CAND
des côtes escarpées , des montagnes très-hautes, entre autres le pic du TénérifTe, qu'on voit à près de 200 k. en mer. Le climat des Canaries, supportable au N. et à l'O. , est d'une chaleur accablante et mortelle au S. et au S. E. Le soi y est d'une fertilité extrême; on élève dans toutes ces lies une grande quantité de bétail ; on y exploite avec grand profit la cochenille. Vins exouis j serins renommés. — Les Phéniciens et les Cartnagmois ont eu jadis des comptoirs aux lies Canaries; mais après la ruine de Gartnage, ces îles furent perdues de vue, et le nom seul A'iles Fortunées resta dans le souvenir des navigateurs. Retrouvées en 1330 par des Français , eUes furent visitées peu après par des navigateurs espagnols qui en prirent possession pour le roi de Castille. En 1345, elles formèrent un petit royaume pour un des infants de La Cerda. En 1402, les lies Fortaventura, Gomera et de Fer furent soumises, pour le roi de Castille, par Jean de Béthencourt, gentilhomme cauchois ; la soumission des Canaries ne fut complète qu'en 1512, après l'extermination des Guanches, peuple indigène qui paraît ôtre d'origine berbère, et qui avait attemt un degré assez élevé de civilisation. Les Africains de la côte N. 0. firent jusou'en 1749 de fréquentes tentatives pour s'emparer des Canaries. — Le premier méridien passait jadis par l'île de Fer.
CANARIS. F. KANNARIS.
CANAYE (Philippe) , sieur de Fresne, né à Paris en 1551 , mort en 1610. fût conseiller d'État sous Henri III, puis ambassadeur en Angleterre, en Allemagne et à Venise sous Henri IV. 11 avait été élevé dans le Calvinisme et s'était converti au Catholicisme. Il a lai^ une relation de ses ambassades et des Mémoires j 3 vol. in-fol.. 1635; on lui doit aussi une trad. française ou plutôt une analyse de VOrganon d'Aristote, m-fol., 1589.— Jean Canaye, jésuite, 1594- 1670, a célébré k prise de La Rochelle dans un gros livre : Ludovici 1111 triumphus de RupeUa capta, 1628, in-fol. On a sous le titre de ConverscUion du mareduil dHœquineourt et du P. Canaye, un écrit satirique attribué à Charleval, où la subtilité des Jésuites est ridiculisée.— Etienne Canaye, 1694-1782, membre de l'Académie des inscriptions, amideFontenelle et de d'Alembert, a donné de bons Mémoires sur Thaïes, Ànaanmandrey etc.
CANGALE, ch.-L dec. (lUe-et-Vilaine), à 13 kil N. E. de St-Malo, sur la côte 0. de la baie de Cancale; 3115 h. On y distingue la ville, située sur une hauteur, et le port nomme La Houle, Les rochers de Cancale fournissent d'excellentes huîtres.
GANCHE (la), riv. de France (Pas-de-Calais), naît près d'Estrées, baigne Hesdin, Montreuil, Ëtaples, et se jette dans la Manche. Cours, 80 kil.
GANCLAUX (J. B. Camille, comte de), général français, né à Paris en 1740, m. en 1817, servit la cause républicaine , eut deux fois le commandement en chef de l'armée de l'Ouest, et sauva Nantesattaqué par 60 000 Vendéens. Il fut envoyé à Naples en 1797 en qualité d'ambassadeur et fut fait sénateur en 1 804.
CiANGON, ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), à 15 klL N. 0. de Villeneuve-d'Agen; 551 hab.
CANCRIN (le comte George), ministre en Russie, né en 1774 à Hanau, m. en 1845 à St-Pétersbourg, était fils de Louis Cancrin (1738-1816), Hessois, à qui l'on doit un bon Traité des mines et salines. Intendant général de l'armée en 1812 , G. Cancrin devint en 1823 ministre des finances. Pendant 20 ans qu'il occupa ce poste, il augmentalerevenupublicpar une habile administration ; il fonda des écoles decommerce, de navigation, des eaux et forêts, et mérita d'être surnommé le Coïhert de la Russie, On lui doit un ouvrage estimé sur l'J^conomts militaire, 1823, en ail.
GANDACE, reine d'Ethiopie au temps d'Auguste, fit une irruption en Egypte Van 20 av. J.-G. et pilla toutes les villes sur son passage jusgu'i Ëléphantine. Battue enfin par les troupes romaines, elle demanda la paix et rentra dans ses États. — U J ^."t plusieurs autres reines du même nom en Ethiopie.
CAND
Cx\NB
tes det Apôtres, Ym^ 27-39, mentionnent une I elles, dont on ministre fut converti et bap-
les Actes det A'
d'entre elles, d
Usé pars. Philippe.— On a pensé que le mot Canddce
pouTait siffler reine ch^z les Ethiopiens, comme
Pharaon signifiait roi chez les Égyptiens.
CAUDAHAR. F. kàmdaear.
CA5DAULE, roi de Lydie, 735-708 av. J.-C. On raconte que ce prince était si vain de la beauté de sa femme, qu'il voulut la foire voir à son favori
trône. Avec Candaule fimt la dynastie des Héraclides.
CANDË, ch.'l. de cant (Kaine-et-Loire), sur rSrdre, à39 k. N. d'Angers, et à 89 S. 0. de Segré; 1826 h. Mines de fer aux environs.
CANDEICH, V. de Tlnde anglaise. F. kandeigh.
CANDEUXE (P. Joseph), compositeur, né en 1744 à Estaires (Nord), mort en 1827, d'abord chef de chant an grand opéra, quitta le théâtre pour s'adonner à la composition et devint professeur à l'Ecole de chant On a de lui, outre des motets, la musique de plusieurs opéras : Castor et Pollux, dont les paroles étaient de Gentil Bernard, est celui qui eut le plus de succès (1791). Sans être créateur, cet artiste avait de la force dramatique et le sentiment de la scène. —Julie Candeille, sa fille, née à Paris en 1767, morte en 1834, se distingua comme comédienne et comme auteur. Elle fit représenter au Théâtre-Français, en 1792, Catherine ou la BeUe femièrej comédie en 3 actes et en prose, qui eut une vogue prodigieuse; elle fut moins neureuse dans laBayodére, comédie en 5 actes et en vers.
CANDELABIA, ]^t. v. de la Plata (Corrientes), à 250 k. E. de Comentes, sur la r. g. du Parana. Belle église. Ch.-l. de mission sous les Jésuites.
CiNDIAG (montgalm de). F. montcalm.
GAIÎDIANO, famille vénitienne qui a donné cinq dogei à la république de Venise dans les a* et z* s. I^ premier, Pierre Gandiano, fut élu en 887, et périt 5 mois après dans un combat naval contre les Naraitins (en Dalmatie) et les Esdavons.— Son fils, Pierre II, doge en 932, fit k guerre avec succès lux Narentins, et mourut en 939. — Pierre III, 3' fils du préc, fut élu en 942. Pendant son gou- Ternemenl^ des pirates de Trieste ayant enlevé^ dans l'église même de Gastello, 12 jeunes Vénitiennes qu'on allait marier, il les poursuivit avec toutes les galères de Venise, et leur enleva leur proie après un combat acharné. Une fête annuelle fut instituée en commémoration. — Pierre IV. fils de Pierre III, succéda à son père en 959. Il dépbya des talents pour la guerre et l'administration ^ mais son faste et son orgueil lui suscitèrent de puissants ennemis : une révolte, dirigée par Urséolo, éclata en 976, et Pierre Gandiano fut massacré avec son fils. — Son frère. Vital Gandiano, ÎMt élu en 978. Après 14 mois de règne, il revêtit l'habit de moine aans le couvent de StrHUaire, où il mourut 4 jours après.
GANDIDUH promoictorium, nom lat. du cap BLàNC.
CANDIE (île de), Crète , graodeUe delà Méditei^ {^ée, au S. E. de la Morée et au S. 0. de TAnatoje; env. 260 000 h.. Grecs pour la plupart; ch.-l. ^die. On la divise en 3 livahs, Candie, la Ganée etReUmo. Hé montagneuse, dont le principal somi^^est lePsiloriti {Ida)\ marbre, alMtre; sol fer- ^ en grains, coton, firuits, miel, huile; vins esti- ^, surtout les vins dits de Malvoisie, — Getteîle changea son nom de Crète (F. ce mot) en celui de C«)die après avoir été conquise par les Arabes, qui TJondèrent en 823 la ville de Candie (en arabe Kan- ^ retranchement). Nicéphore Phocas la reprit en ^l-^«ni86 l'acquit après ui prise de Constantinople PJf lesCroW^ en 1204. Les Turcs la lui enlevèrent en 1669, après une longue guerre. Elle fut cédée en 1833 ^le sultan au pacha d'Egypte, qui la lui rendit en 1841. Elle s'est depuis insurgée plusieurs fois contre «• Turcs, notamment en 1866-68.
CANDIE, HeraeUeaj capit. de l*île de Candie, sur la côte N.; 15 000 h. Archevêché grec. Château,
r»rt pour les barques: les gros bfttiments mouillent l'Ile Dia, qui est vis-à-vis. —Elle fut fondée par les Arabes en 829; commerçante sous les Vénitiens, elle est auj. bien déchue. Les Tyrcs la prirent après un siège célèbre, qui dura de 1645 à 1669. Ruinée en 1856 par un tremblement de terre.
CANBOLLE (Aug. Pyrame de), botaniste , né à Genève en 1778, mort en 1841, était issu d'une famille calviniste de Provence qui s'expatria. Venu à Paris pour étudier la médecine, il pnt le goût de la botanique au cours de Desfontaines, donna dès 1799 une Histoire des plantes grasses, publia bientôt après un Essai svr les propriétés médicales des plantes, aida Lamarck à refondre la Flore française ^ reçut en 1806 la mission de parcourir tout l'Empire pour reconnaître l'état de l'agriculture^ publia à son retour trois beaux rapports sur ce sujet (dans les Mémoires de la Société d: agriculture, 1807-1813), obtinten 1808 la chaire de botanique à la Faculté de Médecine de Montpellier, et donna en 1813 la Théorie élémentaire de la botanique, son chef^'œuvre : il v enseignait les rapports naturels qu*ont entre elles les diverses parties de la plante et analysait la valeur de chacune de ces parties. Persécuté en 1815 comme pour avoir accepte pendant les CentrJours les fonctions de recteur de l'Académie de Montpellier, il se retira à Genève, où fUt créée pour lui une chaire d'histoire naturelle, avec un jardin botanique, et fut élu membre du conseil souverain. Il entreprit en 1818 de donner la description de toutes les plantes connues, et publia les deux premières parties de ce grand travail {Regni vegetabilis systema naturàle, 1818-1821); mais cette publication, conçue sur de trop vastes proportions, n'ayant pu se continuer, il la reprit dans un ouvra^ plus aorégé, Prodromus regnt vegetabilis^ contmue après sa mort par son fils (14 vol. in-8, 1824-1862). On lui doit encore l'Organographie (2 vol. in-8, 1827) et la Physiologie végétale (3 vol. in-8, 1832), qui, avec la Théorie élémentaire, forment un coips de science complet. Outre ces divers ouvrages. De CandoUe a donné un grand nombre de mémoires et d'articles détachés, parmi lesquels on remarque ses Expériences relatives à Vinfluenee de ta lumière sur tes végétaux et sa Géographie botanique. De CandoUe est le seul
aui , depuis Linné, ait embrassé toutes les parties e la science des végétaux avec un génie é^i. S'attachant à découvrir les lois intimes, il suivit les organes des plantes dans toutes leurs transformations ^ et explimia les anomalies apparentes: il fit triompher dénnitivementla méthode natureUe, et poussa aussi loin que possible la classification : il portait à la fin de sa carrière le nombre des espèces connues à 80 000. De Candolle était associé étranger de l'Institut. M. Flourens a prononcé son Éloge à l'Académie des sciences, 1842. II a laissé lui-même des Mémoires sur sa vie. — Son fils, Alphonse de Candolle, associé de l'Institut, lui succéda dans sa chaire à Genève, et continua ses publications.
CAJNDY, V. de 111e de Ceylan, dans l'intérieur, se compose d'une rue unique de 3 kil. de long. ; 3000 h. Nombreux temples de Bouddha. Gandy a été plusieu» fois brûlée par les Européens. C'était jadis la capit. d'un petit Etat situé au centre de llle. Les Anglais s'en sont rendus maîtres en 1815.
CANEE (la), Cydonia, v. de l'île de Candie, sur la côte N.; 12300 h. Citadelle, port avec phare. Consulats français, anglais, russe. C'est la ville la
S lus commerçante de l'île. Elle appartient aux Turcs epuis 1645.
CANÉPHOBES,. c.-à-d. en ffrec porteuses de corbeilles. On nommait ainsi à Athènes de jeunes filles de distinction attachées au service de Minerve, qui portaient sur leur tête, à la procession des Panathénées, des corbeilles entourées de guiriandes de fleurs et remplies d'objets consacrés au culte.