‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 114 sur 578 · BADE · texte numérisé non relu

BADE

k Portugal. Patrie du peintre Morales. — Badajoz, «ipris Ut conquôte 4«s Arabes, forma aux xi* et xu' a. un petit fitftt «Dusulmaa; elleiUt oolevé» aux Maures au XD« si^le- Is roi d'ËspagQe' et I9 refirent de Portugal y linièrent ea 1801 un traité p«r lequel Tespagne et le Port^igal abandonn^ent ralliance de l'Angleterre peur qeUe de la France. £n 1811-12, Badaioz «oetint trois çiéges successifs : prise sur les ËspagBoli pftr le maréchal Soult (8 mai|% ISU)» elle oe fut reprise |i4r les anglais (6 ayril 1812) qu'après aeux sièges meurtriers. — Viniei^dance de Badajoz, sur la limite 0. de TEspague, compte ^6 ÛOÛ h. A?6c celle de Caoer^i elle £rme U ci^pit^merie g6oérale de l*£alramadure, dont Ba4juoz Mt \^ capit. EAlUKCHÀIi, eontrée de k^ Gra^4e Boukhâne, liéparèe duTurkealau chinois f^r le x^o^t Belour, et iimMée yar le I>iibo^n, forme v^n kbiai^t ^ui ^ pour capit. une V. de même nom : c'est un vU)e fprie. située sur te mO^uo. par ^"^ 25' U^ig. E„ â7« t^' 1^^. N., au N. S. 4^ Balk. Station 4« caravanes qui Tont eo Chiae. Vises eontenant des rubis.

lUItE (^;nB(Muché de), BaUeu ei^ allem^y \m des &UU 4e TAHei^agne du Sud , est }iorné à TO. par k France, don| \» ^bin la sépfure, $iu N. par la flesse, à l'E. ^t le Wurteii4>erg, i^u S. par la Sniase et ]t Ise de Constance ; il a '^8Û lil. de long m uae largei^ qiû ^^e de 20 à 130 kil. , et compte eav. ]3^ûûQ hâb., doqt plus de la moitié Cathoii^iieg; capit, Carl^ube. Le grand^uché avait été divisé m im W Q cercles : Murg-^t-Ffinz, tac, Ireysam, Kinzig, Necl^er, l[^eiu-et-Tai4)eii. I)epuis 1833 le nombre des cercles est réduit à 4 ; cerde du Lac, ch.-l. Constî^ice; du Haut-R^in, cb.-l. Fr^yûurg (Fribourg eu Bfisgiiu); du |lhin-Moyeu, çh.4. Carisrahe; du Ba«-I\hi|i, çh.-l. Mf^ibeim. Les villes pnocipales après les précédâtes sont Ëade, Dourlacb, Kehl, Rastadt, Heich^au., Z^^hringeu et surtout Heidelberg, célèbre par son université. Le grandduciié de Bade est uu des pays les pli^ riches et les plus inttoresques de l'Allemagne ; i^u N. sont des plaines vastes et fertiles; au S. de hautes montagnes^ une giande partie du pays est couverte ps^r la forêt Noire. Climat tempéré; vignobles estimés; pii^es asscE riches en argent, cuivrç, pJomb, fer, cobalt, bouille; plusieurs sources thermales, dont la principale e»^ ceU# de Bade même. Le culte caUiolique et les évites réformés se partagent la population, te gouvernement est constitutionnel et représentatif.— Il ne faut pas confondre le grfind -duché actuel avec le margravii^t de Bade, dont les limites ^talent assez (liiTérentes. Le margraviat, qui faisait partie du cercle de Souabe, était renfermé entre les rivières de Pfi&z et de ScJiiwanbach. )1 avait en o^tre beaucoup 'le possesBîona en Alsace, il eut long^enips pour ch. 1. Bade, q^i l\ii donna son nom.

iïutotre. ta maison de Bade est une ligne cadette de l'antique maison de Zaehripgen. Le premier ma?grave de Bade eft Hermann , petit-fils de B^rthold 1 , duc de Zaçbiingèn et de Carinthie; il commepca à régner eo ] 074t et prit le titre de mar^ve k la (£ète do B^, en U30- Ses États furent plusieurs fois parties eatreaes deaeend^Qts, ce qui qonua naîssai^ce à divenes branchies, ^ermann lY et Henri, fils de Herounn lU. par suite d'un partage qui eut lieu en 1 ; 90, devinrent la tige de deux lignes nouvelles, celles de Bade-Baden et Bade-Hoc)iberg. Christophe I, qjui ré- SU de lbÛ3 à 1527^ réunit li plua^rande partie des possessions de la meisôn de Bade \ mais après lui se forcèrent encore deux nouvelles lignes ; celle de Bade- 3aden,dont lé chef fut Bepfni, ^e^né de Christo- ^e ; et celle de B^e-DourWh,- qui eut pour chef Kr- QeM,8on2« fils. Enfin lalignede Bade-B|tdeBs'éteigiiit ea 1 770 , et tous les Etats de Bade furent réunis de nouvan lousun seul chef ( F. ci-^prèscH ARLES-FRâpÉRic de Bade). En 1803, le margrave (Charles-Frédéric) reçut le titre de prince-électeur. En 1806 il adhéra à la Confédération du Rhin et^ reçut de Napoléon le titre de grand-duc avec augmentation de territoire. AP^ès la

bataUlede Leipsick(1813), le grand-duché de Bade rentra dans la Confédération germanique En 1818, le grand -4qc se vit obligé de donner une Constituh tion. Néanmoins, le pavs fat en 1848 et 18491e théi* tre d'insurrections redfoutabies : la 2* ne put être réprimée que par l'intervention de la Prusse.

BÀDB, Civitas Aurélia aquensis ou fhermœ tnferiores^ en ail. Baden-Baden Aolie ville dugrand-auché de Bade , sur TOosbach, aans le cercle du Rhin- Moven, ^30 kil. S. 0. de Garlsruhe, à 82 kil. N. E. de Strasbourg, est célèbre par ses eaux thermales qui ont valu à la ville son nom (haden veut dire bains), et qui y attirent un grand nombre d'étrangers. C'est le rendez-vous de la Saute société de France, d'Allemagne e\ d'Angleterre : on y joue beaucoup. La population fixe est d'environ 5000 hab.; mais elle s'élève à plus de 15 000 dans la saison des eaux. Château ducal fort curieux, beau parc, salon de conversation, anc. collège des Jésuites, vieux château fort d^ffoher^'Badeny çal)inet d'antiquités. Environs pittoresques, belles promenades, avenue de Lichtopth^ , etc. Chemin de fer .—Bade était déjà connue au m* siècle ; elle reçut Iç nom à' Aurélia en l'honneur de Temperéur Aurâius Alexainder (Alexandre Sévère). Elle fu^ longtempsla résidence des margraves de Bade et la capit. de tout le margraviat.

BADB, A(m^ Hçlvetiœ Qt| fer^i^^n^, v.de Suisse (Argovie), sur Içi timmat, a21kil. N. 0. de Zurich; 2500 hab. (Catholiques). Eaux thermales renommées. Bade fut 4e \^% h 1711 le siège de la diète fédérale. Eugène de Savoie y signa » en 1714, la paix dite paix dtf Bade y entre l'EÎtqpire et la France.

AAns. Aq^ Pannonicaef y. d'Autriche, à 24 kil S. 0. ae Vienne; 2800 hab. BtabRssements d'eaux thermales ; château de plaisance de l'empereur.

BAP^ (princes de). Les plus célèbres sont : Louis- Guillaume, margrave de Bade-Badeii, connu sous le nom de ^nnc6 de Bade, général de TEmpire, né en 1655. mort en 1707. Il servit d'abord sous MontécucuIU, contre la France; puis il fit la guerre aux Turcs, 1683, aida Sobieski à leur fairié lever le siège de Vienne, et, après leur avoir fait éprouver

Slusieurs échecs, gagna sur eux la victoire décisive e SalankemeUt en 1691. Il fut moins heureux con tre la France : après avoir pris Landau, il fut battu par ViUars 4 Friedlingen et à HochksUedt (1703). Il a laissé des Mémoires sur la guerre contre les Turcs et sur la guerre de la succession d'Espagne (1702) — Cl^arles-Guillamne, margrave de Bade-Dourlach, né eisk 1679, mort en 1746. Il servit d'abord sous le prince de Bade, son parent, se retira dans ses États après la paix d^ Rastadt^ jeta les fondements de la ville de Carlsruhe (1715), et créa à cette occasion l'ordre delà Ftd^Ziti— Charles-Frédéric, margrave, puis graind-ducdeBade-Pourlach.néen 1728, nériu en 1746^ des États de Charles-Gui]ia^me, son grandpère, y joignit les domaines de Baden-Baden, qui lui échurent par succession en 1771, et fut élevé en 1803 au rang d'électeur dç l*Empire. Mêlé aux événements qe ta Révolntion française, il perdit ses possessions sur la rive gauche au Rhin ; mais il en fut amplement dédommagé pai Nanoléon, qui a^andit ses Etats, et qui, en 1806^ lui donna le titre de grand-duc et accord^ a son petit-fils, le prince Charles-Louis-Frédéric , la main de sa fille adoptive, Stéphanie, fille de Claude Beaul^mab. Il mourut en 1811, après un long règne. Il eut pour successeurs : 1* Charles-touîs-Frédéric^ son petit-flls, qui donna une Constitution a ^es Etats, et qui mourut en 1818, sans enfante mâles; 2* Louis- Guill. -Auguste, son 2^ fils, et oncle de Charles-Louis-Frédénc, qui monta sur le trône en ^818 et mourut en 1830, sans enfanta; 3* Léonold de Hochberg, un autre de ses enfants, mais ne d'un mariage de la main gauche; il devint duc en 1830, et mourut en 1852; 4' Frédéric, 2* fils dupréc. , appelé en 1852 au trône ducal au lieu de son frère tûuis, à cause de Tétat mental de c^ui-oi.

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