‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 182 sur 578 · BOTE · texte numérisé non relu

BOTE

/ama (lac dd Bourlos), au N. de NauoratiB. Temples et oracles célèbres de la déesse Bouto.

BOCTON (archipel de), groupe dilea de la Halaisie, près de la côte S. E. oé Oôlèbes. Coton, sagou, épioea; étoffes de coton recherchées. Tributaire des Hollandais depuis 1667. — L'tle principale, ainsi ^ le ch.-l. de cette tte, s^ppeQent aussi l^mton.

BOCTON (Ch. Marte) , peintre, né à Paris en 1781 . fiiort en 1853, s'attacha surtout à la perspectiTe et â Part de distribuer la lupiière, et fVit ainsi conduit à l'inyention du Diorama , dont il partage Phonneur avec Daguerre. Parmi sesoheft-d'œuTreen oe genre, on 9iàmÏTii\tVÉglù$S$'Pierrê de J!ietn«,quia été détruite par Tincendie du Diorama. Gomme peintre , il a reproduit avec bonheur les Seumrainsde St-Dmit^ la Cathédrale de Chartret^ une Vue intérieure de VégHsê de St-Étienne-dù-Mont, eto.

BOrrONNE, riv. de i^'raiïoe. natt à Chef-Bontonne (Deux-Sèvres), passe à Gnizé, St-Jean-d'Angély, Tonnay-Boutonne. et tombe dans la Gharente à Candé, après un cours de 86 k\\.

BOUVET (Joachim), jésuite français, né au Mans vers 1660, mort à Pékin en 17 32, fui Pun des six premiers missionnaires mathématiciens <^ue Louis XIV fit partir pour la Ghine en 1685. Il obtmt l'estime et la confiance de l'empereur Kang-hi, auquel il enseigna les mathématiques, travailla à la oarte dePempire chinois, fut autorisé à bâtir une église et une résidence dans Penceinte du palais, et fut ainsi un des fondateurs de la mission française à Pékin. On a de lui quatre Relations de divers voyages qu'il fit d&ns le cours de ses missions ', VÉtat présent de la Chine, avec des figures gravées, 1697, et divers morceaux intéressants , dans les Lenres édifianies et dans les recueils du temps.

BODYIPTES, Bovmincum^ bourg du flrj). lu Nord, sur la Marque, à 12 kil. S. E. de Lille; 500 hab. Célèbre victoire de Philippe-Auguste sur l'empereur ûthon IV. le comte de Flandre et leurs alliés, en 121 4.

BOUXWILLEK, ch.-l. de canton (B.-Rhin), à 13 d 1. N. E. de Saveme; 3416 hab. Gollége communal, l'oiles, calicots, draps; alun, vitriol, eto.

BOUYOUKDEREH, v. de Turquie. F. BuiuKnBBBH.

BOCZONVILLE, ch.-l. de cant. (Moselle), sur la Nied, à 30 k. S. E. de Thionville; 1537 h. Brasseries; ébénfsterie, clouteries.

BODZY, vge du département de la Marne, à 22 k. S. E. de Reims; 500 h. Un des meilleurs crus de vins de Champagne mousseux.

BOVA, V. du roy. d'Italie (Galabre Ultér. l'*), près de la mer. à 28 k. 8. B. de Reggio; 2500 han. fîvêché. — Fondée verïî 1477 par des Albanais après la mort de Scanderbeg; ruinée par un tremblement de terre en I783et rebâtie par Ferdinand IV.

BOVATULLA (don François de), fin envoyé à St- Dominpue en 15(X) par Ferdinand et Isabelle pour examiner la conduite de Ghrisiophe Colomb et le remplacer dans son gouvernement. Sans égard pour .es services de ce grand homme, il lui fit mettre les fers aux pieds, ainsi qu'à son frère, et les renvoya tous deux dans cet état en Espa^me; il prit ensuije à tâche de détruire tout ce qu'avait fait son prédécesseur. I^ roi, indigné de sa conduite. le rappela aussitôt. Bovadilla fit naufrage en quittant Pile et périt avec toute la flotte (1502).

BOVES, vpe du dép. de la Somme, à 10 k. S. E. d'Amiens; 1700 h. Bifurcation du chemin de fer du Nord. Ane. château fort, dont les seigneurs exerçaient leurs déprédations sur toute la contrée, et qui fut détruit en 1433. Henri IV et Gabrielle se rencontraient dans les ruines de ce chAteau.

BOVILL^, auj. Marina, petite v. du Latium, sur la voie Appienne, à 20 k. 8. £. de Home. C*est là que Clodius fut tué par les gens de Milon.

BOVINO. Vibinum, v. du roy. d'Italie (Capitanate), à 28 k. S. 0. de Foggia; 4000 h. Kvêché. Les Impériaux y battirent lesEspagnola en 1734.

BOYACA, bourg de U Nouv .Grenade, à 70 k. N

E. de Boeota et à 2 k. S. E. de Tunja, a donné son nom ftu dfép. de Boyaca, qui a pour ch.-l. Tuuia, et qui compte 45&000 hab. Bolivar remporta en 1819 à Bovtea, surlenart! royaliste, une victoire décisive, qui assura l'indépendance de lu Nouvelle-Grenade BOYER (Pabbé), prédicateur et poète, né en 161 S àAlby, mort en 1698, écrivit des tragédies, des pastorales, des opéras auj. oubliés-, ne réussit pas iniQui^ dans la chaire c[u*au thé&tre, et mérita les railleries de Bofleau, qui a dit de lui :

Beytr est à Piachêne égil ponr if l•6teo^

Sa tragédie de AMftf A, qnî eut un moment deTQgue, $, inapiré à Racine une piquante épi gramme. N^molns, U tilt admis à l'Académie française en 1666.

90TEii(Abel), lexicographe français, né à Castres en 1664, mort en 1729, quitta h France à la révocation de redit de Nantes, et alla à Genève, puis en Angleterre, oA il resta jusqu'à sa mort. On a de lui un Dictionnaire anglais-franfaii et franfais-an^lait, 2 vol. in-4, La Haye, 170a, très-souvent réimprimé; une Grammaire anqlaise et française^ et quelques traductions de l'anglais.

BOYRR (Alexis, le baron), chirurgien, nÔ à Uierche en 1760, mort à Paris en 1833. était fils d^lQ pauvre tailleur, 11 eut longtemps à lutter contre la misère, et devint par son seul mérite chirurgien en chef de la Charité, professeur de clinique à la Faculté de Paris, membre de T Académie des sciences. Napoléon le nomma son premier chirurgien et le fit naron, avec une dotation de 25000 fr. de rente. On a de lui un Traité danatomie, 1797-99, 4 vol. in-8, e^ un Traité des nuiladiesehirurgicaîef^ 1814- 18M, 11 vol, in-8, ouvrages fort estimés et qui sont encore classiques. Le D' Houx , son gendre, a lu son Éloge à TAcadémie de médecine, 1851.

BOYER (Pierre Denis), théologien, né en 1766 i Sévérac prés de Rodez, mort en 1842, s'unit à Tabbé fimery pour relever le séminaire de St-Sulpice, dont il devml directeur après lui. ïl se livra avec succès à la prédication des stations et des retraites ecclésiastiaues. L'abbé Boyer était gallican j il combattit avec rorce toutes les exagérations; c'est dans ce but qu'il publia les ouvrages suivants : De la liberté des cultes selon ht Charte ^ 1819; fxamend^ la doctrine de M. de lamennais^ 1834 ; Défense de f ordre sorial eontre le carbonarisme moderne^ 1835. On estime surtout ses Disco^rs pour les retraites ecclésiastiqius, 1842. L*abbé Boyer était oncle de Mgr Affre.

BOYER (J. Pierre), président de la République d'Haïti, né en 1776 au Port-au-Prince, mortàPaijs en 1850, était homme de couleur, né d'un colon provençal et d'une négresse de Guinée. Il accueiUit avec reconnaissance les décrets par lesquels la République française avait aboli l'esclavage, seconda d'abord de tout son pouvoir les généraux français

3 ni tentèrent de rétahlir à St-Domingue l'autorité e la métropole et combattit avec eux contre les Anglais et contre Toussai nt-Louverture; mais, après le mauvais succès de l'expédition du général Leclerc et la proclamation de .''indépendance d*HaIti, il s'unit à Potion, qui le prit d'abord pour secrétaire, et qui réleva rapidement aux graaes de colonel et de général. Il aida Pétion à renverser Dessalines, pui? à combattre Christophe, et mérita d'être désigné par lui-même pour lui succéder dans la présidence. Il Hit reconnu avec acclamation en 1818, réunit sous sa domination llle entière par l'efTet de la mort du roi Christophe (1820), et en obtenant Ui soumission de la partie espagnole (1822) ; fit reconnaître l'indépendance de la République parla France en 18'25, moyennant une indemnité de 150 million^i gouverna pendant 25 ans avec un rare talent et porta la république à un haut degré de prospérité. Il n'en fut pas moins attaoué par nne opposition violente : voyant IMnsurrechon près de triompher, il se démit de la présidence en 1843 et se retira à ia Jamaïque, puis en France, où il termina ses jours-

BRAB

brac

lOTra-FONFBÈDR. V. FONFRÊDE.

BOTLB (Hobert}j savant anglais , né à Lismore en IrUode en 1626, mort en 1691, était le 7* fils de Richard Boyie, comte de Cork. Maître d'une fortune oonsidérable, il la consacra ^ ravancement des sciences natureUes: il fut , en 1645^ Tun des fondateurs da Collège philosophique qui devint depuis la Société royale de Londres. Comme Bacon, qu'il avait choisi pour guide, il s'éleva contre la philosophie scolastique, préconisa la méthode expénmentale et en donna lui-même les pÏMS beaux exemples. On lui doit le perfectionnement de la machine pneumatique, la connaissance de l'absorption de Tair dans la combustion f et d^ l'augmentation de poids des chaux métalliques dans la calcination; il a en outre rassemblé une foule d'observations qui ont contribué plus tard à établir des théories solides. Aussi ardent ami de la religion que de la science, il a écrit un grand nombre d'ouvrages pour là défendre, et a foDdé par son testament (1691) une lecture annuelle sur les principales vérités de la religion natirrelie et révélée : c^est à cette fondation que Ton doit les traités de Clarke, de Bentley, de Derham, etc. Ses principaux ouvrages sont, dans la philosophie Daturelie : Expériences physico-mécaniques sur le rmort de Vaxr; Considérations sur l'utilité de la physique expérimentale'; Traité des causes finales; le Chimisu sceptique ^ et un grand nombre de petits traités sur le froid, les couleurs, les cristaux, etc. ; et, pour la religion :le Chrétien naturaliste, le Virtuose chrétien. Conciliation de la raison et de la religion, etc. Ses œuvres forment 5 vol. in-f. , Londres, 1744. Boyle a laissé son nom à'une célèbre {iot4€ur fumante qa son invention (sulfure hydrogéné d'ammoniamie). — Son fila, Ch. Boyle, comte d'Orréry, ce en 1676, mort en 1731 , se aistingua dans les armes et dans les lettres, et donna une savante édition éesUttres de Phalaru, Oxford, 1718. C'est de son nom qu'on a nommé Orréry une machine astronomi(jue représentant le système planétaire, qui lui aTait été dédiée par l'inventeur, rhorloger Graham. BOYLEAinc (Etienne), prévôt de Paris sous liOuislX, né àAÎQgers, mort vers 1269. On lui doit l'établissement d'une bonne police dans Paris. Il modéra et fixa les impôts qui, sous les prévôts-fermiers, se levaient arbitrairem'ent sur le commerce et les marchandises; rangea les marchands et les âLftisans en différents corps et communautés, sous i« titre de confréries, et leur donna des statuts et •les règlements. Le recueil de ces règlements, connu ^us le nom de livre des métiers, a été imprimé i>ourla l~ fois par Depping, 1 vol. in-4. Paris, 1837, parmi les Documents inédits de VHistoire dfi France. Sa statue décore la façade de l'hôtel de ville de Paris. BOYNE, Boandus^ riv. d'Irlande, naît dans le comté de la Reine, et tombe dans la mer d'Iriande à 7 k. de Drogheda, après un cours de 90 k. Les Jacobites furent défaits sur ses bords, à 4 k. de Drogheda, par les troupes de Guillaume III, en 1690 : cette défaite enleva définitivement la couronne d'Anpleterre à Jacques II. Un monument a été récemment élevé (1836) sur l'emplacement de la bataille. BOZE (Claude gros de), savant anticiuaire, né à Lyon en 1680, mort à Paris en 1753, fut reçu fort jeune à l'Académie des inscriptions , et en devint secrétaire perpétuel en 1706, n'ayant que 26 ans; il fut également de l'Académie française. Nommé ea 1*19 garde des médailles, il introduisit dans cette collection un classement méthodique. Il publia les iS premiers vol. des Mémoires de VAcadémie des inscriptions, 1717-1 V'iO, et y inséra lui-même un grand nombre de savants mémoires. Il fut le protecteur et l'ami de l'abbé Barthélémy.

BOZOULS, ch.-l. de cant. (Avevron), 4 17 kil. N. E. de Rodez; 2000 h. Mines de fer.

BEA, T. des £Uts Sardes, & 20 k. 0. d'Alta;

nooo h. Soie. On croit que c'est Tanc. Barisrate.

B&ABANÇOIfS, habitants du Brabant. — Ce nom

a été appliqué dans le moyen &ge à des bandes de troupes mercenaires et de Drigaudsqui parcouraient la France en y commettant les p^us afireux désordres, et dont le plus grand nombre provenait du Brabant. On les appelait encore Boutiers, Écorcheurs et Cotte^ reaux. Les premiers parurent au xu* siècle. Jean sans Terre et Philippe-Auguste prirent d^ Brabançons à leur service et les discipHnèrent.

BRABANT. anc. duché de 1 empire germanique, dans le cercle de Bourgogne, avait au N. la Hollande, à TE. Liège et la Gueidre, au S. le Hainaut et Namur, à ro. la Flandre. Après la trêve de 1609, le Brabant se trouva partagé en 2 parties : 1" au S-, Brabant espagnol (dit Brobonl autrichien depuis 1714), subdivisé en quatre régions : la ville et le quartier deLouvain, la ville et le quartier d:- Jt>ruxelles, la ville et presque tout le quartier d'Anvers, la .seigneurie de Malines \ ch.-l. , Louvain ; 2<' au N . , Brabant non espcLgnol ou non autrichien, subdivisé en trois régions, le quartier de Bois-le-Duc, la baronnie de Kuick avec la ville de Grave, la seigneurie de lUvenstein^ ch.-l. Bois-le-Duc. — Le Brabant, pays des anc. J/cnapiens, fut conquis par les Francs au v* s. Il fit successivement partie du roy. d'Austrasie. du rov. d'Italie de Lothaire I, du roy. (ensuite duché) de Lotharingie, du duché de Lothier ou B.-Lorraine, Qont Goaefroy le Barbu, comte de Louvain et de Bruxelles, fut investi en 110$. Henri I le Guerroyeur changea ces titres en celui de duc de Lothier et de Brabant en 1190. Jean I le Victorieux, en 1288, conquit le duché de Limbourg, qui fut toujours depuis ce temps uni au BrabanU Après Jean III, dernier mâle de cette dynastie (1355), Anvers et une partie de Malines passèrent k sa fille oadette, Marguerite, duch^e de Bourgogne; l'aînée, Jeanne, eut le reste du Brabant et du Linu>oui>gi eue l'abandonna en 1404 & son neveu, Antoine, 2* fiJs de Marguerite et de Philippe le Hardi, tige des ducs de Bourgogne de la maison do Valois; mais cett« bracche cadette s'éteignit en 1430, et Philippe le Bon, héritant des deux auchés, réunit ainsi le Brabant pi*opre, le Limbourg, Anvers, Malines. Le tout i)assa avec la main de Marie de Bourgogne à Maximilien d'Autriche (1477), puis h la branche austro-espagnole (1553). Les 7 Provinces-Uuies. en s'insurgeant, conquirent eresque tout le Brabant (1581-85). La trêve de 1609 leur en laissa la partie N. , Qu'elles gardèrent jusqu'à l'incorporation de la Hollande à la France (18101. En 1815, les 2 parties du Brabant se trouvèrent reunies dans le rov. des Pays-Bas ; mais la dissolution de ce nouvel £tat en 1830 les sépara de nouveau. Auj. les % Brabants existent à part, avec les noms de Brabant tept. et Brabant mérid. , et chacun forme une province. Le Brabant sept, appartient k la Hollande, le Brabant mérid* à la Belgique. Anvers et Malines forment une 3* prov. distincte de l'un et l'autre Brabant et appartenant au roY. de Belgique. — Les Français conquirent en 174Ç le Brabant autrichien, mais le rendirent à la paix d'Aix-la-Chapelle (1748). Ils le reprirent eu 1794, et en formèrent le dép. de la Dyle (Brabant mérid.) et des Deux-Nèthes (Brab. sept.).

BRAfiANT-MÊRimoNAL,prov, du roy. de Belgique, entre celles d'Anvers au N., de Namur, de Hainaut au S.; 93 k. sur 53; 680000 ha^. Ch.-L, Bruxelles, qui est aussi la capit. de toute la monarchie belge. Sol fertile, bétail, chevaux. Industrie jrenommée: toiles, dentelles, cotons, papiers, etc.

BRABANT sspTSNTRioNAX., prov.de HoUaude. entre celles de Gueidre au M., d'Anvers et de Limbourg au S.; 129 k. sur 66; 380000 h. Ch.-l. Bois-le-Duc. Sol maigre, landes et marais, sauf au N. et à l'E. Élève d'abeilles et de bétari; laines, toiles, etc.

BRACCATA (OALUA) , nom donné par les Romains à la Gaule narbonnaise à cause des (fraies (braccseU espèce de pantalon large que portaient ses habitants.

BRACCUNO, Arcenum, ▼. de l'Êtet ecclésiastique, sur le bord mérid. du lac de même nom, à

BRAG

BKâH

35 k. N. 0. de Rome-, 1800 h. Eaux thermales, beau château des Torlonia, ducs de Bracciano. — Le lac de Bracciano, Sàbatinus lacus, a 8 k. de long. U se décharge dans la Méditerranée par TArone.

BRAGCIO DE MONTONE (André), condottiere italien, né h Pérouse en 1368, senrit successivement différent! princes d'Italie, et eut pour rivaux Charles Malateste et Sforze, qu'il vamouit en plusieurs occasions. U s'empara en 1416 de I^érouse, dont U se fit déclarer seigneur, et fut un instant maître de Rome (1417). 11 périt en 1424, devant Aquila, qu'il assiégeait pour Ladislas, roi de Naples.

BRAGHMANES. 7. brahmanes.

BRACIEUX, ch.4. de cant. (Loir-eVCher) , sur le Beuvron, à 15 kil. S. E. de Blois; 962 hab.

BRAGONNOT (Henri), chimiste, membre de l'Académie de Nancy et correspondant de l'Institut, né à Gommercy en 1780, mort en 1854, servit pendant 6 ans comme pharmacien militaire, puis se fixa à Nancy, où il devint directeur du janiin botani(|ue. Il se fivra surtout à la chimie végétale; on lui doit la connaissance des acides &o2^ttque, acontttqu«, nancéiqw.ellagiqtie, pectique^ vyrogàUxaueya. découverte de la Qgumine , de la steartne^ de la bougie stéa- Tique (1818), et du tuere de bais (1819). Il légua 280 000 fr. à la ville de Nancy. M. J. Nicklès a donné une Notice sur Braconnot, sa vie et ses travaux, 1856.

BRADFORD. v. d'Angleterre (Tork), à48 kil. S. 0. d'York, à 313 kil. N. 0. de Londres^ 45 000 hab. Houille, forges et fonderies; filage et tissage des laines. — V. du comté de Wilts, sur TAvon, à 11 kil. S. E. de Bath: 10250 hab. Draps fins.

BRADLKY (Jacq.), savant astronome anglais, né en 1692 à Sherebom (Glocester), mort en 1762, fut nommé en 1730 professeur d'astronomie à Oxford, et en 1741 astronome royal et directeur de l'observatoire de Greenwich. On lui doit, outre d'innombrables observations d'une admirable précision, les deux grandes découvertes de l'aberration de la lumière (1727) et de la nutation de la terre (!747), et la connaissance de la formule empirique de k réfraction. U fut membre de la Société royale de Londres et des Académies de Paris, Berlin , Bologne, etc. On a publié en 1798 à Oxford ses Observations faites à ÙreenuHch, et en 1832 ses amvres posthumes et sa correspondance.

BRADSHAW (J.). né dans le comté de Derby en 1586, était président de la haute cour de justice qui fit le procès a Charles I. Nommé après la proclamation de la République président du Parlement, il obtint une garde pour la sûreté de sa personne, un logement à Westminster, une somme oe 5000 livres sterling, avec des domaines considérables. Il ne jouit pas lon^emps de ces récompenses : mécontent des empiétements de Gromweli, il se retira du Parlement et mourut dans l'obscurité, en 1659. Son corps fut exhumé en 1 661 , lors de la réaction royaliste.

BRADWARDIN (Thom.), surnommé le docteur profond J né en 1290 à Hartfield (Sussex). mort en 1348, se distingua à la fois dans la théologie, la philosophie et les mathématiques. U fut nommé confesseur d'Edouard 111, qu'il accompagna en France, et devint archevêque de Gantorbéry* mais il mourut

S eu de semaines (^rès sa promotion. Le plus célère de ses écrits est De causa Dei, adversus Pelaytiim, Londres, 1618, in-fol.; il s'y montre thomiste rigide ; on l'accuse même d'être retombé dans l'hérésie de Gotescalc en soutenant la prédestination.

BRAOA, Bracara Augusta, v. de Portugal, ch.-l. delà prov. d'Entre-Douro-e-Minho, à 322 Kil. N. E. de Lisbonne, à 45 kU. N. N. E. de Porto; 16 000 hab. Archevêché, qu'on fait remonter à l'an 92. Ruines romaines, amphithéâtre, aqueduc, etc.: cathédrale, palais archiépiscopal, séminaire. Toiles, armurerie, chapellene, clouterie. Commerce avec l'intérieur. — Cette ville a été, dit^n, fondée par Himiloon; elle fut de 445 à 585 la capit. des Suèves, lui en furent chassés par les Yisigoths.

BRAGANCB, Brigantia, v. de Portugal (Tras-t»' Montes), à 55 kil. N. 0. de Miranda; 3672 hab.fivô ché. Duché créé en 1442. F. ci-après.

BRAGANCE (maison de). Le cnef de cette maûoD est Alphonse, fils naturel de Jean I, roi de Portugal, qui lût lait duc de Bragance en 1442. Elle monts sur le trône de Portugal en la personne de Jean lY, 8* duc de Bragance, qui en 1 640 secoua le joug des Espagnols. Elle a donné au Portugal: Jeui IV, 1640-1656;Alphonse VI, 1656-1683; ^erre U, 1683- 1706; Jean V, 1706-1750; Joseph, 1750-1777; Marie I (et Pierre III), 1777-179Î; Jean VI, 1792- 1826; Pierre IV (don Pedro), 1826-1833: Marie II (dona Maria), 1833-1853; Pierre V, 1853. La maison de Braçance a r^é également au Brésil depuis la séparation de cette colonie. —La famille de Cadaval est une branche cadette de la maison de Bragance.

BRAHÉ, noble famille du Danemark et de la Suéde. La branche danoise a produit le célèbre astrome Tycho-Brahé (F. ce nom). De la branche suédoise sortirent deux rois, Waldemar et Magnus Ladulos, ainsi qu'un grand nombre d'hommes d'£tat, entre autres Pierre, comte de Brahé, mort en 1680, qui fut tuteur de Christine et de Charles XI, et qui fonda l'Université d'Abo. Elle comte aussi Ste Brigitte parmi ses membres.

BRAHILOV ou BRAÏLA, Peristhlaba? v. et port de Valachie, ch.-l. de district, au N. £., sur la r. g. du Danube, à 150 kil. de son emb. et à 65 k. S. de Galatz; env. 25 000 hab. Bon port; entrepôt de tout le commerce de la Valachie. Grains, suiis, pelleteries. — Elle fit longtemps partie de la Bulgarie. Prise par les Russes en 1770 , et occupée par eux en 1828. BRAHMA, dieu des Indiens. Ce nom désigne à la fois le Dieu suprême et unique. Brabm, et le 1** membre de laTrmiourtl ou Trinité indienne. Daos le 1 •' sens , ce dieu qu'on appelle plutôt alors Brahm ou Parct-Brahma (c.-à-d. Brahma supérieur) est l'être parfait, tout-puissant, principe de tout, mais irrévélé. Il se manifeste sous trois formes ou par trois actes, la création, la conservation et la destruction , et prend selon chacun de cas rôles les noms de Brahma^ *de Vichnou et de Çiva. On le représente par un cercle dans un triangle. — Dans le* 2* sens, c'est la 1 " personne de la Trimourti,la 1 '" émanation de Brahma: c^est aussi le Dieu créateur. On le fait sortir d'un oeui d'or. — Les monuments représentent Brahma avec 4 têtes, tenant dans ses 4 mains la chaîne qui soutient les mondes , le livre de la loi, le poinçon à écrire, le feu du sacrifice : ses têtes sont ornées de lotus; il est couché dans des feuilles de lotus.

BRAHMANES, dits aussi BrachmaneSy Brahmes, Bramins, Brahmines, prêtres et (iocteurs de la religion de Brahma. Ils composent la première caste parmi les Hindous; leur origine remonte à la plus haute antiquité; ils se prétendent issus de la tête de Brahma. Il paraît que les Brahmanes formaient autrefois un peuple agriculteuret pasteur; aujourd'hui, loin de cultiver la terre, ils regardent ces occupations conmie serviles et les abandonnent aux castes inférieures . ne s'occupant que de l'étude des védas ou livres sacrés, et de l'exercice du culte. Ils sont seuls dépositaires et interprètes des védas. Ils se distinguent par un costume spécial, s'abstiennent de tout ce qui a eu vie , et ne se nourrissent que de légumes, de riz et de lait. Pour mériter les récompenses de la vie future, ou plutôt pour s'attirer des aumônes, la plu* part d'entre eux se livrent aux plus dures austérités: ils 86 condamnent, par exemple, à rester toute leur vie immobiles dans ]a.position lapins gênante. Quelques-uns vont nus au milieu de l'hiver : c'est delà que les Grecs leur avaient donné le nom de Gymnotophistes (de gj/mnos^ nu).

BRAHMANISME, religion d'une très-haute antiquité, qui règne dans tout l'Hindoustan. Elle reconnaît im Etre souverain, Brahm ou Para-Brahma, qui reste éternellement immobile, n'agissant que par l'iiitermédiaire de Brahma, Vichnou et Çiva, triple maxu-

BRAM

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