‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 209 sur 578 · CALE · texte numérisé non relu

CALE

d'Ayoub. Alphonse d'Aragon la prit aux Maures en il 18 : le roi de Castille Alphonse XI TenleTa en 1362 aux descendants d'Alphonse.

CALATRAYA, Orefttm. t. d'Espagne (Manche), près deU iJuadiana; à22 kU. N. E. de Ciudad Real. AUX eny. , riches mines de mercure. Prise sur les Maures en 1147. Peu apr&s. cette ville devint le ch.-L de l'ordre de Calatrava. Elle est auj. en ruines.

CALATRAYA (ordre de) , ordre religieux et militaire d'Espagne, doit son origine à des chevaliers de l'ordre ae Ctteaux à mil fut confiée en 1158, par Sanche III, roi de Castille, la défense de la viÛe de Galatrava, récemment enlevée aux Maures. Les chevaliers de Galatrava ont rendude grands services jusqu'à l'expulsion des Maures. Ils eurent des grands maîtres jusqu'en 1489; à cette époque la grande maîtrise fut réunie à la couronne. Aujourd'hui le titre de chevalier de Galatrava n'est plus qu'honorifique. — G'est du sein de Tordre de Galatrava qu'est sorti l'ordre d'Alcantara (1218).

CALAURIE, tle de la Grèce ancienne , à l'E. et près de la côte du Péloponèse, jointe à celle de Porospar un banc de sable , possédait un temple de Neptune dans lec^el Démosthène s'empoisonna. On voit encore les ruines de ce temple.

CALAYRTTA, v. du roy. de Grèce, en Morée, ch.-L i*un éparehiede même nom, à 27kil. S. E. de Patras. En 1206, elle forma pour Raoul de Toumay une baronnie française qui resta dans sa famille jusqu'au xvi* s.

CALCAK, V. des Etats prussiens (Province Rhénane), sur le Ley, à 11 kil. S. E. de Clèves; 1600 hab. Patne du peintre Jean de Galcar.

GALCAR (Jean de), peintre. F. jban.

CALCHAS, sacrificateur et devin grec, fils de Thestor, prit part à l'expédition des Grecs contre Troie, prédit que ce siège durerait dix ans, et que la flotte grecque ne sortirait du port d'Aulide qu'après que le roi Agamemnon aurait sacrifié sa fille Ipuigénie sur les autels de Diane. 11 mourut de dépit, à Golophon, en se voyant surpassé dans son art par Mopsus.

CALCINATO, V. de Lombardie, sur la Chiese, à 17 k. S. E. de Brescia; 4000 bab. Vendôme y défit les Impériaux en 1706.

CALCDTTA , capit. de la présidence du Bensale et de toute l'Inde anglaise , sur l'Hougly, un des Bras du Gange, à 150k. de son emboueh. ; env. 400000 h. (dont k peine 4000 anglais); env. 1 500000 si on y comprend les faubourgs. Bon port; sol bas et marécageux; grande citadelle^ dite Fort- William. Ëvéché anglican^ métropolitam des Indes, cour d'appel; coUéges, société asiatique, fondée par W. Joues et célèbre par de savants mémoires, etc. La ville est divisée en deux (quartiers, la ville blanche (ou faubourg de Tchaounnghé), et la ville noire; celle-ci est sale, affreuse ; l'autre est belle et bâtie à la grecque. Magnifique palais du gouverneur général, nombreux édifices ^ui ont fait appeler Calcutta la Cité det palais. Commerce inmiense, industrie active : soienes, cotonnades, nombreuses imprimeries. — Calcutta fut fondée en 1686 par un agent, de la Compeignie de JUmdres^ qui précéda la Compagnie des Indes. Ce n'était d'abord qu'un village. Elle s'accrut rapidement et devint en 1772 le siège du gouvt général de l'Inde.

CALCUTTA (présidence de). F. bengale.

CALDARA (Polydore), peintre. F. cabavage.

GALDAS d'orense. F. orensb.

GALDERON DE LA BARGA (don Pedro), célèbre poète dramatique espagnol, né à Madrid en 1600 ou 1601, mort en 1681 , composa sa l'«pièce à 14 ans, s'engagea comme simple soldat à 25 ans, et n'en cultiva pas moins la poésie au milieu des camps. Philippe IV, ayant remarqué son talent, l'appela à la cour en 1636, le combla de faveurs et de distinctions, et fournit aux dépenses nécessaires pour la représentation de ses pièces. En 1652, Caldéron embrassa l'état ecclésiastique et devint chanoine de Tolède. Depuis cette époque, U renonça au théâtre, ou du moins il ne fit que des pièces religieuses. Ses productions sont ex-

trêmement multipliées; on en porte le nombre à pr^ de mille ; on n'en a conservé oue la plus petite partie. Elles se composent de tragéaies, de comédies et de

Îiièces sacrées analogues à nos anciens mystères que 'on nomme autos sacramentales (actes sacramentaux). Les plus connues sont : Béraclius^ sujet déjà traité par Corneille; V Alcade de Zalamea, imitée par GoUot-d'Herbois dans le Paysan magistrat; le Prince constant, la Vie est un songe, les Armes de la beauté, le Médecin de son Honneur (mis sur la scène française par Hipp. Lucas) , le Purgatoire de S. Pa trice, la Dévotion de la croix, etc. Caldéron s'es* aussi exercé dans plusieurs autres genres de poésies. On trouve dans cet auteur beaucoup d'imagination et d'esprit, un rare talent pour nouer et dénouer une intri^e, une poésie facile et harmonieuse, mais aussi b^ucoup d'exagération et de faux goiu et les anachronismes les plus choquants; il viole à chaque instant les règles de l'art et ne peut être comparé à nos grands poètes dramatiques. Nôanmoios, les romantiques l'ont fort exalté de nos jours. J. de Vera-Tasis donna en 1686 à Madrid une 1** édition de ses œuvres en 15 vol. in-8. Elles ont été réimprimées en 1759-63 , 17 yoL in-4. Il en a paru en 18.i0 une édition compaete,4'vol. in-4. Lingueta traduit

Plusieurs de ses pièces dans son Thédtre espagnol, 771 ; on en trouve huit dans les Chefs-^oBuvre des thédires étrangers (trad. par Esménard). M. Damas- Hinard en a donné un choix. 1841, 3 voL in-H.

GALDIERO, bourg de Lombardie, à 15 kil.E. de Vérone; 1600 hab. Sources sulfureuses, connues du temps des Romains sous le nom de Bains de Junon. Masséna y battit les Autrichiens en 1805.

CALEB, Israélite envoyé par Josué pour reconna!> tre le pays de Chanaan , est, avec Josué , le seul de tous ceux qui étaient sortis d'Egypte à qui ilfiit donné d'entrer dans la Terre promise. Il eut en partage la montagne et la ville dllébron, et s'empara de Dahir avec le secours d'Othoniel, son neveu.

GALÊDOmE, nom ancien de l'Ecosse, ou plutdi de toute la partie de la Grande-Bretagne au N. du mur de Sévère. Elle était ha^bitée par 2 races ou peuples, les Scots et les Pietés, qui étaient presque toujours en guerre et qui ne su^ndaient leurs querelles que pour se jeter sur leurs voisins du midi.

G ALEnoNis (nouvelle-), coutrée de l'Amérique anglaise du Nord, dans la Nouvelle-Bretagne, à l'O des monts Rocheux ; 880 kil. sur 700. Beaucoup de lacs, climat fh>id. Commeroe de fourrures.

CALÉDOifiE (nouvelle-), île de l'Océan Pacifique, par 21* lat S. et 1«3* long. E. , à l'E. de l'AustraUe, 370 k. sur 50. On porte le nombre des habitants indigènes à 60 000. Ils sont anthropophages. Sur U côteN. se trouve Balade, port fréquenté; surlac^te S.^ Port-de-France, résidence du gouverneur français. — Ltle fût découverte par Gook en 1774, explorée en 1792-93 par d'Entre-Casteaux, et occupée en 1853 par les Français. Des missionnaires firançais y avaientpénétré dès 1843.

CALEDONIEN (canal), en Ecosse, va du golfe de Murray à l'E. au lac delinnhe au S. 0., et fait communiquer la mer du Nord avec l'Océan en traversant plusieurs lacs. Il a env. 90 kil. de long. Une frégate de 32 canons peut y naviguer. Achevé en 1822.

GALENDERS, espèce de moines musulmans, ainsi appela d'un surnom que reçut leur fondateur, et qui signifie or pur. Ils doivent leur origine à un certain Youssouf , Arabe d'Andalousie qui vivait au xzu« siècle. Les Calendere s'engagent à voyagercontinuellement, et font voeu de pauvreté et d'abstinence complète; mais ce ne sont le plus souvent que des vagabonds et des imposteure, hommes impudents et corrompus , qui prétendent se purifier moralement aussi bien que physiquement par une ablution , et oui emploient les expédients les plus méprisables et les plus ridicules pour obtenir les aumônes des fidèles. Ces dangereux sectaires ont toiiyours pris une part actiri dans les révolutions politiques de l'Orient

GÂLl

CALl

CALEIIDBS, CALENDRIER. F. ces art. dans notre Dki. univ. da Sciencet.

CALBNTIUS (Elisius), en italien Galenzio , pofite latin du zr* siècle, né dans la Ponille yen 1450, mort en 1503, fut précepteur de Frédéric, 41s de Penlintnd II, roi de Naples, et ami de Sannazar. Ses Œuvres ont été imprimées à Rome, 1503 ,in-fol. On y remarque le Combat deg raU eorUre les grenouilïet, imité dllomére, et i^éimprimé en 1738 à Rouen dans une édition des Fables choisies de Lafontaine mises en Ters latins, publiée par l'abbé Saas.

CAUacZANA^ ch.4. de c. (Corse), à 10 kil. S. de CalTÎ , dans un joli Talion près de la mer; 2440 b.

CALEPIN ou GALEPiNo (Ambroise), sayant italien, de l'ordre des Augustins, issu de la famille des comtes de Calepio, né à Bergame en 1435, mort en 1511, consacra toute sa Tie à la composition d'un Dictionnaire latin-italien, qui a eu une yogue immense et crui est yulgairement connu sous le nom de Calefrin. Ce dictionnaire parut pour la 1" fois en 1502, io-^oi. ; Fauteur le compléU en 1509. Il en a été fait de nombreuses éditions et on y a igouté la traduction des mots latins en buit , et même en onze lan-

é^niesfr.PASSERAT, LA GERDA, CHIFFtBT , PACGIOLATi) .

- On a étendu depuis le nom de calepin à tous les registres de notes et de renseignements.

CALES, auj. Calvi, anc. y. de Campanie, à 17 k. S. E. de Teanum Sidicinum. Vins excellents.

CALETI. peuple de Gaule (Lyonnaise 2*), à TE. de VArmoricanus tractus, au N. des Lexovii, à l'O. des Fe2tbe(ureff; cb.l., JtUiohona (Lillebonne). Ils occapaient le pays de Caux (Seine-Inf.). CALETUM , nom latinisé de calais.

CALHOUN (J. cadwell), homme d'État américain, 3éen 1782 dans la Caroline du Sud, m. en 1850, fut député au Congrès en 1810» occupa le poste de ministre de la guerre de 181 7 à 1 825, et rétablit l'ordre (Uns ce mi n istëre ; fut élu vice-prési dent des Etats- Unis de 1825 à 1833, devint ministre d'État en 1844, et eofin sénateur. Tout dévoué aux intérêts des États du Sud, il faillit amener une ^erre ciyile en propo- ^t, à l'occasion d'un tarif qm contrariait leurs inté- ^t un système de ntUlificationj par lequel cbaque £Utaurait pu annuler ceux des actes du gouvernement fédéral qm ne lui conviendraient pas. Ses Discours ont paru en 1844. Il a laissé un Traité de la Science ?oluique^ qui a été publié après sa mort, 1851. CAUARI (Paul). F. y«R0NÈSB.

CAUCUT . y. et port de l'Inde anglaise (Madras), par 11- 16' lat. N., 73» 46' bng. E., cb.-l. de Pane. pro?. de Malabar, et auj. du district de Galicut; env. ^^ OOOhab. Ville industrielle : elle a donné son nom aux toiles de coton dites calicou: Elle était beaucoup plus belle et plus grande jadis, mais la mer 1 a en partie submergée. Vasco de Gama y aborda en 1498, mais ne put la prendre. Halder-Au la prit en 1766, etTippoô-Saeben 1773 : ce dernier la détruisit ^ en tranàera les habitants à Nellore: les Anglais, qvi la possèdent depuis 1790, l'ont rebâtie. GALIDASA, poète indien. V. kalidàsà.

CALIFES , c. -à-d. vtcatret ou successeurs , nom des premiers successeurs de Mahomet^ ils réunissaient w pouvoir temporel au pouvoir spirituel. On distin- 8ye trois grands califats : 1* celui d'Orient^ dont le liège fut à La Mec^e jusqu'à la mort d'Ali, puis à Damas sous la famille des Ommiades , et à Bagdad WU8 celle des Abbassides ; il dura 626 ans (632-1258) ; 2* celui de Cordoue, fondé en 756 par Abdérame, de la Camille des Ommiades, et démembré en 1031; 3* celui d'Egypte ou des Fatimites, qui tut fondé en ^ par Obeidollah, descendant de Fatime, fille du prophëte, et qui fut renversé en 1171 par Saladin. 1^ califes furent d'abord élus: mais, dès la fin du i" siècle de l'bégire . Moaviab abolit l'élection et rendit le califat héréditaire dans sa famille. Ils perdirent toute puissance temporelle depuis la création de YEmirHU-omrah (935). U y eut pourtant des califes jusqu'pn 1516; en cette année, le sultan

ottoman Sélim se fit céder le califat par le dernier abbassidOt Motawakkel.

Califes d^Orient, Aboubakiy 632 Motassem, 833

Omar, 634 Yatek-BiUah, '842

Otbman, 644 Motawakkel, 847

Ali, 656 Mostanser, 861

Hagan, 661 Mostaîn-Billah, 862

Motaz, 866

Moaviab I , Ommtade, 661 Motadi-Billah , 869

Tézid I, 680 Motammed-Billab, 870

Moaviab II, 683 MoUded-BiUah, 892

MerwanI, 684 Moctafl-Billah . 902

Abdel-Malek, 685 Moctader-BiUab, 908

Walid I, 705 Kaher, 932

Soliman, 715 Rbadi, 934

Omar II, 717 Motaki\. 940

Tézid II, 720 MosUkfi, 944

Hescbam, 724 Mothi, 946

Walid II, 743 Tbal, 974

YézidlII, 744 Kader-BilUb 991

Ibrahim, 744 Kaiem-Biamfillah , 1031

Merwanll, 744 Moctadi-Biamrillah, 1075

Mostadher. 1094

Aboul-Abbas , tige des Mostarched , 1118

Abbassides, 750 Rasched, 1135

Abou-Giafar-Alman- Moctafi, 1136

zor, 754 Mostandied, 1160

Mohammed-Mabdi, 775 Mosthadi, 1170

Hadi, 785 Nasser, 1180

Haroun-al-Raschid, 786 Daher, 1225

Amyn, 809 Mostanser, 1226

Al-Mamoun, 813 Mostasem, 1243-1258

Califes de Cordoue.

Abdérame 1 , 756 Mohammed - al - Ma-

Hescham I, 787 badi, 1006

Ai-Hakem 1, 796 déposé, 1009

Abdérame II, 822 Soliman, 1009

Mohammed I, 852 MoLammei de nou-

Almoundhir, 885 veau, 1010

Abdallah, 889 Hescbam de nouv., 1012

Abdérame III, 912 Hamond, 1015

Al-Hakem II, 961 Kasim ou Kacem, 1017

Heschamll, 976 Yayab, 1018

déposé^ 1006 Hescbam III, 1027-1031

Califes fàtimites, Obeidollah, 909 ser, 1036

Kaiem-Abool-Kacem, 936 Aboul Kacem Mos- Almanzor, 945 talli, 1094

Moëz-LediniUah, 953 Aboul-Mansor-Amer,1101 Aais, 975 Haphed-Ledinillab, 1130

Hakem-Biamrillah, 996 Dafer-BiamriUah. 1149 Daber, 1021 Fayez-ben-NasriUah 1155

AbouTamin Mostan- Adhed-Ledinillah, 1160-71

CALIFORNIE (nom qu'on dérive de Calidafomaa, fournaise ardente, à cause de l'extrême chaleur de la partie mérid.) , vaste contrée de l'Amérimie du Nord, s'étend sur la céte de l'Océan Pacifique, du cap San- Lucar, par 23» lat. N., au cap Orford, par 42», et se diyise en Basse-Californie, dite aussi Vieille- Californie^ au S., et H,-Califomiê ou I9ow>eUe- Caltfomie, au N. Longtemps réunies sous la domination espagnole, les deux Californies forment auj. deux Etats oistincts, appartenant l'un au Mexique, l'autre aux Etats-Unis.

BASSB ou viEiLLE-CALiFORNiB, État de U Confédération mexicaine : c'est une grande péninsule, bornée au l(. par la Hte-€aliforme et baignée à l'O. par rocéan Pacifioue, à l'E. par le golfe de Californie ou mer Vermeille; beaucoup plus longue que large, eUe s'étend du 23* au 32- Ut. N. et a eny. 1200 kil. de long sur ÎOO de larve; eny. 35000 bab., dont un grand nombre d'indigènes à l'éUt sauvage. ViUes principales: La Paz, San-Antonio, Loreto.Le paysest traversé par une cbaine de hautes montages, dont quelques-unes yolcanioues ; mines argentifères. Climat très-chaud: sol yané , généralement sablonneux ; on y cultive le blé, Kodigo, la canne à sucre; on y

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