‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 14 sur 578 · ABOU · texte numérisé non relu

ABOU

eiutes, si bien que les contemporains les appèhUent lesBeVes infidèles, —V. prémont d'ablancourt.

ABL0N, TÎUage de Seinc-et-Oisô, sur la rire g. de la Seine, à 15 kil. S. de Paris, à 16 kîl. N. de Corbell; 360 iiab. Grandes caves pour les tins de Boorgoépe (rai viennent à Paris. Station dtt chemin de fer o'Orleans. Les Protestants eurent im prêclie dansAMon; Agnès Sorel et Sully y résidèrent.

ABI9ER, général et cousin de SaQl. Après la mort de ce prince, il fit donner la coUroniie a Isboseth, fils de SaQl; mais ensuite H se rangea au parti de David, et contribua puissamment a soumettre à ce prince tout Israël. Il fut assassiné par Joab, jaloux de son crédit.

AISNOBA, mont, de Germanie, dans la Souàbe actuelle, où mielques-uns placent la source du Danube. On y adorait Diane-Ahnobà.

AMO, T. et port de Russie, dans Tandienne Fhil'inde, ch.-L dn gouv. d*Abo, près de PembouchUîe de J'Auraioki, à 460 kil. 0. N. 0. de St-Pétersbourg ; ISOOOhab. Archevêché luthérien ; université, fondée en 1640, transférée en 1827 à Helsingfors. Riche bibliothèoue; feuiUe périodique, la seule de toute la Finlanoia. Fabriques de draps, savon, verrerie: chantiers de construction ; commerce très-actif. — Fondée TersIlST par les Suédois, Abo fut la capit. de la Finlande jusqu'en 1812. Elle a beaucoup souffert des incendies, surtout en 1775 etl827. Il y fut signé en 1743 lapaix dite d'Abc, entre la Suède et la Russie : elle cédait à cette dernière Kymmenegard, Friedrichshamn, Vilmanstrand et Nyslot Abo passa en 1809, arec le reste de la Finlande, sous la domination de la Russie.— Le gouv. d'Abo, entre les golfes de Bothnie et de Finlande, a 26 000 kil. carrés et envijm 500000 hab. Fers, marbres, plâtre, ardoise.— Llrehipel d'Abo, situé devant la v. d'Abc et le long Je la oftteS. 0. de la Finlande, est un labyrinthe M rochers à pic, très-redoutables aui navigateurs. ABOMET, V. de l'Afrique occidentale, capit. du Dahomey, par V 12* lat. N. , est une des résidences M roi; environ 40,000 hab. Foires considérables.

ABONDAKCfi, divinité allégorique. On la représentait sous la figure d'une beBe femnle couverte de fleurs, tenant dans sa main droite une corne remplie de fleurs et de fruits, qu'on nommait la Corné ^abondance. C'était une aes cornes de la chèvre Amaîthée, nourrice de Jupiter, que ce dieu dotma aix nymphes qui avaiejDt pris som de son enfance. ABOWDAIfCB, ch.-l. de c. (Hte-Satoîe), tmt H Dranse, à 16 k. S. E. de Thonon; 1512 h. Pétrole. ABOHIOENESj nom latin par lequel on désigne les habitants onginaires {àb origine) ou primitifs dune région. On les nomme en grec auiochthones, •- Les Romains donnaient ce nom aux anciens habitants du centre de lltalie, établis dans l'Apenniii. ABOU, c'est-à-dire pèré^ forme le connnencemeât d'un grand nombre de noms propres chez les Arabes. ABOU-ARYCH, V. et plate forte d'Arabie (Témen), près de la mer Rouge, à 89 kil. N. de Lcfheia, a donné son nom à une petite principauté située entre le grand chérifat delà Mecque et l'imamat de Sanaa; enTiron 5000 hab.

ABOU-BEKR (le pire de ta titroe) , le i** des ca- B'es successeur immédiat de Mahomet, était père ae la belle Alcha qu'épousa le prophète. Il fut un des premiers à embrasser l'islamisme, fut élu calife à tomoit de Mahomet (632), de préférence à Ali et à vmar, réuiiH en un corps d'ouvrage les feuiHe» du Coran épanes Jusqwi-là et hâta les progrès de la nou- TOle religion nar sa cofidaHe habile et ferme et par' i^s victoires de ses généraux, stinotn d» Khalèd et 4 OmhT. n mourut en 634. C'est sous son règue que « Syie fut soumise.

ABOU-CHEHR ou BENKÊR-BDUcHm, V. de Perse (wK sur le golfe Persique, par 48- 20* long. E., 2*5ff lal. N.; 15000 hab. Bon port, mais d'entrée Jfficite. Ville commerçante. Les Anghiis y ont une ■ctorerie. lia l'ont momentanément occupée en 1856.

ABOU-GIAFAR-At-MA^ZOIL V. alîJAnzoh.

ABOU-tiANiFEH ou hantpah, cTief des HanéÔles, l'une des 4 sectes orthodoxes musulmanes, né a Koufàh en 699, se distinguiL par sa piété et ses efforts pour assurer la pureté de U foi. S'étant opposé a la colère d'Almahzor, qui voulait détruire Mossoul, cehii-cl le fit empoisonner en 767 ; ses partisans le regardent comme un lûartvr. Abou-Ilanîfah est auteur d'un commentâif e célèbre sur le Coran, intitulé Sened oii IMopui, qui fait loi pour les Musulmans. Les Turcs suivent sa doctrine.

ABOUUR, bourgade de la Basse-Egypte, A 17 kU. N. E. d'Alexandrie. Ctàdelle. Rade peu abritée, à la pointe de l'embouchure la plus occidentale du Nil. Nombreuses antiquités ; belles ruines; Salles taillées dans lé roc — On est incertain sur son nom ancien : les uns veulent que ce soit Canope, les autres, Caposiris. Il s'y livra en 1798 une bataille navale où Nelson détruisît la flotte française; et en 1799, un combat stlr terre où 5000 Français, commandés par Bonaparte, battirent 15 000 Turcs. En 1801 Abercromby enleva la place aux Français.

AÈOUL-ABBAS, Surnommé Àl-SaffaH (le Sanguinaire), !•' calife de la race des Abhassides, fut placé sur le trône par les efforts d'Abdallah, son oncle, etd'Abou-Moslem, gouverneur du Khorassan. Il régna 4 ans (750-754) et établit à Koufale tiége du califat. Il se montra fortingfat envers ceux auxquels ri devait son élévation et ne signala son règne ^ue par des cruautés contre les Ommiades.

ABOUL-GACEM , en latin Alhueasis, Aîbubasa , taécin arabe, natif de Zaharah. en Espagne (SéviïleJ, florissait a la fin du xi* siècle, et faourut à Cordoue en 1107. H a laissé, sous le titre d'Àl-Tactifon Méthode pratique y une compilation médicale qui a joui longtemps d'ime très-grande autotité. Cet ouvrage se compose de 32 traités roulant principalement sur la chirurgie. Il a été plusieurs fois publié et a été traduit en latin. La meilleure édition est due à Ghanning^ Oxford, 1778, 2 vol. in-4, arabe-latin.

ABOITL-FAKADJ, Ahulfaragius y dit aussi Bdr- /r€6ra?tt*, historien arabe, né en 1226, à Mâlatia, dans l'Asie-Mineure, mort en 1286, était chrétien, de la secte des Jacobites, et devint évolue d'Alep. Il a composé en syriadtle et traduit lui-même en arabe une Histoire unvioersellé. qui a été tfaduite en latin et publiée parEdm. Podkocke, sous le titre de Hiitoria compendiosa dynastiarurrij historiam univèrsalejn eomplectens. 2 voL in-4, Oxford, 1665, et par BemStem , avec trad. allemande , Bteslau , 1 847 , — Un autre ABOtJL-^AïUDJ, issu des Ommiades, né à Ispahân en 897. mort en 967, fut médecin, jurisconsulte, hîstoneri et poSte. On a de lui tm recueil de Chansons atahes {Kitàb Àghany).

ABOÙL-Î^AZEl, écrivam persan du xtr Sificle, fut grand vizir de l'empereur tnogol Akbat, ètfut assassiné en 1604 par Theritier du ttone Jaloux dé son crédit, n a écrit, en persan, une Histoire du rèané eï des institutions ffikhar, qtti à été publiée et traduite en anglais par Gladwin, Calcutta.

ABOITL-I^ÛA , né à Damas en 1273, mort èù 1351 , était issu des Ayoubites. H se distingua â la fbis comme écrivain et conmie guerrier pendant les croisades. Aimé du sultan Nasser, il fut nommé par lui gouverneur, puis prince d'Hamàh en Syrie. On a d'Abouî-Féda une Histoire abrégée du genre hufnaili , en arabe, traduite partiellement en latin par J. J. Reiske, sous le titre d'Annales tnoslemici {Hafnitt, 1789, 5 vol. in-4), et une çôographie intitulée Vraie situation des pays, trad. en latin (en partie) paf Reiste, Leîpsick, 1766 ; et en français par MM. Reinaud ot da Slane, 1848, 3 vol. in-4.

ABOCLIOUN ou aboullonia, v. de Tutc^ddAsie (Anatdlle), sur un tlot du lac qui porte son nom, à 44 kiL S. 0. de Brousse; 2000 hab. On croii que c'est l'ancienne Apolîonia ad Rhyndarum.

ABOtSYR, Busiris, v. dn la Basse-Ê;rypte (Mehallet-el-Kébir), surTanc. branche athribiUflii*<terul,

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