elle n'avait jamais été; mais sa prompte mort et la fondation de Séleueie en précipitèrent U décadence. Babylone existait encore, mais petite et presque vide, lors de la conquête du V empire perse par les Arabes. — Les rumes de Babylone ont été explorées et décrites par MM. Fresnel et Oçperi (18^1 et suiv.).

L'Eg^te avait aussi me Biûsylone, o^onie de la 1**, bétie sur la r. dr^ du Nil, au peint où ce fleuve reçoit le canal de Trajan. On croit que c'est auj. le Vieum Cckire eu Baboul,

BABTLQNi (Empire de)^ fondé nar Memiod vers 2640 av. J.-G. Il eut 8 rois de la aynastiâ de Nemrod, puis il tmoba aux aoeias des Arabes pasteurs (2216), Alt alors démembré et forma, entre atitres petits royaumes, eaux de Babyleae, d'fila», de Sennaar. Six rois arabes régnèrent dans le premier de ces £tats (de Mardecentès A Nabonad). Vers 1993 parut Bélus qui régnait d^à sur Minive, mais qui fit de Bab]^nela capitale de son empire, dit premier ewvpire d'jisiynr. fl eut pour sueeesseurs Ninus, Sémtraims, Mmvas, et une foule d'autim rois inconnus jusqu'à SarianupaJCj ^ périt en T59 (F. asstais). A la chute de œ dernier prince, le royaume de Baoylone, sans Att^cfimjdétemant indépendant, fat conune détaché d6 celm de Minive, et reprît son nom : U eut pour rois Bélésis. 168; Nabonaasar, 74T; Neditts, <3iinairj Pons, ilriée, de 733 à 721; Marookempad et 5 pnnoes encore plus ebeeurs, jusqu'en 688; puis vint une anarchie complète, suivie bientdt d'une entière soumission an royaume de Ninive (680). Mais en 425 Ninive lui fut soumise à son tour^ et l'Assyrie devint province du royaume de Babylone BOUS les rois Nabopdassar, 625. Nabachodonosorll^ 605, Evihnéndao, 562, Nénglissor, 660, LaboroBoarehod^ 565, Nabonid ou Labynit (le Balthaaar de Pfiorituie), qm régna de 554 à 538, jusqu'au mooseni où le royaume de Babylone fut eonqnis par Cvr»; Depuis, la Babylonie a passé succesBivemmit dh joug des Perses sous celui des Macédoniens (831), des Panhes (140 av. J:-G.), des aaasanldes (226 de l.-G;), des Arabes (632), des Persans, eonn des Taras, qui la possèdent encore.

BABYIXINIB, contrée d'Asie , au 6. de la Mésopotamie et au ri. du golfb Persique, se divisait en Babylonie propre, entre l'Ëuphrate et te Tigre: Ghaldée, au S. 0., dépuis le confluent des deux fleuves jusqu'au golfe Persique ; et Sitacône, à l'E. Villes principales: Babylone, Is ou .fiiOpoUs, Orohoé, 91taoe. Gtésipbon, Séleueie. Slle fait ttUj. bsseiié de l'Irak-Araby et forme les pachaliks de Bagdad et de Bassora. Pour l'histoire . r. ci-dessus.

BAOCARAT, ch.4, de e. (Meurthe) ëiir la Éeurthe, à 24 kil. S. E. de LunéviUe; 3072 hab. Grande fabrique de verres et cristaujr.

BACCHANALES, Bacehanaîia^ fêtes de Bacchus, prirent flaissailce en Egypte, d'où elles slntroduirirent successivement en Phénicie, en Grèce et en Italie, on les célébrait la nuit^ au bruit des tambours et des cymbales phrygiennes. Les fenunes seules y furent d'abord admises; mais vers 108 av. J.-C. les hommes y parurent à Rome, et leur pré*

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