ACAD
eCagnadit Copenhague. Prélat guerrier, UdéliTra le Danonark des incursions des pirates et vainquit en ] 184 le duc de Poméranie.
AMiMABR-TiHfeKK, empereur. F. tibërb.
ABSIÉMIUS (Laurentius), en italien AstemiOj flLbuiistef né à Macerata (ÂncOne), à la fin du xy* ââele, fiit professeur de belles-lettres à Urbin et bi« bliothéeaire du duc de cette ville. On a de lui , sous le titre A^Heeatomythiumy un recueil de 100 fables, en partie traduites du grec, en partie de son invention, mû parut pour la première fois avec une trad. desfUuesa'ÊBope, à Venise, en 1496; il y ajouta plus tard 100 autres fables , sous le titre é*Hecauymyth%um senuidiim, Venise. ' 1499. Ces deux recueils ont été réunis dans V6dit. de Francfort, 1520, in-16. La Fontaine a emprunté quelques sujets à ce fabuliste. Pillot Ta traduit eu français, Douai, 1814.
ABSYB1S, fils d'iSétès, roi de Colchide, et frère de Médée. Sa sœur, fujaut avec Jason la maison paternelle, le mit en pièces et dispersa ses membres sar la route pour retarder ceux gui la poursuivaienL Ce meurtre eut lieu sur les borosd'un neuve de Colchide qui prit de là le nom d'Absyrte.
ABSYRTIDES iNSULiE, lies de la mer Adriatique, près de la côte d'IUvrie, où quelques mythographes ;>lacent le meurtre d'Absyrte. Les principales sont : Crépu (Cherso) , Apiorus (Ossero) , Asîa (Arbé) , Curkta (VegUa), Cis$a (Pago).
ABUS, nom latin de l'irumber, riv. d'Angleterre, et d^e haute mont. d*Arménie, d'où sortent P£uphiateetrAraxe : c'est aujourd'hui le Keban-Dagh. ABYDOS, auj. Naaara-Bounmn, v. d'Asie Mineure, sur THellespont. à Pendroit où le détroit n'a guère que 2 kiL, yis-k-vis de Sestos en Europe, est faoeuse par l'aventure de Héro et de Léandre et par le pont de bateaux que Xerxès y fit jeter sur la mer. ABTDOs, Madfouneh (c'estrà-dire la vUle enterrée) ^ V. de la Haute-Egypte, sur la rive ga\iche du Nil, au N. O. de Thèbes et au S. de Ptolémals. était la plus ancienne de l'£gypte après Tbèbes. Elle fut de Donne heure enfouie sous les sables, et n'était déjà plus qu'un village dès le temps de Strabon. On y admire des hiéroglyphes et des peintures remar- (Tuables. C'est là que fut trouvée en 1818 la table (les anciens Pharaons, dite Table des prénoms d'Abydot; elle est auj. au musée de Londres.
ABYLA, auj. Ceula, v. et cap de l'Afrique septentrionale, en face du mont Calpé en Espagne, avec lequel le cap formait les Colonnes d^ Hercule.
ABTSSINIE, jEthiofna supra jBgwtum, grande contrée de l'Afrique orientale, bornée au N. par la Nubie, à !'£. par la mer Rouge, à TO. oar le Sennaar et au S. par une haute chaîne de montagnes, est arrosée par plusieurs affluents du Nil, dont les priDcipaux sont le Bahr-el-Azrek ou fleuve Bleu, le Maleg. le Tacazzé. On évalue approximativement i'étendue du pays à 788 000 kil. carrés et la population à 3 ou 4 millions. Autrefois toute cette contrée formait un vaste empire soumis à un seul prince, qui portait le nom de Grand Négus ^ il a été •iopuis deux siècles divisé en plusieurs Ëtatsindépen- 'laots, dont les principaux sont les royaumes de Tigré, de Choa, de DankaU, d'Amhara, d'Angot, de Naréa, de Samara. Gondar était autrefois ia capit.derAbyssinie; auj. Ankober joue le principal rôle. Les Gallas font de fréquentes incursions •^ns ce pays et en ont conquis une partie. Les Abyssins professent le Christianisme ; néanmoins ils pratiquent la polygamie. Ib appartiennent à la secte monophysite ou autychôenne ; leur métropolitain, nommé Ahouna, est choisi par le patriarche copte d'Alexandrie. On trouve aussi «hez eux beaueoup de iuifs. Les principales langues qu'ils parUnt sqdX >'amhara, le galami et letigrin, oui toutes trois dérivent de rarane. On trouve en Anyssinie les végétai et les animauk des zones tropicales, et aussi, ^ cause das nombreuses montagnes, ceux des zones laui^iéfes; le y.èbre, la girafe, l'hippopotame y sont
communs ; les arbres propres au pays sont le colqual, le çirgir, le ouansé, le cédera, le ginous, le gaguedi, lekousso, dont le fruit fournit un excellent aliment ; on en tire aussi de la myrrhe. Le principal commerce consiste dans l'exportation de l'ivoire et de la pondre d'or et dans la vente des esclaves. — L'Aoyssinie, dont on Ikit descendre les Premiers habitants de Chus . fils de Cham , est connue es la plus haute antiquité sous le nom d'Ethiopie. Les Ethiopiens, civilisés de bonne heure, paraissent avoir fort anciennement dominé en Egypte. Selon une tradition du pays, ils auraient été longtemps gouvernés par une dynastie juive, qui serait issue de Salomon par la reine de Saba. Cambyse, les Ptolémées, les Romains (F. oallus) tentèrent vainement de les soumettre. S. Frumence porta le Christianisme chez eux vers 330; deux siècles plus tard, ils adoptèrent l'hérésie monophysite d'Eutychès, dans laquelle Us persistent encore. Au vu* siècle, les Mahomôtans envahirent la partie orientale de l'Abyssinie et y fondèrent Zeilah. Auxv* siècle, les Portugais entrèrent en rapport avec les Abyssins : Jean, roi de Portugal, envoya, en 1490, un ambassadeur à leur roi (F. covilhàm). Les Jésuites travaillèrent dès lors à ramener les Abyssins à la foi catholique : ils y réussirent un moment; mais, en 1632, le roi. qui s'était converti, fut détrôné et les missionnaires chassés ou mis à mort Depuis, l'Abyssinie est devenue d'un très-difficile accès. Louis XIY envoya au grand Négus une ambassade, mais elle ne produisit rien. Auxvir siècle, l'empire abyssin se divisa en plusieurs Stats indépendants (F. ci-dessus); depuis, iln'afiit que déchoir. En 1868 une expédition anglaise, commandée par le général Napier, fut envoyée conti-e le négus Théodoros, qui fut battu et se tua.— Dans le dernier siècle et dans celui-ci, l'Abyssinie a été visitée par de nombreux voyageurs : Bruce, Sait, Pearce, Ruppel, Combes et Tamisier, Feret, Galinier, Rochet d'Hericourt. les frères d'Abbadie, Th. Lefebvre.
ACAGIUS, surnommé le Borgne, chef de la secte des Acaeiens, branche des Ariens, remplaça £usèbe comme évèque de Césarée. en 340, et mourut en 365. Abusant de la protection de T^mpereur Constance, il fit déposer S. Cyrille etexiler le pape Libère.
ACÀCins, patriarche de Constantinople de 471 à 489, porta l'empereur Zenon à favoriser les £utycnéens, et fut condamné par le pape Félix comme hérétique.
ACADÉMIE, école philosophique, fondée dans Athènes par Platon vers 388 av. J.>a, tirait son nom d'un jardin qui avait appartenu primitivement à un certain Académus, et dans lequel Platon donnait ses leçons. On compte trois Académies ; la 1 ** , ou ancienne, Academia vêtus ^ se composait des disciples purs de Platon, savoir: Speusippe, Xénocrate, Polémon, Cranter; la 2*, ou moyenne, média, fondée vers 244 av. J.-C. par Arcésuas, prétendait que l'on ne peut rien savoir; la 3", ou nouvelle, nova, fondée vers 160 av. J.-C. par Caméade, sans tomber dans un scepticisme absolu, enseignait que l'on ne peut atteindre que le probable. Quelquesuns admettent une 4* et même une h* Académie, dont les chefs seraient Philon et Aniiochus; ceux-ci sh rapprochèrent de la véritable ddctrinede Platon, et tâchèrent de la concilier avec le stoïcisme.
ACADÉMIES, sociétés de gens de lettres, de savants ou d'artistes. Ces sociétés, dont Charlemagne avait donné l'exemple en créant dès 785 l'Académie appelée pa/aCtn« parce qu'elle se réunissait dans son propre palais, fleurirent à la renaissance des lettres, et surtout en Italie, où chaque ville avait son Académie ; elles se répandirent ensuite en France et dans les autres pays de l'Europe. Les principales sont :