GAME
partie da pays occupé jadispar les iVmtt, était bornée an N. et à TEL par la Flandre et le Hainaut, au S. par k Picardie, il'O. par l'Artoi». Villes principale :Cambray, Caleau-Cambrésis, CrÔTeeœui, Yaucellee. Onginairemeat habité i>ar les Nervii, ce pays paasa, au v* siôcle, de la domination des Romains àcelle des Francs. Il fut gouverné dès le x* siècle par deseomteSf et fit partie du roy. de Lorraine jusqu'à TaféBenjent de Henri II, empereur d'Allemagne, qui, en 1007 > doona le comté à TéTÔquede Cambray. Philippe de Valois l'acquit en 1340. et les suceeseeufs le conservèrent iusqu'en 1435, époone où Charles VU rengagea à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Louis XI le reprit en 1477; mais Chailts^Quint le confisqua et renaît à Tévéque tous ses diwts en 1543. En 1581 les Français prirent le Cambrésis; les EspagnoLa le leur enlevèr«at en 1593; repris en 14»77» il fut définitivement aamié à la Franee en 1678, par le traité da Nimèffoe. GAMBRIAf nom latin du pays da Galîêi, CAMBRIDGE, Cam&onlum, Camtabrigia,j,d'Aik' gietene, ch.-l. du comté de Cambridge, sur laCam fd'bd le nom da la ville, pont sur U Coin) , et sur le eàsmin de fer de !'£., a 76 kil. N. £. de Londres; 38000 bah. Université célèbre, fondée en 1229, ou Dame selon quelques-uns en 631, par Sigebert, roi d^Bst-Anglie, organisée en 1571 : on y cultive surtoutles mathématiques. Elle poesède 1 7 collèges, dont IflB principaux sont ceux de Peterhaute, fondé en 1267; Mma's eaUeffe, 1441: Chr%tl*s collège, 1505; Trimi^legê, 1546,ete.BÙiliothàquede 140000v.; Buate d'antiauités; iardôi botaïuque; ohservatoire. - Le comté ae Canuridga est situé entre ceux de liooolB, Norfolk, Suflblk. Essex, Hertford, Bedford, Himtingdon.etla mer; il a 80k. sur 40; 143500h. Grande fertilité, inondations au S. et S. 0. ; bonnes tcnes, coupées de pâtmges et ée hruyàrea; élève «Dfldérable de bestiaux et da chevaux, excdlents beoRes, axœlkats fromages.
La nom de Cambridge est oammim k plnsieairs nllea des Stats-Unis, dont la principale eet dans l^t de Maasaehuasets, k 4 k. N. O. de Boston, avec iaquel elle communique par un pont jeté sur le dôrles-River; env. 15000 h. Université, fondée en 1636 nar Harvard, ministre anglican ; c'est la 1** qui lit été fondée aux États-Unis : on y enseigne outre les études classiques, la théologie, le droit, la médecine; bibliothèque ae 30000 vol. ; jardin botanique, ctbinet d'histoire naturelle, observatoire.
CAUniBlf S, nom donné par les Romains aux Galk, qui habitaient le S. 0. de la Grande-Bretagne. CAMBSIN, ch.-l. de cant (Pas-de-Calais), k 7 k. &deBéthune; 308 h.
CAMBROKflE (P. J., baron de), général ftwiçais,né n 1770,k St-Sébastien près de Nantes,mort en 1842, ■^enrôla en 1792. fit avec distinction les campagnes de la République et de l'Empire, mérita d'6re prodamé, aprâs la mort de La Tour d'Auvergne, frtmùr qrenadier de France, fût fait général en 1013, après le combat d'Hanau, devint major de la ^e impériale en 1814, accompagna Napoléon k 111e v£Ibe, revint avec lui en 1815, commanda Tavantgarde de sa petite armée, et {vit mie ^ande part à la bat. de Waterloo, où il commandait une oivinoQ de la vieille garde. Quoique sa division fût presque entièrement détruite, 11 refusa opiniâtrenent de se rendre, en faisant, dit-on, cette réponse ^èbre : La par de meurt et ne ae rend pas; il tomba néanmoms aux mains des Anglais , après avoir etA laissé pour mort sur le champ de bataille. Tradjit en 1816 devant un conseil de guerre, il fut uKNts k l'unanimité. Nantes lui a ériçé une statue, naugurée en 1848. ~ On a contesté la réponse qm auhistré Cambronne : s'il ne la prononça pas textuellement, il en dit le sens dans le langage énergique du soldat.
GAKBUNIENS (toonts), CawhuMi montes, chaîne 4e montagnes dé la Grèce anc, se détachait de l'O-
Ivmpe, et séparait la Thessalie de la Macédoine : rOssa et le Péiion appartenaient k cette chaîna.
CAMBYSE, prince perse de la famille royale des Achéménides, épousa Mandane, filla d'Astyage, roi des Mèdes, et fut père du célèbre Gyrus. Ce prmce était tributaire des Mèdes. Il vivait vers 595av.J.-C.
CAMBTSE, roi de Perse, 530-522 av. J.-G., fils et successeur du grand Cyrus, porta la guerre en £gypte. Ne pouvant se rendre mettre de Péluse, il plaça, dans un dernier assaut, au premier rang de son armée, des chiens, des brebis et autres animaux que les figyptiens regardaient comme sacrés; les rendir
irent la place plutôt que de s'en>0Mr k blesser oes animaux. Vainqueur de l'Egypte (525), il mit kmort le roi du pays; puis, tournant ses armes caatre la Libye, il détacha 50 000 honmies de son armée pour aller piller et détruire le fameux temple de Jupiter Ammon ; mais tous furent ensevelis dans las sables de la Libye. £a Ethiopie, il ne fut pas plus heureux; une horrible famine réduisit sas soldats k ae dévorer mutuellament. A son retour en £gypte, il tua, dans sa fureur, le bœuf Apis, détruisit le tombeau d'Osymandias et commit mille cruautés. Il allait retourner an Perse, où un faux Smerdis ei'était fait prodamer roi^ lorsqu'il mourut d'une blessure qu'il se fit k la cuisse en montant k cheval. Ce prince est représenté par les historiens comme un tyran furieux; U fit pérn- son fk^re Smerdis, ainsi que Méroé sa sœur et son épouse.
CAMDEN (Will.), antiquaire, surnommé U Pausofitaset le Strabon ûMglais, né k Londres en 1551^ mort en 1633, fut de 1577 k 1597 maître ou directeur de l'école de Westminster et devint en 1597 roi d'armes de Clarence, fonction qui était parfaitement en rapport avec ses goûls. On lui doit un grand ouvrage sur les antiquités de son pays : Britannûe de^ sertpUOf <rai parut pour la l** fois en 1586, et au'il ne cessa oepuis de perfectionuer (la meilleure édition est celle de Londres, 1607, in-fd.); une histoire du règne d'Elisabeth : Annales rerum angliearum régnante EUxabetfia , dont la 1 ■«nartie parut en 1 6 1 5, et la 2*, après sa mort, en 1625 ne tout a été réuni en 3 voL in-8, Oxford. 1717, et avait été trad.en français dès 1627 , par Belugent) ; une Collection des anciens hiitortensanflais, écossais, demois, 1603, in-f.; une Description des monuments de l^abbaye de Westminster; une Grammaire arecque, etc. Ces ouvrages réunissent k la fidélité Tordre et la clarté.
CAMELFOBD. autrefois CambalUj v. d'Angleterre (CiOmouaiUes}, sur le Camel. alffuent du canal de Bristol, k 35 kil. N. 0. de Callington; 1000 hab. On y fait naître le roi Arthur; on y place aussi le comhat entre Arthur et son neveu llodred. en 543.
CAMEN, V. des fiuts prussiens (Westpnalie), k 15 kil. S. 0. de Hamm; 2000 hab. Patrie de Buxtorf.
CAMEirrZ ou GAMENZ, Camentta, v. du roy. de Saxe, sur l'Elster Noir, k 27 kil. N. *0. de Bautzen; 5000 hab. Dnq)s, lainages, etc. Patrie de Leasing. Incendiée en 1842. — Ville de Prusse (Silésie), sur la Neiss, k 19 kU. S. E. de Frankenstein. Ane. abbaye de CHeaux, fondée en 1094, supprimée en 1811.
CAMERAGUM, nom latin de cambrât.
CAMEBARIUS (Joachim), savait, né k Bamberg en 1500, mort en 1574, était issu d'une famille dont le premier nom était liebhard, et qui avait reçu le surnom de Camerarius, parce qaej>lusieurs'de ses membres avaient été chambellans. Il se fit de bonne heure connaître par des ouvrages pleins d'érudition, enseigna le grec et le latin k Nuremberg (1526), et réorganisa les universités de Tubingue (1550) et de Leipsick ( 1552). Il joua aussi un grand rôle dans lesafiaires politiques et religieuses, embrassa un des premiers la réforme, se lia étroitement avec Mélanchthon, l'aida k rédiger la Confession d'Augsbcurg, fût chargé par le sénat de Nuremberg de plusieurs missions importantes, et jouit d'un grand crédit au» près des empereurs Charies-Quint et Maximilieu^ ainsi que des aucs de Saxe Henri et Maurice. Onlul doit
CAHl
CAMO
des traductions latines estimées d'un grand nombre d'auteurs grecs, tels qu*ffomér«, Hérodote ^ Xénophon, Arutote, Sophocle ^ Thucydide^ Demosthène. etc. ; des éditions, avec commentiûres, de Plante, Térenee, Quintiliet^^ Cicérone Virgile; des CommerUarxi lingux grmcx et latinae; des Éléments de Rhétorique j une ViedeMélanehthon, des Lettres^ des Fables. — D'autres membres de la même famille se sont fait connaître avantageusement dans les sciences et dans les lettres, entre autres :
CAMERARius (Joacblm), son fils, dit Cam, junior ^ savant médecin, 1S34-98, auteur de : Hortus medicuSf 1588 ; Symbola et emhlemata ex herbiset animàlibus, 1590-7 ; Commentaires sur Matthiole, etc.
CAMERARIUS (Rodolphe Jacques), né à Tubingue en 1665; il publia en 1694 une lettre De Sexuplantarumj où u établit la distinction des sexes, sur la* quelle Linnée a nlus tard établi sa classification.
CAMERINO, Camerinum, v. du roy. d'Italie, anc. ch.-I. de délégation des fitats romains, à 145 k. N. £. de Rome; 7000 h. Archevêché ^ université. Cathédrale et palais archiépiscopal. Soieries. — Camertnum était jadis dans TOmbne; cette ville, avec son territoire, devint au moyen ftge une des Marches du duché de Spoléte. —La délégation de G. , entre celles de Macerata au N. . de Ferme à l'E. , de Spolète au S. et de Pérouse à TO., comptait env. 33000 h.
CAMERLINGUE, en italien eamerUngo, chambellan; nom c[ue porte à la cour de Rome le cardinal qui administre la justice et les finances; il préside la chambre apostoligue. Lorsque le Saint-Siège est vacant, c'est le cardmal camerlingue qui gouverne.
— Dans l'ancien empire d'Allemagne, le trésorier de l'empereur portait le même nom.
CAMÊRON (Jean), théologien protestant, né en 1580 à Glascow, mort en 1626, combattit la doctrine calviniste de la prédestination. U vint en France, enseigna à Bergerac, à Sedan, à Saumur et à Honlauban, et publia entre autres écrits de polémique : Thèses de gratia et libero arbitrio^ Saumur^ 1618. Il se rapprochait par sa doctrine des Arminiens de Hollande. Ses partisans furent appelés Caméroniens,
— Un autre caméron, Archibaid , également Écossais, né vers 1620 à Falkland, mort en 1680, fut un ardent presbytérien. Il refusa de reconnaître la supériorité du roi en matière de religion, et souleva ses compatriotes contre Charles II (1666) ; ses partisans, dits aussi Caméroniens, proclamèrent la republique, assassinèrent l'archevêque de St-Andrews et battirent d'abord les troupes royales. Mais ils furent peu après taillés en pièces par le duc de Monmoutn : Caméron périt dans le combat.
XAMILLE, Camilla, femme guerrière, fille de Métabus, roi des Volsques, joue un rôle dans VÉnéide. Occupée, dès son enfance, des exercices de lâchasse et de la guerre, elle se distingua surtout par sa légèreté à la course et son habileté à tirer de l'arc. Venue au secours de Tumus contre Ènée, elle fut tuée en trahison par Aruns. Virg., J^n., VII et XI.
CAMILLE, sœur des Horaces, fiancée à l'un des Curiaces, ne put contenir sa douleur après le triomphe de son frère et la mort de son amant, et fut tuée par le héros, irrité de ses imprécations, 667 av J.-C.
CAMILLE, Jf. Furius Camillus. général romain. Créé dictateur l'an 396 av. J.-C. il s'empara de Véles, dont le siège durait depuis 10 ans, triompha des Volsques et fit la guerre contre les Falisques. Dans cette dernière guerre, un maître d'école des Falisques étant venu pour lui livrer la jeunesse qui lui tStait confiée, Camille fit dépouiller le traître de ses vêtements, et ordonna à ses élèves de le ramener à couns de verges; les Falisaues, touchés de cette noble action, se soumirent à la République. Camille, de retour à Rome, fut accusé d'avoir détourné une partie du butin de Veles, et, pour ne pas être jugé, il s'exila volontairement. Peu après, les Gaulois s'étant emparés de Rome, le sénat le rappela et le nomma de nouveau dictateur (389). CamiUe, survenant à
l'improviste avec les Romains échappés au fer des barbares, rompit le traité par lequel Rome achetait la paix (F. BRENNUs), chassa les Gaulois de l'Italie, et rentra en triomphe dans sa patrie. Il détourna le peuple d'aller s'établir à Veîes , et le détermina à relever la ville détruite par les Gaulois, ce qui lui valut le surnom de Romulus et de second fondateur de Rome, U fut encore deux fois dictateur : U 1**, il battit les Volsques, les Hemiques. les Étrusques et \ei Latins; la 2*, il extermina, à Albanum , en 367, les Gaulois qui avaient de nouveau envahi l'Italie, et débarrassa pour jamais les Romains de ces formidables ennemis. Il mourut, dit-on, de la peste, l'an 366 av. J.-C. Plutarque a écrit sa Vie.
L'Eglise honore le 3 mars une Ste Camille, vîer^ d'Auxerre, née dans le Paganisme, que S. Gervais convertit et qui mourut en 437 ; ~ et le 4 juillet un S. Camille, né dans l'Abruzze, qui fonda an ISU une congrégation de Clercs réguliers pour le serviu des malades et donna l'exemple du aévouement ao milieu d'épidémies meurtrières. U mourut en 1614.
CAHIRE, CamtnM. v. de 111e de Rhodes, à i'O.
CAMISARDS. Ce nom fut donné aux Protestants des Cévennes et de la Lozère qui prirent les armes après la révocation del'édit de Nantes (1685). réclamant la liberté de conscience et l'abolition des impôts qui les écrasaient. U paraît dérivé du mot tamisade, attaque nocturne (F. ce mot dans notre Dict. des Sciences). On envoya contre les Camisaids. en 1702 , le maréchal de Montrevel,qui ne put les rèduire^ et en 1704 le maréchal de Villars, qui ne les soumit qu'en détachant de leur parti un de leurs principaux chefs, Jean Cavalier. La plupart périrent dans les supplices. V Histoire des Camisards a été rédigée par le ministre Court , père du célèbre Court de Gébelin, 1760.
GAMMA , femme salate d'une grande beauté, avait épousé le tétrarque Sinatus. Sinorix, prince de Galatie, ayant fait périr Sinatus par trahison pour épouser sa veuve, aont il était épris, Camma feignit de se rendre à ses désirs et le conduisit dans le temple de Diane comme pour célébrer leur union : là, eile partagea avec lui une coupe (]u'eUe avait empoisonnée. Elle expira aussitôt au pied de l'autel, heureose de le faire périr avec elle. Cet événement tragique, raconté par Plutarque et Polyen, a été plusieurs fois mis sur la scène, notamment par Corneille.
GAMOEN^. V. MUSES.
CAMOENS (Luis de), dit le Camoëns, célèbre poète portugais, né à Lisbonne en 1&17 ou 1&25, d'une famille noble, mais pauvre. U conçut dans sa première jeunesse une vive passion pour une grande dame de la cour, Catherine cr Ataïde, ce qui le fit exiler à Santarem; dans son désespoir, il se fit soldat et alla combattre en Afrique; il perdit un œil d'un coup de feu devant Ceuta. Ne recevant aucune récompense ni aucun encourasement dans sa patrie, il partit en 1553 pour les Indes, resta quelque temps à Goa,
Suis fut exilé à Macao, pour avoir censuré le vice-roi ans une satire. Dana cet exil, il composa le poème qui l'a immortalisé, lesLusiades {os tusiadas)^ où il chante la gbire des Portugais (en latin Imiiant), les exploits et les découvertes de Vasco de Gama. Au bout de cinq ans, il fut rappelé de son exil : as* sailli par une tempête, il fit naufrage sur les côtes de la Cochinchine en retournant à Goa. On raconte ou'il se sauva à la nage, tenant dans sa main hors de l eau le manuscrit de son poème. Se voyant en butte à de nouvelles persécutions, il quitta l'Asie et revint k Lisbonne en 1569. Il y publia son poème ; mais iln'obtint aucune des faveurs qu'il devait espérer, et languit dans la misère : un esclave javanais allait, diton, pendant la nuit, recueillir pour lui des aumôn^ dans les rues de Lisbonne; on croit qu'il mourut à l'hôpital, en 1579. Outre les Lusiades, le Camoèns a composé des odes, des élégies, des sonnets, des satires et quelques tragédies. Lss éditions les plus estimées des Lusiades sont celles de Souza-BoteUtf.
CAMP
CAMP
Paris, 1817 et 1819, et de Preyre de Carralho , Lisbonne, 1843. Ce pofime a été plusieurs fois trad. en français, notamment en prose par M. MilMé, Paris, 1825; 2 vol. in-8, et par MM. 0. Foumier et Desaules, 1841 , in-12 ; en yers, par M. Ragon. 1842, iQ-8. Camofins est le héros d'une épopée d'Aimeida de Garett, 1825, et d'une nouvelle de Tieck. Un monument lui a été érigé à Lisbonne en 1856.
CAMONICA (Val), yaliée de Lombardie formée par
une ramification des Alpes Rhétiques, est arrosée par
roglio. £Ue a 60 kil. ae- long et fait communiquer
ritalie avec le Tyrol; 40000 hah. Mines de fer.
CAMP DU DRAP-D'OR. V. CHAMP du dbap-d'or.
CAMPAGNA, V. du roy. d'Italie (Princip. Cité-
rieure), à 31 k. £. de Saleme, 6750 hab. Evôché.
GAHPAGNAC, ch.-L de c. (Ayeyron), à 57 k. E.
de Rhodez; 692 nab.
CAMPAGITE-LEZ-^ESDIN, ch.-l. de G. (PasHle- Calais), à 10 kil. S, B. de Montreuil; 992 bab.
CAMPAGNE DE ROUE, contrée de l'Italie qui corneapood à l'ancien Latium et à une partie de TÊtnirie, est située presque tout entière au S. du Tibre, entre la mer et les Apennins. Elle fait auj. partie des £tats du Pape et forme la comarque de Rome et la délégation de Frosinone : on y remarque, outre Rome et Frosinone, Tivoli, Castel-Gandolfo, Genzano. Sous l'empire français elle formait une giande partie du dép. de Rome. Cette contrée, jadis si peuplée et si florissante, est auj. mal cultivée et presmie déserte, à cause du mauvais air (malaria) , qui y reffne et qui engendre des fièvres mortelles et des malsMlies endémiques. Elle n'est guère habitée que par des pâtres misérables qui y toDi naître des troupeaux de ixiiOes. Dans la partie S. 0., le long de la mer, s'étendent les Marais-Pontins , qui répandent des exlialaisona méphitiques.
CAMPAN, ch.-l. de c. (H.-Pyrénées), surl'Adour, i7 kU. S. E. de Bagnères; 3137 hab. Très-belle Tallée : on y visite l'abbaye de Médons, le vge de l'Ësponne, le prieuré de Si-Paul et le mont Aigu. Marbres, cristal de roche.
CAMPAN (Henriette oensst, dame), née à Paris en n&2, morte en 1822, fut d'abord lectrice des tantes Je Louis XVI', puis fut attachée à la personne de la reine Marie-Antoinette, et lui donna dans son malheur des preuves de dévouement. Après la Révolution, elle fonda dans la vallée de Chevreuse un pensionnat joi devint bientôt florissant et où fut élevée Hortense Beauhamais. Elle y fut remarquée du premier consul, Bonaparte , qui , parvenu k l'Empire, fa plaça à la tête de la maison impériale d'Eoouen (1805;» ou devaient être levées les filles des officiers de la Légion d'honneur. Elle nerdit cette position àla Restauration et se retira à Mantes. Cette femme distinguée s'atta(^ait surtout, dans Téducation des femmes, à former des mères de famille. On a d'elle des Mémoires mr Mane-AntoineUe, 1822; un Traité de V Éducation des femmes, 1823, un Jowmat anecdotiquef 1824, et une Correspondance avec la reine Hortense, 1835.
GAMPANEIXA (Thomas) , philosophe, né en 1568, àStiUo en Calai re, mort à Paris en 1639, entra de w>nne heure dai^ l'ordre des Dominicains. 11 attabla la soolastique, et, par la hardiesse de ses opii^ions^ se fit beaucoup d'ennemis. Accusé d'avoir ^Qspu^ contre les Espaj^ols, qui étaient alors maî- ^ de sa patrie, il se vit condamné à une détention perpétuelle (1599), et ne put sortir de prison qu'au wut de 27 ans, grâce à l'intervention au pape Url>aiQ VIII , et après avoir subi plusieurs fois la tor- ^. Il se réfugia en France, où Richelieu lui accorda une pension. Campanella avait conçu, vers le même temps mie Bacon, le projet de réformer la phi- ^phie et de la ramener k rétude de la nature , qu'il Appelait le Manuscrit de Dieu ; mais trop faible pour une si vaste entreprise, il ne fit que substituer un aouyeau système aux systèmes déjà connus. Il dénvait toutes nos connaissances de k sensation, et regardait toutes les parties du monde comme douées
de sentiment. Ses principaux ouvrages sont ; Phi* losophia sensibus dcmonstrcOa^ Naples, 1591 : il y défend les dogmes de Télésio; Prodromue vkHosophia instauranda, Francfort, 1617; PMlotophia realis, Francfort, 1620 et 1623 (comnfenant la physique, la morale, l'économie et la politique): Pnilo» tophia rationalisa Paris, 1638 (comprenant la grammaire ^ la dialectique, la rhétorique, la poésie, rhistoire) ; UniversckUs phUosovhia, traité de metaphysigue; Àtheismus triumphatuSy o^ il combat rathéisme, mais assez faiblement; Civit€u solis, sorte d'utopie dfans le genre de la Réfublique de Platon, qui forme l'appendice de sa Philosopfiia realis (elle a été trad. par Rosset et par Yillegardelle, 1841). U a aussi pubUé une i4po^>^> de Galilée, 1622, et a écrit sur la magie et l'astrologie, auxquelles il donna trop de crédit. U a hiissé des Lettres et des Poésies (trad. par Mme Colet, 1844). Baldacchini a donné : Vie et philotophie de Campanella (en ital.), Naples, 1840, et M. Dareste, Th, Moruset Campanella, Paris, 1843. GAMPANIE, Campania, auj. Terre de Labour, prov. de l'anc. Italie, sur la mer Inférieure, s'étendait du Liris au Silare, entre le Latium et la Lucarne, et confinait du côté de l'E. au Samnium. Villes principales, Capoue, Baies, Noie , Sora , Calatie, Neapolis, Yeseris, Picentie, Saticule. Pays de plaines \campi). d'où son nom; un volcan (le Vésuve); sol fertile ; oeaucoup de jardins et lieux de plaisance, ce qui faisait appeler ce pays le Jardin de Vltalie. •^La Gampanie appartint d'abord auxOpiques, peuple de race sicule ou pélasgique; les Etrusques les chassèrent vers 600 avant J.-C, et fondèrent une confédération de 12 cités dont Vultume (depuis Capoue) fut la plus remarquable ; ceux-ci furent soumis ,à leur tour (420) par des Samnites qui prirent le nom de Campaniens, et qui formèrent un Etat ou une ligue indépendante du Samnium ; enfin les Romains se rendirent maître du pays de 343 à 314 av. J.-G. Les riches couvrirent la Campanie de ma-
E'"(j[ues villas; mais, quand le système des latita y eut été introduit, cette province, jadis si jsante, devint inculte et se dépeupla.
GAMPASPB, maîtresse d'Alexandre. F. apblles.
GAUPBELL (les), célèbre clan d'Ecosse, dans le comté d'Argile, nays où une ville porte encore le nom de Campbelistown, commença k jouer un rôle important au xm* siècle. Les Campbell combattirent vaillamment pour le roi d'Ecosse Alexandre III, contre les Norvégiens, défendirent l'indépendance écossaise avec Yi. WalJace et Robert Bruce, prirent parti, sou^ Charles I, pour les Indépendants, signèrent en 1637 le covenant et fi^[Ufèrent parmi les d1i;s fermes soutiens du presbytérianisme : deux de leurs chefs payèrent de leur vie leur op|K>sition aux Stuarts. F. ÀAOYLB (comtes d').
CAMPBELL (John), écrivsin écossais, né à Edimbourg en 1708, mort en 1775. s'établit de bonne heure à Londres et y publia un grand nombre d'écrits historiques qui eurent du succès : Histoire militaire du prince Eugène et de MarU>orough^ 1736; Vies des amvraux anglais, 1742-44; Tableau politique de la Grande-Bretagne, 1744. Il eut aussi une êrande part à l'Histoire universelle, publiée à Londres en 60 vol. , ainsi qu'à la Diographia Britannica^ et édita plusieurs voya«[es, entre autres ceux d'Edouard Browne, 1739. 11 occupa depuis 1765 le poste d'agent du roi pour la Géorgie (Amérique du Nord).
CAMPBELL (le docteur George), né à Aberdeen en 1719. mort en 1796, fut professeur de théologie à Aberaeen, puis directeur au collège Mareschàldans la même ville. On a de lui une Dissertation sur les miracles (1763), contre Hume, et la Philosophie de la Rhétorique, 1776, ouvrage fort estimé.
CAMPBELL (Thomas), poète, né à Glasgow en 1777, mort en 1844, se fit connaître dès l'âge de 21 au» par un poème didactique, les Plaisir* de lEê* pérance (imité par Albert de Montémont, 1824); prit un rang élevé dans le genre lyrique en compo^
CAMP
CAMP
«Ht la BaHaiUê de Hohenlinâm, leslfartiuafi^û, les Combats dt la Baltique, le Dernier hûmme, et mit le sceau à sa réputation par son poSme de Gertmdeâe Wyoming (1809), qui brille à la fois par le pathétique des situations, par la vigueur, l'él^anoe et lliarmome du style. On a aussi de lui les Annaleede VAngleterrey de Pofoénement de George III à lapaÛB d^ÂmiefiSj 1808. Th. Campbell dirigea le New Xbfifhly Magasine de 1831 à 1831, organisa en 1825 l'Université de Londres, devint en 1837 reeleur de ItJnivefsité d'Edimbourg, et reçut en 1843 le titre de poëte lauréat.
CAMPBELLTOWN, T. et portd*fico6se (Argyle). à 90 k. S. 0. d'Inverary, sur fa cd«e S. K. de b presqu'île de Cantyre; 7000 h. Pèche du hareng. Fabriques de toiles; distilleries d'eau-de-via de grains.
CAMPE (J. Henri), le Berquin allemand^ né en 1746 à Deensen (Brunsirick), mort en 1818. Il fut quelque temps aumônier d'un régiment, mais, nepou- ' vaut supporter le spectacle des horreurs de la guerre, il quitta cette carrière et se voaa à Téducation. U dirigea à Dessan le célèbre phikmthropinumf puis exerça à Hambourg: devint ensuite chanoine et conseiller des écoles à Brunswick, et se retira en 1805 pour s'occuper seulement de travaux littéraires. U fonda k Brunswick une librairie d'éducation qui eut beaucoiu) de succès, et obtint ainsi une grande aisance, n a écrit pour l'enfance et la jeunesse une foule de petits ouvrages pltnns d'inlérêt. Les principaux sont: Robiiuon Cmsoé en dialogues, qui eut plus de 40 éditions, la X>écowerte de f Amérique, H Petite 'Bibliothèque des enfants; Théophron ou le Guide des jeunes gens; on les a réunis en une seule collection formant 37 petits vol., ]839-S'2. La plupart ont été trad. en français. On doit aussi à Campe a'utiles travaux sur la langue allemande.
CAMPÊCHE, V. dn Mexique (Tucataa), sur le Rio-San-Francisco, près de son emb. dans la bai^ de Campêche, par 93* long. 0., 19* 50* lat. N.; 15000 h. Fortifications, bon port, consulat français. Commerce de cire. Cette vUle toi longtemps l'unique entrepôt du bois de teinture dit bois de Campéche,-^me a été assiégée et prise en 1659 par les Ang^s, en 1678 par le corsaire Louis Seol, et en 1685 par les flibustiers des AntiQea.
CAUPENOir (Vincent), né à la Guadeloupe en 1772, mort en 1843, était neveu du poète Léonard. Il s'annonça par des poésies Aigitives, donna en 1 809 lalfatron dôr champs, poème didactique, en 1811 l'Enfant prodigue^ çoème élégiaque, qui firent sa réputation, fut admis à rAcadémie en 1813, et devint chef ae division, puis inspecteur de l'Université, et enfin secrétaire au cabinet du roi. On lui doit une traduction estimable (f Horace en vers, des traductions de l'anglais, des éditions de Léonard, Harot. Delillé et dlntéressants Mémoires sur Delille, publiés en J824. Ses Poèmes et Opuscules ont été réunis en 2 voL in-18, 1823, et 1 vol. in-12, 1^44.
CAAIPER (Pierre), médecin et naturaliste hollandais, né à Leyde en 1722, mort en 1789, fit ses études sous Boerhaave, fut professeur de philoso-
Ehie, de médecine et de chirurgie à Franeker, de k se rendit à Amsterdam et ensuite àGroningue, où il professa la médecine, l'anatomie et la botanique. Il parcourut presque toute l'Europe, et se lia avec les savants les plus distingués. Il joua aussi un rôle politique et fut membre au conseil d'État des Provinces-Uniss. Camper découvrit la présence de l'air dans les cavités intérieures du squelette des oiseaux, et fut un des premiers à s'occuper d'anatomie comparée et de paléontologie. H est surtout connu pour avoir essayé de mesurer le degré d'intelligence par le i^us ouïe moins d'ouverture deron^^ facial. Il a composé un grand nombre de traités et de mémoires sur la médecine, la chirurgie, la physiologie. Les principaux sont : Demcnstrationes anatomicas-paMologicx, Amster., 1760-62; Dissertation sur Us différences des traits du visage; Discours sur Vart de
juger les wmiome es Vhimme patUs ênùude eoa visage; Dwertaiiensmr les wariétée nai^reUes de l'espèee humssine. Jansen a publié uae traduction de ses OEuwree sur ff histoire naturelle, la ph^^logie et Vanatomie comparée , 1803, 3 v, Ja-8. Camper était associé de TAcadémia des icienoes de Pans; Condorcet et Yicq d'Azyr ont composé son Éloge.
GAMPERBUYN ou caicpsboowk F. gaiipbbdqii.
GAMPI LAPiiiKi, auj. La Crau.
GAMPi PBLioBA. F. FHLÉaatBMS (GbampB).
CAMP! aAaim, plaine située prés de Veroeil, oà Marins défit les Cunbres et les Teutons, 102 av. J.-C.
GAMPILE, cii.-L de cant (Corse), à 25 k. S. O. de Bastia; 907 h.
CAMPINE (de MO^Nif, plaine), vaste plaîDe qui s'étend en Belgique et en HoUanâe, àl'£. dfAnws, entre les embouch. de l'Escaut et de la Meuse, n'est guère ou'une lande couverte dç sable et de bruyère, et est fort peu peujplée; on y remarque cependant Hoogstratsn, Tumnout, Lierre, GheeL On Ta récemment canalisée pour la mettre en valeur (1856).
CAMPISTRON <J. OALfiBUT de), podte dramatique, né à Toulouse en 1656, mort en 1 723, vint fort jeune k Paris, y connut Racine oui lui donna des conseils, obtint par s« protection la place de secrétaire du duc de Vendtae, suivit oe prince dans toutes ses guerres et se fit remarquer par sa bravoure. II a fiût un assez grand nombre de tragédies : il donna suocessivement, k dater de 1688 : Virginie^ Armiaiut, Anâronic, Alcibiade; il a aussi composé des (çéru, dont le meilleur est Aeiseî Galalée (musioue de Ludii); une assez bonne comédie , le Jidomx désahuÊi^epdeoit' tribua à le faire admettre à l'Académie fhixiçaise «n 1 701 . Campistron voulut imiter Baeine ; mais, quelque sage dans ses compositions, il 11*001111 le talent da ooncevoir un plan ou ime situation, ni la forée poétique, et n'approcha jamaisde son modèle : on l'a surnommé le siru/e de Racine, Ses oeuvres ont été souvent imprimées, notamment en 1750, 8 vol. in-12.
CAMPITELLO, cb.-i. de canloa (Corse), à 23 k. S. 0. de Bastia ; 280 hab.
GAliPOBASSO,v. det'ano. roy.deNaplaB,eL.-Lde la province de Sannio, à 84 klL N. £. de Naples; 8000 hab.Cdlé8e royal. Armes et coutellerie.
GAMPOBAfiSO (le eoarte de), condottiere napolitain, issu de la maieon flrançaise de Montfort, se mit d'abord au service de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, mais abandonna ee prince à la suite d'«n affront qu'il en avait reçu : au siège de Nancy, 1477, il passa du côté de René, duc de Lorraine, et contribua au gain de la bataiUe où périt Charles.
GAMPOPORiaO, V. de Yénétie (Frioul), à 7 kfl. S. O. d'Udine; 1800 hab. Célèbre par le traité de paix entre la France et l'Autriche, qu'y ngna Booa-
Ci, le 17 octobre 1797 : PAutricne cédait les Paysautrichiens, ainsi que les pam d^ Empire jmar qu'au Rhin, et reconnaissait la RépuUique cissIpiiM ; la France lui accordait en échange Venise et les possessions vénitiennes.
CAMPCniANÈS (D. Pedro Redriguecde), ministre espagnol, né dans les Asturies en 1710, mort vers 1800, fut nommé en 1765 par Gharies lli fiscal du conseil de Gastille; devint en 1788^ sous Charles IV, président de ce conseQ et mimstre, et s'rfforça, pendant son administration, de rderer le commerce et l'industrie; mais les intrigues de Fierida Blanca, favori de Charies tV , le firent disgracier en 1788. Campomanès a publié plusieurs ouvrages sur l'économie politique et sur radministration de l'Espagne, ainsi que des Recher^ies sur Carthage, avec une trad. du P^oted'Hannon, 1756.
CAMPO^ANTO, c.4-d. dump sacré. On nomme ainsi tout cimetière en Italie , mais plus spécialement certaines sépultures consacrées à des hommes distingués et entourées de portiques dont les mnrailles sont peintes à fresque. On connaît surtout ceux de Pise, de Naples et de Bologne.
CAKPO-SANTO, V. de l'anc. duché de Modène, sat
CAHU