‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 173 sur 578 · BORD · texte numérisé non relu

BORD

BOHG

de la 2* Aquitaine, et au moyen â^e, celle du duché de GuYenne. Elle fut la capitale des possessions des Anglais en France depuis 1204^ et ne fut réunie qu'en 1453. Elle devint depuis la capit du grand gouyernement de Guvenne et Gascogne. Insurgée en 1548 et 16S0, elle fut bientôt réduite. Elle se déclara la l**

Soar ]6S Bourbons en 1814. Bordeaux eut dès le temps es Romains des écoles florissantes. Cette ville est la patrie de S. Paulin, Ausone, Montesmiieu^ Berquin, GensonnéjBoyer-Fonfï^de, Desèze, Hartignac, etc. BORDELAIS, subdivision de la prov. de Guyenne, ayaità ro. l'Océan Atlantique, et à l'E. le Bazadais, au S. la Gascogne, au N. la Saintonge, et se divisait en 13 parties : le Bordelais propre (qui avait pourplacesprincipales Bordeaux, St-Macaire, Rions, Ambarez) , le Médoc, le Captalat de Buch, les Landes de Bordeaux, le pays de Bom, le comté de Benauge; le pays d^Entre-deux-Mers, le pays de Libouroe, le Flnonsadais, le Bourges, le Blayès, le Cubzagoès, le Vitrezay. Ch.-L Bordeaux.

BORDËRES, ch.-l. de cant. (H.-Pyrénées) , sur ia NestBf à 36 k. S. E. de Banières; 476 hab.

BOUDES (Ch.), poste et philosophe, né à Lyon vers ) 730, mort en 1 781, publia une réfutation du discours de J. J. Rousseau contre les sciences, composa de petites Épitret en vers et plusieurs écrits philosophiques, dont quelques-uns purent être attribués à Voltaire. On a encore de lui une TrtLgidie (Blanche de Bourbon), des Comédietf àea Proverbes, etc. Ses oeuvres ont été recueillies en 4v. in-8, Lyon, 1783.

BORDESOVLLE (fit TARDIF de), général de division, oé en 1771 àLuzeret (Indre), mort en 1837, fit toutes les campagnes de la Révolution et de TEmpire, contribua puissamment à la vict. de Médellin en 1809, prit Mohilev en 1812, fit des prodiges de valeur à Lutzen, Bautzen , Leipsick, et dans la campagne de France, se rallia aux Bourbons en 1814, commanda la garde royale dans la guerre d'Espagne, et fut élevé à la pairie en 1823. Il s'opposa vainement en 1830 aux fatales ordonnances de Charles X.

BOROEU (Théophile), célèbre médecin, né en i732à Iseste (Béam), mort à Paris en 1776, exerça <l'abord à Montpellier, où il se signala dès le début par son opposition aux doctrines de Bœrhaave qui uofflinaient alors; puis vint se faire recevoir docteur à Paris, et se fixa dans cette ville. Propagateur zélé d*idée.9 nouvelles, il eut de vifs démêlés avec plusieurs de ses confrères , et fut quelque temps interdit. Bordeu s'est surtout attaché a prouver que tout ne s'explic^e pas dans les fonctions vitales par les simples lois de la mécanique ou de la chimie, et qu'il fautadmettre une force spéciale pour en rendrecompte; il la nomme sensibilité, et il attribue à chaque organe nne sensibilité qui lui est propre. On lui doit en anatomie d'importantes découvertes sur l'usage des glandes, sur la structure des tissus, découvertes qui ont ouvert la voie à Bichat Dans la médecine pratique, il insista sur l'utilité des eaux minérales pour la guérison des écrouelles, sur la nécessité de consulter le pouls et d'en distinguer les espèces, sur les avantages de l'inoculation. Outre de savants mémoires sur ces diverses questions, et d'excellents articles dans l'EnqfelopédiSj on a de lui : Recherches tw les glandes, 1752; Sur le tissu muqueua et Vorgane cellulaire, 1767. Il avait commencé à publier des Recherches sur les maladies chroniques, qu'il o'a pu achever. Ses OEuvres ont été réunies par Richerand, 2 vol.in-8, Paris, 1818.

SORDONE (Paris) , peintre de l'école vénitienne , né en 1600 à Trévise, mort en 1570, fut l'élève de Titien, dont il excita, dit-on, la jalousie par son talent, et se fixa À Venise. Il fut appelé en France en l'ISS par François I, fit le portrait de ce prince et de. plusieurs dames de sa cour, et revint comblé de richesses. Son chefHd'œuvre est Y Anneau de St-Marc, qui figura au Louvre sous l'Empire , et fut rendu à Venise en 1815. Son coloris est riant et varié, son dessin délicat , sa manière de composer judicieuse.

BORE (Catherine de), femme de Luther, née en Saxe en 1499, morte en 1552, était religieuse dans un couvent près de Wittemberg: mais, dès qu'elle eut lu les écrits du réformateur, elle embrassa sa doctrine, avec plusieurs de ses compagnes. Luther l'enleva de son couvent en 1522 et Pépousa en 1525.

BORÉAL (océan). V. arctique (Océan).

BORËE, Boréas, dieu du vent du Nord, était fils d'Astraeus, l'un des Titans, et de l'Aurore, et habiUit le Thrace. Il enleva Chloris, fille d'Arcture, et Orithyie^^Ue d'Êrechthée, roi d'Athènes. On le représentait sous les traits d'un vieillard dont la chevelure et la barbe sont pleines de flocons de neige.

BOREL (Pierre), savant médecin français, né à Castres en 1620, mort en 1689, exerça d'anord dans sa ville natale^ vint en 1653 s'établir à Paris, fut nommé médecm du roi et entra en 1674 à l'Académie des sciences. On a de im : les Antiquités de Cojtref, 1649; Bibliothecaohimica, iSbk; Trésor d^ recherches et d^antiquités gauloises et françaises, 1665 (c'est son principal titre) ; Historiarum et observationum medico-physicarum centuriœ II; De vero Telescopii inventore ; Discours prouvant la pluralité des mondes; Auctanum aa Vitam Petresdi; Vita Renati Cartesii, etc.

BORELU (J. Alphonse), médecin et pbysiologiste, né à Naplesen 1608, mort en 1679, enseigna la médecine à Pise et à Florence, et essaya d'appliquer aux phénomènes de la vie les mathématiques et la mécanigue; il y réussit fort bien pour le système musculaire et le mouvement des os, mais il échoua pour tout le reste. Son principal ouvrage est De motu antmalium, publié après sa mort en 1680, et trad. en français par Giraud-Teulon en 1857. Il a aussi écrit sur la mécanique, l'astronomie et la physique, et a donné des éditions (VEuclide et d^Apollonius de FergCj 1661 , avec trad. latine. Il avait exprimé dès 1666 l'idée de la gravitation universelle, démontrée depuis par Newton.

BORGHËSE, riche et puissante famille romaine, originaire de Sienne, s'est surtout signalée par son goût pour les arts, et a rassemblé dans le palais qu'elle habitait à Rome, là villa Borghese (près de la Porta del Popolo), une des plus belles collections qui existent. — Cette famille a fourni àl'Sglise un pape^ Paul V, et plusieurs cardinaux. —Son dernier héritier, Camille Borghese, prince de Sulmone, né à Rome en 1775. mort à Florence en 1832, avait épousé une sœur ae Napoléon, Pauline Bonaparte; sous l'Empire, il fut chargé du gouvernement cfu Piémont. Après la chute de Napoléon, il se retira à Horence. Il avait cédé à la France une grande partie de sa précieuse collection de sculpture antique , entre autres le Gladiateur, qu'on voit encore au Louvre.

BORGHESI (Bartolomeo, comte), épigraphiste et numismate, né en 1781 à Savignano près de Rimini, mort en 1860, reçut de son père un riche cabinet de médailles, qu'il augmenta considérablement, se retira pendant les troubles de l'Italie à St-Marin pour s'y livrer en paix à l'étude, publia sur la numismatique et l'épigraphie de nombreux travaux qui attirèrent sur lui l'attention de l'Europe savante et fût a^égé à l'Institut de France et à l'Académie de Berlin. Son principal titre est la publication de Nouveaux fragmenu des Fastes capttolins. Milan, 1818-1820. Il a laissé de nombreux manuscrits que Napoléon III fait publier à ses frais (1860 et ann. suiv.).

BORGHETTO, v. de Yénétie. sur le Mincio, à 25 kil. S. 0. de Vérone ; 2500 nab. Les Français y battirent les Autrichiens en 1 796.

BORGHOLM, v. de Suède, sur la côte occid. de Itle d'Cffland, dont elle est le ch.-l. Bon port.

BORGLA, et mieux BORJA, Belsinum, v. d'Espagne (Saragosse), à 68 lui. 0. N. 0. de Saragosse; 5000 hab. Berceau de la célèbre famille des Borgia.

BORGLA, célèbre famille romaine, originaire de Boija en Espagne, a fourni deux papes, Calixte III (Alphonse Borgia) , et Alexandre VI (Roderic l^n-

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