‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 180 sur 578 · BOUG · texte numérisé non relu

BOUG

le fait vivre au vi« s. av. J.-C. (F. bouddha). Il est visible dans la personne du Dalaï-Lama du Thibet, le grand pontife des Bouddhistes. Après la mort d*un Bouddha incamé, sa représentation reste sur la terre jusqu'à la venue d'un autre Bouddha, et elle est animée par les incarnations successives de Bouddhas moins parfaits. — Cette religion, toute spiritualiste, eut à souffrir des persécutions cruelles de la part des Brahmines et des sectateurs de Shiva. dieu sensuel et sanguinaire. Elle eut le dessus au vu* s. de notre ère; mais au xiv s. le Bouddhisme, après des luttes sanglantes, était entièrement expulsé de l'Inde. La collection des livres sacrés de cette religion, dite iChagiour (Commandements) , se compose principalement de deux grands recueils : le Gandjour (108 vol. in-fol.) et le Dand;our (240 vol. in-fol.), que

gsssède la Bibliothèque impériale. On doit à Eugène umouf une savante Introduction à V Histoire du Bouddhisme, 1844, et la trad. de aueloues-uns des livres sacrés de cette secte. — F. fO.

BOUDET (J. P.), pharmacien, né à Reims en 1748, mort en 1829, servit comme pharmacien des armées en Egypte, en Allemagne, devint h son retour pharmacien en chef de la Charité et membre de rÂcadémie de médecine. Il est un des fondateurs de la Société de pharmacie et un des rédacteurs du Code pharmaceutique. On a de lui, entre autres travaux, des Mémoires sur le phosphore, sur la fabrication du bleu de Prusse et sur Textrocfton du pastel.

BOUDOT (Jean), imprimeur du roi, estconnu par un Dictionnaire latin-français qu'il publia en 1704, in-8, et qui eut une grande vogue dans les classes : c'est l'abrégé d'un grand dictionnaire en 14 vol. laissé ms. par Nie. Blondeau, insnecteur de l'imprimerie de Trévoux.— 11 eut deux nls : J. Boudot, libraire, qui se distingua par ses connaissances bibliographiques; et l'abbé P. J. Boudot, censeur royal, auteur d'ouvrages estimés, notamment de la Bibliothèque du Théâtre français (attribuée au duc de La Valliëre) , et collaborateur du président Hénault.

BOUDROUN, l'anc. Haliearnasse, F. bodroun.

BOUFARIK, vge d'Algérie (prov. d'Alger), fondé en 1832, dans la plaine de la Métidja. à 34 k. S. d'Alger; 2300 h. Pépinière, tabacs excellents.

BOUFFLERS ^uis François, marquis de), maréchal de France, issu d'une des plus anciennes et des plus nobles familles de Picardie, dont l'origine remonte au XII* s., naquit en 1644, et mourut en 1711. Formé à l'école des (^ndéet desTurenne, il contribua en 1690 à la victoire de Fleurus, prit Furnes en 1693, ce qui lui valut le bâton de maréchal, défendit Namur (1695), commanda l'armée de Flandre en 1702, et se couvrit de gloire par sa belle défense de Lille (1708), à la suite de laquelle il fut fait duc et pair. Après la défaite de Malplaquet, il fut chargé de la retraite, et sauva l'armée. Il sut se faire aimer du soldat.

BOUFFLERS (Stauislas, chevalier de), célèbre par son esprit, né àLunéviUe en 1737, mort en 1815, avait pour mère la marquise de Boufflers (née Beauveau-Craon), femme belle et spirituelle, qui faisait les honneurs de la cour du roi Stanislas. Destiné d'abord à l'état ecclésiastique, il y renonça bientôt afin de se livrer à son goût pour le plaisir, et obtint dans le monde les plus grands succès, qu'il dut aux agréments de son esprit et de sa personne. Il entra au service, fut nommé colonel de hu.<t8ards en 1772, et maréchal de camp en 1784. Ayant épuisé son patrimoine, il se fit nommer gouverneur du Sénégal (1785) et déploya dans l'administration des talents qu'on ne lui soupçonnait pas. Il fut à son retour reçu à l'Académie française (1788). £lu en 1789 député aux Etats généraux, il y brilla peu. Il émigra, et ne revint en France qu'en 1800. Il écrivit depuis quelques ouvrages sérieux, mais ils eurent peu. de succès. Boufflers est surtout connu par ses poésies légères et par ses contes; on recette d'y trouver quelquefois trop de licence. Ses prinsipaux ouvraKes

sont : Aline, reine de Golconde, conte, 1761; diven poèmes erotiques, 1763; /^ttre à sa mère swr s<m voyage en Suuse, 1770; Poésies fugitives^ 1782; Traité du Libre Arbitre, 1808. Il a donné Im-mème ses OEuvres complètes, 1813, 2 voL in-8. On les a imprimées de nouveau en 1828, 4 vol. in-18.

BOUG ou Boo, Hypanis, riv. de la Russie d'Ea- Tope, prend sa source dans la Volhynie, arrose les gouvernements de Podolie et de Kneraon , passe k NicolaIew, et tombe dans le Dniepr vis-à-vis di Fédorovka, après avoir reçu la Siniouka, la Rulima, l'Ineoul, etc., dans un cours de 560 kil. -^ Affluent de la Vistule, prend sa source dans la pat tie orient, de la Galicie, coule au N. O. jusqu'k Christianpol , et de là au N. ; sépare la Pologne de la Russie, et se joint à la Vistule par U r. dr., à 26 k. N. 0. de Varsovie, après un cours de 500 kil

BOUGAINVILLE (L. Ant. , de), navigateur célèbre, né à Paris en 1729. mort en 1814, quitta l'étude du droit, à laquelle sa famille le destinait, pour la carrière mihtaire; devint aide de camp de Chevert, puis accompagna le marquis de Montcalm au Canada, se signala dans cette expédition ^ et obtint le grade de colonel (1759). A la paix, il se tourna vers la marine, alla en 1763 occuper les lies Malouines, puis exécuta un voyage autour au monde, le premier de ce genre qu'eût entreprit un Français (1766-69). Il commanda plusieurs vaisseaux dans la guerre d'Amérique, devint chef d'escadre en 1179. fut chargé en 1790 de commander l'armée navale de Brest; mais, n'ayant pu rétablir Tordre dans cette troupe indisciplinée, tï se retira du service. U fut appelé en 1796 à l'Institut et devint sous l'Empire comte et sénateur. Bougainville a publié la Relation de son voyage autour du monde (Paris , 1 7 7 1 et 1 772) , qui a eu un succès prodigieux. U a fait un grand nombre de découvertes géographiques dans l'Océan Pacifique, et a laissé son nom à plusieurs des lieux qîi'il avait découverts. — Son frere aîné, J. P. de Bougaimille, né à Paris en 1722, mort en 1763. fut seciitaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et membre de l'Académie française. On a de lui une traduction en prose de V Anti-Lucrèce du cardinal de Polignac, 1 749, un Parallèle de Vexpédition d^ Alexandre le Grand dans les Indes avec celle de Thamas Kouli'lChan, 1752, et de savants mémoires sur Taotiquité, notamment une dissertation sur les Droits des métropoles grecques sur leurs colonies^ 1745.

BOUGAINVILLE (île), lie de l'archipel Salomon, dans la Polynésie, par 152* 30' long. E., 5* 32' lat. S. Elle fut découverte en 1768 par J. P. Bougainville.

BOUGEANT (le P.), jésuite, né à Quimper en 1690, mort à Paris en 1743, professa les humanités à Caen. à Nevers, puis à Paris, au collège Louis le Grana. Il se fit d'abord connaître par un élégant badinage, Amusement philosophique sur le lanaage des hêtes, 1739, qm lui attira des censures de la part de ses supérieurs; puis, se livrant à des travaux plus sérieux, il rédigea une Histoire du traité de Westphalie, 1744 et 1751, ouvrage estimé. 11 s*exerça aussi dans la comédie et fit quelques pièces assez spirituelles dirigées contre les adversaires de la bulle Unigenitus.

BOUGIE, en arabe Boudjeiah, en latin Saîdx, V. d'Algérie (prov. de Constantine) , ch.-l. de cercle, sur la Méditerranée, àl'emb. d'une riv. du même nom, à 220 k. N. 0. de Constantine, à 177 k. E. d'Al- Ker; 2000 h. Baie, port spacieux et sûr; 3 châteaux forts. Fabrique d'instruments aratoires; commerce en huile et surtout en cire : c'est du nom de cette ville que vient notre mot bougie.— Bougie futprise en 439 par Genséric, roi des Vandales, qui en nt sa ca pitale ; puis, par les Arabes en 708, par les Espagnols en 1509, par les Turcs en 1555, et enfin par les Français, en 1833.

BOUGIVAL, joli vge du dép. de Seines-Oise, sur la r. ç. de la Seine, à 7 k. N. de Versailles ut k 18 de Pans; 2000 h. Belles maisons ae camnaifae.

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BOUGLON, ch.-.. de cant. (Lot-et-Garonne)^ h 15 k. S. 0. de Marmande; 182 h.

BOUGUER (Pierre), professeur d'hydrographie, membre de l'Académie des sciences de Pans, de la Société ro^^ale de Londres; né auCroisic en 1698, mon il Paru en 1758. Après avoir remporté plusieurs prix sur des questions scientifiques, il fut choisi avec Godin et La Condamine pour aller au Pérou déterminer la figure de la terre (1736). On a de lui : De la Màtwre du vaisseaux y 1727: Delà Gradation de la lumière j 1729; Méthode (Tobserver sur mer la hauteur des astres, 1729; Manière d^observer en mer la didinaiton de la boussole y 1731 ; La construction du navire, 1746; Traité de la navigation , 1753. rouvragequilui fit le plus d'honneur est son Traité de la /î^ure de la terre y qu'il publia en commun avec La Condamine, Paris, 1749, in -4. On lui doit î'héliomètre, ainsi (foe la connaissance des déviations que l'attraction des montagnes fait subir au pendule; il fut

le créateur de la photométrie.

KOc/uiKH (Jean) , président à mortier au parlemeot de Dijon, memûre de rAcadémie française, né à Diion en 1 673, mort en 1746, s'est exercé avec succès dans la philologie, la jurisprudence, l'histoire et la poésie. On a de lui une traauction en vers du poème de Pétrone Sur la guerre civile entre César et Pompée ; les Amours d'Énée et de Didon ; des ïimarques sur les Catilinaires et sur le De natura Deorum de Cicéron; la traduction du 3» et du S* livre des Tutculanes; des Lettres sur les: Thérapeutes; de snYznVss Dissertations sur Hérodote et Sur le grand pontificat des emoereurs romains; la Coutume de Bourgogne, avec aes commentaires estimés; de profonds traités sur la Dissolution du mariage y sur les Successions, etc. Ses œuvres de jurisprudence ont été recueillies à Dijon, 2 vol. in-foL , 1787.

BOCHOURS (le P.), jésuite, habile critique, né à Paris en 1628, mort en 1702, professa les humanités à Paris, puis fût chargé de l'éducation des princes de Loneueville, et ensuite de celle du marquis de Seignelay, fils de Colbert. Ses principaux ouvrages sont : Entretiens SAriste et Eugène, 1671, mité de critique littéraire qui eut un grand succès, nais qui fut attaqué vivement par Barbier-d'Aucourt dans ses Sentiments de Cléanthe; Doutes sur ta langue française, 1674; que l'on regarde comme supérieur aux Entretiens; Pensées ingénieuses des ondens et des modernes, 1689. On lui doit aussi ime TCrsioa du Nouveau Testament d'après la Vulgate, une Histoire de P. d'Aubussony grand maître de Rhodes, des Vies de S. Ignace et de S. François lavier. On reproche au P. Bouhours de courir après le bel esprit et de s'attacher, dans ses ouvrages de critique, à des observations trop minutieuses.

BOUIDES, dynastie musulmane qui réçna en Perse et dans l'Irak- Adjémi aux x* et au xi* siècles, était issue de Bouyah , pêcheur de la prov. de Dilem qui vivait vers l'an 900. Bouyah eut trois fils, Imad-Ed- ^ula, Rockn-£ddaula. Moez-Eddaula, (^i du rang de simples soldats s'élevèrent au souveram pouvoir Jtqui régnèrent à Bagdad, ainsi que sur la Perse, ^m\s l'an 932 jusque vers 1055. Ils formèrent deux Jonches, dont l'une domina sur l'Irak de 932 à 1029, époque à laquelle elle fut remplacée par les Gazné- ^es, et l'autre sur le Fars (Perse propre) de 933 à

itl ®^ '^^ remplacée par les Seldjoucides.

BOUILLE (Fr. Claude Amour, marquis de), général, connu par son attachement à Louis X VI , né au ch A- «au de Cluzel , en Auvergne , en 1739 , mort à J^es en 1800. Gouverneur des lies du Vent lors ^ « guerre d'Amérique , il protégea efficacement ^ possessions aux Antilles et enleva plusieurs lies ÎS!,Angraig (1778). Nommé en 1790 général en ^efde l'armée de Meuse, Sarre-et-Moselle , il fit J^Pfcter h discipline à Metz et à Nancy perdes ac- |« de vigueur. Louis XVI le choisit en 1791 pour Jjonder son départ secret de l^is. Ce projet ayant ^i^oué, Bouille se réfugia à cSSTentz, puis fit des

démarches auprès de différentes cours pour obtenir la délivrance au roi. Voyant ses efibrts inutiles, il se retira en Angleterre. Il publia des Mémoires sur la Révolution y qui eurent un grand succte (Londres, 1797 , et Paris, 1801). —Son fils, L. J. de BouUlé, né à la Martinique en 1 769, mort h Paris en 1 8S0, était son aide de camp, et le seconda lorsqu'il réprima l'émeute de Nancy et tenta de sauver le roi. Il émiçra avec lui, mais rentra en France dès 1802, s'enrôla dans l'armée républicaine, se distingua en Italie et en Espagne, surtout aux batailles de Ciudad-Real et d'Aïmonacid , et défit avec 1200 hommes 5000 Espagnols àBazanSlO). Déjà il était général de bngade et avait mérité d'être Hait comte de l'Empire lorsqu'une cécité complète le força de quitter le service en 1812. 11 trouYja un refuge dans les lettres, et put , gr&ce au concours d'un secrétaire dévoué, rédiger plusieurs ouvrages importants. On a de lui : Vie politique, militaire et privée du prince Henri de Prusse y 1809; Mémoire sur V évasion de Louis IVI, 1823 ; Cornmentaires sur le prince de Machiavel et sur 1^ Anti- Machiavel de Frédéric II, 1827: Pensées et Réflexions y 1826 et 1851. — Le fils de ce dernier, René de Bouille ^ pair de France, mort en 1853, s'est lui-même fait connaître honorablement par une Histoire des ducs de Guise, ainsi que par un Essai sur la vie du marquis de RouiUé, 1853.

BOUILLET (Jean) , médecin, né en 1690 à Servian près de Béziers, mort en 1777 , vint s'établir à Béziers en 17 1 5 , et consacra sa longue carrière au bienêtre de ses concitoyens. Outre de nombreux mémoires sur des points particuliers de la science, notamment surlsi Cause de la multiplication des ferments, on remarcpie ses Mémoires sur les maladies qui régnent à Béliers, et sur le Moyen d^en préserver cette ville. On a aussi de lui des Éléments de médecine pratique (Béziers, 1744-46), où il se montre excellent praticien. J. Bouillet était correspondant de l'Académie des sciences de Paris. Il fonda, avec Mairan, l'Académie de Béziers.

On connaît sous le même nom une famille d'armuriers de Str-Ëtienne-en-Forez qui, aux xvu* et xvtaI* siècles, apporta de grands perfectionnements dans la fabrication des armes à feu. On leur doit la première idée du mécanisme tournant adapté depuis aux revolvers. Jean et Nicolas Bouillet appliquaient ce mécanisme aux fusils et aux pistolets à vent, et fabriquaient des armes avec lesquelles on pouvait tirer cinquante coups de suite. L'un de ces msils. dit fusil de Louis XV, est encore aujourd'hui un aes plus beaux ornements du Musée d'artillerie de Paris.

BOUILLON, Bullio, v. du Luxembourg belge, anc. capit. du duché de Bouillon, sur la Semoy, à 80 k. N. 0. de Luxembourg, à 30 k. S. 0. de Neuchàteau;3000 hab. Chftteau fort, dominé par des hauteurs et autrefois habité par les ducs.

BOUILLON (seigneurie, ensuite duché de), petit État, entre le Luxembourg, la Champagne et le gouvernement de Metz , était l'orme de la ville de Bouillon et de son territoire : c'était un démembrement du comté de Boulogne. Godefroyde Bouillon, filsd'Eustache de Boulogne, et héritier de Godefroyle Bossu, duc de Bouillon, son oncle, vendit son domaiue en 1095 à l'évêque de Liéffe, afin de se procurer les moyens de partir pour la croisade. Les évêques de liége le gardèrent jusqu'en 1482. A cette époque, Guillaume de La Ma^;k, prince de Sedan, s'en empara: mais en 1521, Charles-Quint le rendit à l'évêque de Liége. Cependant, en 1548, Robert de La Marck reprit le château de Bouillon , et ses descendants s'intitulèrent ducs de Bouillon; les seigneurs de la Tour-d'Auvergne, vicomtes de Turenne, subrogés par mariaffe a leurs droits, portèrent ce titre après eux. Bouillon fut occupé par les Français de 1552 à 1559 : ils reprirent cette place en 1676 et la gardèrent jusqu'en 1814. A cette époque, le duché fut ioint auroy. des Pays-Bas. — Louis XIV, en 1678, l'avait donné comme fief au vicomte de Turenne , qui

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déjà fortait le titr» da duc â« Bouilloc. U est aujourd'Dui compris dans le Luxembourg bel^e.

BOUILLOIf (ooDEFROT, du); de) . premier roi chrétieu de Jérusalem, n6 verslO&S à £ézy, bi^ de Nivelle en BpLbant, était fils d'Eustache dé Boulogne et nerea de Godefroy le BossU) duc de BouiUon, qui lui laissa ses États. Il combattit dans sa jeunesse pour Tempereur Henri IV contre le pape Grégoire VlL et entra dans Rome les armes à U main; mais ayant été gravement malade peu après cette expédition, il fit tœu, pour réparer ses torU| d'aller défendre les Chrétiens en Orient. En effet, il fut un des premtRvg à prendre la croix lors dç la prédication de Pierre l'Ermite. Il vendit son duché de Bouillon ^ partit pour la Terre-Sainte en 1096, et fut bientôt reopmiu pour chef de la croisade. Après avoir triomphé des obstacles qu'opposait aux Croisésrempereur de Cons-

roi de la ville sainte ( mais il se contenta du titre de baron. Il donna à ses nouveaux ^ts un cpde de lois sages, connu sous le nom à'AtHte$ de Jérutalêtn. Il mourut en 1100, en revenant d'une expédition contre le sultan de Damas, qu'il avait battu devant Ascalon; on soupçonnaou'ilavaitété empoisoiuné par des fruits que lui avait offerts l'émir deCésarée, On raconte de lui des exnloits extraordinaires, et probablement fabuleux; il joignait au courage la prudence, la modération et la piété la plus vive, hè Tasse l'a choisi pour le héros de son poème, Sa statue équestre orne la place Royale de Bruxelles.

BOUILLON (Henri delà tdor-d'auvbronb» vioamte de Torenne, duc de)) né en 1555, mort en 1623, embrassa le Calvinisme) s'attacha au roi de Navarre, contribua au gain de la bataille de Coutraa (1&87), fut créé maréchal par Henri IV (1592); et chargé de missions ûnportantes en Angleterre. Il fut oomproiDîs dans la conspiration de Biron^ mais U obtint son pardon. Il avait acquis le duché de Bouillon et la principauté de Sedan par son mariage avec Charlotte de La Marck, héritière de ce duché (mi) Il épousa en secondes noces une fiile de Guillaume, prince d'Orange, et en eut Frédéric Maurice, due de Bouilloo (F. l'art, suivant) et le fameux Turenne (K. TURBNtiB). Il fonda à Sedan ime université protestante qui derint célèbre, il a laissé des Mémoirfs^ Paris, lt>66. — Son fils a!né, Frédéric Maurice de la Tour d'Auvergne, doc de Bouillon, né à Sedan en 1606, mort en 16&2, entra en 1635 au service de la France, prit une grande part aux guerres civiles, et livra, avec le comte de Soiasons, le oombat de la Marfée contre les troupes de Richelieu (1641). Il fut compromis dans la conspiration de Cinq-Mars (1642), et fût longtemps l'âme de la FYondé. Il ne fltsa paix avec la cour qu'en cédant sa principauté ;de Sedan. Il a laissé des Mém&ireti Amsterdam. 1731.

BOUILLON (Robert db la MAas, duc de), maréchal de France. F. marck (La).

BOUILLON (la duchesse de). F. mangini.

BOUILLON (Pierre), jpeintro d'hbtoire et graveur habile, né en 1775 à Thiviers (Dordogne), mort en 1831 , remporta le grand prix de peinture pour nn vaste ouvrage de chalcographie, qui lui coûta i: ans de travail, le Mutée det iânfi^er, Paris, 1610-27, 3 V. in-f. , dont le texte est dû à M. de 8t-Victor.

BouiLLON-LAGaANOB (J. B.), chimîste et pharmacien, né àParisen 1T64, mort en 18444 organisa en 1793 les hôpitaux de l'armée en qualité de pharmacien-major, professa la chimie à l'iioole polytechnique , pvis à l'ficole de pharmacie, et derint directeur de cette Ëcole. On lui doit l'analyse d'une foule de substances médicales, on Jfdiwei du phtarfMcitn et un Momifl et i^imU^ devenus claasiqiies.

BOOILLT, ch.-l. de cant (Aube), à 14 kil. S. 0. le Troyes; 798 hab. Église ffothique. Belle vue.

BOUILLT (Jean Nicolas), littérateur, né à Tours en 1763, mort en 1842, était d'abord avocat à Pavis.

En 1790, il fit représen ter l'opéra de Pt>rreï«Grond. <}Ui dut tofi succès à quelques alliistdns anx événements récents. Il remplit à la même époque plusieurs rohctioûs administrative», et fit paitie, après le 9 thermidoi* , de la conimissioil de l'instruction

§ubllquê. Oui organisa lea écoles primâim. A partir e 1800, Il se livra tout entier à la littérature : oo lui doit \iti grand nombre de pièces de théâtre dont le succès a été constant et mérité. Telles Sont le drame de VAhhé dé VÉpié, les opét^-comiques éfn Deus Joumiei et de Fanehon la ttêUeuse. Il a aussi beaucoup écHi pour renfance : tout te motide a lu ses Contes à ma Ittle, 1809; ses CohseiU à ma lUle, 1811; les ConUi ûffetu aux êhpinù de Frafke, etc. On trouve d&iis touS ses èbrits une morale pure^ des tableaux gràcieuk OU touchants, et une sensibilité exquise. Il publia 6h 1836 Met récapîtulationtf qui sont les mémoires de sa vie.

60UtN (lie), sur la cète audép. dé la Yendée, au fond de la oaie de Bourgneuf , à 54 k. N. 0. de Bourbon-Vendée ; 1392 h. , avec Un boUrg de même nom; 3000 h. Elle n'a qUe !26 kil. de circuit Lés Normands y firent la 1** de leurs descentes en France (820). BOtTKfiAtLA ou 60KHARA, tt.-à-d. Ttisw de Sciftiee^ une des v. les plus importantes de l'Asie, capit. du khanat de Boukhara, par 60* 25' tofig. £. , 39' 30' lat. N.; eov. lOO DOO ft. Bel Aspect; fflur d'enceinte élevé, flanqué de tours ; quelques monuments; palais du khan; joli inlhAret de Mif>gbafab; 360 mosmiées; toihbeaux de plusieurs saints musulmans, 60 medréssées ou. collèges: célèbres ^:oles de ûieologie, de droit et de inédecihe. Nombreuses fabriques ; étoffés de coton, bonneterie, pat^ier de soie, armes , impriiberie sur toiles, etc. Grand commerça avec la Russie, l'Iran, lé Kaboul, etc. — La ville, oui est trèa-ahç., fut prise bar lèS Itusulmans en 705 et devint la résidence de la dynastie (les Samanides: brûlée par Gençis-Khan, elle redevint capitale à l'avènement des usbeks.

BOUKHARA (khanat de) F. bouxbarib (GiuftDfe).

toUKâABEST. V, BUCHAABSt.

BOLKttAHlE (oRANbE), autrement dite khènat deÉoukharay l'ancienne Sogdiane, £t4t de i*Asie centrale, le plus riche, le dIus peuplé, le plus puissant du Turkestan indepenoant, entre le steope des KirghîzAuN., les khanatsde Khokhan et a^Hlssar à l'fi., de Khiva à l'O., de Balk au â.. s'ètéhd de 37* à 41- lat. 14. et de 61*» à 67' lontt.B.; environ 2 500000 h., en partie nomades (Tadjiks, Usbeks, Turkomans, etc.). Capit., jadis Samarcand, puis Bikend( auj. Boûkbara. La Bohkharie est sur le grand plateau central de l'Asie et est traversée par plusieurs chaînes de montagnes; elle est arrosée par l'Amou et le Zer-Afchan. Climat tempéré, fort chaud l'été. Sol varié : grains en abondance, surtout du millet, raisins, fruits, chanvre « safhm, tabac, etc; excellents^ chevaux. Religion mahométane; gouvernement de^tique; milice de 30000 hommes d^ cavalerie.— Ce pays fit succesdvement partie de Tempire perse, de celui d'Alexandre et de celui de la Bactriane: fut conquis par les Turcs au vx* siècle, par les Cninois au vu*, paf les Arabes en 706, fut dès lors régi par des princes vassaux des califes, tomba ensuite aux mains des Sainauides (IX* s.), des Turcs Hoétkes (1000), des Seldjoucides (1037), de Mohammed, sultan de Kharism (1207), des Mongols (1219), de Tamerlan (1383) , passa ^us la domination des Uzbeks en 1505, des Astrakantdes (descendants de Batou-Khan) en 1600, et d^ûne houvelle dynastie d'Uzbeks en 1786.

BOUKSARiB (petite), prov. de PËmpire chinois.

F. THIAll-GRAH-ifAN-LOU.

BOULAINyiLLlERS (Benri. oomte de), historien, né à 8t-Saireen Normandie en 1656, morf en 172%, s'occupa principalement d'histoire de France, et porta dans cette étude un esprit systématique et paradoxal : il voyait dans la féodalité le chef-<i'œuvre de l'esprit humain et le gouvernement le plus

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libre. On a publié un grtind nombre d'cfntrages de iai, mais il n'en m im-mém6 fiait imprimer aueun. Les ^eipaui sont : IfttfmVe de Vnncien foumme^ ment de France, La Haye, 1727; État de la France^ \ni ; Sittoirt de ia jNitn> H du pcHeWiêHt d« Parit, 1Î33. On a encore de lui uns Hietoin dei Àt^ bM, «M fi^ (te Mahomiti un TreiiUi dar tr*&ù im^ WflMfî, une JfttUyjt éiSpinotas ^i dcTail être sni* Vie d'one réfoiAtiuiif i|ui n*a jamais paru. U a iaisaé beaucoup de uaituierxtB qui sont restés inédits. On tuiaattiftuésanBfbndement des tf uttb^s Irréligieux. BOULAK, ▼. du k Bi-fimite, sur li r^ dV. du NU, 1 3 k. N. 0. du Caire dont wSié est retardée comme le faubourg et le port; 16 000 h. Soole po* Ijtechnique, écoles de dessin, d'arts et métiers, de lanfuiBS ^iianteS) établies par Méhéme^Ali. Boulak fut brûlés eu 1799 par les Français lors du âége du Caire; elle a été relevée depuis.

BOUturGSR (NiOi AUt.) y écrividnâu zvm* sîècié) né à Paris en 1722^ mort «a 1759» était fils d'un marcbiod de papier. Il s'appliqua d'abord aui mathéflMti^ et détint ingénieur des ponts et ohaufs^; paift il étudia les langues anciennes et orienuJes, et composa plUsieur>*écrits philosophiques dans lesquels il chercna à expliquer par des symboles astronomiques, mais sunout pa^ la terneur que le déiiige inspira aux hommes, les superstitiuns et 1^3 pratiques religieuses établies sur tdute la terre, il n'a publié lui-même aucun de ses écrits) oh les a imprimés apnte sa mort-, en Imir donnant peul-êtit le eanetfetu antireligieux qu'ils portent aujourd'hui. Les prfneipauk sont x RMerehêi «ttr i'ort^iM du éupetiitMe oft«nMl^ 17S1: VAntiqUiti dévoUéepar m tuoffes^ ouvrage pubTié et refondu pAr d'Holbach, 1766. On lui a attribué U ChrtititMiimt déwtV, écrit impie, oui est de d'Holbach ou dé Damilaville. Toutes ses OHULtret ont été réunies en 1792, 8 Tol. in-^ et 10 toi. in-12. — F. boulLargm*

WHJLARD (Ant. Marc Henri) ^ bibliophile^ né à IMea 1754, m; en 1625. Après avoir obtenu le prix d'iiooneur à l'Unifersité de Paris (1770), il «xurça la profession du notaire t il quitta son étude en 1608 pour se livrer tout entier à son goût pour les lettres etpoorles livres. Il atait formé une binliothèque qui raerait à près de 600000 vol. On lui doit un grand nombre de traductions, entre autres oêUé de TlTCr* teirv Uu^aire du moi/«n âfê, de Harris. 1788, et de l'fHtteHre titt*^if^ ^s 14 première siéetèe de l*^ (^tfènii^, de Berington, 1614-1826. H Ait l'ami de U Harpe et publia sa Philosophie du tvm^Èièclè. — Un aatT« Boulard, imprimeur-libraire» 1750-1609) a pabllé un lyctt'ftf de Bibliographie estimé, Paris, 1 6t)4. BOGLAT, Ch.4. dU cant. (Moelle), à 24 kil; N. £. de Metz; 2n0 hah. Quincaillerie;

BOULAT (le comte), dit e. dêlaMturthê, homtee d'fitat. né 6a 1761 à Chaumouzey (Vosges)^ d'une famille du riches Cultitateurs , mort en 1640 , était avocat à Paria e& 1 769. Il adopta les idées nouvelles, s'eni^ia en 1792^ futv en Tan T, envoyé par le dép. de la Heurthe ftu conseil des Glnq-Getits, où il duvint r&me du parti modéré; eut part à la rétolatlon du \% brumaira, et sb toua dès loH A la fortune de Bonaparte; fat nommé président dé la section de léfislation au éonseil d'Ëtat^ après avoir irefusé le mmistère dé la police, \ti prit une part atitiVe à la rédaction du Gode Napoléon; fyit appelé en 1610ad connil prité, et t^us taixl au conseu de régence; reçut aux Qent-Joun (1615) le titre de ministre d'Etat^ hit «a des rédacteurs de VAete additionnel nuét e»nitiiwione à$ VEri^pite. tenta tuiniemént d'établir sur le Hie Napolénn H» ^it exilé au retour des Bourbons, icntra en 1819 > maife nteta depuià dans la vie privée. Il atalt péM an l'an VU (1799) un Bitai mr tu eaiimqi^amknit9iaefiÀfiqleterfePéUlibHetefMnïd9ki fép$bHque, et UH 1616, le Tableau politi^[M dêt tèguet dt t^ftorltt il M iacqmet /f , tuvrages qui étalent autant des écriti de circonstance que des œuvres his- •oriquis, et qui influèrent puissamment sur ropîiiion.

Il a laissé dea Mémoiree, qui n'ont pas encore vu le jour. — Son nls atnô, le comte âenri Ëoulay, né en 1797, mort an 1858, longtemps, dèpuié et membre du conseil ffénéral de la Seine, fut élu en 1640 viceprésident de la République et devint sénateur en l662.^Son 2* fils, le baron, puis comte Joseph éou- ÎAji sénateur depuis 1857, memore du Génseil de nnstruetion publique» était précédemment président du section au conseil d'État Tous deux se sont signalés par laur attachement à la famille de Napoléon 0t par leur zèle pour les progrès de l'instruction publique.

BOULDER-AAt riv. de la Russie, natt à 80 k. S» de Dorpat, coule au S. 0;, baigne Yolmar et Yenden, et tombe dans le golfe de Livonie. Cours, 200 kil.

B09LB (André Gharlea), ébéniste-sculpteur, né à Paria en 1642, mort en 1732, a attaché son nom à un genre de meubles de luxe fort recherchés auj., dont les ornements eonsistent en incrustations de divers genres. Possédant la science du dessin et doué d'un goût exquis, il dessinait lui-môme les ornements de ses meunltes. U obtint de Louis XIV le titre de graveur du sceau et un logement au Louvre.

BOULËBANÊf capit.du Bondou. Fi uondou.

BOULEN (Anne)» F. Bolbym (Anne). .

BOULLANfiEK {Andr^, dit le Petit père André, à cause de sa petite taille » prédicateur, né à Paris un 1678, mort en 1657 » était moine augustin. 11 avait un ton aalf et plaisant qui le mit à la mode, mais il «e livra trop souvent dans la chaire à des trivialités analogues a telles de Ménst et de Maillard. U ne reste de Itti que rOrsàon funèbre de Marie de horfittnt, abbesse de Cheiles.

BOULLIER (David Renaud), ministre à Amsterdam ^ ensuite A Londres, né à Utrecht en 1699 , mort en 1 769) signala son léle contre les doctrines philoso- ' siècle; Ses principaux ouvrages spnt : ' » swr Vdme desbétet^ 1738; Docla Trinité y 1734) LeHree eur les ifraii principes de ia rêli^iotiy 1741 ; Lettrée eritiquêeturlee Lm/^phiUmophifuetde Voltaire, 1754.

BOULLONGNE, famille de peintres français. - Louis Boulh>ngne. né en 1609, mort A Paris en 1674, excellait pantcttlleitement A copier les tableaux des anciens peintres» U laissa deux fils, Louis et Bon, qui cultivèrent avec succès la peinture et le surpassèrent. -~:Boit Boullongne; né à Paris en 1649^ mort en 1717, d'abord élève de son père^ étudia à Rome en qualité de pettkionnaire du roi, et se forma par Tétude des grands maîtres. De retour en FYahee^ ilfut admis àl'Académie de peinture en 1677> puis nommé professeur à i'Acadtoiie et peintre du roi (Louis XIV). U travailla pour ce pHnee dans Pègline des Invalides, au palais et à la obapelle de Versailles^ à Trianon^ etc. Il excellait dans le coloris. Parmi ses tableaux, on distingue le Cornent éPH6rtule eoafn; tee Centaurée, VEnfant rtisutfeité (au Louvre) > Vému^ Pan et S^nsc. — Loui^ Boullongiie^ son frère cadet^ né en 1657, m en 1783^ fot aussi pensionnaire du roi à Rome et devhlt directeur de l'Académie de peinture. Louis XIV le nomma eon premier peintre^ lui donna des lettres de noblesse , et le 6t chevalier de St-Michel. Ses chefsd'œuvre sont : ta pTéeenxaUion tm Temple (à Notre- Dame de Paris) 1 l'ilnHOMcifàct'ott et VAteomption (à Versailles). On lui reproche un peu de sécheresse.

BOULOGNE, Boi3LooNv-6UR'4faR,&eR»nvMmetllononta (réunies), peutrétre tiiuM portrn; port de mer et ch.-l. d'arr. (Pas^le-Oalais), à 108 k. N. 0. d'Arras, à l'emb. de la Liane dans la Mttche. à 601 k. de Paris par là route, 2i^4 par chemin de fért 66265 hab. Port t^s4réquenté. mais d'accès difficile 1 2 bassins; muraille flanquée de toUrs rondes et renfermant un château fort. Jolie ville^ divisée en haute et basse. Trib. de l** iast et de oëmmeree) eellége^ sociétés d^agriculture, commerce, sôienceeet ans) école de navigation; bibliothèqtte publique. Commerce actif; armements pour voyages au long coure, cabotages, pêcheries. Bel étfld)lissement de bainsdemer. PAs<;n;^'o très-fréquentô de France en Angleterre par Douvrui

BOUL — 2

etFolkstone. Fondée parles Romains 50ansaT. J.-G., Boulogne était pour eux une station navale ; elle fût saccagée par les Normands, 888, prise en 1430 par le duc de Bourgogne, Philippe le Bon; reprise en 1477 par Louis XI, prise de nouveau par Henri VIII en 1544, mais rendue à la France moyennant 2 millions en 1550. En 1803, Bonaparte y forma un camp célèbre, et y équipa une flotulle destinée à opérer une descente en Angleterre. Une colonne a été érigée sur les lieux en mémoire de cet événement. Patrie de Daunou, Cuvelier, Ste-Beuve.

BOULooifB (comté de), à peu près le Boulonais, appartint d'alMrd à une branche de la maison de Flandre, qui possédait en même temps Bouillon et Sedan, et de laquelle sortit, entre autres personnages célèbres, Godefh)y de Bouillon. A la mort d*Eu9tache m, frère aîné de Godefroy de Bouillon (1125), il passa à fitienne de Blois, depuis roi d'Angleterre, et à sa descendance; puis, apres avoir été porté par quatre héritières successives dans autant de maisons différentes, il devint la propriété du comte d'Auvergne, Robert Y (1267), dont ramère petite-fille, ^eanne, mariée en secondes noces à Jean le Bon, roi de France, le laissa à Philippe de Rouvres, fils de Philippe de Bourgogne, comte d'Artois, son premier man (1360). Jeanne, petitfr-fiUe de ce dernier, légua les 2 comtés (Auvergne et Boulogne) à Marie de Mongascon; mais à sa mort (1422), Philippe le Bon, duc de Bourgogne, l'empan du comté de Boulogne; U le garaa par le traité d'Arraa (1435). Louis XI le réunit à la couronne vers 1477.

BouLOONB, bourg du dép. de la Seine, arr. de St- Denis, à8 k. 0. de Paris, sur la riv. dr. de la Seine, en face de St-Gloud; 12 000 hab. Nombreuses blanchisseries.—Entre Boulogne et Paris est le bois de Boulogne, célébra comme promenade du monde élégant de la capitale. Cétait jadis un lieu de chasse royale. U renfermait le château de Madrid, bAti en 1528, et démoli sous Louis XVIII. En 1260, le monastère de Longchamp y fut fondé par Ste Isabelle, sœur de S. Louis (F. longchamp). Distrait en 1852 du régime forestier et cédé A la ville de Paris, ce bois a été converti en un dWcieux parc A l'anglaise.

BOULOGNE, ch.-l. de csnt. (H. -Garonne), à25kil. N. 0. de St-Oaudens; 1258 hab.

BOULOGNE (Eustache. comte de). F. eustachk.

BOULOGNE (y abbé) , prélat français, né à Avignon en 1747 , mort en 1825 , remporta en 1772 le

grix d'éloquence à l'Académie de M<mtaubaji, vint Paris en 1779, se fit connaître par un éloçe du dauphin, père de Louis XVI, et fut nommé vicairo général et prédicateur du roi. Il combattit les dA* crets de l'Assemblée constituante sur le clergé, et fut arrêté 3 fois. En 1801 , il adhéra au Concordat. Nonmié en 1806 chapelain de Napoléon, en 1808 évèque de Troyes, il donna sa démission lors de la captivité de Pie VII, et adressa A l'empereur des remontrances qui le firent arrêter de nouveau. Détenu à Vincennes jusqu'en 1814, il recouvra la liberté sous la Restauration, fût nommé archevêque de Vienne et élevé à la pairie. Il prononça en 1821 V Oraison funèbre du due de Berry. L'abbé de Boulogne fnt pour l'éloquence l'émule de l'abbé Maury. Ses écrits, publiés en 1 827 , en 8 voL in-8, se composent de 5«rmofu, MandenMfirj.PaM^yriçuef, Orair Mons funibretf et de Mélange»,

BOULOIRE, ch.-i. de cant. (Sarthe), A 16 klL N. 0. de St-Calais; 1801 hab. Toiles.

BOULON Aïs, petite prov. de France, habitée du temps des Romains par les Jfonnt, et comprise sous les Mérovinjipiens dans la Neustrie, faisait partie du gouvt de Picardie, et avait pour capit Boulogne. Elle forme ai^. l'arr. de Boulogne.

BOULTON , industriel anglais, né en 1728 à Birmingham, mort en 1809, seconda Watt, l'inventeur de féi machine A vapeur, fabriqua pour lui La première machine, et créa les magnifiques usines de Soho, près de Birmingham.

B— BOUR

BODNAR-BACHl, vge de l'Anatolie, daiitielivah de Biga, A 40 kU. 0. N. 0. d'Adramiti, sur le Scamandre et presque sur l'emplacement de l'antique Troie. Eaux thermales.

BOUQUET (dom), bénédictin de St-Maur, ne en 1685 A Amiens, mort en 1754 A Paris, avait été bibliothécaire de St-Oermain-des-Prés. U fit paraître les 8 premiers volumes de la grande collection intitulés Rerum gàlliùaTum et fraiMicarum Seriptores, 1738 et années tuiv., dont la suite fut publiée par d'Antine. Haudiguier, Brial, et qui est au j. continuée par rAcadémie des inscriptions. Il avait eu part aux travaux de Montfaucon, et s'était formé sous ce grand mattre aux savantes recherohes.

BOUBBON (Hé). F. rEumion (lie de la).

BOURBON -l'arghahbault. Castfum Borbeniente et AqtuB Borboniùe, ch.-L de c (Allier), dans l'anc. Bournonnais, qui en prenait son nom, A 26 klL 0. de MouUns. A 308 kil. S. E. de Paris; 1638 hab. Sources minérales et thennales, puissantes contre ks rhumatismes, les paralysies et les scrofules. Grand hoipice. — Cette ville est le berceau et la rëndence primitive des sires de Bourbon. On y voit encore 3 tours, vestiges de leur ancien chAteau.

BOURBOif-LANGT, À<pue Nitinet^ ch.-L de canu (Saêne-et-Loire), A 52 kil. N. 0. de Cbarolles; à 324 de Paris; 1461 h. Sources thermales, efficaces contre les rhumatismes. Bel hôpital fondé par le marquis d'Aligre. Aux env., monuments antiques.— Ane. baronnie appartenant aux sires de Bourbon, et confisquée par François I sur le connétable de Bourbon. Le nom de cette ville, qui s'écrivait autrefois Bourbon l'Ami, vient, dit-on, d'Anselme, fils d'un comte de Bourbon, frère d'Archambault.

BOORBOIC-VBNDte. F. NAPOLEON -VBHDEE.

BOUBBON (maison de). On distingue trois maisons de Bourbon, qui tirèrent leur nom de Bourbonl'Arohambault, leur résidence, et du Bourbonnais oci formait leur domaine; elles sont unies entre elles par les femmes. La l'* maison est issue d'Aimar ou Adhémar, sire de Bourbon, qui vivait vers 913, et dont les généaloffistes font remonter l'origine jusqu'A Childebrand, frère putné de Charles-Martel. Cette maison déteignit en 1218, dans la personoe d'Arohambault VIII , qui ne laissa qu'une fille, Mahaul de Bourbon. ^ La 2" maison a pour chef Guy, sire de Dampierre, qui épousa en 1197 Mahaut, héritière de Bourbon, et fut père d'Archambault IX. — La 3* a pour chef un pnnce capétien, Robert de Clermont, 6* fils de S.Louis, qui épousa en 1273 Bèatrix de Bourbon, héritière par sa mère de la 2* maison ; r'estde cette dernière maison que descend la famille i^ui depuis Henri IV a régné sur la France. Ces seigneurs ne portèrent d'abord que le titre de sires de Bourixm; Louis I, fils de Robert, l'échangea en 1327 contre celui de duc et pair. Voici la généalogie de cette famille : Robert de Clermont, 6* fila de S. Louis et frère de Philippe le Hardi, né vers 1256. marié en 1272 à Béatrix, héritière de Bourbon, reconnu sire de Bourbon en 1283, mort en 1318;— Louis I, fils de Robert et de Béatrix, né en 1279, sire de Bourbon en 1310, fait duc et pair en 1327, mort en 1341. Celuin» eut deux fils : Pierre, sire de Bourbon, et Jacques, comte de la Marche, qui furent la tige de 2 branches dont voici la suite :

Br<M^ aînée. Pierre I, fils atné de Louis I, né en 1 31 1 , tué en 1 356 A la bataiUe de Poitiere : Jeanne, sa fille, épousaCharlesV;— Louis H, né en 1337, mort en UIO ; il joua un rôle important sous Charles VI (F. son art ci-après) : — Jean I, né en 1381 . fait prisonnier A la bataille a'Azincourt, mort A Londres en 1434 , après 18 ans de captivité ;— Charles I , né en 1401, mort en 1456 : il conspira contre Charles VII;— Jean U, né en 1426, mort en 1488, sans postérité : il fut l'Ame de la liffua du Bien-Public sous Louis XI, et prétendit A la régence après la mort du roi ; — Pierre II, frère du précédent, ne en |1439, mort en 1503, connu sous le nom de sire de

BOUP

BOUR

Beaiqen: il épousa Anne, (( • de Louis XI , et fut ehar^ de la rôgeni» avec a femme après la mort du roi. Il ne laissa qu'une fil i , Susanne de Bourbon, qui épousa son cousin Cha: w. c. de Montpensier, plus connu sous le nom de »^tdt>le de Bourbon, né en 1489, m. en 1527, en qui finit la branche aînée. Branche cadette. Jacques, comte de La Marche, ?" fils de Louis I^ oonnétalele, né vers 1314, pris à la bataille de Poiters, tué en 1361 en combattant les Grandes Compckqniet qui infestaient le royaume ; •— Jean I, né vers 1337 , mort en 1393 : il devint comte de Vendôme par oiariage; —Louis II, né vers 1376, pris à la bataule d'Azincourt, en 1415, mort en 1446;

— Jean U, né en 1429, mort en 1478 : il devint par mariage seigneur de la Roche-sur-Yon (appelée depuis Bourbon-Veiidée), et eut deux fils dont l'aîné, François (1470-95), porta le nom de Bourbon, et dont le f prit le titre de La Roche- Aymon; — Charles, né en 1489, mort en 1537 : le comté de VendAme fut érigé pour lui en duché par François If en récompense de ses services; il devint cher de toute la maison de Bourbon |>ar la mort do eonnétable de Bourbon, en 1527, qui ne laissait pas d'héritier; — Antoine de Bourbon, né en 1518, mort en 1562 : il devint roi de Navarre par son maria^ avec Jeanne d'Albret, et fut père de Henri; il arait pour frères Louis, prince de Condé , et Charles, cardinal de Bourbon j— Henri de Bourbon, connu sons le nom de Henn IV, tige des Bourbons qui ont régné en France, en Espagne, à Naples, et à Parme.

Bowrbont de Frcuice. Henri lY eut pour fils Louis XIII. Celui-ci laissa deux en&nts : Louis XIV, chef de la branche aînée qui régna en France jusqu'en 1830 (sauf le temps de la République et de l'Empire),et Philippe d'Orléans, chef de la branche cadette.

— La branche ilnée se continua : 1* par Louis XV, arrière-petit-fils le Louis XIV ; 2* par Louis XVI petit iils de* Louis ]IV, et par ses frères Louis XvIII et Cûaries X ; ce damier rut père du duc de Berry, qui a laissé un filn posthume, le duc de Bordeaux. — Poor la brancha cadette, 7. orléans.

Bourbons d^Eepagne. Cette branche est issue de Philippe duc d'Anjou, 2* fils du grand Condé, et petit-fils de Louis XIV, qui fut placé en 1701 sur le trône d'Espagne, sous le nom de Philippe V; elle se continue par Ferdinand VI, Charles III, Charles IV. Ferdinand VII, et Isabelle, fille de ce dernier et de Marie-Christine.

Bourbons des DeuxSieiUs. Cette branche commença en 1 738, avec Charles, fils de Philippe V, roi d'Espagne . qui prit à Naples le nom de Charles VII, et qui, appelé parla mortae son frère Ferdinand, au trône d'Espagne où il régna sous le nom de Charles ni, plaça enl7&98uf le trône de Naples son fils Ferdinand, dont les descendants régnent encore mj^. Ce sont Ferdinand l, 1759-1826, François I, 1825-30, Ferdinand n, 1830-1859, François II, 1859.

Bourbons de Parme , maison ducale formée en 1748parFinfmt Philippe, un des fils de Philippe V, roi d^pagne, se compose de Philippe, Ferdinand, Louis, déposé en 1802, Charles-Louis, d'abord duc de Lnoques, appelé à Parme en 1847, Ferdinand-Joseph, aasassiiô en 1854, Robert I, mineur, expulsé «n 1859. F. PARMB et LncQUBS.

A la famille des Bourbons se rattaohent en outre les branches de Condé et de Conti. aujourd'hui éteintes.

louRBON (Louis I, duc de) , dit le Grand et le Boxtcw, fils de Robert de Clermont et petit-fils de S. Loïis, né ea 1279, mort en 1341, se signala aux «fiiires de Fumes, 1297 , de Courtrai, 1302, de Mons- «EhPuelle. 1304, et de Cassel. 1328. PhUippe le Bel l''aYestitae la charge de grand chambriei , le fit duc «twiret Im donna en 1327 le comté de La Marche. U possédait le Bourbonnais depuis 1310^ et y avait Vi^li en 131 d le comté de Clermont. Ce pnnce passait P^Or l'homjie le plus honnête de son temps.

loiiBfiON {LtuMil, comte, puis duc de) , dit le Bon, ^f«n 1337 aort en 1410. succéda en 1356 ^son

père Pierre I dans son duché. Ami et émule de Duguesdin, il combattit vaillamment les Anglais oui avaient envahi la France. Charles V en mourant lui confia la régence ainsi qu'aux ducs de Berry et de Bourgogne. U essaya, mais en vain, de prévenir les maux qui accablèrent le royaume pendant la minorité et la démence de Charles VI. Il délivra les Génois qui étaient menacés par les Sarrasins, et fit avec succès une euédition en Afrique (1391).

BOURBON (Cnarles, duc de), connu sous le nom de conn^to^Ze de Bourbon^ né en 1489, était fils de Gilbert, comte de Moi^tpensier, et de Claire de Gonzague. Il porta d'abord le titre de comte de Mont-

Êensier et devint chef de la maison de Bourbon par i mort de son oncle Pierre, sire de Beaujeu, dont il épousa la fille, Susanne. Après s'être signalé en plusieurs occasions par un courage indomptable surtout aux batailles d'Agnadel et de Marignan, il reçut de François 1 répéè de connétable^ n'ayant encore que 26 ans. et fut nommé vice-roi du Milanais. Mais ayant été injustement dépouillé de ses biens par la reine mère, Louise de Savoie, dont il avait, dit-on, méprisé l'amour, il quitta la France, alla offrir ses services à Charles-Quint (1523), et contribua beaucoup au gain de la Aineste bataille de Pavie (1525). Mal récompensé par Charles-Quint, qui lui avait fait les plus brillantes promesses, il se fit chef de partisans et conduisit ses troupes au siège de Rome en leur promettant le pillage de cette ca-

Sitale; il fut tué en montant à l'assaut, l'an 1527; n'avait que 38 ans, et ne laissa pas d'enfants. Ses domaines furent réunis h la couronne.

BOURBON (Antoine de), roi de Béam. F. antoine.

BOURBON (Charles de), cardinal, 4* filsjde Charles de Bourbon, duc de Vendôme, était frère puîné d'Antoine de Bourbon, père de Henri IV, et reçut des Ligueurs le titre de roi du vivant môme de Henri lU. Mais ce dernier, après avoir fait assassiner le duc de Gdise, s'assura delà personne du cardinal et le fit retenir en prison. A la mort de Henri III, les Ligueurs le proclamèrent roi sous le nom de Charles X; mais il finit par renoncer luimême à cette ridicule royauté, et reconnut la légitimité d'Henri IV, son neveu. Il mourut peu après, en 1590, à 67 ans. On ne le compte pas au nombre de nos rois. — Un autre cardinal de Bourbon, 2* fils de Louis, prince de Condé. et neveu du précédent, fut aussi décoré après lui au vain titre de roi.

BOURBON (L. H., duc de), prince de Condé, né en 1692, mort en 1740, fut nommé chef du conseil de régence pendant la minorité de Louis XY et devint premier ministre à la mort du duc d'Orléans H 7 23). Trop ami des plaisirs, il prit peu de soin des anaires, abandonna le gouvernemejit à sa maîtresse, la marquise de Prie, et au financier Pâris-Duverney, et se rendit odieux par la création d'impôts vexatoires. Le cardinal Fleury, précepteur de Louis XV, profitant du mécontentement général, lui fit retirer le ministère et le fit exiler par le jeune roi à Chantilly, en 1726. On le connaissait sous le nom de Monsieur U Bue, Il fut père de Louis Joseph de Bourbon, plus connu sous le nom de Prince de Condé, V. conoé.

BOURBON (Louis Henri Joseph, duc de), prince de Condé, né en 1756, était petit fils du précédent, et fils du prince de Condé qui se mit à la tête de l'armée des émigrés dite Armée de Condé, et fut père du malheureux duc d'Enghien (7. ce nom). llémigra, et commanda en plusieurs occasions l'armée royaliste, mais sans obtenir aucun succès. Il revint en France en 1814, et essaya en 1815, mais sans plus de succès, de soulever la Vendée. Il n'accompagna pas Charles X dans son exil après la révolution de 1830. Peu de temps après cet événement, on le trouva pendu dans son appartement; on prétendit alors, mais sans preuve, qull avait été étranglé par sa mattresse, Mme de Peuchères ; il est beaucoup plus probable qu'il avait mis fin à ses jours. Il laissa la plus grande pajrtie de sa fortune au duc d'Aumale, 4' nls de Loui»-

BOUR

BOUK

Philippe. Tl es: le dernier prince qui ^t porté le titre de due de Bourfxm,

BOURBON (NIcoIm), doid de deux poêles latins modernes, te 1**; surnommé V Ancien, né en !503, mort en 1550, 6tait fils d*un forgeron de Vendeuf re en Champa^e , et deyint précepteur de Jeanne d*Albret. On a de lui raeéologia, reouell de distiques moraux, et des poésies diverses sous le titre de' ffugœ, Paris, 1533. — Le 2*, surnommé le ^eune , neveu du préc., néenl574.àDar-sur-Aul)e, pi. en 1644, était oratorien et professeur de rhétorique. Il est surtout connu par ses imprécations contre l'assassin de Henri IV, virœ in parricidam. Ses poésies ont été publiées en 1630, sous le titre de Poematia. U est fort supérieur à son oncle.

BOURBOBTNAIS {pays des jBdux et partie de celui des Bituriqes Çubtff anc. prov. de France, bornée au N. par le Nivernais, au B, par PAuverene et La Marche, à TE. par la Bourgogne, à 1*0 parle Berry, est située à peu prfesau centre de la France. Capit., Ifoulins; autres villes remarquables : Bourbon-i'ArohambauU. St-Amand, Néris, Vichy, Gannat, La Palisse, Effiat. Cette province qui formait autrefois le domaine des sires de Bourbon ( F. bourbon) , fut réunie i la couronne après la défection du connétable de Bourbon (1523). Elle fi^isait partie du gouvt du Lyonnais; elle répond auj.au dép. de l'AUier. plUe est surtout remarquable par ses eaux minérales.

BOURBGNNE-MSS-BAIKS, AquofBorvonis, ch.A.

dec. (Hte-M^rne), à 53 ^. S. B. de chaumont et à 304 de Paris; 3458 h. Sources thermales exploitées par l'Etat. On les emploie contre les maladies de la peau, les asthmes et les rhumatismes, les scroftiles et les tumeurs blanches. Hôpital militaire. Antiquité.

BOURBOURG, ch.-l. de cant. (Nord),à l5k.S.O. de Dunkerque, sur le canal de Bourbourg; 2430 h.

BOURBBIAC, ch.-I. de cant. (Gétes-du-Nord), à 71 k. S. 0. de Guingamp, près de la source du Blavel; 637 hab.

BOURD ALGUE (L.), célèbre prédicateur, ne à Bourges en 1632, mort en 1704, entra de bonne heure dans la société des Jésuites, et en devint un des plus beaux ornements. Après avpir prêché pendant quelque temps en province, il fut appelé par ses supérieurs à Paris en 1 669 et eut un succès proaigieux. Il fut dix fois chargé de prêcher l'A vent ou le Carême devant Louis XIV et toute sa cour. Lors de la révocation de Tédit de Nantes, il fut envoyé dans le Languedoc pour éclairer les i '10 testants (1686), et obtint de nouveaux succès dans culte mission délicate. On a recueilli ses sermons et ses «Kuvres diverses, en 14 voLin-8, Pari», 1707, 17voL iii-8, 1822-26, et 3 vol. grand-in-«, 1834. On apublié en 1 810 et 1823 des Sermons inédits de Bourdaloue qui sont apocryphes. Bourdaloue est regardé conmie le fondateur de l'éloquence chrétienne parmi nous; ce qui le distingue surtout, c*est moins l'éclat du style que la force du raisonnement et la solidité des preuves. Si Massillon est plus brillant, Bourdaloue offre une instruction plus réelle. On estime surtout son Sermon sur la Passion. Austère dans sa conduite et son caractère, il était cependant, comme prêtre, aussi indulgent que le permettaient ses devoirs.

BOURDEAUX, ch.-Lde cant. (Drôme), à 17 kil. deCrest, sur le Koubion. 827 hab.

BOURDEILLES. Tge de France (Dordogne), sur la Dronne, à 20 kiL N. % de Périffueui; 1500 hab. Ancienne seigneurie de la famille de Brantôme.

BOURDIN (Maurice), antipape, né dans le Limousin, passa vers 1095 en Portugal, devint archevêque de Braga, et sacra l'empereur Henri V, malgré la défense du pape. Henri, mécontent du pape Gélase, lui opposa Bourdin et le fit élire en 1118 sous le nom Je Grégoire VIII j mais ce prince l'ayant bientêt abandonné, Bourdm se vit assiégé dans Sutri par Calixte 11, successeur de Gélase : il fut pns et enfermé dans un monastère, où il mourut en 1122.

BOURUON (Sébastien), né à Montpdiier, en 1616, mort eu 1671, était fils d'un peintre sur verre. Il

lutta longtemps contte la misère, visita rôanmoins Pltalie où il étudia surtout les oeuvres de Claude Lorrain, de Caravage et de Bamboche, fit à son rstour le Oruoi^etnenide S, Pierre, pour Notre-Dame (ai)^. au Loutre) } tableau qui le plaça au rang le plus élevé parmi ses contemporains, aln en Suède oi Christine U nomma son 1*' peintre (1652), et termina sa carrière à Paris où il (ut fort recherché. C'était un peintre inégal et peu correct, mais original et animé du feu du génie. U ftit de l'Académie de peinture dès sa fondation.

BOURBON (François Louis), connu sous le nom de Bourdon de l'Oise, procureur au parlement de Paris, embrassa d'abora la Révolution avec ardeur et fut député de rOise A la Convention; mais les exce> dont il fut témoin dans la Vendée, où il avait été eu mission, diminuèrent son exaltation. De retour à l'av seo^blée, il contribua k renverser successivement les partis de Danton et de Robespierre. Ëlu membre du conseil des Cinq-Cents, il se néclara contre le Directoire, et fit rapporter la loi qui bannissait les nobles. Il fut déporté au 18 fructidor, et mourut à Sinoamary peu après son arrivée. —Un autre conventionnel, Léonaro Bourdon, dit de la Crosnière, après avoir été un des séides de Robespierre, devint son ennemi le plus acharné, et contribua beaucoup à le rsnrarser. 11 avait été longtemps instituteur à Paris. II mourut en 1815. — Le frère de ce dernier. Bourdon de Vatry, 1761-1828, se signala dans l'administration de la marine, ^t préfet maritime, puis directeur du personnel et intendant des armées navales. Gênes lui éleva une statue en mémoire des travaux qu'il avait fait exécuter dans ce port.

BOIJRG,ouBOuao-EN-BRBssB,oh.-l.dudép.del'Aio, sur la Reyssouse, à 418 kil. S. E. de Paris, 479 par chemin de fer: 14052 h. Trib. civil, lycée (1856); bel hêteï de ville, hôpital; pyramide deioufaeit, belle éfirlise de Brou , hor^ des murs. Soc. d'émulation; bibuothèque. Patrie d'A. Favre, Lalande, Bichat, qui y a une statue, etc. Joubert naquit aux env. -^ Ane. capit. de la Bresse. Jadis aux rois de Bourgogne, puis aux empereurs, aux duce de Savoie ; prise en 1 601 par Henri Iv, et depuis restée AlaFrano».

BOURO ou Bouao-sua-GiBONDB. ch.-L de cant. (Gironde), sur la Dordogne, à 13 kil. S. B. de Blaye; 1389 hab. Petit port. Capit. de l'anc. Bourges.

BOURO-ABGENTAL, ch.-1. dd caut. (LoiroT, 28 kil. S. E. do St-£tienne: 2153 hab. On y travaille la soie.

BOURG-na-viSA, ch.-l. de cant (Tam-ei^aronne), à 15 kQ. 0. de Lauzerte; i^26 hab.

BOURG -DIEU. 7. DfiOLS.

BOURG-D'oisANs, ch.-L de csnt. (l8ère),A44kil.S. B. de Grenoble; 1496 hab. Cristal de roche, plomb i^rgentifère.

BouR-Du-pitAOB , ch.-i. de cant. (Drôme), 116 kil. N. Ë.de Valence, sur l'Isère, en face de Romans; 3887 hab. Joli pont sur l'Isère où l'on payait jadis un droit de passage. Mûriers, soie, filoseUej etc.

bourg-l'abbé, nommé depuis St-LÔ. F. st-lô.

BOURG-iJ^-BKiNB, bourg du dép. de U Seine, à 3 kiL S. de Paris, arr. et à l'E. de Sceaux; 800 hal). Grand marché ae bestiaux. Station.

bourg-tLastic, eh. de canton (Puy-de-Dôme), à 54 kil. S. 0. de Clermont; 2150 hab.

boubg-lês-valencb (DrÔme), à I kiL N. de Valence, dont il est comme un faubourg; 18A0 hab.

BÛURG-6T-ANDÊ0L, ch.-L de caut. (Ardèche), sur le Rhône, à 61 kil. S. de Privas; 3670 bab. Soie et organsin. Ruines d'un temple gaulois; eaux minérales aux environs.

BOUBO-ST-MAURiCB, ch.-l. de c. (Savoio), arr. de Moutiers; 2764 h. Fromages dits de Gruyère.

DouRG-THâROUDB , ch.-L de cant. (Eure), à 35 kil. S. E. de Pont-Audemer; 900 hab.

BOURGÀCHARD, bourg de l'Eure, cant. deRoutôt, à 25 kil. de Pont-Audemer. Anc. baronnie.

BOURGANEVF, ch.-l. d'arr. (GreuseK à 33 kiL S. 0. de Guérel, près du Thorion ; 2568 II. Tribunal.

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Porcelaine, papeterie. — On y vuit une grosse tour, où Pierre d^Aubusson détint Zizim, fils de Maho-

met n, par suite d'un traité conclu âveo Bajazet II B0URGA2 , Àpolhnia . y, de Turquie (Rouméiie), sur la mer Noire, au fond du golfe de Bourgaz, par W W lat. N. Grains, poteries, pipes.

BOURGBLAT (Claude) , nabile vétérinaire, né à Lyon en nu, mort en 1779, fonda à Lyon en 1762 lar* école Tétérînairequë nous ayons eue en F^nce. Il en étaMjt peu après une autre a Alfort près Paris. On peut le regarder comme le fondateur de l'hippiatrique en France. Il a écrit un Traité de cavalerie ^ àù&ÉlémenU4^ Vf^rt vétérinaire ^ et plusieurs autres ouvrages estimés.

BÛinilG£Sr4t?aricum, puis Bituriaes^ ane. capit. du Berry, ch.-l, du 4ép. du Chçr, sur rAuron, à iîl k. S. de Paris pjir te route, ;t33 par lé chemin de fer; 58064 bab. Archevêché; pour impériale, lycée, ^rand 8&nioaire. Pelle cathédrale gomimie. hôtel do Ville (me. maison de jâcq. Cœur], salle du Palais ùe Justice f salp^trerie, fonderie, arsenal, etc. Sociétés aFantes; bibliothèque, cabinet de physiaue. ComerGêie moutons di; Berry, laine, draps, chapelJerie, cputeUerie, vins; conflJerie, pralines. Lieu natal ie Louis XI; Jacques Cœur. Bourdaloue. — hnc capit. des BttiSriges Ctihi^ florissante dès le temps des (3aulois; prise et brûlée par Cè^ar en 62 av. J.-C., et par Chilperic } en 583 ; relevée par Charlematfue et agrandie par Philippe- Auguste- ^on^cherëcoé fut fondé au m* giècle. Louis XI la dota en 1466 d'une Université, gui fut longtemps célèbre. Use tint à Bourges plusieurs conciles; c'est là que futrédigée la Pragmatique Sanction^ en J438. tihar- 1« VU y tini jja epur pendant l'ipvasion des Angjàis, d'où lui Tint le surnom de foi de Bourges, Le pré- Maot don Carlos y séjourna de ^839 a 1845.

PÛURQES, petit pays de Vanc. Bordelais, avait pour villes Bourg et Ambe^.

BOUBGET Mt y, d§ Frwce (S^yoie), à 9 Iç. N. de Chambéry, ^ur le l4Ç du Bourget; ^000 h. Ane. ^baye 40 Cisterciens, renferm^fdes tombeaux de souverains d^ la Sarpie. — L§ 1^ ^ |Ç Itil. sur 5 et communiqué avec le Hiw3ne,

BOURGMESTBE (de de ui^ mots ^Hçrnv^ds, burçer, bourgeois, et m^ift^r, mettre), popi que porte le iwinier magistrat ci vu daus uû grand nombre de ailles en Allemagne et dan^ les Pays-Bas. Les attributions de ces magistrat^ u'PUt rien de précis : le plus souvent ils réuAissent lee fonctions de nos maires et cellM de nos commisigaires de police.

BOUHGKBUF, ch.4, de can^, (Lpire-lnférieure) , à 2£ k. S. £. de Paimbœuf et à 85 ï- 3. 0. de Nantes, au fond d'tfne baie dite Baie de Bourgnfuff 818 h. Peiit port ; marais salins. Bourgneuf était ladis sur I Océan, mais la mer s'en retire tous les jours,

BOUKGOGNK, anc. proT. de France, était bornée au N. par la Champagne, h l'K. par la Franche- ^omté, à ro. par le Bourbonnais et le Nivernais, au ^ud par le Lyonnais et au S. K. par la Savoie. Elle se 'livisaît en duché de Bourgogne, comprenant 5 partîtes : le Dijonnais, le Ch&lonnais, rAutunois, l'Auxois et le pays de la Montagne; et en 4 comtés : i^liarolais, Mâcon, Auxerre et Bar-sur-Seine ; elle Avait pour ca.pit. générale Dijon. Sol fertile ; grains, Witset surtout vins reiiommés (Beaune, Chanobertin, i^wmard, Volnay, Nuits. Mâcon, Tonnerre). Elle correspond à la plus granae parUe des dép. de la Côted'Or, de l'Yonne, de Sadne-«t-Lûire, ae l'Ain, et à (ie petites fractions de ceux de l'Aube et de 1^ Nièvre. -Ui Bourgogne, habitée jadis par les Édtiens et les ^MdMitUw, et conquise par César après une glo> rieuse résistance (K. aliss), avait été comprise par ki Romains dans la Lyonnaise 1**. Elle doit son oom aiuBuigundes ou Bourguignons, peuple teutoniquo qui envahit la Gaule en 406, ei y fonda, i»ous la conduite de Gondicaire (411), le fremier r(^aume ^ Bourgogne, Ce roy. eut pour noyau la partie S. de "4 Germanie !'•«• la Grande Sé^naise, c.-M' une

partie de l'Alsace et de la Suisse; puis il desoendit au S. . atteignit la Loire à TO. , et s'étendit dans tout le bassin du Rhdne, moins la portion comprise entre la Duranoe etU me». U eut 8 vois : Gondicaire, 41 1- 486; Gondioc, 483; Gondemar I, 478; Ohilpério, 491 ; Godégisile, 607; Gondeband. &t8; Sigismand, 534; Gondemar II, 634. Déjà Ctovis avait soumis les Bourguignons à un tribut : ses dis ennilsèrent Gondemar et réunirent la Bourgogne à l'empire dst Francs. Bous les Mérovingiens, elle fut tour à tour soumise aux rois de Neustrie ou d'Austrasie, ou au roi unique des Francs; ou bien elle fut presque indépendante sous un maire particulier. Cnarlemagne Férigea en duché et en* donna le gouvernement, d'abord à un seigneur nommé Sanson, qui fut tué à la bataille de Roncevauz, puis à Hugues, son iils naturel. Lors du partage de l'empire de Cnarlemagne, en 843, la Bourgogne entra dans le lot de Charles le Chauve; mais elle ne tarda pas à se scinder en diverses parties; elle forma : 1* au N. un duché de Bourgogne f composé de presque toute la Bourgogne propi^, et compris entre le Rhône, le Jura et le Rhin; %* au S. un Second royaume de Bourgogne, qui d^abord se partagea en deux roy. distincts, nommés Bourgogne cisjurane et Bourgogne tremtjurane^ parce qu'ils étaient séparés par la chaîne du Jura. — Boson, comte d'Autun, se fit élire roi de la Bourgogne cisjurane en 879 : son roy. comprenait la Provence , le Comtat , le Dauphinô , le Bugey et la Bresse, la partie du Languedoe entre la Loire et le Rhône, et de petites portions de la Bourgogne propre. Boson eut pour successeurs Louis P Aveugle (889-933), et Hugues de Provence (928-33). ~ Rodolphe, comte d'Auxerre, s'empara de la Bourgogne transjurane en 888: ce roy. répendait au Bugey, à la Suisse jusau'Ma Reuss e( à la Savoie. Rodolphe H, son fils, ^pres avoir hérité de la Bourgogne transjurane, se fit céder par Hugues (933) la Bourgogne cisjurane, et des deux roy. n'en fit plus qu'un seul, appelé royaume f Arles, Après la mort de Rodolphe III (1032), Conrad le Salique réunit le roy. d'Arles à rempire germanique. Toutefois un grana nombre de fiefs puissants s'eh détachèrent et se déclarèrent indépendants. Tels furent les comtés et le marquisat de Provence, 1# Daitphiné, la Savoie, le comte palatin de Bourgogne ou Franche-Comté, le Comtat Venaissin, etc. ~ Ouant aq duché de Bourgogne, il ne releva jamais de Pempire germaniaue, bien que le comté palatin de Bourgogne, possédé par les ducs, fît partie au roy» d'Aries. De 884 à 1003, le duché de Bourgogne, appartint ^ des princes issus de Robert le Fort, savoir : Thierry, Richard le Justicier, Raoul, roi de France, Hugues le Blanc, Henri , frère de Hugues-CSapet. Aprâ ce dernier i la duché de Bourgogne fut pendant 30 ans réuni A la couronne (1 002- 1032) .—Robert le Vieux, fils du roi de France Robert, commença, en}032. unenouvellemaisondeducsde Bourgonie, qm est la l'* comme maison capétienne EÛe finit en 1361 à Philippe de Rouvres, fils de Jeanne de Boulogne, qui avaitépousé en secondes nocesle roi de France Jean II.— Philippe le Hardi, 4* fils du roi Jean, fut alors investi duduchéde Bourgogne (1383). (^tte 2* maison capétienne, dite maison de Valois^ ne comptait que 4 ducs: Philippe le Hardi, 1363; Jean sans Peur, 1404: Philippe ie Bon. 1410, et Charles le Téméraire, 1467-77: mais elle nit la plus brillante : ^e réunit un nombre immense de fiefs, et balança longtemps le pouvoir des rois de France. Charles le Téméraire ne uiissa qu'une fille, Marie. Le duché de Bourgogne proprement dit revint alors à la couronne de Fmice comme fief mAle ; mais Marie, en épousant Maximilien d'Autriche, lui apporU tous les autres Etats de son père, lee duohés de Bnbant, Lîm-

seigneurie de Malines. Toutes ces provinces, avecquelques autres qu'y joignit Charles-KJuint, composéârent

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le cercle de Bourgogne ^ qui fut incorporé à l'Empire en 1548. L'union d'Utrecht diminua le cercle de sept proyinces, qui formèrent les sept Provinces- Unies, reconnues par la paix de Westpbalie (1648) : la paix de Nimè^e (1678) donna la Franche-<}omté à la France, qui Tavait déjà conq[uise, et qui Pavait rendue ensuite par le traité d'Aix-la-Chapelle. Le cercle de Bourgogne appartenait d'abord à la ligne espagnole de la maison d'Autriche : après la guerre de la succession d'Espagne il passa à la ligne autrichienne, qui ne l'a perdu que {Hir les traités de paix de Campo-Formio et de Lunéville (1801). La Bourgogne avait un parlement célèbre, mstitué en 1476 par Louis XI , et siégeant à^Dijon. — Courtépée a donné une Description de la Bouraogne (Dijon, 1774-88)^ ainsi qu'ime Histoire abrégée du duché (1777), qui sont fort estimées. On doit & M. deBarante VEuUnre des dues de Bourgogne de la maison de Valois, Paris , 1824, 13 vol. in-8. (Pour les princes de cette maison,

y. CHARLES, PHIUPPS, JEAN^ etC.)

BOURGOONB (Canal de), unissant ITonne à la SaGne et par là les deux mers, suit en partie le cours de TArmançon, passe à La Roche, St-Florentin, Tonnerre , Montbard , Pouilly , Dijon et St-Jean-de-Losne; 242 kil. Commencé en 1776, achevé en 1834.

BOURGOONB, ch.-L de cant. (Marne), à 12 kil. N. il a de Reims ; 650 hab.

BOURGOGNE (Louis, duc de), filsatné du Grand Dauphin et petit-fils de Louis XIV, né à Versailles en 1 682 , devint Dauphin à la mort de son père (1711). Slève de Fénelon, oui composa pour Im ses Fables et son Tétéma&uey u répondit fort bien par ses vertus aux soins d'un tel maître; mais il montra peu d'habileté à la guerre et n'éprouva que des revers dans la campagne de 1708, qu'il fit en Flandre avec l'assistance au duc de Vendôme, et. dans laquelle il eut à combattre Eugène et Marmorbugh. Ù mourut en 1712, d'une rougeole épidémique. peu après son père. On soupçonna injustement qu'il avait été empoisonné. Ce prince, ami du peuple, promettait à la France un régne heureux. Il fût père de Louis XV. — Sa femme, Adélaïde de Savoie, remarquable par ses grâces et son esprit, était morte de la même maladie que lui, 6 jours auparavant. M. de Noailles a publié en 1850 des Lettres médites de cette princesse.

BOURGOIN, ch.-l. de cant. (Isère), à 67 kil. N. 0. de Grenoble; 3310 hab. Trib. de 1" mstanee.

BOURGOING (Franc.), général des Oratoriens, né à Paris en 1585, mort en 1662, fut un des premiers disciples et des plus zélés coopérateurs du cardinal de Bérulle (F. ce nom). U composa des ouvrages de piété qui eurent un grand succès, entre autres : Vérités et excellences de Jésus-Christ disposées par méditations^ 1636, et des Homélies chrétiennes. Il publia les OEwores de BéruUey 1644. Bossuet a prononcé son oraison funèbre.

BOURGOING (J. Fr., baron de), diplomate, né à Nevers en 1748, m. en 1811 , remplit sous Louis XVI et sous Napoléon de nombreuses missions auprès de divers Ëtats de l'Europe. Après un séjour d'une dizaine d'années à Madrid, il publia en 1789 un Tableau de VEspagne moderne. On a en outre de lui des Mémoires sur Pie VI et des traductions de l'allemand. —Un de ses fils, M. Charles Paul Amable Bourgoicg, né en 1791, auj. sénateur, a aussi suivi avec succès la carrière diplomatique.

BOUBGS POURRIS, en SLnglais rotten-horoughs y nom sous lequel on a flétri en Angleterre certains bourgs où l'on làisait trafic du droit d'élection. Ces localités, jadis importantes, mais qui s'étaient dé-

Seupléesavecle temps, étaient devenues la propriété 'un très-petit nombre de propriétaires électeurs, tout en conservant leurs privilèges électoraux, et leurs propriétaires vendaient leur voix au plus ofTrant. La réforme de 1832 mit un terme à cet abus. BOUR&-THÊROUDE. V. BOURG.

BOURGUEBUS, ch.-l. de cant. (Calvados), à 9 kil. «S, le. ae Caen; 170 hab.

BOURGUEIL, ch.-l. de cant. (Indre-et-Loire), tôt le Doit, à 15 kU. N. 0. de Chinon; 1576 hab. Bon vin. Ane. abbaye de Bénédictins.

BOURGUIGNON (le) , peintre. K courtois.

BOURGUIGNONS. F. bourgognb et burgunpss.

BOURomoNORS (les), faction qui avait pour chef Jean sans Peur, auc de Bourgogne, était opposée i celle des Armagnacs. La guerre que se livraient les deux partisetqm désola laFrancependantla démence de Charles VI eut pour cause l'ambition des princes du sang gui se disputaient le pouvoir. Jean sans Peur ayantfait assassiner le duc d'Orléans, ft^re du roi. en 1407 , Bernard d'Armagnac , qui avait marié sa fille au fils aîné du duc^ s'arma pour le venger, et entraîna dans son parti leDauphm. depuis Charles VII. Les Armagnacs devinrent bientôt maîtres de Paris, mais ils s'y firent détester par leurs exactions et leurs violences: aussi, en 1418, les Bourguignons, aidés des Cabochiens et des Chaperons-Blancs, purentrils se saisir de la capitale; ils se vengèrent oes Armaenacs par d'aflVeuses représailles. L'année suivante, le Dauphin ayant favorisé l'assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, Philippe le Bon, fils du duc, appela pour se venger les Anglais dans le royaume et rendit bientôt le parti bourguignon aussi odieux

?iie l'avait été celui oes Armaf^nacs. Enfin, enl43&, hilippe , s'étant détaché des Anglais, fit lapux avec la cour à Arras, ce qui mit un terme à la action des Bourgdignons comme à celle des Armagnacs.

BOURHANPOUR, ▼. de l'Inde, prov. de Kandelch, sur le Tapti , était jadis le ch.-l. de tout le Kandeich. Elle est le siège principal d'une secte mahométane dite B(MahSj qui sont 1res- adonnés au commerce. Prise et ruinée en 1803 par les Anglais.

BOUBIATES , peuple nomade de la Sibérie (Ir* koutsk) . habite sur les rives sent, du lac Baïkal et sur les Dords de l'Iénisséi et de l'Angara. On évalue leur nombre à 200000. Les Bouriates professent le Chamanisme. Soumis aux Russes depuis 1644.

BOURIGNON (Antoinette), visionnaire, née à Lille en 1616, morte en 1680, se crut appelée par une révélation spéciale à rétablir le véritable esprit évangélique, et renonça au mariage afin de se consacrer tout entière à sa mission divine. Poursuivie pour ses opinions extravagantes, elle quitta sa famiUe et sa patrie, et parcourut la Flandre, le Brabant. la Hollande, r Alsace. Elle se fit chasser de tous ces pays, mais n'en fit pas moins de nombreux prosélytes ; elle inspira même plusieurs passions quoi^e fort laide. Elle écrivit un grand nombre de traités mystiques qui ne forment pas moins de 22 vol. (Amsterdam, 1679-84). Les principaux sont: Traité de Vaveuglement des hommes; Du nouveau Ciel et du règne de VÂntechrist, Poiret résuma et ordonna ses idées dans son Économie de la nature ^ 1686.

BOURIX)S, Buticus lacus. lagune que forme U Méditerranée sur la cdte de la Basse-Egypte, reçoit

f>lusieurs bras du Nil et communique avec la mer par 'anc. branche Sébennytique. Le lac de Bourlos a 66 k. sur 35. Son nom ancien venait de la ville de ButOy située sur la cdte mérid.

BOURMONT, ch.-l. de cant (H.-Mame), à 53 kii. N. E. de Chaumont. 909 hab. Coutellerie vendue comme étant de Langres.

BOURMONT (Victor, comte de ohaisnes de), né en 1 773 au château de Bourmont , en Anjou, mort en 1846, était en 1789 officier aux gardes françaises. Il émiffra avec son père , aide de camp du prince de Condé, mais rentra en France dés 1794 pour se joindre aux Vendéens; fut nommé par le comte d'ArtoU (Charles X) commandant du Maine et de P Anjou, se mit à la tête des Chouans , et s'empara du Mans, où furent commis les plus grands excès (1795), capitula en 1800, et offnt même ses services au premier Consul. Incarcéré après l'explosion de la fnachine inferruUey il s'évada (1805) , et trouva un refuge en Portugal. Reçu en grâce en 1808 pour s'ôtre réuni aux Français à Lisbonne pendant leurs revers,

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