‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 187 sur 578 · BRET · texte numérisé non relu

BRET

et un sénat. — On doit à M. E. Liais une Exploration scientifique du Brésil, 1865, in-fol.

BRESLAU, Vratislamaf v. importante dés Euts prussiens (Silôsie), à 311 k. S. E. de Berlin, sur l'Oder et rohlau ; 90 000 hab. Ch.-1. de gouvt et capit. de toute la Silésie. Université, èvêché (le seul de In Silésie). Brealau est divisé en ville vieille et ville neuve : 5 lauboorgs, hôtel de ville, hôtel de la régence, arsenal, bourse ^ caserne, théâtre, éfflise cathédraJe de St-Jean, palais de l'Université, ricAe bibliothèque de 300000 vol.; musée d'antiquités nationales, etc. Soieries, lainages, draps, toiles, etc. Commerce considérable en toiles, draps, vins de Hongrie; foire aux laines , une des plus considérables de toute l'Europe. Patrie du philosophe J. Chr. Woiff.— Fondée au x* s., Breslau devint en 1163 la capitale du duché de Silésie, alors indépendant; en 1335, le dernier duc étant mort .sans enfants, le roi de Bohême en prit possession. Cédée en 1527 à TAutriehe, elle eut neaucoup à souffrir pendant la guerre de Trente ans. Elle fut prise d'assaut en 1741 par Frédéric II, roi de Prune. En 1742 y fut conclu le traité de paix qui termina la guerre de Silésie. Dans la guerre de Sept ans Breslau fut prise et reprise par les Autrichiens et les Pnissiens (1757-1760); en 1763, elle passa définitivement sous la domination prussienne. En 1807, elle fut prise par les Français, qui Toecupèrent jusqu'en 181 1 .

BRESLE (la), riv. die France, prend sa source à Formery et se perd dans la Manche k Tréport, après avoir séparé les dép. de la Seine -ïnf. et delà Somme.

BRESSE, anc. prov. de France, faisait partie du grand gou vt de Bourgogne et avait pour ch.-l. Bourg. La Bresse fut quelque temps un gouvt particulier, dit Bresse-et-Bugey; elle comprenait alors, outre les 3 parties du Bugev, le pays ae Gex, le paysde Chezery et la principauté de Dombes. La Bresse prq)reiiient dite ou Bresse savoyarde avait pour bornes, à l'O. la Saône, à l'E. TA m; la fraction comprise dans le Ghàlonnais portait le nom de Bresse Ghftlonnaise; elle répond a peu près au dép. de l'Ain.— 'Sous ^es Romains, ce pays était partagé entre la Viennaise et la Lyonnaise 1'* et répondait en grande partie au pays des AnHHurri. Elle fut ensuite comprise dans le roy. des Burgundes, dans le rov. d'Italie de Lothaire, dans le roy. de Provence de Charles, son fila, dans le roy. de Bourgogne Cisjurane et dans le roy. d'Arles ; puis se divisa en petites seigneuriee, dont la principale fut celle de Baugé, portée en 1292 dans la maison de Savoie. Elle fut cédée par Charles-Emmanuel I à Henri IV par le traité de Lyon en 1601,

BRESSCIRE, cb.-l. d'arr. du dép. des Deux-Sè- 'Très, à 61 k. N. de Niort; 2470 hab. Église en granit. Lainages, toiles, mouchoirs, etc. — Cette v., jadis plus importante, était ch.-l. de seigneurie, placée au centre du Bocage, elle a beaucoup souffert pen* (lant les guerres de la Vendée.

BREST, Geioeribate (selon Walckenaer). et non Brivates; port de France, ch.-l. d'arr. (Finistère), à .507 kil. 0. de Paris (578 par Alençon); 67.833 hab.

préfecture maritime. Son port est un des plus sûrs de l'Europe : sa rade est vaste (35 kil. de circuit), mais elle est dangereuse en dehors de la passe qui l'unit à la mer. et qu'on nomme le Goulet; de fortes batteries défendent la passe. Brest se compose de deux parties séparées par un bras de mer, Brest proprement dit et le Quartier de Recouvrance. On temarque le cour8d'Ajot{i)elle promenade), la placed' Armes dite le Champ de hataiUê* les superbes établissements relatifs à la marine. Quais, bassins, dont un taillé dans le roc, frfiare à feu tournant, bagne, évacué deimis peu, tnagasin, arsenal^ chantiers de construction, corderie, etc. École spéciale de marine; lycée (1848); bibliothèque} jardin botanique, etc. Gomjoeroe en eaux-de-vie, sardines, etc. Annements pour la poche de la morue. Patrie de l'amiral Linois, au constructeur Sané, etc. — Brest, où les aivsiens souverains de U Bretagne avaient bâti un fort dès le IX* siècle y était encore sans importance, lorsque

Riebeliev fit creuser le port (1631), et commença de grands travaui qu'achevèrent Louis XIV et ses sac> casseurs. Les fortification», dues à Vaub^ <m% ^ considérablement augmentées depuis 1773. ViUaret fut battu devant Brest en 1794.

BRES^f ou BrMeto-Litetski, v. de Russie (Grodno); sur le Bog, à 180 k. S. de Grodno; 8000 hab., presque tous Juifs* Ch&teau bAti sur un rocher; synagogue fameuse. Sanglante bataille entre les Russes etles Polonais (1 794). Les Russes l'ont oecupôen 1 706.

BRET (Antome) , éorivain fécond, né a Dijon en 1717, mort à Paris en 1792, a composé des poésies légères, des comédies, des romans, dee mémoires, etc. Ses comédies sont écrites avec pureté, le dialogue en est facile; la meilleure est la Double mstraf»aanee (176(^; mais elles manquent de verve. On ne les joue plus. On a aussi de Iw un boane édition des OEuvrei de Molière^ aveo un C€fmmentaire (Paiis, 1773, 6 voL in-8) : c'est le meilleur de ses euyrages

BRETAGNE, BriMWinûi minof^ Armoriea. pror. de l'ano. France, avait pour bornes à l'O. l'Océan, aa N. UMaoche et la Normandie, au S. lePoitoa» à TE. L'Ai^ou et la Touraine. Capit., Rennes. Elle se divisait en Haute et Basse-Bretagne. LaHts-BretagRe formait 5 diocèses, Dol, tiennes, Nantes, ât-Malo, St-Brieuo; dans la Basse étaioAt ceux de Tréguier, Vannes, Quimper, St-Pol-de-Léon. Auj. la BrttH"^ forme 6 dép., Loire-Inf., Ille-et-Vilaine, Morbihas, Côtes-du-Nord, Finistère. Montagnes ^u hautes (monts d'^rr^, au N. 0.). Rivières cdtièree uomnreuses; au S. est l'emb. de la Loire j beauooup de baies, anses et ports excellents. Sol mégal, c&nat humide; céréales en grande quantité, cidre, Iîd, chanvre ; forêts, marais, jachères, landes et bruyères en quelques endroits. Plomb, houille, fer, catimeîne, argent , etc. Eaux minérales. Les voies de communication, longtemps imparfaites, surtout dans l'extrémité 0., ont été beaucoup améliorées depuis 1830. Mœurs, usages, caractère, marqués d'un cachet particulier en général, le Breton est laborieux, patient; on l'as cuse d'être entêté. Dans l'O. On parle encore aiu . une langue celtique, dite brezad. On y^rouve de nombreux monuments antiques qui consistent en pierres brutes nommées conmiunémeot pierree druidxquet^ pierra levées, table du diable, et appelées dans ks pays, selon leur forme ou leur destinaticni, menhir (pierre longue), dolmen (table de pierre), cromlech (enceinte circulaire), galgal (témoignage). -^ La Bretagne fut, selon l'opinion la phis probable, peuplée par «n mélange de Celtes et de Kymris. Conquise par César l'an 56 av. J.-C., elle fit, sous les Romains^ partie de la Lyonnaise 3' , comprenant en outre le territoire des Fictavi dansTAcriitaine 3*. Elle avait pour principaux habitants : à rË., les Diablintes , les Bedones; au S., les J^Famnëles, séparés des Fictes par la Loire; au centre, les Venètes et lés Curiosolites ; à TO., les Otismienêf qui habitaient le littoral du Finistère. Les pei^>lades voisines de la mer portaient plus spécialement le nom d'Armoricaines, Lors de la décadence de l'empire romaÎB, la Bretagne se mit à la tête de la Confédération armoricaine; ses chefs se disaient rois de l'Armorit^ue. Le plus ancien prince connu qui ait porté ce titre est Conau Mériadeo, qui vivait vers 384 de J.-C. Aux v* et vi« siècles vinrent de la Grande^'Eretagne des Bretons fuyant les armes des Angles et des Saxons : c'est d'eux que l'Armori^foe occid. prit le nom de Bretaûnê. En 510, le roi breton Bodic se soumit à Clovis; ses descendants, tout en continuant à régner, ne prirent que le titre de coQstes; cependant les Bretons n'étaient soumis que de nom aax Francs, ou bien ils étaient sans cesse en insurrection. En 799tbvte laBreti^ne reconnut l'autorité de Charlema^e. En 822 commença aveeljoménoé une 2* dynasue de comtes : soms cdle-ei, la Bretagne se scinde souvent en trois comtés, Vannes, Nantes, Kennes. Tout le courte de Bretagne est déclaré Tassai du duché de Normandie en 91 2 . Geoffroy 1, qui régnait sur la Bretagne en 992, veut prendre ié

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