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BURN

ils s'établirent près des sources du Hein. Jovien les laissa s'étamir sur les confins de la Séquanaise et de la 2* Germanie (363). Sous Théodose (378- 395), ce peuple se conyertit au Christianisme, mais il embrassa l'hérésie d'Ârius. Au temps d'Honorius (406), Gondicaire poussa plus avant en Gaule et y fonda le roy. de Burgunoie, ou 1* rov. de Bourgogrne, qui, au vi* s. , comprenait tout le bassin du Rhône (F. bourgogne). Les Burgundes étaient le plus doux et le plus civilisé des peuples barbares. Ils adoptèrent promptement les mœurs romaines. Dans les Tilles, ils exerçaient presque tous le métier de charpentiers ou de forgerons.

BURHANPOUR, F. bourhanpour.

BURIATES, F. BOURIATES.

BURIDAN, (Jean), docteur scolastique, né h Béthune vers 1295, mort vers 1360, était disciple d'Occam, et ardent Nominaliste. H enseigna la philosophie à Paris, et fut élu en 1327 recteur de l'Université de cette ville. Persécuté par les Réalistes, il se retira en Allemagne, où il fonda une école, et enseigna à Vienne. Il a laissé des commentaires sur la Physique, la Métanhysiqtiet la UoraU et la Politique d'Aristote (Paris, 1516-1518, 17 vol. in-fol.) ; mais il est surtout connu par un singulier argument dont il se servait, dit-on, pour prouver la liberté d'indifférence : supposant un &ne pressé également par la faim et la soif et placé entre une mesure d'avoine et un seau d'eau qui font sur lui une égale impression, Buridan demandait si l'animal resterait immobile entre les deux, au risque de mourir de faim; et si on lui répondait qu'il prendrait un parti, il en concluait qu'il se décidait par sa seule volonté. Suivant une rumeur, que Gagmn ne mentionne (^ue pour la réfuter, ce même Buridan aurait dans sa jeunesse été introduit dans la tour de Nesie, où la reine Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel, aurait eu avec lui un commerce criminel , et il aurait failli être victime de son imprudence. Cette tradition, recueillie par VUlon, et accueillie par nos dramaturges, est une fable sans fondement.

BURIE, ch.l. de cant. (Charente-inf.), à 16kil. E. de Saintes; 374 h.

BURIGIfir (lévesqub de). F. lévesqub.

BURKJB (Edmond), célèbre orateur, né à Dublin en 1730, mort en 1797, vint de bonne heure à Londres, où il exerça la profession d'avocat et où il se fit connaître par divers écrits. Il publia en 1756 un Coup (TcBil sur les maux qu'a produits la dvUisa- Iton, ouvrage anonyme, où il parodie la manière d'argimienter de lord Bolingbroke, et fit paraître l'année suivante un Essai sur le beau et le sublime, qui lui fit prendre rang parmi les philosophes ; puis il se tourna vers la politique, créa en 1758 VÂnnual Uegister, recueil périodique oui attira sur lui l'attention, accompagna en Irlanae lord Halifax, nommé vice-roi, et devint le secrétaire particulier et l'ami du marquis de Rockingbam . premier lord de la trésorerie(1765). Nommé memore de la Chambre des Communes, il se rangea du parti de l'opposition, malgré ses liaisous personnelles avec le ministre Rockingham et se montra très-favorable aux réclamations de l'Amérique anglaise. Il fut appelé au pouvoir en 1782 comme membre du conseil privé, mais il n'y resta que peu de mois. En 1 786 , il atlaq ua avec une éloquence admirable le gouverneur des Indes orientales, Hastinj

sieurs discours et publia un assez grand nombre d'écrits; le principal, intitulé : Réflexions sur la Révolution françaue (1790), eut en Angleterre et sur le continent un immense succès ; il fut réfuté par Thomas Payne. La plupart des écrits de Burke ont été trad. en français dès leur apparition. Ses œuvres ont été réunies ec 16 vol. in-8, Lond., 1830, et 10 vol. in-8, 1851. Ses Lettres ont été publiées à Londres en 1844. Burke est un des orateurs les

plus véhéments et les plus pathétiques dont se glorifie la tribune anglaise; mais son style est un peu diflus. On l'a quelquefois surnommé, avec uue évidente exagération, le Ciùiron anglais.

BURLAMAQUI (J. J.). moraliste, né à Génère en 1694 d'une famUle d*origine italienne, mort en 1748, professa le droit naturel à Genève, et entra à la fin de sa vie dans le conseil souverain de cette ville. On a de lui des Principes de droit naturel, des Éléments de droit naturel ^ et des Principes de droit politique f qui sont très-estimés, et qm servent de Dase à l'enseignement dans un grand nombre d'écoles, n y fonde la morale et la politique sur l'étude de ' la constitution de l'homme et sur l'égalité naturelle, et revendique la liberté de conscience et la tolérance. Ses ouvrages, publiés pour la l'* fois en 1747, et dont une partie n'a paru qu'après sa mort, mr les soins deFélice, ont été réédités à Paris en 1820 par Dupin atné. en 5 vol. in-8, et par Cotelle en un seul vol. compacte, 1828.

BURLEIGH (Cécil). F. ciciL.

BURMANN (Pierre) , savant philologue ,né à Utrecht en 1668, mort en 1741, professeur d'histoire, d'éloquence et de langue grecque dans les universités d'Utrecht et de Leyde, a rendu d'importants serrives aux lettres latines par ses belles et nombreuses éditions, ornées de préfaces et de notes. Il a donné : Phèdre, 1698; Horace, 1699; Pétrone, 1709; Velîeius PaterculuSj 1719; Quintilien, 1720; Octde. 1727; Pœtéelat. minores, 1731; j^uelofi^, 1736; Lucain, 1740; Virgile, 1746; Claudien, 1760. U acheva le Thésaurus antiquitatum Italisc de Grsvius. On a aussi de lui de savantes dissertations et des vers latins. P. Burmann brillait plutôt par Térudition que par le bon goût. — Ses 2 neveux ont été également des hommes distingués : Jean Burmann, pasteur de l'église réformée, enseigna la botanique à Amsterdam et écrivit de savants ouvrages sur cette science; Pierre Burmann, dit Rurmann Second, professa les lettres à Franeker et à Amsterdam, publia plusieurs travaux de son oncle et donna lui-même des éditions estimées, entre autres celles de V Anthologie latine, 1759-73, eid* Aristophane ^ Leyde, 1760.

BURNES (Alexander sir), voyageur anglais^ né ï Montrose en 1805. mort en 1841. Attaché à l'armée de l'Inde, il explora les bords de l'indus, fut chargé en 1832 d'une mission dans l'Asie centrale, publia en 1834 son Voyage à Roukhara {TravelsintoBoKhara), qui donne de précieux renseignements sur l'Af-

Êhanistan. et fut ensuite envoyé avec le grade de co- >nel, par le gouvernement anglais, dans le Caboul, mais il y périt victime d'une émeute. — V. burks. BURNET (Thomas), écrivain anglais, né vers 1636. à Croft (York), mort en 17 15, fut maître de l'hôpital de Suttonà Londres, chapelain du roi Guillaume III, et secrétaire de son cabinet; mais il perdit safaveur et ses places pour avoir émis dans plusieurs de ses ouvrages des opinions condamnables sur la religion. Il est rauteur a'une Théorie sacrée de la Terre , en latin, 1680, où il fait l'histoire des temps antédiluviens, en consultant son imagination plutôt que les faits; de VArchcEologia philosophiea, 1692. où il cherche à expliquer plusieurs des récits de la Genèse par des allégories, et d'un traité posthume De st€Uu mortuorum et resurgentium, 1723, trad. par Bion en 1731. La plupart de ses écrits sont & V Index.

BURNKT (Gilbert) , historien, né à Edimbourg en 1643, mort en 1715, fut d'abord curé de Salton en Ecosse, puis enseigna la théologie à Glasgow. U se livra à des attaques tellement violentes contre le Catholicisme qu'il encourut la disgrâce de Charles II et de Jacques II, et se vit obligé dequitter l'Angleterre. Après avoir voyagé dans plusieurs contrées de l'Europe, il se fixa en Hollande, s'attacha au prince d*0« range (depuis Guillaume III), et travailla de tout son pouvoir à le faire monter sur le trône d'Angleterre. Ce prince, à son avènement, l'éleva à l'évécbé du SaLshury. On doit à G. Bumet une Histoire de la Hé-

BCRR

BlibC

fbmationenAngteterrey 1679-1715, trad. par Rose- DODd, 1583 et années suivantes^ une Bittoire de mofi temps (depuis Charles II), pubbée après sa mort par ion fils, 1724, trad. par Lapillonnière, 1725.

BDBifBT (James), lord Monboddo. V. momboddo.

BVRNOUF (J. Louis), profeasetir et philologue, né •dl77â à Urville (Manche), mort en 1844, était fila (l'un paurre tisserand, qui le laissa orphelin de bonne neure. Admis comme boursier au collège d'Harcourt à Paris, il remporta en 1792 le prix d'honneur de TUniversité, et n'en fût pas moins obUgé, pendant la Révolution, de se faire commis marchand pour vi- Tre. Il entra dans lllmyersité en 1808, Ait successivement professeur de rhétorioue au lycée Gharlemagne et au Wcée Impérial, maître de conférences à l'École normakj professeur d'éloq[uence latine au Collège de France, inspecteur de l'Université, et fut admis en 1836 à l'Académie des inscriptions. On lui doit une Méthode pour étudier la langue grecque (ISIZ) et une Méthode pour étudier la langue latine (1840) , ouvrages classiques, qui sont conçus dans un esprit philosophiouesans cesser d'être d'un usage pratique ; une édition de Salluste (1 822), dans la collection Lemaire ; enfin des traductions de Tacite (6 vol. in-8, 1827- 1833), de plusieurs ouyrages de Cicéron, et du Panégyrique de Pline, qui unissent l'élégance à la fidélité.

BURNonr (Eugène), savant orientaliste, fils du précédent, né à Paris en 1801, mort en 1852, se consacra aux lances orientales, et approfondit surtout le sanscrit et Te zend ; fit un cours de grammaire générale à rScole normale, fût élu en 1832 professeur de langue et de littérature sanscrites au Collège de France, et entra la même année à l'Académie des inscriptions. Il venait d'être nommé secrétaire perpétuel ae cette compagnie, lorsqu'il fût enlevé par une mort prématurée. Outre un grand nombre de mémoires sur des questions particulières et le texte explicatif de VInde anglaiee de Gerioger, 1827- 1835, on a de lui • Vend idad- Sodé, l'un des livres deZoroastre, texte zend, avec trad., 1829-32; le Taçna ou le livre des prières, en zend, 1833, avec un commentaire où le vrai sens des livres sacrés des Parsis était pour la !'• fois révélé; un Mémoire sur les iHscripttOTu cunéiformes, 1838, oi^ sont déchiffrés des caractères restés jusque-là indéchiffrables; ie Bkdgavata-pourana, histoire poétique de Krichna, avectradtiction et commentaires, 1840-44; enfin une Introduction à VHistoire du Bouddhisme indien, d'après les monuments originaux récemment retrouvés : il achevait ce grand travail au moment de a mort. En faisant des découvertes inespérées, en ressuscitant des idiomes perdus, E. Bumouf a mérité

Îu'on dtt de lui qu'il était un philologue de génie. l Naudet a lu à l'Académie des inscriptions en 1854 une exceliente Notice sur MM. Buruouf père et fils.

BURNS (Robert), poète écossais, né en 1759. était fils d'un jardinier du comté d*Ayr, et fut lui-même fermier. Emporté par un goût naturel vers la poésie, iiDégligeases affaires pour s'y livrer; mais en même temos il s'abandonna ala débauche et tomba dans une oûsère qui abrégea sa vie : il mourut en 1 796, à 37 ans. Ses poésies sont écrites presque toutes dans le dialecte écossais. Le D' Currie en a donné en IgOOim recueil complet en 4 vol. in-^. Les morceaux de Bums les plus estimés sont : The Cotter's Saturday-Night; Bruce'e ^édreuto his Troope; The Lilaeh;John Barleycom. Ses Poésies ont été trad. tat M. Léon de Wailly, 1843. Lockhardt a écrit sa vie, Edimbourg, 1828.

BURRHUS (AfhLnius), préfet du prétoire et gouverneur de Néron, d'une vertu sévère, réussit pendant <çelque temps, avec Sénéque, à contenir les pen- <^oantidu jeune prince ; mais, après le meurtre de Bri* tannicus, il se déshonora en acceptant une partie des dépouilles de la victime. Néanmoins Néron finit, dii-on , par le faire mourir lui-même , l'an 62 de i'-C. , pour se défaire d'un censeur importun.

kURRBus, empirique italien. F. fORRi.

BURSCHENSCHAFT, association d'étudiants en Allemagne. F. ce mot au Dict. des sciences.

BURTON (Robert), écrivain anglais, né à Lindiey (Leicester) en 1576, mort en 1689, était curé dans sa ville natale. 11 est connu par un ouvrage fort original, lUfuzfomte de la Mélancolie^ par Démocrite le Jeune f 1621, ouvrage auquel Sterne a fait de fréouents emprunts, et q[ui a eu un grand nombre d'éoitioos. Burton 'croyait à l'astrologie; il avait prédit ie jour de sa mort, et sa prédiction se réalisa.

BURT0N-UP0N-T1ŒNT,v. d'Anfflçterre (Staffbrd), sot le Trent, à35 kil. £. de Staflbrd; 70(X) hab. Chapeaux, filatures de coton hydrauliques; ouvrages en fer. Pont de 37 arches sur le Trent. Aie renommée.

BDRTSCHED). F. BOBOBTTB.

BDRY, V. manufacturière d'Angleterre (Lancaster), sur l'Irwell, à 12 k. N. 0. de Manchester; 25 000 hab. Chemin de fer. Houille: étoffes de coton, lainages. Patrie de sir Robert Peeî.

BURT-ST-E0MxmD6, jadis Boedrik-Worih. v. d' Angleterre (Suffolk), à 90 kU. N. E. de Londres: 4500 hab. Jolie ville: églises St^aoques etSte-Marie. Grand commerce de laines et de grains. — La ville se forma autour d'une abbaye fondée en 633 et dans laquelle fut transportée en 903 le corps du roi S. Edmond , tué par les Danois en 870. C'est là que se rassemblèrent les barons anglais, mécontents de Jean sans Terre, pour hii arracher la Grande Charte.

BCRZET, ch.-L de cant (Ardèche), à 22 kil. N. de L'argentière; 832 hab. Couvertures de laine.

BUS (César de), instituteur de la congréfi[atioD de la Doctrine chrétienne, né en 1544 àCavaillon,mort en 1607, avait d'abord mené dans les camps et à la cour une vie très-dissipée. H embrassa Pétat ecclésiastique à 30 ans, se voua à l'instruction des enfants et du peuple, et, s'étant associé à plusieurs prêtres animés du même zèle, créa, en 1592, la congrégation delà Doctrine chrétienne ou des Doctrinaires, qui fût approuvée par Clément VIII en 1597. F. doctrine.

BUSACHI, bourg de Sardaigne, à 30 kiL N. E. d'Oristano ; 2000 hab. Il donne son nom à une prov. située entre celles de Cagliari au N.» d'Isili au S. et la meràrc, qui a pour cn.-I. Oristano; 75000 h.

BUSAGO, couvent et hameau de Portugal (Beira), à 30 kil. N. de Coimbre. Wellington y remporta un avantage sur Massénale 15 septembre 1810, mais le 27 du même mois, l'année anglo-portugaise fut repoussée jusqu'à Torrès-Védras.

BUSBiEGQ (Augier omsUN de), diplomate, né en 1522 à Comines en Flandre, mort en 1592, fut employé par les empereurs Ferdinand I, Maximilien II et Rodolphe II, comme ambassadeur en Turquie, puis en France, et fut gouverneur des fils de Maximiben II. On a de lui une relation de son ambassade en Turquie, écrite en latin, sous forme de lettres, 1582-1589, trad. par Gaudon, 1649, et par l'abbé de Foy . 1748. On doit à Busbecq la découverte du célèbre Monument d'Ancyre (F. ancyr£), et l'introduction en Europe du lilas et du marronnier d'Inde.

BUSCUING (Ant. Fréd.), géographe, né en 1724 à Stadthagen (Schaumbourg), mort en 1793, accompagna d'abord en Russie le comte de Lynar comme gouverneur de son fils, fut nommé en 1754 professeur de philosophie à Gœttingue, quitta cette ville en 1761 par suite de persécutions qu'il y éprouva pour ses opinions religieuses, et se rendit à St-Pétersbourg, où il devint pasteur d'une église luthérienne; puis à Berlin (1766) , où il dirigea avec le plus grand succès le gymnase ou collège dit du CMtre-Gris. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages sur la religion , la géographie, l'histoire, et sur l'éducation: c'est surtout par ses ouvrages géogranhiaues ou'il est connu. Les plus importants sont : la Nouvelle Description du globe ou Géographie universelle^ 1754 et années suivantes, le traité le plus complet et le plus exact qui eût paru jusqu'à lui; Introduction à la géographie, à la politique, au eorrmerce et aux finances des Étau de VÈurope, 175)i.

BUSS

BUTL

Ces deux ouvrages ont été plusieurs fois trad. en français. Il pubGa en outre oie 1767 à 1703 le Magasin pour VHistovre et la GéùgrapMe, 25 ? oî. in-S. — Son fiU. J. G. Théophile Busching 1788-l«ît, professeur à Breslau , a donné une trad. des Nieb0lungen en allemand moderne.

BCSCHIKE ou BOUCHIR. F. aboucbbhr.

BUSENBAUM (Hermann), Jésuite, né «a 1600 à Nottelen (Westphalie), mort en 1668, fut recteur de colIéjB^es de son ordre & Hildesheim et à Munster. Il publia en 1645, à Munster, sous le titre de Medulla iheologix moralùy un abrégé de théologie, extrait de divers auteurs. Cet abrégé, devenu classique dans les écoles des Jésuites, avait eu déjà une quarantaine d'éditions, lorsqu'on 1757, à l'époque de Pattentatde Damions sur Louis XV, on v releva des propositions de nature à justifier le régicide. L'ouvrage fut condamné par les parlements de Toulouse et de Paris.

BUSIRIS, auj. Ahousyr^ anc. v. de la B.>-Ëgypte, sur le bras l'Athribitique du Nil, au S. E. de Sais, ch.-i. du nome Busirite, était célèbre par le eulle d'Isis et d'Osiris. F. aboi;»yr.

BUSIBIS, tyran d'Espagne, Dumeux par sa cruauté, tuait tous les étrangers qui passaient dans ses Etats. Ayant osé enlever les AtUntides, Hereule, ami d'A* tlas, le vainquit et le tua.

BUSIRIS, roi d'Egypte, fils de Jupiter ou de Nep» tune et de Libye ou d'Anippe, régnait surlaThèbes d'Ëj^ypte. Il agrandit cette ville et l'entoura de murailles pour la préserver des attaques des Ethiopiens. Ayanî immolé des victimes humaines pour faire cesser une peste, il fut attac][ué par Hercule, qui le tua ot abolit c<38 odieux sacrifices. On place son règne vers le xxxi* siècle av. J.»C. Quelques-uns le confondent avec Osiris.

BU6SANG, bourg des Vosges, à 26 k. S^ E. de Remiremont, sur la Moselle, près de sa source: 615 h. Eaux ferrugineuses et oarbo-sulfatées, qui s^exportent en grande quantité. Route souterraine.

BUSSENTO, nv. du roy. de Naples. F. buxsntius.

BUSSET, bourg de l'Allier, à 28 k. S. 0. de La Palisse et à 12 k. de Vichy; 1700 h. Anc. seigneurie, qui donna son nom à une branche bâtarde de la maison de Bourbon, les Bourix>n-Busset.

BUS8IËIIE-BADIL, ch.-l. de eant. (Dordogne), à 14 k. N. de Nontron; 408 h. Briqueteries.

BUSSIÈRB6 (Jean de), jésuite, né en 1607 à ViUe> franche (Rhône), mort en 1678 composa en vers latins un poème sur l'Ile de Ré délivrée des Anglais, deRhea l&erata^Ljon , 1655, et un autre sur Scan* derbeg, en 8 livres, Lyon, 1662. Jl s'essaya aussi, mais avec peu de succès, en vers français.

BUS80NB (Fr.). F. CARMAGifOLE.

BUSST, nom de plusieurs villages de Franee. Le

Srincipal est Bussy-le-grand (Géte-d'Or) , à 7 k. N. 0. e Flavigny; 975 h. Château de Bussy^Rabutin; o^est là qu'il se retira durant son exil. Patrie de Junot.

BDSSY-D'AMBOISE (L. de CLBiMONTde), un de ceux qui eurent le plus de part aux massacres de la St-Barthélemy (1572), assassina, entre autres, Antoine de dermont, son parent, avec qui il était en procès, et s'empara de son château. Nommé commandant du château d'Angers, il devint en exécration à la province, et fut assassiné par le comte de Montsoreau, dont il avait voulu séduire la femme. BussY-LBCLsac (Jean), un des chefs de la faction des Seize pendant la Ligue, avait été maître d'armes, puis procureur au parlement et reçut de Guise le commandement de la BaatiUe (1589). U s'est rendu fameux par son fanatisme, tes vi<^ence8 contre le paiiement et ses listes de protcnption. Il ne rendit la Bastille qu'à condition qu'en lui laisserait la vie, et il put se retirer sain et sauf à Bruxelles.

BuasT-RABUTiN (Roger, comte de), célèbre iwr son esprit et sa causticité, né en 1618, àEpiry (Nièvre), mort en 1693, se distingua d'abord dans la carrière militaire. Pendant les troubles de la Fronde, il prit parti contrôle roi, puis U fit sa paix et obtint lecom-

Inandement du Nivernais et la chaig» de mestre da camp de cavalerie. Il se fit disgracier par Louis XIV pour avoir chansonné les amours de ce prince , fut «orermé à la Bastille pendant un an (16d&) , puis eiiU pendant 16 ans. Il a composé une Histoire amoureuse des Gaules, 1665, espèce de chronique scaadaleuse où il déerit, avec autant de malignité que d'esprit, les mœurs galantes de la cour pendant U Jeunesse du roi , ce qui l'a fiiit surnommer le Pétrwu français; on a en outre de lui des Lettres que, dans sa fatuité, il croyait bien supérieures â celles da Mme de Sévigné, sa cousine; des Mémoires, et une Bisioire de Louis XI F, pleine de basses Oatteries. Soa Histoire amoureuse des Gaules a été souvent réimprimée, notamment à Paris, 1829 et 1856. Ses Lettres, publiées partiellement en 1697 , l'ont été d'une manière plus complète en 1858-60, par M. Lud. Lalanne, avec ses Mémoirss.^Bmsy laissa un fils qui devint éféque de Luçon, et qui eut si bien le don de plain qu'on l'appelait le Dieu de la bonne compagnie.

BDSST-CASTBLNAU (Ch. JOSCph PATISSIEB, m&rquis

de), général français, né en 1718, mort en 1785 i Pondichéry, servit avec distinction sous Dupleix dans les Indes; contribua à fiûre lever aux Anglais le siège de Pondichéry en 1748, et fut nommé eo 1782 commandant des années de terre et de mer au delà du Cap de Bonne-Espérance. Il concerta ses opérations avec le bailli de Suffren et lutta arec avantage contre un ennemi fort supérieur en nombre.

BUSTA GALLORCM, auJ. Èastia, lieu de l'ancienne Ombria, à 15 kil. N, E. de Pérouse. Narsès y défit en 55*2 le roi des Goths Totila, qui y perdit la vie.

BUTE (Ile) , lie d'Ecosse, à l'entrée du golfe de la Clyde; 24 kil. sur 8i lOOÛObab.; ch.-l., Rothsay. Houille , ardoise , pierre à chaux. — LMÏe de Bule forme un comté avec les ties Arran, Cumbray, Inciimarnock; 16000 hab.

BUTJS (J. STUART, comte de), mmistred'Sut. né en Ecosse en 1713, mort en 1792, fut membre du parlement à 24 ans. Ayant plu au prince et à la princesse de Galles par l'élégaiice de ses manières . il fut placé auprès de leur fils (depuis George III), héritier présomptif de la couronne, sur lequel il aocjuit le plus grand ascendant. AravénementdecepriDce ^ (1760), il devint 1*' ministre et se déclara chef ilu ^ parti tory. Il se rendit odieux par plusieurs mesure» anti populaires; cependant il termina la guerre que l'Angleterre faisait depuis plusieurs années à h France, et conclut en 1763 une paix avantageuse à son pays. Las des attaques incessantes de ^oppo^ltion, il abandonoa brusquement les aHaires, lorsmi'il était encore au faîte du pouvoir , et se retira aans sa terre de Lutton (Berkshire) , où il cultiva la botanique; il parait néanmoins qu'il exerça longtemps encore une infiuence occulte sur les aflaires. Daiis j sa retraite , il composa pour la reine d'Angleterre | des Tablée de botanique contenemt les famiUes de vlantes de la Crande-ïiretagne^ ouvrage remarquable par le luxe de l'exécution, et qui n'a été tiré qu'à 12 exemplaires. Buffon, qui en reçut un ^ le déposa k la Bibliothèque du roi. Sa famille tirait son nom de l'île de Bute, dont elle était propriétaire.

BUTHBOTB, Buthrotum, auj. Butrinto, v. d'Épire, en Thesprotie, presque eu face de Corcire. Enôe s'y arrêta lorsqu il fuyait Troie , et y rencontra Andromaque, veuve d'Hector, que Pyrrhus avait cédée à Hélônua, roi de Thesproiie. F. bdtrinto.

BDTICDS làcus, lac de Bouto, auj. lac de Bourlos.

BUTLER (Samuel) , poète anglais célèbre par son esprit, né vers 1612 àStrensham (Worcester), mon en 1680, fut d'abord clerc chez un juge de paix Ayant de bonne heure fait connaître son talent pour la poésie, il fut attaché à la maison de b duchés.^ de Kent, qui lui laissa la liberté de se livrer atix études de son goOt, puis occupa un emploi cbez Samuel Luke, y.élé puritain et partisan oe Cromwell. A la Restauration, il devint intendant du château de Ludbw (1660). et publia peu après le poème bur-

BDTT

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