‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 205 sur 578 · CABO · texte numérisé non relu

CABO

CÂCH

lauds , par allusion aux grcs poissons de ce nom qui se nourrissent de fretin. Les bourgeois, de leur côté, sous le nom de Haksehê (Hameçons), prirent les armes et ravagèrent les châteaux des nobles. Cette guerre dura plus d*un siècle. Les Cabillauds furent détruits en 1492 par Haximilien d'Autriche.

CABILLONCM oucABauNDic, t. de la Gaule Lyonnaise, chez les Éduens, est aui. Châlon^ur-Saône.

CABIRA, puis Sebaste^ y. d'Anatolie, auj. Sivas.

CABIRES (de Kabirim, dieux puissants^ ou de Khaberimt dieux associés; dit potentes^ dttxom), divinités mystérieuses adorées dans plusieurs endroits de la Grèce , et surtout dans les lies de Samothrace et d'Imbros. Elles furent importées en Grèce par les Phéniciens , mais se modifièrent en se confondant avec les divinités du culte j)élasgique. Primitivement, les dieux Cabires fQrmaient une tétrade dont les noms étaient : Axiéros, Axiocersus, Axiocersaet Cadmillusou CasmiUus; plus tard, c^ noms durent traduits, tantôt en ceux de Vulcain, Mars, Vénus, Amour ou Harmonie ; tantôt en ceux de Cérès, Pluton, Proserpine, Hermès ou Mercure. Souvent aussi on a confondu les Cabires avec les Curetés, les €<►r^bantes, les Dactyles et les Dioscures. On ne peut, dii reste, rien affirmer de certain sur des divinités dont il n'était pas même permis de prononcer le nom, ni sur un cune qui avait des mystères même pour la plupart de ses initiés. Le çrand prêtre du culte cabirique^ appelé eoJSSf recevait la confession de ceux qui se faisaient initier. La dernière cérémonie de rinitiation, qui ouvrait & l'initié l'accès des mystères, s'appelait thronisme : l'initié, après avoir subi les plus terribles épreuves, était assis sur un trône éclatant de lumière, le fh>nt couvert d'un voile, cou- .ronnéd*un rameau d'olivier et ceint d^xHe écharpe, tandis que tous les prêtres et les mystes, se tenant par là main, exécutaient autour de lui des danses symliolîques. Ênée, dit-on, fit connaître les Cabires à Tltalie, où des fêtes furent instituées en leur honneur.

CABO, c.-à-d. cap. Pour les noms commençant ainsi qui ne sont pas ici, cherchez le mot qui suit cabo.

CABO-DELGADO , gouvt de la capitainerie générale de Mozambi(|u6 (Afrique portugaise), est composé des tles Quérimbes, et ainsi nommé au cap Delgado.

CABOCHE (Simonet), scélérat qui, excité et soudoyé par le duc de Bourgogne, se mit, vers 1410, à la tête de la populace, sous le rème de Charles vl, commit une foule d'assassinats, rempara de la Bastille, pénétra jusqu'au palais du roi, et fut pendant quelque temps le maître de Paris. Les sicaires de Caboche Rappelaient les Cabochiens; on les nommait aussi les Écorcheun, parce qu'ils se composaientpour la plupart de bouchers et qu'il avait été lui-même écorcheur de bêtes. Les Caâchiens remplirent Paris de leurs violences, forcèrent les théologiens de la Sorbonne à recevoir leur alliance, prirent la Bastille en 1413, mirent à mort Pierre Desessarts, prévôt de Paris, contraignirent le Dauphin à arborer comme eux le chaperon blatte, symbole de la action populaire, et exigèrent de lui une ordonnance (qui fut appelée la c<ibochierme) pour la réforme de l'Etat Les Parisiens, las enfin de leur cruautés, appelèrent h. leur secours le Dauphin qui s'était enfui, et les Cabochiens furent exterminés , 1422.

CABOT ou CABOTTo (Jean), navigateur vénitien, qui s'établit à Bristol sous Henri VIL Ayant persuadé à ce prince qu'il était possible d^iller aux Indes orientales par le N. 0. de l'Amérique, il fut chargé d'entreprendre une expédition dans ce but : il partit au commencement de 1497, mais il Ait bientôt arrêté par les glaces. Néanmoins l'expédition ne ftit

{)as inutile; il découvrit Terre-Neuve, le Labrador, e Canada, et quelques autres contrées. ~ Son fils, Sébastien Cabot, né à Bristol en 1477, mort en 1557. exécuta en 1517, pour le compte de Henri VIII, un voyage de découverte, et visita le Brésil. Hispaniola, "Porto-tlico. Il passa en 1525 au service de l'Espagne, iPunonta U P&ta et construisit iHosieurs forts mir

! ses rives, puis il revint en Angleterre, dirigea en

I 1552 une expédition au N. E. à travers la mer Gla-

I ciale, et établit les premières relations commerciales

de la Grande-Bretagne avec ArkhangeL La relation

des voyages des deux Cabot a été publiée à Venise,

1583, et dans les recueils d'Hakluyt et de Purehag.

Les Anglais ont voulu opposer les découvertes des

' Cabot à celles de Colomb.

CABOUL, État de l'Asie centrale. F. Kaboul.

GABRAL (P. Alvarez), navigateur Portugais, commanda la seconde flotte envoyée par le roi de Portugal Emmanuel aux Indes orientales en loOG^ fut poussé par les vents sur la côté du Brésil, jusoue-là inconnue, et en fit ainsi la découverte. Il se dirigea ensuite de là vers les Indes, fit alliance avec le roi de Cochin et de Cananor, et revint «n i:>01 chargé de richesses.

CABRERA, Capraria^ une des Baléares^ au S. de Majorque; 13 k. sur 4. Bon port, défendu pr un chAteaufort Cette tia a peu d'habitants. Elle doit son nom aux chèvres qui y étaient trè»-nombreuse.s. Dans la guerre d'Espagne (1806-1813), des prison< niera français y furent détenus sur les pontons.

CABRERA (J. Thomas Henriquea de), homme d'fitat, jouit d'une grande faveur a la cour de Charles II, rot d'Espagne, et fîit successivement nommé duc de Hedina-dâ*Rio-Seco, amiral de Gastilie et ministre d'Ëtat (1693). Quand le petit-fils de Louis XIV. Philippe d'Anjou, fut appelé au trône d'Espagne, Cabrera refusa de servir ce nouveau monarque, se retira à Lisbonne et se déclara pour le parti de l'archiduc Charies d'Autriche; mais il eut le chagrïD de voir ses avis négligés par les conseillers de ce prince. Il mourut en 1705. Cabrera est eouyent désigné sous son titre de VAmiraïUe G'amiral).

GABRIÈRES, viUage dudép. de Vaucluse, A 19 k. S. E. d'Avignon, et à 4 k. S. £. de la fontaine de Vaucluse; 620 hab. Ses habitants furent tous massacrés sous François I comme Vaudois. F. opfêdb.

GAGAULT (Franc.), diplomate, né en 1742 à Nantes, m. en 18as, réussit en 1793 à détacher la Toscane de la coalition européenne, fut un des signataires du traité de Tolentmo et un des négociateurs du Gonoordat. et fut appelé au Sénat en 1804. Ami des lettres et des arts , il avait traduit plusieurs ouvrages allemands et avait recueilli en Italie beaucoup de tableaux précieux.

GAGËRÊS. Castra Cœeiliay y. d'Espagne, cb.-l. de la prov. ae ce nom, sur leCacérés, à 46 k. S. £. d'Alcantara; 12000 h. Siège de Vaudiencia ou tribunal d'appel de l'Estramadure. Plusieurs hôtels de construction moresque; place ornée d'une statue colossale, etc. Cette ville fut fondée en 142 av. J.-C. par Q. Cêfcihus Metellus, d'où son nom ancien. — La prov. de Cacérés, formée d'une partie de l'anc. Estramadure , est située sur la frontière de Portugal et traverafée de l'E. àTO. par le Tage; 270000 h.

CACâBfis-NUBVA, V. de rtle Luçon, à 280 k. S. E. de Manille; 13000 h. &v#ché.

GAGHAO ou CACBEOy établissement portugais dans la Sénégambie, sur le Cachao ou Ban-Domingo, à 400 k. S. de St-Louis; env. 1000 h. Poudre d'or, ivoire, cire. — V. de l'emp. d'Annam. F. JSéeho,

CACHEMIRE ou kachior, auparavant SvHnOffor, o.-à-d. ville du bonkeur, grande ville d'Asie, capit de la prov. de Cachemire, sur le Djelem. par 33* 23' lat. N. et 72« 26' long. E., prés du lac DaU; env. 60000 h. Citadelle; rues étroites et malpropres, toits en bois, couverts de terre végétale et de fleurs; bains nombreux. Peu de monuments. Industrie tlorissante avant la domination des Alighans.

CACHBimiB (roy., puis proy. de), la Caipirie des anciens, prov. d'Asie, dans le roy. de Lahora, entre 33»-34» 80* lat N. et 72»-78* long. E.; 170 k. sui 100. La jpopulatioa, d'environ 800 000 âmes, a été iMuite de moitié en 1836 par les ravages du choléra et de la famine. Hautes montagnesconvartasde neige ; TsUét dé&deiue ^taPiM le Bjeleni ; la diinat 7 «t

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