‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 19 sur 578 · ACH · texte numérisé non relu

ACH

ACBA

de son siëcle II a laissé, outre plusieurs recueils de jurispradenoe, une ttad. latine de S. Jean Chryâostome, Rome, 1470, et une édit. jpnncép* ,avec trad. latine des lettre* de Phalaris .^ome j 1469.

ACCORDS (TABOUROT des). K. tabourot.

ACCOUS, ch.-L de c. (Basses-Pyrénées), à 26kil. S. d'Oloron ; 1505 hab. Eaux minérales.

AGCCHi chimiste allemand, né en 1769 à BQckebourg. en Westphalie, mort en 1838, vint en 1793 à Londres, où il enseigna la physique et la chimie,

Suis 80 rendit à Berlin, où il professa depuis 1822. i est le premier qui ait eu ridée d'appliquer en grand le gaz hydrogène à Téclaîrage.

AGCtRSEou ACCORSO (François) , surnommé par ses contemporains ridoZe des jurisconsultes , ne à Florence eD J151, mort en 1229, enseigna le droit à Bologne et fut un des rénovateurs de la science. U composa, sous le titre de la Grande Glose ou Glose continue f une vaste compilation dans laquelle il réunit les meilleures décisions des jurisconsultes ses prédécesseurs sur le droit romain. La meilleure éd. est celle de D. Godefroy, Lyon, 1589, 6 vol. în-fol. ACGtJRSE (Marie-Ange), un des plus savants critiques du zvi* siècle, né à Aquila, vécutàlacour de Charles-Quint, qui lui confia plusieurs missions importantes. Dans ses biatribse in Ausonium^ Rome, 1524, in-fol.. il a corrigé une foule de passages corrompus d'auteurs anciens. On lui doit aussi de bonnes éd. d'Ammien-Harcellin, ainsi que des Lettres et Au Traité deVàme de Gassiodore.

ACÉPHALES (c'est-à-dire <afu tête), hérétiques qui ne reconnaissaient pas de chef ni d autorité. Ce nom a été appliqué surtout à des hérétiques du y* siècle (^i suivaient la doctrine d'Ëutychès contre la distinction des deux natures en J.-C. , et qui rejetaient le concile de Chalcédoine.

ACERENZA, Atheroniia^ V. du royaume de Naples (Basilicate) ^ à 20 kil. N . £. de Potenza ; 3600 hab. Arcbevêchô (uni à celui de Matera).

ACERNO, Acemum^ v. du roy. de Naples (Principauté citer.}, à 26 kiL N. E. de Saleme. Svêché. ACERKA, Acertâe. v. du roy. de Naples (Terre de Labour,) à 15 kil. N. E. dé Naples, sur l'Agno; 63UO hab. Êvéché. Fondée, à ce que Ton croit, par l(s Étrusques. Saccadée par Annibal, elle fut rebâtie aux frais de la république Bomaine.

ACESINES, Chennao, riv. del*Inde anc, se jetait dausl'lndus après avoir reçu THydraote et lllydaspe. ACESTA, V. de Sicile. V, segesta et aceste. ACESTE, roi d'Acesta. en Sicile, secourut Priam pondant la guerre de Troie, donna l'hospitalité à £née. et fit ensevelir Anchise sur le mont Eryx. Virgile Fa célébré dans le V* chant de V Enéide.

ACETR-GHOH. v. de THindoustan, ch.-l. de la prov. de Kandeycn, à 18 kil. N. de Bourhampour. Jadis très-forte. Prise par Akbar; enlevée par les Anglais aux Mahrattes en 1803.

ACHAB, roi d'Israël, fils d'Amri, est fameux par son impiété. Il pionta sur le trône Tan 918 av. J.-C. (ou 907. selon VArt de vérifier les Dates), et régna 20 ans. A Tinstigation de sa femme Jèzabel, il éleva on temple à BaaL persécuta cruellement les prophètes, notamment Ehe, et fit périr Naboth (V. ce nom) E>ur s'emparer de sa vi^e. 11 n*eut recours au vrai ieu que lorsqu'il se vit assiégé dans Samarie par BjBn-Adad. roi de Syrie: avec le secours diviù^ il tailla plusimirs fois en pièces les armées de ce prmce . et le fit prisonnier lui-même ; mais il le rétablit oans ses Etats. Peu de temps après, la guerre s'étant rallumée entre les deux fois, Achah périt dans un combat, percé d'une flèche. Lea^ chiens léchèrent le sang de ses blessures, comme cela avait étéjub^t. ACHJBVS. fils de Xuthus et petit-fils d'Hellen, ayant commis un meurtre, se retira de la Phthiotide en Argolide, avec une peuplade d'HeUènes, qui prit de lui le nom d*Aehéens,

ACHiCus,, parent et lieutenant d'Antiochus le Grand, contribua puissamment à placer ce pdnce

sur le trône. Il se révolta eiisuite contre ^ui et se fit proclamer fol dans l'Asie- MHneute, 219 av. J.-C. 11 mt la même année pris et mis à mort.

ACHAIE, AchaiBy région sententr. du Péloponèse, avait pour bornes l'Éhde, rArcadie, la Sicyonie, le golfe de Gorinthe et la mer Ionienne. On l'appelait d'abord Ègialée (c'est-à-dire maritime) , à cause de sa position sur les bords de la mer ; Conquise par les Ioniens vers 1430 av. J.-C., elle ptit le nom duonie ; elle reçut enfin celui d'Achaîe vers 1 1 84 . après que les Achéens Phthiotes en eurent expulsé les Ioniens pour s'y établir. L'Achaïe avait 12 v. princip. qui étaient, selon Hérodote : Dymes, Olenos, " ire. Hélice. Bura, iEgium, Rhypes, Êges, Patras,

ares, Tritée, Pellène (aux villes d'Êges et de Rhypes, Polybe substitue Géraunie et Léontium); ces 12 villes formaient une fédération qui fut le noyau de la célèbre Ligue achêenne. F. ce nom.

On a encore nomme Achaïe :

1" Une portion de Ja Phthiotide en Thessaîie (ch .-l Alos), où régna d'abord Achaeus, petit-fils d'Hellen, etd'oû sortirent les Achéens conquérants de l'Êgialée ;

2" La prov. romaine formée après la destruction de la Ligue Achêenne et la prise de Gorinthe (146 av. J.-C), par la réunion du Péloponèse, de la Grèce propre^ de la Thessaîie etdel'Epire ; eUe fût ensuite comprise dans le diocèse de Macédoine -,

3" Une principauté formée en 1205 par GuiU. de Champlitte au milieu de la dissolution de l'empire grec, conquis par les armes des Croisés latins. Elle embrassait le Péloponèse entier avec la suzeraineté d'Athènes et de Thèbes. Elle fut bientôt usurpée par Geofiroi de Villehardoin. Isabelle de Villeharaoin porta la souveraineté d'Achaîe à diverses maisons, tandis que Baudoin II, empereur détrôné de Constantinople, cédait ses droits sur ce domaine à Charles I d'Anjou, roi de Naples. Marie de Bourbon, veuve de Philippe de Tarente. la légua en 1387 à son neveu Louis, duc de Bournon, qui ne put s'en mettre en possession. La principauté se scinda depuis en Etat de Gorinthe, duché de Sparte, Messénie, Elide, etc. Enfin l'Êlide, possédée par les Génois, conserva seule le nom de principauté d'Achaîe ;

4* Une nomarchie ou prov. de la Grèce actuelle, qui occupe à peu près la place de l'anc. Achaïe ; elle a pour ch.-l.|Patras et compte env. 126 000 hab. ;

b* Un petit Etat de l'Asie anc, au N. de la Colchide, sur la côte N. E. du Pont-Euxin : c'est à peu près l'Abasie actuelle.

AGHANtl, peuple et État de la Guinée, entre les riv. de St-Andrô et de Volta, par 3'*-5'* long. C, et 6"-9- lat. N., a env. 444 kil. du N. au S., et 311 de i'E. à i'O. 11 se compose de l'Achanti propre, situé à l'intérieur des terres, en arrière de la Côte d'Or, et de plusieurs Etats tributaires qui entourent l'Achanti propre, tels que ceux de Moisan, Takima, Coranza, au N.; Tufel, au S.; Dankara et Saoui, à I'O.; Amiena, Akim, Assim, à TE. La population des Achantis a été évaluée à 3 millions d'âmes. Ils peuvent mettre 100 OOQ hommes sous les armes. Coumassie est la capitale de tout l'empire; mais elle est moins importante que Dagoumba. Le pays est trèsfertile : on y trouve aussi des mines très-nches , mais les naturels n'en tirent qu'un faible parti. Cependant les Achantis sont assez industrieux; ils tissent et teignent le coton et construisent leurs maisons avec beaucoup d'art. La religion dominante est le Fétichisme. Les Achantis sont braves, mais féroces; ils obéissent à un roi absolu. — Ce pays, inconnu des Européens jusqu'au dernier siècle, a été visité en 1704 par le voyageur hollandais Bosman. Les Anglais l'envahirent et tentèrent de s'y établir au commencement de ce siècle; mais ils y subirent un échec en 1824. Néanmoins, il y existe quelques établissements anglais et nollandais.

ACHARD (Frédéric-Charles), chimiste, né à Berlin en 1754, d'origine française, mort en 1811, ap- Jpliquale premier, en 1796, la découverte du «ocre

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ACHl

de betterave (faite par Margraff dès 1747). et reçut I du roi de Prusse le domaine de Kunem en Silésie pour y exploiter en grand la nouvelle industrie. Admis à l'Académie de Berlin, il y devint directeur de la classe de physique.

ACHA2f roi de Juda (737-723), fils et successeur de Joathan, est fameux par son impiété. Il avait d'abord vaincu Razin, roi de Syrie; mais, ayant élevé des autels aux faux dieux ^ et leur ayant même consacré son fils, Dieu permit qu'il fût vaincu à son tour par Razin et par Phacée, roi d'Israël. Il eut alors recours à Téglath-Phalasar, roi d'Assyrie, auquel il donna tout l'or du temple de Jérusalem pour obtenir son secours. U mourut détesté et fut privé delà sépulture des rois. C'est sous son règne qu'est mentionné pour la première fois le cadran solaire.

AGHÉENNE (Ligue). Après avoir été, comme tout le reste de la Grèce, subjugués par les rois de Macédoine, les Achéens secouèrent le iouç en 280 av. J.-C. et reconstituèrent la confédération qu'ils avaient formée dès les temps les plus anciens ( F. ACHAÏE ). Cette nouvelle confédération , connue sous le nom de Ligue achéenne , avait à sa tête un stratège (général), élu par tous les habitants. EUe admit dans son sein les principales villes du Péloponèse, fonda Mégalopolis, dont elle fit sa capitale, et conserva son indépendance pendant 138 ans. Elle dut principalement ses succès aux talents d'Aratus et de Phuopémen. Elle combattit longtemps contre les Macédoniens et les Romains pour la liberté de la Grèce; mais battue à Scarphée par Métellus, et à Leucoçétrapar Mummius, elle fut anéantie peu après la prise de Corinthe, 146 av. J.-C.

ACHÉENS, Àchœi. V. achaïe et achéenne (Ligue).

ACHÉLOUS, Aspromtamo. riv. de l'anc. Grèce, séparait l'Acamanie de l'Êtoiie et se jetait dans la mer Ionienne. C'est sur ses bords que fa Fable place la mort du centaure Nessus.

AGHÉLOUS, dieu du fleuve de ce nom et père des Sirènes. Spris des charmes de Déjanire, il osa la disputer à Hercule : vaincu dans une première lutte, il revint au combat sous la forme d'un serpent, et ensuite sous celle d'un taureau; mais il ne fut pas plus heureux cette fois, et il céda le champ à son redoutable adversaire. Selon quelques mythologues, c'est d'une des cornes qu'Hercule lui arracha que fut formée la Corne d'abondance.

ACHEM, Ëtat formé dans la partie N. 0. de Sumatra, occupait au xvi* siècle la moitié de l'tle, mais est à peu près réduit aig. à la capitale, qui porte le même nom, et à ses environs immédiats. Les Achémois sont mahométans. — La v. d achem, située à la pointe N. 0. de Sumatra, a 8000 maisons , b&ties sur pilotis. Fonderie de canons. Grand commerce. Aux environs, mines d'or et d'argent.

ACHÉMÈNES, est considéré comme le chef d'une famille puissante de la tribu des Pasar^ades qui régna en Perse, et dont descendaient Darius et Cyrus. Ses descendais furent appelés de lui Àchéménides. On le croit le même oue le Dchemchid ou Djemchid du Zend- Avesta. dont le nom aurait été défiguré par les Grecs. Chez les poètes Achéménie et Ferge sont souvent synonymes.

ACHÉMÊMDES, descendants d'Achémènes.

ACHEN, petite riv. d'Allemagne, passe du Tyrol en Bavière et se jette dans le lac de Chiem, après un cours de 55 kil. — Riv. d'Autriche qui, jointe au ruisseau d'Ober-Salz, donne naissance à la Salza. Elle se précfpite dans le gouffre de Tauem de plus de 660" de haut.

ACHEPTWALL (Gottlieb) , créateur de la statistique, né en 1719 à Elbing, en Prusse, mort àGœt- >ingue en 1772. professa, d'abord à Marbourg, puis \ Goettlngue, Tnistoire et le droit de la nature et des gens. U a publié la Constitution des royaumes et États de V Europe (1748). C'est lui qui créa le nom 4e statistique aussi bien que la chose.

AGHÊRON, nom commun à deux riv. • l'une, en

Epire, passe & Pandosie, reçoit le Cocyte et tombe dans la mer Ionienne au Glyiys Limen ; l'autre, dans l'Italie méridionale, baigné une autre Pandosie et tombe dans le golfe Térinéen (auj. de SU-Euphémie) 'y c'est le Crisaora actuel. — Les poètes ont fait de rAchéron un fleuve des enfers; quelquefois ils désignent par ce nom l'enfer même. F. acherusia.

ACHERUSLA PALUS, c'estr-à-dire marais acherontique , nom donné : 1"* à des marais formés sur le boni de l'Achéron d'Épire, vers son embouchure; 2"* à un lac d'Egypte au S. de Memphis. Dans une île de ce lac était une nécropole où les morts n'étaient admis ({u'après des formalités qui simulaient une épreuve judiciaire. De là les fables sur le jugement rendu aux enfers, sur les fleuves infernaux, sur le nautonnier Charon, qui n'est que l'Achéron personnifié, fables qui toutes sont d'origine égyptienne.— On donnait aussi le nom d'Ac^eru^ia pcuiis au lac Fiuaro actuel, situé dans la Campanie.

ACHÊRY (dom Luc d'), savant Bénédictin de la congrégation de St-Maur, né à St-Quentin en 1609, mort à Paris en 1685, rechercha avec le plus grand soin les pièces inédites qui pouvaient intéresser l'histoire ecclésiastique, et en publia un grand nombre. La plus importante de ses publications est Veterum aliquotscrxptorumqui in Gallix bibliothecis, maxime Benedictinorum, latuerant^Spicilegiumf 13 vol. in-4, Paris, 1653-1677; réimprimés en 1723, 3 vol. in-fol., précieux recueil qui contient une foule de diplômes, de chartes, d'actes de concjjles, etc.

ACHEUX, ch.-l. de c. (Somme), à 19 kil. S. E de Doulens; 803 hab.

ACHILLAS, ministre et général de Ptolémée-Denys, roi d'Egypte, conseilla à ce prince de faire périr Pompée, et fit lui-même exécuter ce meurtre par l'eunuque Pothin. H n'en fut pas moins mis à mort par César (48 av. J.-C.), qui l'avait battu et pris dans la guerre d'Alexandrie.

ACHILLE, fils de Thétis et de Pelée, roi de la Phthiotide, le plus brave des héros qui se signalèrent au siège de Troie. A sa naissance, Thétis le plongea dans le Styx, ce qui le rendit invulnérable dans toutes les parties du corps, excepté au talon par où elle le tenait. Il fut élevé par le centaure Chiron, qui lui donna l'éducation la plus mâle, et l'instruisit dans les sciences de son temps, et par Phœnix, qui I« forma à l'éloquence et à la guerre. Lorsque les Grecs se préparaient au siège de Troie, Thétis, sachant qu'u y devait périr, l'envoya, déguisé en femme, sous le nom de Pyrrha. à la cour de L^coméde, dans l'île de Scyros; mais Ulysse découvnt le lieu de sa retraite , et l'ayant amené par une ruse habile à révéler son sexe et à trahir son ardeur martiale , il le conduisit au siège de Troie. AchDle ne tarda pas à s'y distinguer par les plus grands exploits; mais Agamemnon lui ayant ravi Briséis, jeune captive qu'il chérissait, le héros, irrité de cet affront, se retira dans sa tente et ne voulut plus combattre , laissant les Grecs exposés aux coups des Troyens. Cependant, à la nouvelle de la mort de Patrocle, son ami, tué par Hector, il reprit les armes pour le venger. Il tua Hector, et, dans sa fureur, traîna trois fois son corps autour des murs de Troie, attaché par les pieds à son char. Dans la 10* année de la guerre, AchUle allait, pendant une trêve, épouser Polyxène, fille de Pnam, quand Paris le blessa mortellement d'un coup de flèche au talon. Homèi^ le fait expirer sur le champ de bataille {Oâgssée^ ch. XXIV. v. 36). Pendant son séjour à 1* cour de Lycomède, Achille avait épousé secrètement Déidamie, fille du roi, et en a^alt eu mi fils. Pyrrhus ou Neoptolème- Ou racontait des merveilles des armes d*Achiile : on disait que sa lance avait lepouvoir de guérir les blessures qu'elle avait faites (F. télè- PHE): ce oui pourrait signifier que le héros savait ffuénr ]fis lalessures aussi bien quil savait les faire : U avait en effet appris du centaure Chiron l'art de guérir. La colère d'Achille après l'enlèvement

ACID

ACOS

Bnséis et ses funestes effets soat le sujet de VIliade. £o outre Achille est le héros de VAchilléide de Stace , imitée dans V Achille d Scyros de Luce de LancivaL Jl est le principal personnage de VIvhigénie de Racine.

ACHiLLB nie d'), AchiUis insiua. F. leucé.

ACHILLEE, gouverneur d'Egypte, se révolta sous Diodétien, en 291 j usurpa la pourpre dans Alexandrie, fut pris et mis à mort dans cette ville môme, en 296.^ Un autre AchiUée, parent de Zénobie, se fit proclamer emj)ereur en Syrie, sous Aurélien, mais fut bientôt obligé à se soumettre.

ACHELLES TATIUS, écrivain çrec d'Alexandrie, au m* siècle, embrassa le christianisme sur la fin de sa vie et devint évoque. Outre divers traités scientifiques (sur la sphère, la tactique, etc.), il a com- Msè, Ut Awumrs de Clitophon et de Leueippej un aes meilleurs romans que nous ait laissés Tantiquité. Cet ouvrage a été publié avec trad. latine par Fr. Jaoohs^ Leipsick, 1821, réimprimé en 1866 dans les £rotwi tcrivtores de la coll. gr. lat. Didot, et trad.

SlusîeuTB fols en français, notamment par Clément, e Dijon, 1800, et par M. Zévort, Pans, 1857. ACHiLLEs STATius, savaut portugais. F. estaço. ACHILLINI (Alexandre), pnilosopheetanatomiste, né à Bologne en 1463, mort en 1512, enseigna à Bologne et à Padoue avec tant d'éclat ou'on le surnomma le second Aristote. n suivait les opinions d'Âverrhoës. On a de lui un traité De universalibus, Bologne, 1501, in-fol., et des ouvrages estimés d» médecine et d'anatomie, entre autres Anatomiue annotalùmeSf Bologne, 1520. Il est un des premiers qui aient disséqué des corps humains.— Son frère, Jean-PhUothée Achillini (1466-1538), et un de ses descendants, Claude Achillini (1574-1640^, se distinguèrent comme poètes. Ce dernier, imitateur de Marini, était fort goûté en France.

ACHBfET I, sultan ottoman, fils de Mahomet III, monta sur le trône en 1603, à 15 ans, et mourut en 1617, à 29. Il soumit l'Anatolie et obtint quelques avantages sur l'empereur Rodolphe II, auquel il accorda la paix ; mais il combattit sans succès Abbas, sophi oe Perse.

ÀCHHBT n, fils du sultan Ibrahim et frère de Soliman III, fut tiré du sérail à 46 ans, par le vizir Kiuperli, pour être placé sur le trône, et régna 4 ans (1691-1695). Son règne fut très-malheureux : il pendit la bataille de Salankémen contre les Impériaux (1691), et se laissa enlever par les Vénitiens la capitale de llle de Chio.

ACHMETiu, fils de Mahomet lY, succéda en 1703 à Mustapha II, son frère, qui venait d'être déposé par les janissaires. Il donna un asile à Charles XII. a[irès la défaite de Pultawa, battit Pierre le Grand sur le Pnith (1711), et conquit la Morée sur les Vériitiens; mais il fut vaincu par les Impériaux à Pélerwaradin, 1716, perdit Belgrade, et fut forcé de Mp^ner en 1 718 avec l'Empire la paix de Passarowitz.

11 fut déposé par les janissaires en 1730, et mourut, MX ans après, dans sa prison, à 74 ans.

ACHMHT-GHIÉDICK OU ACOUAT. F. Ce UOm.

ACHM OVNEIN , Hermopolismagna , v. de Haute- Pg)jte, à 23 kil. de Minyeh; 5000 hab. Ruines magnifiques.

ACHNAGAB, V. de l'Afghanistan, à"? kil. N. 0. d*Attock. Autrefois florissante, mais bitMi j échue.

ACHOITR, vge de Nubie, sur le ND, rive dr., aude&sous de Chandy . C'est prés de là qu'était la fameuse Méroé. Belles rames, aécouvertes en 1821.

ACHAAF, ▼. de Perse (Mazenderan). à 2 kil. de la mer Caspienne et à 200 kil. N. E. de Téhéran.;

12 ou 15 000 hab. Ville très déchue. Restes d'un magnifique palais d'Abbas le Grand, qui voulut y établir sa résidence et les chantiers ae sa marine.

ACIDALIE, fontaine de Béotie, près d'Orchomène, était consacrée à Vénus et aux Grâces.

^ODALIUS (Valens), commentateur, né en 1567, à^ttstock (Brandebourg), mort en 1595, à 28 ans, (Jenaa une édit. de Vell. Paterculvs, 1590; des Com-

mentaires sur Quinte-Curce ^ 1594, et préparait d'autres travaux lorsqu'il fut enlevé aux lettres. On imprima après sa mort ses Notes sur Plaute^ 1595, sur les Pan^riquef anciens ^ 1607. Il a aussi laissé des poésies latines, mais elles sont fort médiocres.

ACILIUS, famille plébéienne de Rome, dont les membres les plus connus sont : A. glabrio, consul en 191 av. J.-C...avec P. Scipion Nasica : il remporta sur Antiocnus, roi de Syrie, la bataille des Thermopyles, et soumit l'Êtolie; et M. A. glabrio, consul en 70 av. J.-C., qui porta une loi de repetundis pecuniis contre les concussionnaires.

ACIMINCUM, V. de Basse-Pannonie, située près de la V. actuelle de Salankémen,

ACINCUM, V. de Basse-Pannonie, est auj. Bude.

AQ-REALE, AeiSy v. de Sicile, à 17 ku. N. £. de Catane, à l'embouchure de l'Aci, est bâtie sur des masses de basalte: 15 000 hab. Ëvèché. Port, prison d'État. Air malsain. Source minérale. C'est près d'Acis que la Fable place l'antre de Polyphème et la grotte de Galatée.

ACIRIS, auj . l'ii^', petite nv. de l'Italie ancienne , coule sur les limites de l'Apulie et du Drutium et tombe dans le golfe de Tarente.

AGIS, berger de Sicile, fils de Faune, fut aimé de la nymphe Galatée. F. ce nom.

AGIS, V. et riv. de Sicile. F. Aa reale.

ACKKRMANy. F. ax&ericann.

ACOUSUACANS, peuple qui domina au Mexique avant les Aztèques, notamment à Tezcuco.

ACOMAT (corraption d'^àc/imet), surnommé G/itcdt*, c'est-à-dire Bréch«-d«nt, grand- vizir de Mahomet II, et l'un des plus ^ands guerriers de l'em- Sire ottoman, enleva la Cnmée aux Génois, fit une escente dans la Fouille, et repoussa les Persans Il rendit également les pius g^rands services à Bajazet, fils de Mahomet; mais, ayant blâmé un traité honteux conclu avec les chevaliers de Rhodes, il excita la colère de ce prince, qui le fit lâchement étrangler (1482). — Un autre Acomat était d'abord chrétien sous le nom d^Étienne et avait pour père un prince d'Esdavonie. Désespéré de se voir enlever sa fiancée par son propre père, il se retira en Turouie, s'y fit musulman, quitta son nom, devint gendre et grand-vizir de Bajazet II. Il accompa^a ce prince en Morée contre les Vénitiens, mais il fit obtenir la paix à ceux-ci et se montra toujours favorable aux Chrétiens. C'est lui oui fit permettre par le sultan à Jean Laacaris de fouiller les nibliothèques de la Grèce. H mourat vers 1515.

AGONCAGUA, prov. du ChDi, entre les Andes à l'E. , les prov. de Coquimbo au N. et à l'O. , de Santiago au S., eut longtemps pour capit. Aconcagua, V. située à 145 kil. N. É. de Santiago, qui a été depuis remplacée par San-Felipe-el-Réal. On trouve dans cette prov. un pic volcanique qui a 7300" de haut, et des mines d^ cuivre et d'argent.— Riv. de cette prov., sort des Andes et tombe dans le Grand Océan à 30 kil. 0. de Ouillota.

AGORES, Accipitrum insulas^ îles de l'Atlantique, à 1300 kil. des côtes du Portugal, par 38* 38' iat. N. 29* 32' long. 0.^ appartiennent au Portugal et forment un gouv. qui a pour capit. Angra: Elles sont au nombre de 9 : SanU- Maria, San-Miguel, Terceira, Graciosa, San -Jorge, Pico, Fayaï, Flores, Gorvo: 2.W0Û0 nab. Très-fertiles en céréales, fruits; vins rameux. Phénomènes volôaniques fréquents, notamment un terrible iremblementdaterreen 1591 ; volcan sous-marin de San-Miguel; fontaines bouillantes.—Inconnues aux anciens, ces tles furent découvertes par les Portugais : la première en 1432, la dernière vers 1446. Leur nom vient du portugais açor^ milan, à cause du grand nombre de milans qu'on y trouva en abordant.

ACOSTA (Joseph), Jésuite espa^ol. né vers 1539, à Médina del Campo, devint provincial de son ordre au Pérou, et mourut en Espagne l'an 1600, recteur de Salamanque. On a de lui une Histoire JMrrti-

àCRO

ACUN

relie etmoraledestndesy en espagnol, Séville, 1590, trad. en français, par Rigault Cauxois. dès 1598; De la nature du Nouveau-Monde y 1589, en iat., et divers ouvrages théologiques.

AcosTA (Uriel), Portugais, né à la fin du xvi* siècle, à Oporto, d'une famille juive, convertie au Catholicisme, fut d'abord catholique zélé, puis embrassa le Judaïsme, se réfugia en Hollande pour échapper aux poursuites, tomba enfin dans l'incrédulité, eut par suite de violents démêlés avec les Joife et les Camoliques d'Amsterdam, et mit fin à ses jours, dans un violent accès de désespoir, en 1640, ou. selon d'autres, en 1647. Peu avant de mourir, il avait composé une histoire de sa propre vie sous le titre dŒxemplar viUe humanaSf publiée par Limborch, Amsterdam, 1687.

ACQUAPENDENTE, Âcula, V. de TÊtat romain, à 22 kU. 0. d'Orviéto; 8000 nab. Êvêchô. La ville est bâtie en lave. Patrie de Jérôme Fabrice,

ACQD AVIVA, famiUe illustre du roy. de Naples, dont les membres les plus connus sont André-Mathieu d'Acquaviva, duc d'Atri, prince de Téramo, né vers 1456, mort à Naples en 1528, qui protégea les savants et cultiva lui-même les lettres avec succès;—Bélisaire d'Acquaviva, son frère, auteur d'un traité De Venatione et AucumOj Bâle, 1518;-- Claude d'Acquaviva , général des Jésuites , né en 1 542 , mort en 1615, qui fit dresser l'ordonnance dite Ratio studiorumy Rome, 1586, par laquelle il régla les études dans son ordre. 11 déiendit aux Jésuites toute discussion sur la question du tyrannicide.

ACQUI, Aquœ Statiellœ, t. des ËUts sardes, ch.-l. de l'intendance d'Acqui, sur la Bormida, à 25 kil. S. 0. d'Alexandrie. EvÔché, eaux thermales, 8000 hab. Les Français y battirent les Autrichiens et les Piémontms en* 1794.

ACRAGAS, nom grec d'Agrigente.

AGRE ou SAINT-JEAN D'ACRE. Àcco. puis Ptolémais, V. de Syrie, ch.-l. du pacnalik d'Acre, sur la mer, au pied du m. Carmel, à 120 kil. N. O. ae Jérusalem; environ 20000 hab. Port célèbre jadis, auj. comblé (les navires mouillent à Calfa). Fortifications anciennes, auxquelles l'on a ajouté des ouvrajges modernes qui rendent la place très-forte. Ruines de monuments antiques; ouelques beaux édifices modernes, surtout le bain public— Cette ville soutint plusieurs sièges mémorables pendant les Croisades : les Chrétiens la prirent en 1014, la perdirent peu après, mais la reprirent en 1191 et lui donnèrent le nom de StrJean d'Acre; les Sarrasins la leur enlevèrent en 1291. Elle appartient aux Turcs depuis le xv* siècle. Au xvm* siècle, Dhaher, puis Djezzar. s'y rendirent quelgue temps indépendants. Elle fut inutilement assiée^ée par Bonaparte en 1799. Enlevée en 1832 au sultan par le pacha d'Ëgvpte , eQle fut bombardée en 1840 par les Anglais, qui la rendirent au sultan.— Le pacnalik est entre ceux de Tripoli au N., de Damas à l'E. et au S. Epaisses forets; pays fertile.

AGRISIUS, roi cTArgos, arrière -petit fils de Danaûs, devint père de Danaé et fut tué par son petitfils Persée, qui ne le connaissait pas. r. perses.

ACROGERAUNIENS (monts), auj. monts Delîa Chimera ou KhimarioU , chaîne de montages de r£pire, au N. 0., près des côtes, ainsi nommée parce oue ses sommetsTort élevés étaient souvent frappés de la foudre (leur nom est formé des mots grecs a^on^ cime, et ceraunioSf exposé à la foudre).

ACROCORINTHE (du grec ocrof^ haut), citadelle de Corinthe , bâtie sur un pic qui domine la ville.

ACRON, roi des Géniniens, fit la guerre à Home naissante ( 748 av. J.-C.). Bomulus le battit, le tua de sa propre main et remporta ainsi sur lui les premières dépouilles opimes.

ACRON (Hélénius), scoliaste latin de la fin du IV* siède, à laissé un Commentaire sur Horace , publié à Milan en 1474, et à Leipsick. 1859, par tUuthol., et reproduit dans plusieurs éa. d'Horace.

On lui attribue aussi un Commentaire sur les Adei" phes de Tërence, dont des fragments ont été conservés par Charisius, et un Commentaire sur la Perse y publié sous le nom de Cornutus.

ACROPOLE (du grecocroi, haut, etpolw,i?ille), se disait chez les Grecs des citadelles placées ordinairement au sommet d'une ville, notamment de la citadelle d'Athènes : c'est dans celle-ci que se trouvaient les Propylées et le Parthénon.

ACROPOLITE (George), né h Constantmople en 1220, mort en 1282, fût grand logothète sous les empereurs Théodore Lascaris et Michel Paléologue. 11 tenta de réunir les Églises grecmie et latine et même abjura le schisme au concile de Lyon en 1264, mais il fut désapprouvé par son maître. Il est auteur d'une Chronique de Vempire grec, qui va depuis la prise de Constantinople par les Latins ju>qu'à la reprise de cette ville par Michel Paléologue (1204-1261), et qui fait partie de la Byzantine.

AGTA DIURNA. On appelait ainsi à Rome un recueil officiel <iui contenait le sommaire des événements quotidiens : actes et délibérations du Sénat et du peuple, exécutions capitales, naissances, mariages, divorces, funérailles des personnes illustres, annonce des jeux publics. Ce recueil fut établi vers Tan 131 av. J.-G. J. César en assura la publication.

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