‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 207 sur 578 · CAEN · texte numérisé non relu

CAEN

CAFF

n'osant retourner dans sa patrie, il se fixa en Béotie, où U éleva, vers 1580 ay. J,-G., la Cadmée qui fut plus tard la citadelle de Thèbes. On croit que c'est lui qui apporta l'écriture de Phénicie en Grèce.

CÂDirosde Milet» historien grec, florissait du temps d'Alyattef roi de Lydie, au vi* siècle av. J.-C. Il a été des premiers à écrire l'histoire en prose. On a de son BUtoire de la fondation de MiUî et des viUtt lOfiMimef des fragments apocryphes. (V. Histor. ffrcBc fraam, CoUect gr. lat de Didot)

GADOMUM ou CADOMUS, v. de Gaule, auj. Caen.

CADORE, Pieve di Cadore^ bourg de Vénétie, sur la Piave, à 35 kil. N. E. de BeUune; 2000 hab. Patrie du Titien. Les Français y battirent les Autrichiens en 1794. Napoléon donna le titre de duc de Cadore à Champagny.

CADOUDAL (George), chef de Chouans, né en 1769 au vffe de Brech, près d'Aurav (Morbihan), où son pèro était meunier, se soutint longtemps dans son pays et dans la Vendée contre les armées de Hoche et de Brune. Forcé enfin de renoncer à la ffuerre, il passa en Angleterre où le comte d'Artois le nomma lieutenant général (1800). Rentré secrètement en France (1803), il forma, de concert avec Pichegru, un complot contre le 1*' consul : il s'agissait^ dit-on, d'attaquer Bonaparte à force ouverte au milieu de sa garde. Le complot ayant été découvert. George fut pris, jugé et exécuté (25 juin 1804). En 1814, Louis XVIII anoblit ta famille.

GADOUIN, ch.-L de cant. pordogne), à 33 kil. E. de Bergerac; 411 hab. Ane. abbaye de Cisterciens.

GADOURS , ch.-l. de cant. (H.-Garonne), à 34 k. N. 0. de Toulouse; 343 hab.

CADUCÉE, baguette surmontée de deux ailes et entourée de deux serpents entrelacés. C'était un des attributs de Meroure et le symbole de Ut paix. Selon la Fable, c'est une baguette de laurier ou d'olivier qu'Apollon avait donnée à Mercure : celui-ci l'ayant un jour jetée entre deux serpents qui se battaient, les serpents s'apaisèrent et s'enroulèrent autour d'elle. —Les négociants ont adopté ix>ur emblème le caducée, parce que Mercure pr&idait au commerce.

CADURQ, peuple de la Gaule Transalpine, faisait partie de l'Aquitaine 1- et habiUit entre les Lemoricet au N.«les Voleœ Tectoeagesan S., dans le pays qui répond à Tanc. Quercy ou au dép. actuel du lîot et à partie de Tam-et-Garonne. n avait pour ch.-L Dwona ou Cad*irei, aiq. Cahors, Les Caduroiens fabriquaient des vases de terre renommés.

CADUSn ou OBUE, peuple d'Asie, sur la côte S. 0. de la mer Caspienne, entre le Cyrus et le Mardus Leur pays sfappelle auj. le Giilan,

CJBCUJVS. y, STATIU8 et MBTBLLUS.

CSCDrA AUENUS, ffénéral romain, abandonna Othon pour Vitellius et donna la couronne à celui-ci en remportant sur Othon la victoire de Bédriac, 69; mus bientôt il abandonna encore Vitellius pour Vespasien. Irrité de se voir sans récompense, il consjpira contre ce dernier et (ùt tué par Titus au sortir <f un festin. — CAaNÀ pjrrus. F. PiSTos.

CAEN, Cadomuij anc. capit. de Ut Basse-Normande. a^j. eh.-l du dép. du Calvados, sur l'Orne et rOdon, à 224 k. 0. de Paris par la route, 239 par chemin de fer; 43740 hab. Cour impériale, trib. de 1** instance et de commeroe; académie universitaire: facultés de droit, des lettres et des sciences; lycée (établi dans l'anc. Abbaye aux Hommes j fondée en 1074 par Guillaume le Conquérant), école secondaire de médecine, école de navigation; académie des adences, arts et belles-lettres, musées, "biblioth. de 40000 vol.: bel bétel de ville, belles d^Iises et Jolies promenades, canal, château fort. Statue de Laplaoe (né près de Caen). Dentelles, coutellerie, filature de coton, calicot, yercale; chapeaux de paille , châles, ganta, eto. Grand commerce de plâtre, tel, bois du Nord, etc. Patrie de Malherbe, Bertaut, Segrais, Huet, Tanneguy Lefebvre, Varignon, MalfllAtro, Cboron , du général De Caen , ete.— Oien est une ville

assez moderne ; elle doit son importance aux don normands. Après la conquête, elle passa sous la doi&ina#on anglaise. £lle se rendit en 1204 à Phîlippe-Asguste. Les Anglais s'en emparèrent en 1346 et la pillèrent ; ils la prirent de nouveau en 1417 et U garderai jusqu'en 1450, époque où elle tai définitivement it placée sous le pouvoir de la France. Henri VI d'Angleterre y avait fondé en 1431 une université, qv Charles VII confirma en 1450. Henri IV fit de Csn le siège du parlement de Normandie de 15S9 à r394.

CABN (lleae),rOraisofi de BougainviUe, lie defû céanie, à l'E. de la Papouasie, et an N. de rAidum1 de la Louisiade. par 5* de lat. S. et 146* long. jC. Population nomnreuse.

GJSNE ou CiCNOPOUS (c-à-d. nouvelle ifiUe), priiDitivement Tsenarum, v. de Laconie, sur la côte, ptés du cap Ténare. Temple de Jupiter Caenéen. — Vi& de laMoy .-Egypte. F. hermopous.

CfiNINA, V. de l'Italie anc. (Latium), à 35 kH N. E. de Rome. Les Céninates furent lés premien qui firent la guerre aux Romains, 748 av. J.-C. Ro^ mulus tua leur roi Acron et remporta sur lui k$ premières dépouilles opimes,

CJBJnS, fiUe du Lapithe Êlatus. mentionnée par Virgile au VI* livre de PÊnéide. fut outragée par Neptune, obtint du dieu en dédommagement de changer de sexe et d'être invulnérable, et prît part, sons le nom deCénée, à l'expédition des Argonautes.

C£NOPHRURIUM, c-â-d. fort neuf^ Tîlle de Thrace, à 9 k. N. 0. de Sélymbrie. L'empereur Anrélien y périt assassiné en 275.

GAER ou CAK, mot qui veut dire en celtique lieu fortiM, entre dans un grand nombre de noms géogrepniques en Bretagne et dans les tles Britanniques.

CAERDIFF, CAERDIGAN, ete. F. cabdiff, etc.

CfiRB, d'abord AgyUa. auj. Cer teferi, v. d'Êtrurie, à 22 klL 0. de Voies, avait été la capitale du royaume de Mézence, et passait nour une ville sainte. On y porta les objeta sacrés ae Rome après la défaite de TAllia, 390 av. J.-C. C'est de C«rre que l'on fait dériver le mot csBremoniOt cérémonie. En 1835 et 1836, des fouilles faites à Cer teteri amenèrent la découverte de la nécropole d'Affylla, ainsi que de divers objeta qui attestent que la cuite de Mithre y avait pénétré dès le viii* s. av. J.-C.

CAERLÊOIC, Isea Silurum, v. ruinée du pays de &alles (Monmouth), à 24 k. S. 0. de Monmoath. sur l'Uske; 1200 h. Beau pont, église gothique. Restes d'un amphithéâtre appelé dans le pays Table ronde ou Table d^ Arthur ! c'est là, dit-on, que ce roi institua la chevalerie de la Table-Ronde. Caerléoo était jadis la capit. du pays de Galles.

CAERMARTHEN, Maridunum, ville du pays de Galles, ch.-l. du comté de Caermarthen, à 220 k. 0. N. O. de Londres; 9000 h. On y fait naître l'enchanteur Merlin. Usines à fer. corderies.7-Le comté, entre ceux de Clamorgan à l'E., de Pembroke à l'O. et la mer au S., a 70k. sur 32, et 106 000 h. Fertilu en orge et avoine. Plomb, houille; chevaux.

GAERNARYON, v. du pays de Galles, ch.-L du comté de Caemarvon, sur le détroit de Menay. à 12 kil. S. 0. de-Bangor: 8000 hab. ViUe bien bâtie. l)on port, vieilles murailles. Industrie; eaux minérales et thermales. Caemarvon a été fondée en 1383, par Edouard I, non loin de l'anc. Segontium, — Le comté, situé à l'angle N. 0. du pays de Galles, a 73 kil. sur 20, et 82 000 h. Pays montagneux. Plomb, cuivre, ardoises. Perles assez grosses dans le Conway .

GAERWYS, V. du pays de Galles (Fllnt) , à 9 kil. S. 0. de Flint; 1000 A. Jadis rendez-vous des bardes gallois pour une espèce de tournoi poétique.

C2ESARAUGUSTA, v. d'Hispanie, slu}. Sarogosse,

CASAREA. F. GÉSABÉB. CHERCHELL et JBBSBT.

CiESARODUNUM ou tuhones. auj. Tours.

CiESAROHAGUS, auj. BeaiMais et ChelmsfonL

CAFFA, Theodosia, auj. F<Bodosie, v. et port de

Russie (Tauride), en Crimée, à 70 k. S. du détroit

de Caffa, qui joint les mers Noire et d'Azov. Fr.v.

CAFR

CAGO

ttOO h. STtehé KT80, lazaret, musée. — Caflk fût occupée par les Génois de 1266 à 1475. Elle leur fut longtemps disputée par Venise, et donna lieu à la ffuerre de Caffa (1356). Elle servait de marché pour tas pdleteries du Noitl, les étoffes de soie et de colon obriquées dans la Perse, et les denrées de l'Inde apportées par les caravanes d' Astracan , et elle de- Tint si florissante qu'on la surnommait la Canttantimpff dé Crmé$ : elle eut alors jusqu'à 100000 h. Muiomet II enleva Caffa aux Génois en 1476; en 1770 les RusMs la prirent d'assaut

CAFFARELU (Gaetano), fameux soprano, né à Bar! en 1703, mort en 1783, était fils d'un pauvre paysan. II eut pour maître à Bairi un certain Caffaro,dont u prit le nom en d'uninutif, et surpassa bientôt ce maître, grâce aux leçons qu'il reçut à Naples du célèbre Porpora. Il débuta à Rome en 1724, clianta sur les principaux tbéâtres dltalie, de France, d'Angleterre, et amassa de grandes richesses. Son orgueil égalait son talent : adieia dans sa patrie le duché de Santo-Donato, dont il porta depuis le titre ; il s'y fit bâtir un palais sur iequâ il inacnvit ces mots : Amphion Thebat , ego dotnum, Cafiarelli eut i>our rival Fàrinelli.

CAFAKBLu DU 7AL6À (Maximllien) , général fran> nis, né en 1756, au château du Falga (Haute-Garonne), fut nommé en 1792 officier d'artillerie à l'armée du Rhin, refusa seul, après la journée du

10 août de reconnaître la déchéance de Louis XVI, lut suspendu de ses fonctions, et subit une détention de 14 mois. Réintégré en 1795, il servit à l'armée de Sambre-et-lf euse et se distingua au passage du Rhin où il perdit une jambe. {«Néanmoins, lors de l'expédition de Bonai»ite en Egypte, il partit en qualité de général du génie : ilcontriouaà la prise de Malte et d'Alexandrie, mais fut tué devant St-Jeand'Acre, 1799. 11 était associé de l'Institut M. de Génndo a écrit sa Fte, 1801. — Son frère, Auguste Cabielli, 1766-1849, général de division, fut aide de camp de Bonapule en 1800, négocia le voyage de Pie VII en France pour le sacre de l'Empereur, contribua au gain de la bataille d'Austerlitz, fut mi- DÙtre de la guerre et de la marine du royaume d'Italie de 1806 à 1810, et fut fait comte de l'Empire. -Un autre frère, Ch. Ambroise, baron Cafarelli, 1758-1826, était chanoine de Toul avant la Révolution.

11 devint préfet sous l'Empire, puis membre du conseil général de la Hte-Garonne. Il a écrit un Ahrégé ^Géoponiquêê (de Cassianus BassusK Paris, 1812.

CAFRERIB <de l'arabe JCa/èr, infiaèle), vaste région de l'Afrique australe, s'étend le^ong de .l'Océan Indien, du cap Negro à la pointe de Luabo, de 23* â 3S*lat.S.; 13O0 kil. sur 2500. Elle se divise en Cafrerie mortiime ou Cafrerie proprement dite, autrement côte de Naialt et Cafrerie intérieure, habitée par unefoulede peuplades indépendantes. Places : Nouv.- Litakou, Meribowhey, Meuu, Kouritchane, Makov, Zoula. Climat très-chaud, surtout sur les côtes; sol varié, ofl'rant des montagnes très-âpres à l'intérieur et de vastes déserts de sable; on y manque d'eau en beaucoup d'endroits. Riches mines d'or, d'argent, de fer, de cuivre; flore analogue à celle du Cap ; grande quantité de botes féroces. La famille cafre est noire, mais beUe, grande et bien faite. Elle se divise en plusieurs tribus dont les principales sont celles des Kout- MU, des Zouloitf, des Tamboukis^ des Mamboukity dans la Cafrerie maritime; des Gokat, dwMorolongt, detBe^'ottOfuu, dans la Cafrerie intérieure. Toutes lont belliqueuses, la plupart nomades ; eUes élèvent de grands troupeaux de oœufs, connaissent peu l'agriculture et moins encore l'industrie. Les Carres sont polygames; leur religion est un grossier Fétichisme, et les efforts des missionnaires pour les convertir ont été nins.^Les anciens géographesdonnaient le nom de Cafrerie â toute la partieméridionale de l'Afrique qui s'étend d'une mer â l'autre, au S. de la Guinée et le la Nigritie. Ce pays a été exploré en 1781-84 par lefaiUaiit, et par Livingstone en 1852-56 et 1861-64.

CAFKi^. 1. cA^nËllil:: et KAFEalâTA^.

GAFZA. Capea, v. de l'£tat de Tunis, à 240 kil. S. 0. de Tunis, fit jadis partie de la Numidie. C'était sous les Numides une place très-forte : c'est une de celles où Jugurtha tenait ses trésors. Marins la prit en 107 av. J.-C., et César la détruisit en 46.

CA6LIARI, Calaris ou Carality capit. de 111e de Sardaigne, au S., sur le golfe de Cagbari; SOOOOh. Résidence du vice-roi, archevêché, université. Port, rade vaste et sûre. Fortifications, cathédrale duxiv* siècle; tours bâties par les Pisans; tAéâtre, bibliothèque, musée d'antiquités. Industrie assez active, commerce de vins, olives, sel. On croit que Cagliari est l'anc. ville d'iolof, fondée par les Carthaginois.

GA6UARI (Paul). F. véronèsb.

GAGLIOSTRO (Alex.), personnage mystérieux qui s'est rendu fameux dans le dernier siècle, naquit à Païenne en 1743, d'une famille obscure. Son véritable nom était Joseph Balsamo; il le changea en celui de Cagliostro que portait sa marraine, et prit la Sualité de comte. Accusé d'escroquerie, il fut obligé e bonne heure de quitter sa patrie et parcourut sous des noms différents la Grèce, l'figypte, l'Arabie, la Perse, 111e de Malte, Naples, Rome, et presque toutes les villes de l'Europe: il acquit dans ses voyages la connaissance de quelques secrets alchimiques et médicinaux , et se nt une grande réputation par des cures merveilleuses. Il arriva en France en 1780, se fixa pendant quelque temps à Strasbourg, où il fut reçu avec enthousiasme, puis vint à Paris où il n'excita pas moins d'admiration, et fut quelque temps à la mode dans la haute société. Il vendait des élixirs, des pilules, faisait des tours de ma^ie et de sorcellerie , et prétendait faire apparaître les morts. Impliorué avec le cardinal de Rohan dans l'affaire du Collier ( V, rohan), il fût mis à la Bastille, et ensuite exilé (1786). Il se retira en An-

fleterre, puis alla en Suisse et enfin en Italie. Arrêté Rome en 1789 conmie suspect de pratiquer la francmaçonnerie, U y fut ju^é et condamné en 1791 à la peine de mort, peine qm fut conmiuée en une prison perpétuelle; il mourut en 1795, au château de St- Léon, près de Rome. La plupart ne voient dans Cagliostro qu'un adroit charlatan ; quelques-uns le re^^ent comme un hoomie vraiment extraordinaire, un véritable thaumaturge, doué du don de prédire. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il produisait des effets surprenants, et qu'il vivait toujours dans une grande opulence. On a supposé qu'il était l'agent d'une société secrète de Francs-Maçons qui fournissait à ses dépenses. On a publié â Rome, en 1790, une Vie de Cagliostro^ extraite des pièces de son procès; elle a été traduite en français.

GA6NARD DE LATOUR. Klatour.

GAGNOLA (le marquis Louis), architecte, né à Milan en 1762, mort en 1833. éleva à Milan l'arc de triomphe du Simplon, appelé auj. Are de la paix, l'un des chefs-d'œuvre de Farchitecture moderne.

GAGOTS, espèce de parias répandus au moyen âge dans le voisinage des Pyrénées, et que la superstition faisait regarder comme des objets de mépris et d'horreur. On a supposé au'ils étaient les restes des anciens Goths, qui possédèrent longtemps l'Aquitaine : de là leur serait venu le nom mjurieuxde Cagots {oaas gothi, chiens goths), qui leur aurait été donné par les vaincus. Selon d'autres, ce seraient des Juifs lépreux ou des Sarrasins restés en Fiance après leur d^aite par Charles-MarteL Les chroniques les désignent souvent encore par les dénomina^ons de Caqueux, Cocoitf , Capos, Gaffos, termes de mépris qui signifiaient 2é]vreuâB : on les croyaiien effet atteints de cette horrible maladie. On les appelait aussi Canards, parce qu'ils devaient porter sur leurs habits une patte de canard pour se faire reconnaître. On trouve aujourd'hui même des débris de cette race opprimée dans l'ouest et le midi de la France ; e( malgré les progrès de la civilisation, la prévention qu'inspiraient ces malheureux n'est pas complétf^

CML

CAIT

ment éteinte. On peut consulter sur les Cagois VHistotrv des raeês f/navditet de Francisque Michel.

GAHAWBAR, T. des Ëtat»-Unis (Alabama), au confluent de U Gahawbah et de TAlabama; 2000 hab. Fondée en 1818 , elle fut quelque temps le chef-l. de tout PËtat d'Âlabama.

CAHORS, Divona, puis Codum, oh.-I. du dép. du. Lot, sur le Lot, à 560 k. S. de Paris; 13846 h. firêchë, suffragant de Tarchev. d*Alby; tribunal de 1** instance, lycée, deux bibliothôques. Cathédrale fort ancienne, ruines rotnaines. Commerce de draps, de Tins et d'eau-de-Tie. Patrie du pape Jean XXII, de Clément Marot, du générid Ramel; Hurat naquit près de là. — Jadis ch.-l. des Cadurci, puis capit. du H.- Quercy. Les Normands la saccagèrent en 864. Livrée en 1360 aux Anglais parle traité de Bretigny, ell« se révolta et reyint à la France en 1428. Gahors posséda une université, fondée en 1322 par le pape Jean XXII ; elle fut réunie en 1751 à celle ae Toulouse. '— G^stà tort qu'on fait venir de Cahors les usuriers nommés au moyen Ag« Cdcrsins ou Cûoursins. T. loubards. GAHUBAC (Louis de) , auteur dramatique , né à Hontauban vers 1700, mort à Paris en 1759. fut écuyer et secrétaire des commandements du comte de Glermont, fit la campagne de 1743 avec ce prince, et le quitta pour se livrer à la littérature. On a de lui : te comte de Warufick, tragédie, 1742; Eénéide et l'Algérien, comédies, 1744; plusieurs opèi^ mii eurent du succès, entre autres Afuteréon et !«s Amours de Tempé^ mis en musique par Rameau et Dauvergne, et une Histoire de la danse. 17M.

CAÏD» nom donné par les Arabes à un cnef civU d'un ordre inférieur. V. caïd au Diet. univ, des sciences.

CAIBTA, Gaéfej v. du Latium, à l'O. de Mintufnes,. tirait son nom de la nourrice d'Enée qui y mourut 4t à laquelle finèe avait élevé un tombeau. CAIBTAN (Thomas de vxo, dit), cahHnal, né en 1469 à Ga«te, en lat. Caieta (d'où son nom), mort en 1534, «ntra dans Tordre des Dominicains, dont il devint général, fût chargé de plusieurs mission» par Jules II et LéonX, et obtint en 1519révéchéde Gaêto. avec le chapeau. Envoyé en Allemagne comme légat, il tenta, mais intilement, de ramener Luther à la foi catholique. Il a laissé des Commentaires sur In Bible et sur Aristote, et divers écrits sur les matières ecclésiastiques, entre autres un Traité de Vautoriié du Pape y o& il soutient l'infaillibilité du souverain pontife, et qui fut censuré parla Faculté de Paris. CAiETAN (Henri), cardinal, issu de la maison de Sermoneto, fut envoyé en France par Sixte-Quint, avec la qualité de légat, en 1589,. pour faire élire un roi catholique après la mort de Henri III. Dépassant ses instructions, il anima la guerre civile, se jeta dans le parti de la Ligue, se réunit aux Seizd, soutint avec chaleur le parti du roi d'Espagne et distribua de l'argent aux Ligueurs pendant le siège de Paris. Sixte-Quint, mécontent de sa conduite, le rappela; mais ce pape était mort quand Caietan arriva. CAiETAN (Benoît), pape. V. bonipace vin. CAIPFA V. de Syrie, à 9 kil. S. d'Acre, à 12 kil. au-dessus des ruines de l'anc. Hépha, au pied du mont Carmel et sur la baie d'Acre. Murailles; fort; port passable et très-fréquenté; hospice des moines du mont Carmel. CaifTafut prise par Kléber en 1799. CAILHAVA (J. Pr.), auteur dramatique , né en 1731 à l'Ëstendoux près de Toulouse, mort à Paris en 1813, a donné aux Français et au Théfttre-Italien un grand nombre de comédies, presque toutes imitées de l'italien; les plus estimées sont VÉg&isme et le Tuteur dupé ou la Maison à deua^ portes ^ 1765. Il 4 publié son Théâtre en 1781, 2 vol. in-8. On lui iloit aussi un traité didactique, VArt de la Comédie^ 1772 et 1786, et des Études sur Molière, 1802, ouvrage estimable. Il a laissé des Mémoires manuscrits. GAILLBAU (Gh.), libraire, né à Paris en 1731, m. en 1 798, a donné une foule d'almanachs chantants, d'étrennes badines et plaisantes ; une collection des UUres d*Héloise et d'Ayailard; les Soirées de la eam-

vagne^ 1766, et un Dictionnaire hibliagrapbùmej kistoriqise et critique des Kvree rares, composé en grande partie par un abbé Ducloa, 1790^ Svol. in-8, «t augm. d'un 4* ^L par Brunet en 1802.

GAILLBT (Guillaume), surnommé Jacques Bemhomme , né au vge de Mello, dans le Beauvaisia, était le chef de la ftration de la Jacquerie (1 36^. Il fut pris par Gharlei! le Mauvais, qui le ftf mourir en lut couronnant la tête d'un trépied de fer rougi au fetL

GAILLIÊ (René), voyageur, né en 1799 à Mauzé en Poitou, fils d'un boulanger et orphelin dés Tenfance , s'embarqua à quinse ans pour le Sénégal, sans fortune, sans amis, sans secours. Apr^ dix ans d'obstacles et de traverses de tout genre, il réusat à pénétrer dane l'intérieur de TAflrique. Malgré des fatigues inoides, il parvint à DjeAné,pui8 àTomboaotou, dernier but de sea recherches (1818), et putievenir en Fmnoe après 16 ans d'absence. Il reçut db la Société de géographie un prix de 10000 fr. . etpublia en 1830, avec leconOouiedeM. Jornaid, larebr tfon de son voyage. Il mourut en 1838. à 39 ans, des suites d'une maladie contractée en Afrique.

CAIbiaNS (Ues), dans la merdes Antiâes, au S. de Cuba, eélèbres dans l'histoire des flibusUers et encore habitées par leufs descendanta.

GAfiN, premier fils d'Adam et d'Bve, ae livra à la culture de la terre. Il n^offrait à Dieu que le rebut de ses récoltes, tandie qu'Abel, son frère, ttcrifiait ses brebis les plus grasses. Jaloux de voir que les offrandes d'Abel étaient plus agréables à Dieu que les siennes, il le tua (l'an du monde 160). Dieu k maudit, ainsi que toute sa postérité, le condamnai errer sur toute la terre, et m marqua atii ftoat dlm signe de réprobation. Après avoir longtemps erré, il se fixa dans la terre de Nod et bâtit une ^lle quM nomma Enoch, du nom d'un de ses fils. C^est dtas ta famille de Caïn que l'idolâtrie prit nai^Mmee.

CaTI^HB, grand prêtre des Juifs, de la seote des Sadncéens, fit condamner Jésus à mort, fit arrêter les apôtres et fouetter S. Pierre et 6. Jean cpii préohaient la résurrection de leur maître. Privé de sa charge par Vitellius, alors gouverneur de Syrie, il se tua de désespoir, en 36.

CaYqcb, CaUus, auj. GrimakU-Kaiki, riv. de Mysie. coule à l'O,, passe près de Pergame, et se jette dans la mer S^ée vis-à-vis de Lesbos.

CAÏQITES, groupe d'Iles dans l'archipel des Luoayes, au N. de la Jamaïque, par 7S"-7V 47' long. 0. , 20»-*21« lat. N. : 1200 hab. , presque tous nègres. Coton et sucre, tlle prinolpaJe, appelée Grande Caïque, a 53 kil. de long sur 6 de lat^e.

CAIftB (te) , chez les Arabes, Mier^l-Kàhira (la victorieuse) , capit. de l'Egypte ,dan8 la Basse-Ê|?ypte, près de lar. dr. du Nil, au pied du mont Mogattam; env. 350000 h. Belles places, dont uuatre très-T&stes; citadeUe; plusieurs palais et granaes maisons; nombreuses mosquées; 31 bains principaux; ai^ueducs, canaux, citernes, baxars, caravansérails, janlins, cimetières remarauables; puits de Joseph , ayant 90 mètres de profondeur, avec une rampe en spirale qui permet aux bêtes de somme de descendre jusqu'au fond. Chemin de fer pour Alexandrie. La ville a été fort embellie par Ménémet-Ali. — Fondée vers 970 par le général arabe Gihauer ou Oohar, lieutenant de Moê2, elle fut dès lors la résidence des califes fatimites. EUe fut prise par les Turcs en 1517, par les Français en 1798, par les Anglais en 1601, et rendue à la Porte aussitéL

Le VieuàD-Caire , le FOstat des Arabes, fbndé par Amrou en 658, après la prise de Memi^is, A 2 kil. S. 0. de la V. actuelle, tût a*abord k capit de l'Sgypte. Ce n'est plus auj. qu'un faubourg du Caire.

GAUtO, bourg des États sardes, à 17 Jrii. ff. O. de Savone, sur la Bormida* 4000 hab. Défaite des Austro-Sardes par les PMn^ais en 1T94.

GAlTftNESS, comté d'Êoosse, le plus semlentrionel de tous, borné au 9. par celui ue Sutnerland; 66 kU. sur 48; 37000 hab. Villes principalee: Wick

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