GARN
italien, ne à Cannagnole en Piémont , en 1390, de parents obscuis y fnt d'al>ord gardeur de ponrceaox^ puis Yalet d'armée. Entré comme simple soldat en 1412 dans les troapes de Philippe MniîA Visconti, dac de Milan, il se distingua sons les yeux de ce
grince, tôt bientôt élevé pqr Ini au commandement e tontes ses armées » et fut le libérateur du Milanais. Il finit par devenir odieux à Visconti, qui craignait sa puissance, et s'enfuit à Venise en Î424. Les Vénitiens lui confièrent la direction de leurs forces. Il Tainouit à Kacalo, en 1427^ les quatre généraux les plus babilos de l'Italie, François Sforza, Piccinino, Ange de la Pergola et Guido Torello; mais sa générosité envers les prisonniers le rendit suspect au conseil des Dix. Quelques revers, et notamment une défaite éprouTée par la flotte en 1431, avant paru confirmer les soupçons, il fut rappelé à Venise en 1432 ; il y fit une entrée triomphale, mais le lendemain de son retour il fut jeté dans les fers, et bientôt il périt sur Tédiafaud. Cette catastrophe a fourni à Manzoni le sujet d'une tragédie.
CARMAlflE, Carmania. auj. Sermon^ Laristafiy et partie & 0. du KàbotU; prov. de TancL Perse, eatre le golfe Persique au S., la Parthie au N., la Persidei l'O., l'Âne, la Gédrosie, la Drangiane à l'E., se divisait en Carmanie maritime, au S.; ch.-l., Garmana; et Carmanie intériettre ou déserte ^ au N. Cette dernière offre d'immenses plaines de sable, incultes, salées, presque solitaires ; cependant l'on 7 élevait des moutons renommés.
CARHARIHEN , F. caermartheu .
CAAMATH» GARMATHES. F. karhath, etc.
CARMAUX OU.CRAUAUX, bourg du dép. du Tarn, à 16 k. N. d'Albi; 3743 h. Riche houillôre.
CiBHEL (mont), Carmehis^ montagne de Syrie (Acre), entre la mer à ro. et le Cison à l'E. , s^étend <«poi8 Gésarée au S. jusqu'à la baie d'Acre au N., où il forme un cap, par 32* 51' iat. N. , 32*39* long. E. Ce mont, haut de 1000", passe cour avoir été a demeure du prophète 2lie. Un célèbre couvent de Carmes v fut construit au xii» siècle : démoli en 1821 par Abdallah, pacha de St-Jean-d'Acre, il aélé recon- Jruit depuis 1828 avec le produit des quêtes faites MM toute la chrétienté : on y exerce l'hospitalité.
CABUEL (reHgieuz du mont), ermites institués «û 400 sur le mont Cannel. par Jean, oatriarche de Jérusalem, en l'honneur au prophète Èlie; ce sont «nx qui ont donné naissance à Perdre des Carmes.
CARMÉLITES, congrégation de religieuses qui smnient la règle des Cannes. Cette congrégation, introduite en France dès 1452, fut réformée par Ste Thérèse en 1562 : le cardinal de Bérulle et lune Acarie firent adopter cette réforme en France, ^est dans un couvent de Carmélites de Paris (rue d Enfer) que se retira Mlle de La VaUière.
<^ARMBNTA, prophétesse d'Arcadie qui rendait «s oracles en vers [carmen)^ eut de Mercure Bvan- ^re, avec leauel elle passa en Italie. Après sa mort, les Romains lui élevèrent un autel entre le Tibre et w mont Capitolin près d'une des portes de la ville ?u on nomma en son honneur Porte Carmentale et qui fut appelée plus t&rd PorU Scélérate,
JARMENTALE (porte). F. garmenta.
CARHBS, ordre religieux, originaire du mont J^nnel en Syrie, d'où il tire son nom, fut formé au commencement du xn« siècle, reçut, en 1209, une i^Kle d'Albert, patriarche de Jérusalem et fut connrmô en 1227 par le pape Honorius; il fut introduit ^.Europe par S. Louis en 1238. Les Carmes vian^^i *'^; ohaervaient le silence et se livraient *« jeûne et à la prière. Ils portaient une robebnme ^^e chape bianche avec des barres de couleur
'^id'oùle nom de J^orr^ qu'on leur donnait aussi. »î??^ «iTiGfis, religieux instituée en 1432, sui- ^«it la règle des Carmes, adoucie par Eugène IV. uSrS"^* DÉCHAUssâs, congrégation religieuse étar»L?*^ le XVI* siècle, n'était qu'une r&orme des cannes. Cette réforme lUt d'abord appliquée à des
couvents de fsmmes par Ste Thétrtfse, 1562 F. cav^ wÉUTBs); puis cette sainte, aidée de S< Jean de la Croix, l'introduisit dans les couvents d'hommes. Cet Carmes marchaient pieds nua (d'où lear nom).
CARMOlfA, V. d'Espaffne(SéviUe), à 30 ttUl E. de Séville, sur le Carbones ; 20 700 hab. Château en ruines. Priseen 712 par Mousa, elle devint très-florissante sous I^Maures; eUe leur fut enlevée en 1247.
GABaiOIfFBLLE (N.), auteur dramatique^ né à Paris en 1717, mort en 1806, fut lecteur du duc d'Orléans. Il est le créateur de ces petites comeéies connues sous le nom de Ptoverbet drumafimM», et réussit fort bien dans ce genre léger. Il publia un premier recueil de ces pièces de 176S à 1781, en 8 V. in-8; on apublié après sa mort, en 1811 et 1825, plusieurs de ses proverbes qiii étaient restés inédits.
GARNAG, vge du dép. du Morbihan, à 10 k. S. £. d'Auray; 541. On voit aux environs d'immensesmi' nés de monuments celtiques : 1200 pierres plaeées en quinconce dans une vaste lande forment d(9s espèces de rues tirées au cordeau.
CARifAK, V. d'Egypte. F. kahnak et TV&MSi
CABNAR¥ON, V. d'Angleterre. F. CABMfAHVOi».
CARNATIC, prov. de l'Inde. F. xarnatic.
CAItN ATAIi , temps de fêtes et de divertissements qui précède le Carême, commence le 6 janvier, jour de rËpinhanie, et finit le mardi, veille du mercredides Cenures. On fhât dériver le mot Carnaval de cam (pour coro, chair) et analer, parce que» l'on mango beaucoup de diair pendantie Carnaval pour se dédommager de l'abstinence imposée pendant le carême; d'autres, avec plus de raison , font venir cemot de coro vahy c'est-à-dire, adieu la chair. Les travestissements de tous genres^ les bals nocturnes et masqués, les promenades du Dimanche-Gras et du Mardi-Gras sont les principaux amusements auxouels on se livre pendant le Carnaval. Le earna\'al de Venise et en général ceux des pays méridionaux sont les plus célèbres et les plus nrillants. Cet usage semble être un reste des fêtes populaires des anciens et de celles de nos pères, telles que les Bacchanalee^ les Luperca*- 2es, les Saturnales^ la fête des PouSy de VAne^ etc.
CARNÉABE, philosophe grec, fondateur de la 3* Académie, né à Cyrène vers 215 avant J.-C. , cn^ seigna dans Athènes, et vécut 90 ans. Il professait une espèce de scepticisme mitigé : il ne disait pas, comme Arcésilas, que la vérité n'existe pas, mais que l'homme ne peut la connaître, et qu'il est réduit sn tout à la vraisemblance ou à la prooabilité. Pour lui, la loi morale aurait consisté, au dire de Cicéron {Acad, n, 42), dans la satisfaction des premiers besoins de la nature. Il combattit les Stoïciens avec acharnement; il disait lui-même que s'il n't avait pas eu de Chrysippe, il n'y aurait pas eu dTe Carnéade. Député par les Athéniens, avec CritolaQs et Diogène de Babylonie, auprès du Sénat de Rome pour faire une réclamation (155), il fit briller son éloquence aux yeux des jeunes Romains; mais à la suite d'une séance où il avait successivement parlé pour et contre la justice, Caton proposa de renvoyer au plus tôt un sophiste si dangereux.
GARNERO, golfe de l'Adriatique. F. quarnero.
GARNI, peuple de la Vénétie. Ils occupaient la Camiole et le rrioul^ et avaient pour ch.-l. Ju^tuiti Camicum (auj. Zugho).
GARNIÈRRS, ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 8 k. E. de Cambray; 1606 h. Sucre de betterave, genièvre, distilleries. — V. de Belgique (Hainaut) , sur la Haine, à 16k. 0. de Charleroy: 2000 h. Houille; fer-blanc. Henri l'Aveugle, comte de Namur, y battit en 1170 Godefroy, duc de Brabant, etBaudom IV, comte de Hainaut.
CARNIOLE, en ail. Krain, anc. prov. des États autrichiens, roy. d'Illyrie, bornée au N.par la Carinthie, à rE. par la Croatie, au S. par la Dalmatie et l'Adriatique; 525000 h. Elle forme auj. les trois cercles deLaybach, Neustœdtl, Adelsberg. Au N. sont les Alpes Carniques et Juliennes ; on y trouve des
CÂRR
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robservation de la nature à rimitation d&s mefUean maîtres. Bientôt il appliqua lui-même ce principe dans un magnifiqtie taoleau : la Fridicatwn de 9. Jean-Baptiste,. Les plus beaux tableaux de Louis sont à Bologne. Le Musée du Louvre possède rjpparrfûm de la Vierge et de renfarU Jésus à S. Hyacinthe, V Annonciation y la Nativité, la Vierge et Venfant Jésus, et Jésus mort sur les genoux de sa mère. L. Carracne excelle par réléTation et le erandiose , mais laisse à désirer relativement à la couleur et au dessin. — Augustin C, né à Bologrne en 1558, mort à Parme en 1601^ s'est surtout illùstnô par un tableau de la Communion de S. Jérôme (au Louvre) , regardé comme un chef-d'œuvre. Augustin aida son frère Annibal dans une partie des trayaux de la galerie Famèse. U est également célèbre comme graveur; enfin , il composa pour l'Académie de Bologne un Traité de perspective et d^architecture. — Annibal C. , frère du préc.. né à Bologne en 1560, mort à Rome en 1609, est regardé comme le plus grand peintre de sa famille. Ses i)rincipaux ouvrages sont : S. Roch distribuant ses richesses aux pauvres (h Dresde), les peintures du palais Famèse, le tableau du Silence, V Apparition de la Vierge, à S. Luc, la Itésurrection, le Martyre de S. Etienne, Le style d'Annibal est surtout remarquable par le grandiose, l'élévation et la noblesse. — Antoine C, fils d'Augustin, eut aussi de la réputation : le Louvre possède de lui un bon tableau du Déluge.
GARKARA ou carrare, ville forte de l'anc. du* cbé de Modène. gouvernement de Massa, à 5 k. N. 0. de Massa, sur l'Avenza; 6000 h. Célèbre par ses magnifiques carrières de marbre blanc. On y voit une grotte à stalactites très-curieuse.
CARRARA ( principauté de massa-bt-). V. ukssk. CARRARE, Carrara en italien, famille gudfe, qui exerça pendant plus d'un siècle le pouvoir souverain à Padoue. £n 1318, Jacques C. fut déclaré chef de la république de Padoue ; mais il fût forcé pendant tout son règne de combattre pour maintenir sa souveraineté. Il fut même oblige de la partager avec Frédéric, duc d'Autriche, pour obtenir de lui des secours contre Cane délia Scala, seigneur de Vérone. — Son neveu et successeur, MarsilioC, attaqué par un de ses oncles, transféra entièrement à Cane délia Scala la seigneurie de Padoue, en ne conservant dans la ville qu'un pouvoir administratif (1328). Il parvint cependant, en 1337, avec l'aide des républiques de Florence et de Venise, à recouvrer sa souveraineté. Il mourut en 1338. —Il eut pour successeur son neveu Ubertino, qui fut confirmé
pour lui succéder; mais à peine avait-U été reconnu seigneur de Padoue, qu'il fut assassiné par Jacques II. neveu de Jacques I. — Jacques II fut reconnu par le peuple, ffouverna avec assez de sagesse, mais périt bientôt lui-même assassiné par un bâtard d'un de ses oncles (1350). — Giacomino C, frère du préc., ftit proclamé seigneur de Padoue, conjointement avec son neveu François, fils de Jacques II. Pendant cinq ans ils maintinrent entre eux la meilleure harmonie, et l'État prospéra par leurs soins réunis; mais au bout de ce temps, François, informé que son oncle avait formé le projet de le faire assassiner, le prévint en l'arrêtant Im-môme (1355), et en le renfermant dans une forteresse où il mourut en 1372. François fit la guerre aux Vénitiens : d'abord battu et forcé de nayer tribut (1372), il eut plus de succès en 1378; if faillit alors causerie rume de Venise, et se fit relever de toutes les conditions onéreuses
Si lui avaient été imposées par le précédent traité, pendant, en 1388, il fut vaincu par Galéas Visconti, et contraint de lui livrer Padoue et Trévise. H fut lui-môme enfermé dans un château fort, et y mourut en 1393. —Son fils, François II, parvint en 1390. avec l'aide des Vénitiene et des Florentins,
& rentrer dans Padoue; mai» aACaqii4( pen tpiCi el vaincu par œs aidmc9 YénitieDa^ il fat' eondoit i Venise, et étranglé dans sa priMOy avecdsexdasas fils (1406). ^ U laissa deux autres enteMs dmt le dernier^ après avoir sem contre !« Vénrtien»i fat aussi fait prisonnier et eut la têts tnnchée ca 1436. En lui finit ia maison de Gamre.
CARRÉ DRMeiraCBBOlfb F. «MTOBBOir.
CARRBL (Annaod) , écriistii. politM|H9', né à Rouen en 180O> d'un» ftuniUe d» eomnnrçaiils, servit quelque- terap» comme soii»'lieuteimit, pasB en Espagne en 1833, et s^enrôla dan» va bataillon français qui combattait pourlesCortèn ; fût pris et traduit devant un oaomi de gnem, et n'éâiqipa gu'avec peine à une oandamnation oqittate (IKÛ); fonda au oemmenenneitt de 1880, vf» MM. Thiers et Mignet, lé JWnltofiat, fimille qui dès aon. appuition exerça une grande inflneDoe-anr rooiniQa; devint après la révolutian de Juillet la réoaslear ea chef de ce journal, et yprofessa onwrtement le» doctrines républicaines^ il e«t par suite à soutenir planeurs procè» de presse, dont on en 1934, deiant la Cour des Pairs : il se défendit Ini-mâme et moatn une grande hardiesse. Il périt de la manière la pli« malheureuse en 1^6, tué dan» un dnel politiqi:& Carrel exerçait un gnmd empire sur son parti : seul peut-être il eût pu le discipliner; il a ménté l'estime de ses adversairM même» par la loyauté de aen caraetère. Outre ses article» de journaux» on a. de lai : Résumé de rhistoire des Gf9Csmodemes, 18*25; Histoire dé la contr»^réw>lu$ion en Angleterre^ 18)7; Bssai sur la vieet les éerits de Pasd Lonis Ouirier (en tète de»- OEuvres de oet éorivain). MM. Littré et Paulin ont publié en 18S7-58 ses (Mumree poiitiquss et Utiéraires, aveo une Notice biographique. CARRBY, compositenr anglais. F. cabet (H.). CARRHBS, Ccirhse en latm, Hwran et Choraa dans la Bible, am. Hmran, v. de Méeopotaraie, au S. d'Ëdesse , célèbre par le séjour d'Abraham, par la défaite de Crassus (53 av. J.-C) et de Gaière, 296. GARRICK, anc. division de PËense, dans le comté d'Ayr, au S., sur le golfe de la Glyde; 53 k. aur Si; 21 500 hab. Villes principales, llaybole et Girvan Mines de fer et de oouiUe: carriàre» de Utnd-cooi, bois fossile. Les fils aînés de» rois d'Axase parlaieD^ le titre de oomtes de Carrick.
CABRiCK, V. d'Irlande, dans le comté de Tîpperary, sur le Suir, à 22 kil. N. 0. de Waterford; 11 (XX) h. Aux environs, magnifique diâteau deCur^ raghmore, au marquis de Waterford.— V. d'Irlande (Connaught), sur le Shannon, ch.-l. dn comté de Leitrim; 2000 h. — CARWCX-PKBons,v. d'Irlande (Antrim), à 26 k. E. d'Antrim, sur la baie de Carrick- Fergus; 8700 h. Châteaufort et prison. C'était jadis la ville maritime la plus considérable de l'iriande sept. Industrie assez active; pèche. Prise en 1315 par Robert Bruce, en 1760 par le Franoais Thurol.
CARRIER (J. B.), l'un des honunes les plus sanguinaires de la Révolution, né en 17&6 près d'Aurillac, était procureur avant 1789. Il fut en 1792 nommé député à la Convention, et fliten 1793 envoyé en mission dans l'Ouest, où la guerre civile était dans toute sa fureur. Carrier rappela par ses cruautés les tempe de Néron : il fit construire des bateaux à soupape qui noyaiâit cent personnes à la fois; il inventa ces horribles exécutions, qu'il nommait tMy riages républieavu^ et qui consistaient à garrotter ensemble un homme et une fenune qu'on précipitait dans la Loire ; on évalue se» victimes à 12 000. Ce mon* stre fut traduit devant le tribunal révolutionnaire^ condamné à mort et exécuté le 16 décembre 1794.
CARRIÈRES (Le P. Louis de), prêtre de l'Oratoire, né près d'Angers en 1662, m. en 1717, avait d'abord été militaire. On lui doit une traduction estimée de la Bible, avec on Commentaire lUtéralj Paris* 1701- 16, 24 Toi. in.l2; 1750, 6 voL in-4; et 1788, 10 voL in-12. Elle a été reproduite dans la Bible de Venee. CARRION DB CALATRAVA, V. d'Espaguo (HancJi6)«
CâU:
CJLRT
nrts delà Guadiana et de GalàlnvarVfeja, à^lL. N. E. de Ciudad-Réal ; 3000 h« Iftines d'argeot aux eav. —
aRBJ01T-DI4OB-CONDB», ^ d'EMMlgUe (TOFO) . SUT la
FIT. de Carion, à 32 k. N. 0. de Paleneia; 3000 h. Célèbre bataille entre Ferdinand dit 2a GnmA et Bermuda 111, en 1031. Ce dernier y périt» et avec lui finit la dynastie de Léon..
CARRIOlf (Benii de) , mafquis de Nisas, lieutenant général, né Tara 1 660 aana le Languedoe, m. en 1 754, se distingua au siège de Barcelone, 1697, et à la.ba-> taille de LuBara, 1702; défendit Toulon contre lea Impériaux, 1707 , et fut nommé lieutenant du nu en Lingnedoo. On lui doit rétablissement des canloniniers sur les grandes routes et plusieurs éorita.
OLBBioii-insAa (le baron Henn de) , milttiiire et homme de lettres, de la même famille que le préc, né à Pézenas en 1767, m. en 1841 , était officier de canlerie en 1789. Il s'attacba à Bonaparte iq)rèa le 18 brumaire, entra au Tribunal, où il appuya, rétablissement de l'Empire, fut néanmoins disgnioié un moment pour avoir combattu quelques dispositions reiatives à Thérédité, rentra en gr&oe en 1606, fut fait ooionel et rendit des services signalés, surtout dans les cainpagnea d'Espagne et de Portugal, d'Allemape etde France; remplit sous la 1** Restauration les fonctions de secrétaire général du ministre delà auerre, mais se rallia à Napoléon en 1815, rédigea radreaae lue au Gbamp de mai au nom du peuple français, et défendit Tigoureusement les ponts ae St-Cloud et de-Sèyres, ce oui lui valut de la part <la gouvernement provisoire le grade de généra de bn^e. Il quitta définitivement le service après le triomphe de rennemi. On a de lui : Organisation de » forée armée, 1817; Histoire de Vari miliiaire, 1823; Campagne d'Allemagne en 1800, publiée en 1829. Il avait aussi composé des tragédies qui eurent peu de succès — Son fils, Antoine, né en 1794. d'a- Dord attacbé aux bureaux de la guerre, élu représentaatdu peuple en 1848, a^est fait connaître par des ^ts politioues et bistoriques, parmi lesquels on remarque : les Pewples et lesÂrméêSy 1820; Amo*- Porfeat Napoléon^ parallèle ; Des idées républicainesy 1821. Le père et le ùx^ ont travaiUé au recueil intitulé . Victoires et conquêtes des Français.
GAHRON, T. d'Ecosse (Stirling), sur ime riv. de même nom, à 15 kil. S. K de Stirling. Forges 60Qsidérablee, immenses fonderies établies en 1760 et qui emploient 2000 ouvriers. — C'est de là que sont loiUbs en 1774 les premières earonades (7. oe mot dans notre Dict. itntv. des Scienees).
CAUtON (Guy Toussaint Julien), prêtre, né à l^^naes en 1760, mort en 1820, fonda dans sa ville liAtale en 1789 une manufacture de toiles où 2000 Pmres étaient employés, et ouvrit uxk asile pour les filles arracbées au vice. Déporté à Jersey en 1792, il y fonda des écoles, une bibliothèque et mie pbar- Bucie pour les émigrés ; puis il se rendit à Londres, où il fonda plusieurs écoles gratuites. Rentfé en Jruice au. retour des Bourbons, il fût mis à la téta M Institut de Marie-Thérète , fondé pour lea jeunes personnes dont les familles avaient perauleur fortune pendant la Révolution. Ce pieux ecclésiastique a laissé ^ grand nombre d'ouvrages de piété devenus populaires : les Écoliers vertueux, le Trésor de la jeur *<w, le Modèle des préires. Vies des justes, etc.
CABBOUGES, ch.-L de c. (Orne), à 29 k. N.O. dÀlençon;, 812 bab. Vaste château du xiv siède. ^Ofges, mines de fer. Foire célèbre^ coimue aoua le ûûm de Petit Guibray.
CABROUSEL, espèce de jeu militaire, se compose <t\iiie suite d'exeroices à cheval exécuta par des çttodriflea de seigneurs richement vêtus, et entre* oiélés de représenUtions allégoriaues tirées de la iJu»e ou de rhistoire. Les carrousels, dont l'origina ae remoDte pas en France au-delà ae Henri IV, furent importés d'Italie et remplacèrent les tournois. *^ l" carrousel en France eut lieu en 1605 dans tikétel de Bourgogne. Louis XIII et Louis XIY ea
donnère&ldetrèi4>rill«ntSb On remarqua notammeot ceux donnés en 1662 à Paris, devant les Tuileries, sur la plaoe appelée depuis vlaee du Carrousel^ et en> 1664 à Versailles, tous aeux en Thonneur de Mlle de La ValUère. Ces divertissements cassèrent d'être de mode au xvin* siède.
GABS ou KABB, V. forte de Turquie d'Asie (Arménie), di.>I. d'un pacfaalik de même nom, sur la frontière de Perse, par 40* 25' lat. N., kV Itf long. E.; 12300 hab. Prise par les Russes en 1828 et en 1855 et rendue à. la paix. — Le ptchalik est entre ceux d'Eizeroum et de Van, et compte 130000 h.
CARSTBlVS^Asmus Jacob), pemtre danois, né près de Sleawig en 1754, m. en 1798, était fils d'un meup nier et eut sa mère pour premier maître de dessin. Il se rendit à Berlin vere 1789, y fut nommé professeur de dessin, alla se fixer a Rome en 1798 et moumt dans cette ville. Le genre allégorique et les sujets béroiques de la mythologie convenaient surtout à son talent. Parmi ses dessins on remarque la Mort d^AchiUe;- la Chute des Anges; la Visite des Argonautes au centaure Chiron, et le Mégo' ponte , dont l'idée est empruntée de Lucien.
CARTBAUX (Jean François), général des armées françaises, né daos:la Franche-Comté en 1751 , mort en 1813, entra an service comme soldat, et parvint de grade esk grade jusqu'à celui de général de brigade. IL réduisit en 1793 les Marseillais insurgés contre l'autorité de la Convention, commença le siège de Toulon, qu'acheva Duçommier, et défendit la Convention au 13 vendémiaire. Il commanda en. 1804 la principauté de Piombino. Ce général cultivait la peinture avec succèSb
CAiRTElA. aujo Algésiras, selon les uns, abraltar ou Boeadillo selon d'autres, v. de Bétique, au S* 0., chea les BattidiPœni , sur la Méditerranée. On croit que c'est l'ancienne Calpé ou même Tartasse, Elle fut fondée par les Carthaginois et reçut une colonie romaine en 1 7 1 av. J.-C C'est à Carteia que fut tué On. PoII^}6o le fils, après la perte de la batailled» Munda, 45 av. J.-C..
CARTELLIER (Pierre), sculpteur, membre de l'Aoadéniie des beaux-arts, orolesseur à l'Scole des beaiix-4ivt8, né à Paris, en 1 757 , de parents pauvres, mort en 1831 , a produit un grand nombre d'ouvrages remanruables. Les principaux sont les statues de la Puieur (pour la Malmaison) v de la Victoire (au Luxembourg), de Vcrgniaud, du prince Louis Bo» naparte, d'Aristide; le bas- relief de la Gloire, sur la façade du Louvre, et celui des Jeunes filles de Sparte dansant decant un autel de Diane, au Musée des Antiques, la Capitulation d^Ulm, sur l'arc de triomphe du Carrousel. Quatremère de Quincy a donné une Notice sur sa vie et ses ouvrages,
GAETENNA, V. d'Afrimie (Mauritanie Césarienne), auj. Tenet . reçut une colonie romaine sous Auguste
CARTSBET (Philippe), navigateur anglais, fit, de 1766 à 1769, partie de rexpédilion commandée par le capitaine W^is pour découvrir de nouvelles t^res dans rhémisphère austral: reconnut plusieurs îles au S. des îles de la Société et l'archipel de Santa^ Cruz de Mendana, qu'il appela îles delà Reine-Charlotte; découvrit en 1767 les lies qu'il nomma Gower et Carteret (par 1 58* 28' long. E. , 8* 60' lat. S.) , et revint en Angleterre en 1769. La relation de son voyage a été publiée avec celle du 1** voyage de Cook par Hawkesworth, et trad. en français par Suard.
CABTÊSIENS, partisans de Descartes, r. ce nom.
CARTHAGB,Cart/ia90 en latin, Cordb^'dbn en grec, célèbre viUe de l'Afrique ancienne, sur la côte N. E. de la Barbarie actueÛe, au fond d'un petit j^lfe dit golfe de Carthage (auj . g. de Tunis). On y disUnguait 3 quartiers : Megara, Byrsa ou la citadelle, et le quartier de» deux ports (le port marchand et le port militaire appelé CofMfi). Cnantier», arsenaux, magasins immenses, beaux palais , etc. ^ Les Carthaginois [Carthaginienses et Popnt) sont célèbres par leur ao» tivité commerciale, leur puissance maritime . Mure