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CHAPITRE, le corps des chanoines. F. chanoines

CHAPMAN (George), poète anglais, né en 1557, mort en 1634, était savant dans les langues latine et grecque. Il traduiât en vers anglais Vlîiade (1600) et VOdyssée (1614). On prétend que Pope a fait de cette traduction un plus grand usage qu'il ne l'a avoué. On a aussi de Chapman 17 pièces dramatiques, qui sont estimées. Ce poète fut lié avec Shakespeare, Ben- Johnson et Spenser.

CHAPPE D'AUTEROCUE (Jean) , de l'Académie des sciences, né à Mauriac en Auvergne en 1722, embrassa l'état ecclésiastique et se consacra à l'astronomie. Il fut envoyé en Sinérie pour obsei-ver le pas- , sage de Vénus fixé au 6 juin 176J ; il donna la Belation de son voyage. Paris, 1768, 2 vol. in-4, avec un atlas grand m-fol. Il se rendit ensuite en Caii-

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fbrnie ^oat y observer un antre ^aaeige ée Yônns aimoDcë pour le 3 iain 1 769, et mourut dans ce pays* à San-Luear. le 1*' août suivant. Ses observations forent publiées par Cassmi, Paris, 1772, in-4, sous le titre de Voyage d$ Caiifbmie, — Claude Cnappe, son neveu. néiBrûlon, dans la Vaine, en 1763, mort en 1805. inventa en 1790 le télégraphe aésien, et fût n(»nmé administrateur du nouvel ôtab isMment. On lui a contesté le mérite de TinvenUon {V, AMONTONs) : il eut du moins celui de l'exécution, et fit en 1793 la !'• appHcatton de la télégraphie. ^ Son frère, Jean Chappe, a donné jme HigUnre délia Télégraphie, 1824.

€BLAPSAL (COiarles Pierre), grammairien, né à Paris en 1787, mort en 1858, d*abord employé à llidtél de ville, se consacra ensuite à la rédaction d'ouvrages classiques qui ont fait sa réputation et sa fortune. Le principal est une Nouvelle Grammaire française AYec Exercices^ en collaboration avec Noèl, ouvrage plus complet et plus logique que la Grammaire de Lhomond, et qui eut un rapide et légitime succès. Publiée pour la 1'* fois en 1823, cette grammaire comptait à la mort de Fauteur plus de 40 éditions. Riche des fruits de son tra^, Chapsal se retira au château de Polangis^ près de Joinville-le-Pont (Seine), et devint le bienfaiteur de la commune. Il légua en mourant une somme de 80 000 francs pour être distribuée en secours et encouragements aux instituteurs de la banlieue de Paris.

CHAPTAL (Jean Antoine) , comte de dianteloup, né en 1756 à Nogaret (Lozère), mort en 1832, se fit recevoir docteur en médecine à Montpellier ; (ùt appdé en 1781 à une chaire de chimie qui venait détre fondée dans cette viUe, éleva une fabrique de produits chimiques qui le fit bientôt connattre dans toute TEurore, et reçut de Louis XVI en 1786 des titres de noblesse. En 1793 , il fut appelé à Paris pour diriger la fabrique de poudre de guerre de Grenelle, et déploya dans ces fonctions une incroyable activité. 11 professa quelque temps la chi-

un grand nombre de mesures utiles aux progrès de Tagriculture et de Vindustrie. Il fut en sortant de charge (1805) nommé sénateur, et devint pair de France sous la Restauration (1819). Chaptal n*a fait aucune découverte du premier ordre, mais il a propagé l'étude de la chimie par ses leçons et ses écrits, et lia fait les plus heureuses applications de la science à l'industrie : on lui doit la fanrication artificielle de Talun, du salpêtre, de ciments imitant ceux de pouzzolane, le blanchiment à la vapeur, l'art de teindre le coton en rouge d'Andrinople, etc. H fut un des fondateurs de la Société d'encouragement de l'industrie nationale. Ses principaux ouvrages sont : Éléments de Chimie, 1790; Chimie apvliquéeaux arts, 1806 ; Chimie appliquée à VagrieuUuret 1823 ; Plnduttrie française, 1819.

CHAHAS (Moïse) , pharmacien, né à Uzès en 1618, m. en 1698, se fit connaître par des travaux sur la thériamie qui lui valurent le titre de démonstrateur au Jardin du roi, se vit forcé de quitter ce postacomme protestant, alla exercer son art aTec un grand succès ea Angleterre, en Hollande, en Espagne, mais fut dans ce dernier pays dénoncé à l'inquisition et n'échappa à Va%Uo4arfé qu'en abjurant. Il finit ses jours en France, où il fut admis à l'Académie des soiences en 169). On a de lui : Pharmacopée royale, 16f72, ouvrage qui fut traduit dans plusieurs lan- «ues; Traité de ta ThMaque, 1668; Expériences sur la vipère, 1669. Il recommanda le set essentiel de vipère (sous carbonate d'ammoniaque) contre la morsure de ce reptile, d mt ce sel ost en eff^et resté le meilleur antidote.

CBARAX, aoj. Karaca^a, cap de la Chersonèse Titarique, au N. £. du Criu-Métopon.

cauRâx Pisini, auj. Karem, v. de la Susiane,

près du golfe Panique, aurle Gopralés, entre Pffelœus et lePasiOgris, faisait donner le nom deCfta* raeène au pays environnant. Elle fût agrandie pir Alexandre, ce qui la fit appeler Àlemindria Chmcenes. Patrie de Denys le Fériégète et d^Isidore.

CHARBONNEBDL, CHARBONlOERe. 7. GOBOHAM.

CHARGA8, ville dé la Bolivie. F. cmouiiACA.. CHABDCf (J.), voyageur, né è Paris en 1643, mort près de Londres en 1713, était fila d'un bijoutier protestant II ftit envoyé jeune en Pevee pour y faire le commerce des diaznants, ea revint en 1670. et y retourna en 1671. Il plut an roi de Pane qm le nomma son marchand, et il profita de son s^oer dans ce pays peu connu pour rétudier avec soin et le faire connaîtra à see compatriotes. Voyant à «on retour que les Protestants étaient perséeuté» ea France, il se rendit en Angleterre, ltf81, et y fut fort bien accueilli par Gharlâ* II, qui le nomaa son plénipotentiaire en Hollande. Cnardin a publié an Voyage en Perse (Londres, 1686 et 1711), ibrteftimé pour l'intérêt des matières et pour l'exactitude des faits. M. Langlès en a donné une édition plus complète , Paris, 181 1, la v. io-d. U paraît que Gnardin rut aidé dans la rédaction de son Fesfsge par Fr. Charpentier, de l'Académie Française.

GBARnni (j. B. Siméon) . peintre de genre , né à Paris en 1699, mort en 1779, était fiJs d'un menuisier et se forma seul : sa manière, qui procède par empâtements successifs, diflère complètement des traditions de l'Académie. Ses taUeaux, un peu dans le goût des Hollandais, reproduisent dessoMes d'intérieur et des objets familière. Ils se distinguent par la vérité, une naïveté charmante, un pinceau léger, un coloris vif et frais, qui donne aux objet» un relief surprenant. Son chef-d'œuvre- est un Bénédicité, qui est au Louvre. Chardin était Vamide Diderot, qui s'tnA)init de ses conseils.

CHABDON (Ordre du), ordre écossais, fondé en 1540 par Jacques V, roi d'Êoosae, et renouvelé ea Angleterre après la réunion des deux reyaumes, est destiné à la noblesse écossaise et ne compte que 16 membres. Les insignes sont un écusson d'or sar lequel est figuré un S. André portant sa croix , et une plaque représentant un chardon à feuiDe d'or avec cette devise : Nemo me impune laeesset, — Louis II, duc de Bourbon, avait institué en 1670, à i'ooeaaioii dé son mariage avec Anne . fille du Dauphin d'Auvergne, un ordre du Chardon qui subsista peu.

CHARDON DE LA ROCHETTE (Simon), philologue et bibliographe, né dans le Gévaudan ea 1753, mort à Paris en 1814, fut un des principaux collaborateurs de W Bibliothèque des romans grecs. Il ipablié en outre une Histoire de la vie et des ouvrafa de La Fontaine, 1811, et àeg Mélanges de critiqu» et de philologie, 1813; a donné une édition abrégée des Racines grecques (ISÙH), et plusieure éditions d'opuscules rares : Vie delà marquise de Courcdles, 1800; leSémélion, histoire du marquis de BeUe* Isle, 180T; Histoire secrète du cardinal Ridielieu, 1808< Il préparait, quand il mourut, une édition de VÂniholegiej d'après le ms. palatin.

CHARENTE, ôarantonus, riv. de France, naît à Chéronnac (Hte - Vienne) , arrose les dép. de 1» Charente et de la Chair.-Inf.^ passe à Ruflec, Angoolôme, Jamac, Cognac, Saintes, TaiUebourg, Tonnay-Charente, Rochefdrt, Soubise ; reçoit Ta Bodnieure, le Brouage, la Boutonne', et se jette dans l'Océan Atlantique après un cours de 340 ail.

CHARENTE (dép. de la) . entre ceux de la Charente- Inf. à l'O., aes Deux-Sèvres, de la Vienne, de h Hte-Vienne au N., de la Dordogne au S.: 5882 kil earr. ; 379081 hab.; ch.-l., Angoulème. Il est fonoé de l'Angoumois et de petites parties de la Saintonge, du Poitou et delà Marche. Peu de hauteurs, sauf ven Angoulème. Fer en roche et en grains, plomb, bonnes pierres de taille, plâtre; pftturages; céréale» de toute espèce, colza, chanvre, fruits, marrons, châtaignes, trufies, oranges; vins propres à la ^

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lincation des eaux-de-yie ; nombreuses brûleries fean-de-Yie, belles papeteries; fonderies de fer, de canons, etc. — Ce dép. a 5 arr. (Ângouldme, Euffoc. Cognac, Confolens, Barbezieux) : il dépend de la 14* diy. militaire, de la oour impériale de Bordeaux et forme le diocèse d'Angoolême.

CHARBNTB-iNFÉRiBURE (dép. do la), dép. maritime» for l'Océan, entre ceux de la YendéO' au N., de la Otronde au S., de la Charente à TE. ; 6080 k. carrés (y compris les nés de Ré, Oléron, etc.) : 481 060 b.; &A.f La Rochelle. Il est formé de la Saintonge propre, de TAunis et d'une partie du Poitou. Belles lierres de taille. plÂtre, marne fine, tourbe, nomreux marais salants, produisant ime grande quantité de sel. Sol plat, sablûnneux. Vins, sarrazin, maïs, moutarde, safran, bons légumes, fèves dites de Marennes, etc. Pêche d'huîtres vertes, de sardines; brûleries d*eau-de-vie, distilleries de liqueurs, raffineries de sucre; poterie fine, verreries, mégisserie; grosse draperie, etc. Grand commerce, cabotages, armements pour l'Amérique. — Ce dép. a 6 arrondissements (la Rochelle,. Rochefort. ITarennes, Saintes, JoDzâÇf St-Jean-d'Angély) ; il dépend de la 14» division militaire, de la cour unpériale dft Poitiers et du ëochse de La Bochelle.

CHARENTOn, ch.-l. de c. (Cher), à U lûL E. de St-Âmand; 1100 hab. Forses.

CHARENTON-LE-poNT, ch.-l. de C, (Selne),à8kU. S. E, de Paris, sur la r. dr. de la Marne , vis-à-vis d'Alfort; 5531 h. Fort (1 842^ ; l** station du chemin de Lyon. Ane. château de Gabrielle d'Estrées, auj. détruit. A Charenton-le-Pont est attenant Charenton-St-Mau^ rice, où se trouve la célèbre maison de santé pour les aliénés, fondée en 1741 par Sébastien Leblanc. Ua 2 communes réunies ont &836> h. Au temps de Henri IV, Charenton comptait beaucoup de Protestants : ce prince fit bâtir pour eux un temple célèbre, qui fut détruit en 1 685. Charenton aété le théâtre d'un grand nombre de combats pendant les guerres arecPÂngleterre et les guerres de religion. En 1814, ceTÏUage fut vaillamment défendu. contre les alliés. CBABÈS. général athénien, fut chargé de piusienrs expéditions contre les Argiens (367 av. J.-C.J, contre Alexandre, tyran de Phères (359) , contre Phi- 'W> roi de Macédoine, et s'allia avec Artabaze, révolté contre le roi de Perse. Remarquable par sa haute taille et sa force, il montra partout une grande bravoure, mais il se fit détester par sa cupidité.

CHARÊs, statuaire grec, natif de Lindos, élève de lysippe, construisit vers Tan 300 avant J.-C. le faineui colosse de Rhodes.

CHAKETTE DE LA CONTRIE (Frauç. Athanase), chef vendéen, né à Gouffé, près d'Ancenis, en Bretagne, en 1763, fut d'abord lieutenant de vaisseau, £q 1793, lorsque la Vendée se souleva en faveur de la royauté, U se mit à la tête des paysans du canton deVachecoul dans le Poitou, se joignit à Catheliiieau, et prit part aux sièges de Nantes et de Luçon, qui furent tous deux fatals à la cause qu'il soutenait. U discorde s'étant mise entre les chefs royalistes, Chareite quitta brusquement Tarmée avec sa division. Son plus beau fait d'armes, lorsqu'il fut ainsi réduit à combattre seul, est la prise du camp républicain de St-Chrbtophe près ae Challans (1794). ^a 1796, le général Hoche détruisit sa faible armée i Ouiberon. Fait lui-môme prisonnier, Charette fut aussitôt fusillé à Nantes.

CHABIBERT. F. CARIBERT et ARIBEBT.

CHARIDÈHE, général grec, chef de mercenaires, natif d'Eubée, se mit successivement au service des Athéniens, du roi'de Thrace Cotys et du satrape Artabaze, combattit Philippe de Macédoine et Alexan- ^^^t ^t excepté par Alexandre du pardon accordé aux Grecs insuràés, se réfugia auprès de Darius, °^is irrita ce pnnce en lui prédisant sa défaite, et fut mis à mort par son ordre, 333 av. J.-C.

CBAAILAUS, roi de Sparte, 898-809 avant J.-C.T ëuit fils d'Eunome et neveu de Lycurgue. n n'était.

pas enooie né quand sou père mourut LveuigiiA gouverna pendant sa minonté et donna des lois aux. Spartiates. H combattit les Argiens et les TégéatM et fut pris par ces derniers.

CBAEISID8 (Flavius Sosipater), ^mmaliitn Ifttin, de l'illustre famille Flama, vivait au iv* s. de l.-C'., sous Honorius, et fut préfet de Rome, n composa, uu traité complet de granamaire qui ne nous est paa

Earveuu en entier, et dont les fragments ont ^é puliés par Fabricius, dans son Risueil dit anc%efu grammairiens , Leipsick, 1563 , par Putsche , dansJes* Grammatieiantiquif Han., 1605, parB. GodefroT^ dana les Àudores UU, lingtue, 1632, et H. Keu,. dans la collection Teubner, Leipsick, 1857. CHAJUIË (Frères de la), ordre institué en Ibiô^

S ai S. Jean-de-Dieu , Portugais , se consacrait au soin es malades. Cet ordre utue , établi d'abord à Gre^ nade«a Espagne, se répandit bientôt en Italie ainsi qu'en France, où il pénétra en 1601. Les Frères de la Charité desservaieni l'hôpital de la Chanté, à Paris, et celui de Charenton. Cet ordre, supprimé en 1790, a été rétabli depuis.

CHAMTË (Filles ou Sœurs delà), congré^tion de religieuses, instituée vers 1617 par S. Vincent der Paul,et introduite à Paris en 1633 par Mme Legras, se consacre au service des malades. Ces Sœurs subsistent encore auj . , et desservent plusieurs h^nitauz. On les nomme aussi Sœttrs grises, parce qu'elles por^ talent d'abord un vêtement gris.

CHAAUÊ (La), v. de la Nièvre. F. la cb ARiTâ.

CEUAITON, écnvttin grec du Bas-Empire, dont Tépoque est ÎBConnua, natif d'Aphrodisie en Carie , est auteur des Am9urs de Chœrêos et de CaWrh^é, roman publié en grec et en latin, avec des notes, par J. PhiL Dorville, Amst., 1750, et dans les Erotid scriptores de la collection Didot; trad. en français par Larcher, Paris, 1763.

CHABLEMAGNE. F. Charles i, roi de France.

CHABLEMONT, V. des Ardennes. V. givst.

CHAALEROY, v. forte de Belgique (Hainaut), sur la Sambre, à 72 k. S. de Bruxelles (par ch. de fer);. 9000 h. Grande exploitation de houille et de marbre. Clouteries, brassenes. fonderies, laminoirs, etc. Fondée sous Charles a roi d'Espagne (1666) ; prise et re- {)rise dans les guerres des Pays-Bas et au temps de a Révolution : elle se rendit à Jourdan en 1794.

CHAULES, Carolus (de l'allemand karl, viril, fort), est un nom commun à un très-grand nombre de personnages historiques que l'on trouvera dans l'ordre suivant : 1* saints; 2* rois de France ; 3** prin* ces £rançais, ducs de Bourgogne, de Lorraine et rois de Navarre; 4* empereurs d'Allemagne: b* rois d'Angleterre; 6* rois de Suède; 7" rois d'E.spagne; 8* rois de Naples et des Deux-Siciles; 9** ducs de Savoie et rois ae Sardaigne ; 10' personnages divers. 1* Saints.

CHABLKs (S.), dit le Bon, comte de Flandre, flla de S. Canut, roi de Danemark, succéda en 1119 à Baudouin comte de Flandre, qui, pour récompenser ses services dans la Palestine, l'institua son héritier. Ce prince s'unit au roi de France j Louis VI, le Gros, pour repousser l'empereur Henri V (1123); réprima dans ses Etats les meurtres, les violences, garantit le peuple de Toppression des grands, soulagea les pauvres et se signala par son inépuisable charité. Bertoif Van-der-Straat, prévôt de Bruges, et son neveu, Bouchard, se vovant arrêtés dans leurs déprédations, l'assassinèrent dans l'église de Bruges en 1 127. On le fête le 2 mars. — Quelquesmns hono rent aussi aous le nom de S. Charles l'empereur Charlemagne. F. Charles l,à la série des rois de France.

CHARLES BORROVÉB (S.), Cardinal, archevêque de. Milan, issu d'une illustre famille de Lomhardie, na^ quit en IS38 à^ Aïona (sur le lac Majeur). Apnelé à Rome en 1560 par le pape Pie IV, son oncle, il fut revÔUi de la pourpre dès l'Age de 23 ans, fut comblé' de dignités et de richesses, et obtint une grande itt* fluenjce dans les affaires del'Église. Ilfut rame du «là-

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>sde de IVente, s'attacha dans ce concile à reformer fes abus qui s'étaient introduits dans l'Ëglise, et fit rédiffer le célèbre catéchisme connu sous le nom de Catéchisme de Trente (1566). Nommé archevêque de Milan, il se démit de toutes ses autres charges pour aller i!§sider dans son diocèse ; il y donna l%zemple de toutes les yertus et rétablit partout la discipline. Un des ordres qu'il voulait reformer. Pordre des HumiUés, tenta de le faire assassmer, mais il échappa heureusement aux coups de Tassassin. Lors de la peste oui désola Milan en 1576, il accourut dans cette Tiuedu fond de son diocèse, et bravant la contagion, porta partout des secours et des consolations. Il mourut en 1584, à 46 ans, épuisé par les fatigues et les austérités. II s*opéra des guérisons miraculeuses sur son tombeau. Paul Y le canonisa. On l'honore le 4 noT. S. Charles a laissé des traités théologiques qui ont été recueillis en 5 vol. in-fol., Milan, 1747. On y remarque ses Instructions aux Confesseurs ^ et les Actes de Viglise de Milan. Sa Vie a été écrite par Giussani, par Godeau et parle P. Touron, 1761. Une statue colossale lui a été érigée à Arona. — Le cardinal Frédéric Borromée, son cousin, archevêque de Milan de 1595 à 1631, fonda dans cette ville vers 1600 la célèb. biblioth. Ambrosienne. 2* Rois de France,

CHAr.LES-MARTEL, duc d'Austrasie, fils naturel de Pépin d'Héristal, et père de Pépin le Bref, né en 689, mort en 741 , fut proclamé duc en 714, à la mort de son père , et régna longtemps sur toute la France avec le simple titre de maire du palais. Il défit en différents combats Rainfîroi, maire de Neustrie, qui gouvernait au nom de Chilpéric II, roi de France, ^ substitua à ce prince un enfant du sang royd, Notaire IV, afin de régner sous son nom. Ce dernier étant mort. Charles se fit livrer Chilpéric II, qu'il avait déjà battu lui-même à Vincy, 717, et à Soissons, 719: il lui laissa néanmoins la couronne et se contenta du titre de maire du palais. Charles vainquit les Saxons, les Frisons, soumit la Thuringe et la Bavière et remporta en 732, entre Tours et Poitiers, une victoire complète sur les Sarrasins, qui , sous la conduite d'Abdérame, avaient envahi la France. On pr*^ tend qu'on lui donna le surnom de Martel ^ parce qu'il avait écrasé comme avec un marteau ces formidables ezmemis. Il reçut du pape Grégoire III les titres de patrice et de consul. Charies-Maitel, en mourant, partagea ses États entre ses trois fils «Sués, Carloman, Grifon ef Pépin le Bref, mais sans leur donner le titre de roi, qu'il n'avait pas pris lui-même.

CHARLES I. dit Charlemagnej c.-à-d. Charles le G'^nd. roi de France et empereur d'Occident, fils de Pépin le Bref, naquit en 742. Après la mort de son père, en 768, il partagea d'abord le roy. avec son jeune frère Carloman, et eut pour sa part la Neustrie, l'Aquitaine et la portion occid. de l'Austrasie: mais il demeura seul possesseur de tout le roy. a la mort de Carloman, en 771. Il avait remporté dès 770 une victoire complète sur les peuples d'Aquitaine, qui voulaient se rendre indépendants. Lorsqu'il se trouva seul maître de la France, il étendit partout ses conquêtes. Il fit, à partir de 772, une guerre acharnée aux Saxons, qui, commandés par Witikind, lui opposèrent une vigoureuse résistance, et il n'acheva de les soumettre qu'en 804; il se vit même contraint, pour prévenir leurs révoltes, d'en transplanter les habitants. En 774, il défit Didier, roi des Lombards, qui menaçait le pape, et s'empara de ses Ëtats. Il passa en Espagne en 778, et, malgré un échec subi à Roncevaux par son arrière-garde, que commandait Roland, son neveu, il remporta plusieurs victoires sur les Sarrasins et conquit toute la Catalogne. En 788, U réduisit Tasaillon^duc de Bavière, qui conspirait contre lui aTecles Saxons, et ajouta ses Euts a son empire. De 791 à 798, il détruisit l'empire des Avares. En 800, Lk>nIII le couronna empereur d'Occident. En 813, il associa son fils Louis à l'empire. Il mourut peu

après, en 814. Ia vaste empire de Charlemagne était borné à l'O. par l'Océan Atlantique, au S. , par l'Ëbre, en Espagne^ parle Volturno, en Italie: à l'E. par la Saxe, la Theiss, les monts Krapacks et l'Oder; au N. par la Baltique, l'Eyder, Ut mer du Nord et la Manche; l'empereur residait le plus souvent à Alx-la-Chapelle. Il faisait visiter chaque année toutes les provinces de son vaste empire par des JMissi dominicif hauts commissaires chargés d'en assurer l'unité et de faire respecter partout le pouyoir centraL Ce souverain mérita le titre de (Trond, non-seulement par ses conquêtes, mais au&d par ses sages institutions. Il fut le restaurateur des lettres; il attira en France par ses libéralités les savants les plus distingués de l'Europe , fonda dans son palais même la première Académie ou'on eût vue dans les Gaules, V École palatine t que olrigeait Alcuin, et s'honora d'en être membre lui-même (il y avait pris le nom de Davt'd). Il établit des écoles ou l'on enseignait la grammaire, l'arithmétique, la théologie et les humanités. C'est à Charlemagne que la France dut sespremiers progrès dans la marine; il fit creuser plusieurs ports, n favorisa aussi l'agriculture et s'inunortalisa par la sagesse de ses lois, dont le recueil est connu sous le nom de Capitulaires (F. ce mot). On a de Charlemagne des Lettres; on lui attribue une grammaire et quelques écrits littéraires et théologiques, que tout au plus il inspira. — Cet empereur fut mis au nombre aes saints par l'antipape Pascal III; sa fête fut fixée au 28 janvier. Il est le patron de Puniversité de Paris, qui le fête encore annuellement. L'histoire de Charlemagne a été écrite en latin par Ëginhard, qui avait été son secrétaire; en français par Gaillard, 1785. en allemand par Hegewîsch, 1791. CHARLES II, dit le Chauve, roi de France, fils de Louis le Débonnaire et de Judith de Bavière, sa 2* femme, né A Frmcfort-sur-le-Mein en 823^ reçut de son père dés 827 >e titre de roi d'Alémanie, en 838 celw de roi d'Aquitaine, et devint roi de France en 840. Les faveurs qu. lui avaient été accordées au détriment de ses aînés furent la cause des troubles qui agitèrent la fin du règne de Louis et de la mésint^ligence qui exista entre ses frères. Il si'unit à Loiis le Germanique pour comûattre Lothaire, leur frère | atné, qui voulait les exclure du partage de l'em-

§ire, et tous deux remportèrent en 841 la bataille e Fontenay en Bourgogne, dont le résultat fut un partage égal de l'empire entre les trois firères (traité de Verdun, 843) : Charles eut la France. Il y réunit dans la suite, soit par conquête, soit par héritage, plusieurs autres Ëtats, notamment la Provence et la Lotharingie, qu'il dut néanmoins partager avec Louis le Germanique (traité de Mersen) ; il se fit couronner empereur en 875 par le pape Jean VIII. Ce prince vit son royaume désolé I parles Normands, auxquels il donna de grosses sommes pour les engager à se retirer. La nation, mécontente, le déposa en 856; mais il se fit rétablir en 859 par l'appui des évêques. Il eut plusieurs ffuerres a soutenir pour conserver l'Aquitaine, qu'il I détenait au préjudice de son onde Pépin II. S'étant rendu en Ital|e pour concerter avec le pape les moyens de repousser les attaques des Sarrasins, il fut forcé de revenir en France pour soutenir une ' guerre contre ses neveux, fils de Louis le Germani- | que, qu'il avait dépouillés après la mort de leur père ; il se fit battre à Andemach, 876. Il fut peu après saisi d'une violente maladie, et mourut en 877 au village de Brios au pied du mont Cenis : on prétendit qu'il avait été empoisonné par son médecin Sédécias. C'est de Charles le Chauve que date la puissance féodale (F. quierzy-sur-oise) et l'afliaibîissement de la race carlo?ingienne. Û a laissé des cap*' \ tulaires^ qui ont été joints à ceux de Charlemaçne.

CHARLES, dit le Gros, rôgent de France sous Cnar- i les le Simple. F. Charles in, empereur. . '

CHARLES m, dit le Simple, fils posthume de LoujJ le Bègue, né en 879. Après la mort de Louis lU «

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CHAR

de Garloman, ses frères, auxquels il deyait succéder, les seigneurs disposèrent de la couronne en fiiTeur de Tempereur Charles le Gros. Quand celui-ci eut été déposé en 887, Charles le Simple ne fut cependant point appelé au trône, et Eudes, comte de Paris, ftit élu roi. Néanmoins, Charles parvint à se faire sacrer à Reims en 893, et partagea quelque temps le trône a?ec Eudes. Â la mort de ce seigneur (898). il resta seul roi. Incapable de résister aux Noimanos, il se vit contraint, par le traité de St-Cair-sur-Epte, de leur abandonner une partie de la Neustrie (Normandie), et de donner à Rollon, leurcbef, la main de sa fille Gisèle, 911. Les seigneurs s'étant révoltés (922-23), à cause de la tyrannie qu'exerçait Haganon, favori du roi, Charles les combattit et tua Robert, frère du roi Eudes, qui s'était mis à leur tête; mais il fat yaincu à son tour par Hugues le Grand, fils de Robert. U se sauya auprès d'Herbert, comte de Vermandois; mais celui-ci le retint prisonnier au chft^ teau de Péronne, où il resta àifermé jusqu'à sa mort, en 929. Il laissait un fils connu sous le nom de Louis d'Outremer. Sous ce règne, les grands yassaoz se rendirent de plus en plus indépendants.

CBARLBs ly, dit le Bel. 3* fils de Philippe le Bel, né en 1294, monta sur le trône en 1322, à la mort de son frère Philippe le Long, et ajouta au titre de roi de France celui de roi de Nayarre, comme héritier de Jeanne, reine de cet Etat. Trouvant le trésor royal épuisé par les abus du règne précédent, il punit sévèrement et dépouilla les financiers lombards qni avaient commis toutes sortes d'exactions. Il ne traita pas ayec moins de rigueur les mauyais juges et les seieneurs qui s'emparaient du bien des particuliers. Charles le Bel eut ayeo Edouard II, roi d'Angleterre, de sanglants démêlés au sujet de l'hommage que ce prince lui devait pour la Normandie. Il eut aussi à combattre quelques seigneurs de Gascogne qui, soutenus par les Anglais, avaient fait des incursions sur le domaine de la France (1324) : cette guerre est dite la guerre des Bâtards, parce que les Gascons avaient pour chefs des b&tards delà noblease. Charles IV n'eut que des filles, et à sa mort (1328), la couronne passa à une branche collatérale dans la personne de Philippe de Valois.

CHABLES y, dit le Sage, fils aîné du roi Jean, né en 1337, gouverna le royaume en qualité de régent pendant la captiyité de son père, de 1358 à 1360, lui succéda en 1364, et mourut en 1380. U fit la guerre avec succès à Edouard III, roi d'Angleterre, qui avait envahi la France, puis à Pierre le Cruel, roi de Castille, et força le roi de Navarre à renoncer à l'alliance d'Edouard. Témoin des malheurs causés par la captivité de son père, il s'était fait une loi de ne point commander ses troupes en personne; il dirigeait tout du fond de son cabinet. Il eut pour généraux Oliyier de Clisson. Bertrand Du Guesdin et Boudcaut, qui l'aidèrent a reconquérir presque tout le royaume. Après la victoire , il sut débyrer le royaume des Grandes Compagnies {V, ce nom), dont il avait dû accepter le secours. Gnarles V réunit à la couronne le Poitou, la Saintonge, le Rouergue, une portion du Limousin, le comté de Ponthieu et la Guyenne; mais les Anglais possédaient encore à sa mort Bordeaux , Calais, Cherbourg, Bayonne et plusieurs forteresses. 11 fixa la majorité des rois de France à 14 ans (1374), institua Vappel comme d^abus, créa la Chambre du Trésor, supprima des impôts onéreux, et fonda la Bibliotnèque royale. Il fit construire la Bastille, établit les années permanentes et favorisa la marine et le commerce. ^ rie a été écrite par Tabbé de Choisy; La Harpe a composé son Éloge.

CBAHLBs yi, le Bien-Aimé et VInsensé, fils de Charles V, né en 1368, m. en 1422, reçut le Dauphiné eu apanage, et succéda à son père en 1380, âgé de u ans, mais il ne régna par iui-môme qu'à 20 ans. Il avait été marié dès l'âge de 16 ans à Isabeau de l>arière. &a minorité fut troublée par les querelles

des ducs d'Anjou, de Bourgogne, de Berry et de Bourbon, ses oncles, gui se disputaient le pouvoir; la ville ae Rouen se révolta; dans Paris, des assassins, connus sous lé nom AeMaiUotins, assommaient les financiers avec des maillets de fer, 1381. En 1382, Charles prit part à la bat. de Rosbecque, où Clisson battit les Flamands révoltés. En 1392, il marcha contre le duc de Bretagne qui donnait asile à l'assassin de Clisson; mais, en trayersant la forêt du Mans par un soleil ardent, il fut effrayé par une apparition subite qui lui fit perdre la raison. Pendant sa démence, on le laissa languir dans l'abandon et la misère et ses oncles reprirent la régence. La guerre ciyile reconmiença : le due d'jDrléans, frère du roi. et gendre du duc d'Armagnac, ayant été assassiné par les ordres de Jean sans Peur, duc de Bourgogne (1407), toute la France se divisa en deux partis, les Armagnacs, partisans du duc d'Orléans, et les Bourguignons, partisans du duc de Bourgogne; quelques années après, le duc de Bourgogne fut assassine par représailles, 1419. Henri V, roi d'Angleterre, profitant de ces troubles, avait armé contre la France : il remporta la ylctoire d*Azincourt (1415), et s'empara de la Normandie ; puis s'alliant, parle traité oe Troyes (1420), ayec le jeune duc de Bourgogne, Philippe le Bon, qui avaità yenger leineurtre de son père, et avec la reine Isabeau eUe-mème, il se fit couronner roi de France (1421) , après avoir épousé Catherine, fille de Charles VI. Ce malheureux prince conservait néanmoins le titre de roi : son fils (Charles VII) gouvernait en qualité de régent le peu d'États qui Im restaient.

CHARLES yu, le Victorieux, fils de Charles YI, né en 1403, gouverna quelque temps pendant la démence de son père; mais, forcé de fuir Paris^ où le parti du duc de Bourgogne avait le dessus, il se retira à Bourges (d'où les Anglais le nommèrent par dérision le Roi de Bourges). iTprit le titre de régent, soumit plusieurs villes et établit un parlement Lorsque le auc de Bourgogne eut été assassiné (1419), Charles fut accusé de complicité dans ce meurtre, et se yit déshérité (1420). A la mort de son père (1422), U ne s'en fit pas moins reconnaître roi. Après quelques années perdues dans les plaisirs et l'oisiveté, il résolut de chasser les Anglais, et il y réussit avec l'aide de braves généraux tels que Dunois, Lahire, Xaintrailles, Barbazan, Richement , mais surtout avec le secours miraculeux de Jeanne d'Aro. Il parcourut lesproyinces méridionales, s'empara de plusieurs places et obtint sur la Loire quelques succès contre les Anfflais : Jeanne d'Arc les força à lever le siège d'Orléans (1429), et Charles put la même année se faire couronner à Reims. Ce prince enleva ensuite aux Anglais toutes leurs possessions en France, à l'exception de Calais (1448- 1453). Paris s'était rendu de lui-même au roi en 1436. Les dernières années de Charles VII furent troublées par l'ambition de son fils (Louis XI) et par la révolte de la Praguerie, à laquelle ce pnnce eut la plus forte part; frappé de la crainte dwe empoisonné par ce fils dénaturé, il se laissa mourir de faim (1461). Ce monarque eouverna avec habileté et économie; il assura la solde et la discipline de l'armée, donna,en 1438, la Pragmatique^Sanetionde Bourges,

3ui avait pour but de fixer les priyiléges de l'église e France, réorganisa le parlement dfe Paris, créa ceux de Grenoble et de Toulouse, et fit réformer l'Université par le cardinal d'Estouteyille. On lui reproche son faible pour les femmes : la belle Agnès Sorel posséda longtemps son amour. Jean Chartier et Berry ont écrit la Chronique de Ch. VII; Vallet de Viriville a donné son Histoire, 1863, 3 vol. in-8, et H. Dansin des Études sur le gouvt de Ch. VII, 18S6. CHARLES ym, dit V Affable, fils de Louis XI , né en 1470; monta sur le trône à 13 ans, n'ayant en d'autre éducation que la lecture des romans de chevalerie. La tutelle fut confiée à sa sœur, Anne de France, dame de Beaujeu, malgré les prétentions

CHAR

CHâR

d» Louis, àaç (fOTléaiu. Il épb\m. en 1491 àhiw, héritièrB dé 6reU^ô, et assura tioA Dette {kSlportuito province k la mnce. Jeune et àçibitiéut, il ▼oiuot oooquérir le ro^umedé Nàples, faisant "valoir ôéà dtùlts que les defniers prinees aé la nilùsôtt d'Âtt" jou avaient légués à sa famille. Il fit en effet cette coni^èt^ avjec une étonnante rapidité, et se httidit mattre de Naples cinq mois api^s ^n aëpàH (l49&); mais le pape, rempereor, les Vénitiens, Sfotee, duc de Uilan, Ferdinand d'Aragon, Isabelle dé CestiUe. b*étant Ugu^ contre lui , il se vit à son rëtout altaçmé près de Fornoue par 40000 éonlldéfés : illeé battit avec 9000 hommes, et réussit à ^eb^dan8 ses Stats; mais les troupes qu'il avait laissées à Nai^lès <éh Airent biéntât chassées, et il perdit sa conquête tliis vite encore quil ne l'avait faite. H Courut en 149S* Comme ilne laissait pas d'enfants, le ducd^OttèanS, son cousin, lui succéda sous le nom de Louis XII. Godefroy et Philippe de l^égur ont écrit son HitM¥t,

CHARLES II , 2* fils de Henri II et de Catherine de MédiciSy né en 1550, succéda à son f^re ïlntnçois U en 1560. La régence fut confiée à Catherine de Médicis dont les mtrigues troublèrent la France. Ôo\is ce règne, le rovaume fut déchiré par les guerres d^ Catholiques et oes Protestants : le colloque de Poissy, où l'on tenta de concilier les deux partis (1561;, n'ayant produit aucun résultat, les Protestants pH^ rent les armes, ayant à leur tête le prince de Gondé; après quelques succès, ils furent battus à Dreuï par le duc de Guise (1562) , à St-Denis par le connétable de Montmorency (1567), à Jarnac et à Uoncontour par le duc d'Anfou, depuis Henri III (1569). Enfin, la paix lût signée à StnGermain (1570), et le mariage de la sœur du roi avec un Jeune prince protestant, le roi de Navarre, depuis Henri IV, semblait être le ga^e d'une réconciliation durable, lorsque dans la nuit de laSt-Barthélemy (24 août 1572), et pendant les réjouissances mêmes du mariage. Charles IX, cédant aux instigations de sa mère, ordonna le massacre des Protestants sur tous les points de la France à la fois. Ce toi fanatique encourageait lui-même les meurtriers : on dit même qu'il tira sur les Protestants des fenêtres du Louvre: il insulta aux restes de Colignv. n mourut en 1574. victime de ses débauches et déchiré de remords. Crest sous son règne que fut rendue, sur la proposition de L'Hôpital, l'ordonnance de Moulins (1566K qui réglait les successions et déclarait le aomaine royal inaliénable. Ce prince, qui avait reçu les leçons d*Amyot, était instruit et cultivait les lettres t on a de Im de jolis vers et un traité de la Chasse royale, publié pour la 1" fois en 1625, réimprimé par H. Chevreul, 1858.

CHAioBs X. Ce nom iut donné par les Ligueurs au cardinal de Bourbon. F. BoimnoN (caidinalde).

GHARLBs X (Charles Philippe), roi de France, né en 1757 à Versailles, mon en 1836, à Gœritz, en lUyrie, était le 4* fils du Dauphin . fils de Louis XV, et était f^rère de Louis XVI et de Louis XVUI; il porta avant son avènement le titre de comte à^ Artois. Il émigra des premiers, en 1789, parcourut les diverses cours de l'Europe pour chercher des défenseurs à la cause royale et assista aux conférences de Piinitz, 1791. Nommé par Monsiew lieutenant général du royaume après la mort de Louis XVII, il voulut opérer, avec le secours deê Anglais, un débar- ?[uement à l'Ile-Dieu sur les côtes de la Vendée 1795), mais il n'y put réussir. £n 1814, ilpénétraen Franche-Comté, a la suite des alliés, et fit son entrée à Paris le 12 avril. Au premier moment, il sut se concilier les esprits par ramënité de s^ manières; mais il se perdit bientôt dans l'opinion en Mgnant, avec un empressement que condamna Louis XVin même, un traité qui enlevait à la France toutes les places conquises depuis 1792. Après le 2* retour de Louis XVIII (1815), il se tint éloigné des afi^ires et employa tout son temps soit & la chasse qui était pour lui une passion, soit à des pratiques religieusei;' néanmoins il était le chef occulte du parti ultra-

royaliste. La mort de Louis XVIII l'appela an trône en 1824; il fût sacré à Reims l'année suivante, n débuta par quelques mesures libénles et abolit U eensuie des joumanX, mais il ne tarda pas à se ietar dans les bras des ultra-royalistes, dont M. de ViUèla était le chef, et s'aliéna l'opinion par la loi da sacii« lége, la concession d'un milliard d'indesuiité aux émiffrés, le licoiciement de la garde nationale, le rétaniismiient de la censure (1825-27). Pour calmer \m mécontenta, il forma en janvier 1828 un ministôninodért,pfésidépar M. de Martignae. Geministèn rtparateur tvaitdéiàiéussi à ramener les esprits, lor»qunl ftit bruiqnement congédié et remplacé . le 8 août 1829, par le ministère Polignao, qui fit renaître toutes Ici èéfianoea. En efiU, peu de mois aprèsi et makié le nspectneuxàvertiasement donné par l'adresse aes 221 députés, parurent des ordonnances qui dissolvaient les chambras, oonvo<nia)«nt les collèges électoraux en chanceant de mode d'électioa^ et suspendaient la libem de fat presse (25 juillet 1880). Ces oidonnaneea inconstitutionnelles excitèrent irnoôédistement un soulèvnment universel, et en trois jours Charles X ftit renversé du trône (27, 28 et ^ iuiiiet 1830). Il abdiqua en favenr de aon petit-fils, le due de Bordeaux, mais cette abdication tardive resta sans effet Deux événements glorieux se sont aooompUs sous la i^gne de Charles X : l'interventioii en faveur des Grecs, qui eut pour résultat la victoire de Navarin (6 juillet 1827) et amena l'affranchiasement de la Grèce (1830); l'expédition oontre le dey d'Alger, qui avait insulté notre consul, expédition qpe couronna la prise d'Alger (6 juillet 1830). Le roi déchu se retira d'abord au château d'HoIv-Rood, en Ecosse, puis à celui de Hradschin près dis Prsgue, et enfin a Goeritz , où il mourut dans sa 80* année. Ce

S rince avait épousé en 1773 Marie-Thérèse de Savoie, ont il avait eu deux fils, le duo d'Angoulême et le duc de Berry, assassiné en 1820.

3* iVtficet françaiit et rois de Nawarre,

CRAKLBS DE FRARCB. dit aUSSi CHARLES DE LOBEAlIffE,

2* fils de Louis d'Outremer^ et frère de Lothaire, n'obtint, à la mort de son père, aucune part dans ses Etats; il reçut en 977 de l'empereur (nhon II le duché de Basse-Lorraine (Brabant), sur lequd il avait des droits par sa mère, et consentit à en faire hommage à l'empereur. Le trône de France étant venu à vaquer en 987 , par la mort de son neveu Louis le Faméant, Charles devait y être appelé comme le plus proche parent mêle, mais Hugues Gapet le fit exclure, par la raison qu'il était vassal de l'empire. Charles tenta tardivement de Caire valoir son droit par les armes; après avoir obtenu quelques avantages, il Alt pris dans la ville de Laon en 991 , et renfermé dans la tour d'Orléans . où il mourut en 993. Il laissait deux fils, qui se fixèrent en Allemagne et dont la postérité s'éteignit obscurément au xui* &

GËCABiBs DE VALo», fils de Philippe le Eardi, né en 1270, eut en apanage les comtés de Valois et d'Alençon (1285). Il devint en 1290oomte d'Anjou, du Maine et du Perche, par son mariage avec Marguerite, fille aînée de Cnarles U d'Anjou, roi nominal de Sicile; par un 2* mariage , contracté avec l'héritière de Baudouin n, dernier roi latin de Gonstantinople, il avait aussi des prétentions sur ce trêne. Il avait été investi en 1283 du titre de rot d'Aragon, auquel le pape Bonitace VIII ajouta celui de vicaire du St- Siige. Quelques succès qu'il obtint en Italie contre les ennemis du pape lui valurent en outre le surnom de Défenseur de VÉglise, Envoyé en 1324 par le roi de ÏYance, Charles le Bel, son neveu, pour enlever la Gu]^nne et la Flandre au roi d'Angleterre Edouard II, il contribua, par la prise de plusieurs villes , à accélérer la paix , qui fut conclue entre le roi de France et la sœur de ce prince, Isabelle, reine d'Angleterre. Il mourut l'année suivante à Nogent, laissant un fils qui monta sur le trône de France sous le nom de Philippe VI, et commença la branche de Valois. On a dit de Charles qu'il fut fils de roi.

CHÀK

Mr« de vm', mek âe lt)&. jMfs jâêffsî^ fmmU ni^VûKotn CharUiâê VûmU^ duc d'Angoulèflie, puiBeomtBd'à'aTei^tt, fis Mtorel dd OlULites IX et je Har!6 TosehM, lft73*16G0, fot emurteonné «n 1604 commfté^fànt coxu^ifé donlfè a»an IV, reooiim A ybeité ft)uâ Lovifa XllI, et «otnbaUit TtiUattnuAt en Latf^Mdoe, en ^emâgnd «t %û flandrê. On a deitti des M9mùifre$ Mkr li« téj^nejî <to fiaiirt HI eiSmilTy Paris, 1662.

cttifiLfiS D*AM30u. ftèfo dd Lot!£8 IX, «t Mi de Nâples. f . ci^iprès k 8étf« des IHM^ de Haples.

CÈisi^ 1/kVJùVy comte d«i Meine, 3* fite de Louis tlAMjoÙ, M de Nâples «1 de Ste»e. «laU le beui-liP^ et te f&voYi de di&rles vn, qu'il aoeompsgna dus diverses «ipMitSoi^ de 1449 à 1462. Lors de ràWtaement de Louis XI, il pamt s'ettichef à oe moearsoe, qui le cfai^rgea de régler ses différends areo le due de Bfstàgûe; taiais sa négociation n'aboum qu'à envebitner la bai&é «es deux paitSfi. Utintmie conduite encore plus émiittxme pendant la UfW dite du Bicn-Puhm.^M «h NorOEandie, où il négligea de contenir lès Bretebs, soft à k hataille de Moâûlléry, où U abandoBMi le Ml et prit la ftiite. Néanmoins, Gbliries, dont la Itchetéoulaperfidie paraissait devoir être punie du dernier suppace, ne subit que la disgrâce de Louis XI, intéressé II ménager le roi de Sicile René, Msré de Ghaxieâ. n mourat en 1473.

CHÀSLES D*ANJOu, cottite du Vafue et dtac de Gelabre, fils du précéd. et damier rejev&n de la maison d'Anjou, fut mvesti du duché de Provence par le testament de son oncle Kené, mort en 1480; mais il mourut peu après, 1481 , par suite de la douleur mie lui causa la perte de sa femme. H avait hérité des prétentions oe ses ancêtres sur le trône de Naplss, et portait comme roi de Naples le titre de Charles iV. Il légua à Louis XI sa souveraineté de Ptovenoe et ses prétentions sur Naples.

GRARUiS Dfi BLOIS OU DB CBATIHjÛN , flls de Var-

guérite, sœur de Philippe de Valois, épousa en 1337 Jeanne de Penthièvte, flUe de Oui. «t nièce de Jean III, duc de Buemgne. Les conditions du mariage furent que Charies de Blofs prendrait le nom et lies armes de Bretagne et qu'il succéderait ftu duc J^ m, qui n'avait pas d'enfants. Là plupart des «eigneurs et des barons lui prêtèrent fbi et homma^, comme à l'héritier présomptif de leur souverain; mais Jean, comte de Montfort, frère du duc de Breta^e, nrétendait hériter de ses fitats. A la mort du doc (1341), il s'alluma entre les deut compétiteurs uns guerre sanglante qui dura 23 ans: elle se termina en 1364 par la mort de Charies de Blois, qti fm vaincu et tué à la hataille d'Auray. Pendant cette longne lutte, dans laquelle IS Prance soutenait Charlas, tandis que l'Àngteterre appuyait son rival, en lit briller plusieurs guerriers célèbres, Gautier de lianni, Beaumanoir.BuGuesclin et Chandos. Charles ayant été pris en 1346, au combat de La Rocheterrien, et enfermé dans la Tour de Londres, sa femme, Jeanne de PenthièvTe, continua Iti guerre, Jusqu'au retour de son mari, contre Jeattne dé Flandre, femme du comte de Montfort.

CBAALBs OB BomiBON, conuétable. F. fiotntBoir.

CHABLBS n'0U.ÉAN8, XM GUtBimfe. K 0RLÉAK8, StC. CHARLES tS TÉMÉRAIRB, duC dC BoUTgOgne, fils

de Philippe le Bon, né en. 1433', porta d'abord le titre de comte de Gharolats et se signala de bonne heure par son courage et sa hûne contre Louis XL '1 entra dans la Ligue du Bien-Public formée contre 3e prince , et lui livra la bataille de Montlhéry (1465). l)ev«nu duc de Bourgogne en 1467. il punit avec rigueur les Liégeois qui s'étaient révoltés contre leur éiHI<jue. son parent et son allié. Ayant appris que I^uis XI, qui négociait avec lui à Péronne, excitait de nouveau l«i Liégeois à fia révolte , il attira ce prince dans une conférence à Péronne et le força à l'accompapner contre eux et à l'aider âfes soumettre (1468). Tout son règne lut rempli par ses guerres avec le roi

de France tdent il était le ph» pokaant vassal, et e6ntre lecftui tt dlneroha à BOKitar l^tmperMir et le roi d'Angleterr^v «t pa^ iès effortsqull fit pour agrandir ses fitats «ax dépens de ses vokins, aurtout do la Suisse et de la Lofraitta U ftot battu par les SuSssas en plurâeurs tencoatres, no^lanunent à Gransoù, puis i Moral, où sois armée fut extanninée (14T6), «t il trouva ^u après la men sous les murs de ta vilie de Nancy qu'à dkputttt au duc de Lortftitte iWn), Il laissa une fUle, Marie de Boaigog<i«» qui liérita de ses fiiats et en ports «ne partie dans k naiMm d'Aulrieiie', par son mariage àtee Man- «nmeia) «is de l'empemûr Ft^Mério III.

iSHARLas 1 <ou n en comptant pomr t*' duo Vhmîes de £ofrttOie)»duc de Lorraine, fut élevé à la cour de France ittus Charles Y, régna de 1391 i 1431, soutint les dioias à l^mpfre de ion beau-)^re Robert contre WenceaLas; combattit dans les rangs de l'armée française h la Journée d'Azineoutt, et fût fait «onnétable en 1417.

CHAio^ n (ou ni>î dit le ^ùné , duode Lorraine , fils du duc François I et de Christine de Danemark, hièoe de Charies-Ouint, né à Nancy en 1&43, n'avait que 3 ans lorsque son père mourut. Sa mère Chrisâne fût déolatee régeikte. Oe jprince fût le bienfaiteur de son pe«i|>le et le législateur de «m pays; il fonda les viUes de (Sennmit en Afftonne, Lunéville, StenAy , et tnéas te plan de la vlUe de mmoy. Il avftit épousé dâude, fille du ml dé France Henri n, et prétendit au tt6ne en 1589.

cmîOJSAm l<m rv) , fils du précéd. , né en 1604, duc dé Lornilne en 1614, se mit imprudemment en hostilité aves ta FAm» et fût dépouillé de ses Stats par Louis XIII (1631). n en rseouvra une partie par les tmités de St^Oenmdn (1641) et des Pyrénées (1659); n&ais il en fût chassé de nouveau par Louis XIV pour avoir vi^OtfB traités et être entré dans la coalition contt« la V¥Snoe^ n mourut en li675, aprèsavoir remporté une victoire à consarbmdL sut le maréchal de Créqui. H n'avait pas d'enfants. Par ufateMament signé en 1660, il a^i institué Loiito XIV ton hériiier.

cftARLEs rv (ou V), né t Vienneen in43« m. etti690, étfldt neveu du piréc.. et succéda à ses droits en 1676 , malgré Poppoiition de Louis XTV. Ne jpouvant se mettre en possessioii de ses États, il ptft du serviee en Autriche, n lût Un deè meHleurs généraux de Pempire. battit lës Turcs sous les mWrs de Vienne, leur prit Bude et gagna sur eux la victoire de Mohacz (1687). L'empereur Léopold lui avait donné la main de sa sœur, l'archiduchesse Harie^filéonore.

CHARLES !•', roi de Navarre, le môme que cssarles iv, roi de France, roi de Navarre du chef de sa mère.

C&ÀSX.E8 n, dit le Mauvais ^ né en 1332, était arrière petit-fils de Philippe III, et devint toi de Navarre en 1349, à la mort de sa mère Jeanne de Flandre. Ayant des droits sur la couronne de France en cas d'extinction de la branche de Valois, il ne cessa de fomenter des troubles en Itance, dans Fespoir d'arriver au trône. Il s'allia dans ce but avec le roi d'Angleterre, éleva des prétentions sur plusieurs provinces, souleva Paris, de concert avec fit Marcel, contre le Dauphin (Charies V), tenta même de Tempoisonûer (1377), et ne resta trahf^iile qu'ûprès avoir été battu à Cocherel per Du Guesclin (1364) et quand il vit le roi solidement établi sur le trône. Il se tourna aloi^ veîrs l'Espagne, et eut de longs démêlés avec Pierre le Chiel et Henri deTranStamare, qui se disputaient la Castille.. Trahissant tous les partis à la fbis. il se fit tant d'ennemis qu'il fût forcé pour se tirer d'afiair^ d'abandonner une portion de ses États (1379). InSltuît enfin par l'adversité, il passa ses aemières années en paix, ne s'oocupant que de l'administration de son royaume. Il mourut en 1387. It avait épousé une fille du roi Jean.

CHARLES m, dit le Ifoble, filsdupréc.. lui succéfla en 1387, et s'appliqua à Vivre en paix avec ses voisins. Il renohca aux prétentions de son père sur plusieurs provinces de Prance {1404), et reçut eu

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CHAR

dédommagement des sommes considérables. Il mourat en 1425, aprôs un rogne long et paisible. 4* Empereurs d^ Allemagne,

CHARLBS I et CHARLBS. U. F. CHABLBMAGNB et

CHARLES-LB-CHAUYB, à la série des rois de France.

CHARLES m, dit 2« Gros ou le GraSt 3* fils de Louis le Germanique, né en 832, roi d*Alémanie en 876, empereur en 881, réunit en 882 tout le patrimoine de son père par suite de la mort de ses deux frères , Carloman, roi de Bavière, et Louis, roi de Saxe. Des bandes normandes étant Tenues ravager la Lorraine, il les éloigna en achetant la paix au lieu de les combattre. Nommé régent de la France (884) pendant la minorité de Charles le Simple, et lorsque les Normands envahissaient la Neustrie, il traita encore avec ces barbares, et ne les éloigna qu'en leur payant une somme de 700 liv. d'argent. 11 s'attira, par cette lâche conduite, le mépris universel, se vit abandonné par son armée et fut déposé solennellement à la diète de Tribur en 887. Il mourut l'année suivante à l'abbaye de Reichnau, dans un abandon universel.

CHARLES IV, empereur, né en 1316, mort en 1378, fils de Jean de Luxembourg, roi de fiobème, et petitfils de l'empereur Henri VII, fut couronné roi de Bohème en 1346, et empereur l'année suivante. U publia la fameuse Bulle d'Or (1356). qui jusqu'à nos jours a été la loi fondamentale de l'empire germanique. Charles IV montra une grande condescendance envers le pape et le clergé, établit en faveur du Saint-Siège des impôts onéreux, affranchit le clergé de toute autorité temporelle et s'attira par là de grandes difficultés. C'est contre lui que les villes libres de l'empire formèrent la Ligue de Souabe. Ce prince fonda lesuniversit. de Prague et de Vienne.

CHARLES v, dit Charlei-QuitU, empereur d'Allemagne, roi d'Espagne et des Deux-Siciles, né en 1500 à Gand, était fils de Philippe le Beau, archiduc d'Autriche, et de Jeanne la FolLe. fille de Ferdinand et d'Isabelle et héritière de GastiUe. Déclaré roi d'Espagne en 1516, du vivant de sa mère, il fut élu empereur trois ans après, et succéda à l'empereur Haximilien, son aïeul; il avait eu pour compétiteur François I. roi de France. Les deux rivaux se firent longtemps la guerre. Après différents succès, Charles l'emporta, et François I, fait prisonnier à la bataille de Pavie (1525), fut conduit en Espagne et contraint de signer à Madrid un traité désastreux. Ce traité ne put être exécuté : de là ime nouvelle guerre (1526), oue signalèrent la prise de Rome par le connétable de Bourbon (1527), et l'expédition de Lautrec dans le rov. de Naples (1528): la paix de Cambray (1529) mit nn à cette guerre. En 1536, Charies-Quint reprit les armes, pour secourir son allié, le duc de Savoie, attaqué par François I, et vint assiéger Marseille; il fut o'bligé de se retirer, et conclut à Nice en 1538 une trêve de 10 ans. En 1539, il obtint du trop confiant François I la permission de traverser la France pour aller réprimer la révolte des Gantois et fu t reçu à Paris avec magnificence. Il n'en recommença pas moins la guerre trois ans après : mais son armée rut défaite à Cérisoles, ce qui amena la paix de Crespy (1544). En Allemagne, Charles fit tous ses efforts pour s'opposer à la Réforme, et défit à Mahlberg les Protestants confédérés (1547) ; il fut contraint néanmoins de siffner en 1552 la paix de Passaw, qui assurait aux Réformés la liberté de conscience. La même année, il tourna de nouveau ses armes contre la France, mais il assiégea inutilement Metz, que défendait le duc de Guise (1552). Charles-Quint fit aussi plusieurs expéditions en Afrique : il défit Barberousse en 1535 et prit Tunis, mais il échoua contre Alger (1541). Affaibli par la vieillesse et les maladies, aigri par les revers, cet empereur abdiqua en 1656 et céda l'empire à Ferdinand son frère. Déjà depuis plusieurs mois il avait placé la couronne d'Espagne sur la tête de Philippe son fils. U se retira dans le monastère de St-Just ou Tuste en

Estramadure et y mourut en 1558. On a dit, mais à tort, qu'il regretta le pouvoir dont il s'était démis. Ce pnnce était du caractère le plus dissimulé^ ii était ferme, mais impitoyable et sans générosité. On a plusieurs fois écrit sa Vie ; l'ouvrage le plus connu est V Histoire de Charles F de Robertson. trad. par Suard. M. Mignet a donné l'histoire de son Àbdieaiion et de son s^our au moRattère de Tu^te, Lanz a pub. ses Ictfr., Leips., 1845 (en firanc).

CHABLIS VI, 2* fils de l'empereur Léopold, né en 1685 , se fit d'abord couronner roi a'Bspagne à Vienne en 1703, à la mort de Charles II, et se rendit dans ce royaume en 1704; il trouva un redoutalile concurrent dans Philippe V, petit-fils de Louis XIV, et ne put réussir à se mettre en possession de cettr couronne (V. Guerre de Sueceesion) ; cependant il fil reconnu roi de Naples (1707). A la mort de Joseph I, son frère (1711). û fut nommé empereur d'Alleina gne. Par le traité de Hastadt (1714), il renonça k ses prétentions sur l'Espagne et obtint la oessioa de Naples, ded duchés de Milui et de Mantoue, de la Sardaigne et des Pays-Bas. Sous son régne, les troupes impériales, conduites par le prince Eugène, remportèrent sur les Turcs les victoires de Peterwaradin (1716) et de Belgrade (1717), et les forcèrent à signer la paix de Passarowitz (1718). Charles Yl entreprit aussitôt après une nouv. guerre contre le roi d'EÎBpagne Philippe V, et entra dans la quadruple alliance formée contre ce prince par la Grande-Bretagne, la France j l'empereur et les Stats de Hollande (1718); mais ces différends furent arrangés par le traité de Vienne en 1725. La guerre se ralluma encore en 1733 à l'occasion de l'élection du du roi de Pologne, Frédéric-Auguste, que l'empereur Charles VI avait favorisée, tandis quels France soutenait Stanislas : cette guerre fut terminée en 1735 par un traité qui donnait la Lorraine à Stanislas en dédommagement de sa couronne. Attaqué par les Turcs peu après, Charles VI leur abandonna en 1739 la Valachie, la Servie et Belgrade. Il mourut en 1740. Il avait pour fille aînée Marie-Thérèse: il voulut assurer ses Etats d'Autriche à cette princesse et publia dans ce but dès 1713 une Pragmati' que-Sanction ; néanmoins sa succession fut rivement disputée. O prince a laissé des Commtniairet sur sa proprevie, qui ont été puU. àBnixellesen 1863.

ciiARLBs vn (Charles Albert), fils de Maximilien- Emmanuel, électeur de Bavière, né en 1697, ^usa en 1722 une fille de l'empereur Joseph I, et succéda en 1726 à son père dans l'èlectorat de Bavière. Après la mort de l'empereur Charles VI (1740), il refusa de reconnaître M^rie-Thérèse, fille de Charles VI, pour héritière des Etats d'Autriche, et prétendit avoir droit à la couronne en vertu d'un testament de Fer dinand I. U Ait soutenu par la France, et les troimes de Louis XV parvinrent à le faire couronner duc d'Autriche à Lmtz, roi de Bohème à Prague, et enfin empereur à Francfort en 1742. Mais la fortune ne tarda pas à l'abandonner : il perdit en peu de temps toutes ses conquêtes et fut méicne chasse de ses Etats héréditaires. Cependant en 1744, le roi de Prusse Frédéric U ayant fait dans la Bohème une diversion qui occupa l'armée impériale , Charles en profita pour recouvrer ses États et rentra enfin dans Munich. H y mourut en 1745. U eut pour successeur à l'èlectorat son fils Maximilien-Joseph, et à l'empire François I, époiu de Marie-Thérèse.

5* Rois d:Angleterre.

CHARLES I, roi d'Angleterre, fils de Jacques 1. monta sur le trène en 1625, Agé de 25 ans. Il se laissa gouverner par Buckingham, qui avait été aussi le favori de son père; tenta contre l'Espagne et la France des expéaitions qui eurent l'issue la plus malheureuse: renvoya successivement quat^jpaP: lements qui lui refusaient des subsides ou qui lui adressaient de justes réclamations, entre autres la célèbre pétition des droits (1628), et prétendit goi^ vemer seul et sans contrôle. Après avoir méconleaM

CHAR

ses peiiples par la yiolation de leurs priyilôgear» il les irrita encore en Toulant imposer dans tout le royaume une nouYelle liturgie établie par rarchevfrque Laud. Les Presbytériens se soulevèrent alors et rédigèrent le Diuneux Covenant^ acte par lequel ils s'engaffeaient à défendre leur religion jusqu'à la mort (1638). Gbarles, ne pouvant les réduire, se vit forcé de convoquer un nouveau Parlement (1640), mais cette assemblée, connue sous le nom de Lonçf- PariemmU, bin de lui prêter secours, s'érigea en juge de sa conduite, condamna > mort Strafford, son principal ministre, et assembla contre lui -môme une armée à la tête de lamielle elle mit Essex et CromwelL Les troupes royales furent battues en plusieurs rencontres, notanmient à Newbury (1643), llarston-lioor (1644), à Naseby (1645), et Charles I, qui s*était réfugié en Ecosse , fut livré aux révoltés par lesScossais (1647). Traduit devant le Parlement, il Alt condamné à mort comme tyran, et exécuté en 1649 deraot le palais de White-Hall : il subit le sup- Dlice arec dignité. Ce prince avait épousé Henriette de France,, fille de Henri IV et sœur de Louis Xlll. Il eut pour fils Charles H et Jacques U.

CHARLES II, fils de Charles I, né en 1630, mort en 1686, était réfugié en Hollande quand son père fut mis à mort (1649). Il prit aussitôt le titre de roi, vint ea Ecosse où il trouva des partisans et se fit couronner à Scone (1651): mais ayant été battu à Dunbar et à Worcester, d fut obhgé de se retirer sur le continent. Il ne put monter sur le trdne qu'en 1660, deux ans après la mort du Protecteur; il le dut surtout au dévouement du général Monk. Profitant peu de l'exemple de son père , Charles II cassa comme lui plusieurs parlements, voulut gouverner seul et s'entoura de mmistres corrompus (F. gabàl). Avide de plaisirs, il employa toutes sortes de moyens pour se procurer de l'argent, vendit à Louis XIV Dankerque, et reçut pendant longtemps une pension de ce monarque. Le mécontentement excité par sa conduite donna naissance au parti des whigsj opposé à celui des tories, et à plusieurs eonspiratk)os, qui devinrent à leur tour l'occasion d'exécutions saîiglantes : on cite dans le nombre la conspiration de Aye-lTouM, suivie du supplice de lord Russell «t dfAlgemon Sidney. La peste ( 1665) et l'incendie de Londres (1666) ajoutèrent encore aux malheurs de cette époque. On doit à ce prince la fondation de b Société royale de Londres (1660); son règne est remarquable par les progrès de la littérature, mais plus encore par la dissolution des mceurs qui s'étendit de la eour dans toutes les classes de la socrété. Charies ne laissa pas d'enfants et eut pour succesieorion firère Jacques II.

ciUBLB8.<D0UABD, dit le Prétendant. F. stuart. 6* Jtoiff de Suède,

La Suède compte 14 rois du nom de Charles : les v^es des six premiers n'offrant aucun fait historique certain, et ieur existence même n'étant point authentiqae, nous les passerons sous silence.

CBAiiBs vu, fils de Swerker I, succéda à son P^ comme roi de Gothie en 1151, et devint roi de tûnte la Suède en 1 161 . U fit la guerre aux habitants de Pingrie et de i'Esthonie pour les contraindre à onbrasser le Christianisme, fonda beaucoup d'émises et de monastères qu'il dota richement, et obtint du pape l'érection du siège épiscopal d^Upsal; oependamt le pouvoir du clergé ayant pris dès acooiasements excessifs , il allait y mettre un terme, brsqn'il fut assassiné en 1168 par Canut Ericson, fils de son prédécesseur.

CRÀBLB8 vm, fils de Canut Bonde, ce qui le fait MMirent désigner sous le nom de Conulion, descendait du roi Eric IX, dit 2e Sat'nl. L'union des royaumes de Danemark , de Suède et de Norwége , proclamée à Cahnar en 1397 par Marguerite de Waldonar, n'ayant été pour la Suède qu'une source de gl^mités, fut romp;» en 1448, et Charles Canutson ^ tta ni de Suède. La Norwége le reconnut en

cette qualité l'année suivante ; mais ce royaume ne tarda pas à lui être enlevé par Christian I d'Oldenbourg^ qui le força môme quelque temps après d'abandonner le trône de Suède (1457). Charles le reprit bientôt, mais pour le perdre de nouveau. Ronis une 3* foi» en possession de sa couronne (1467), il la conserva jusqu'à sa mort^ en 1470.

CHABLEs IX, 4* fils de Gustave Wasa, né en 1550, porta d'abord le titre de duc de Sudermanie. A la mort de son frère aine. Jean III (1592), il profita de l'absence de l'héritier légitime, Sigismond, son neveu , qui avait été élu roi de Pologne, pour se faire décerner l'administration de l'État, et Bientôt après, il se fit proclamer roi (1604). Il avait fait décréter en 1595 que le Luthéranisme serait la seule religion tolérée en Suède. Il eut à combattre les Russes, les vainquit et soumit la Finlande; mais il éprouva des revers dans les guerres qu'il fit aux Pobnais et aux Danois. Il fonda Gothenbourg en 1607 et mourut en 161 1. Il eut pour successeur son fils, Gustave Adolphe.

CHARLES X ou GHARLBS-OUSTAVB , né OU 1622 , fils

de Jean Casimir, prince palatin du Rhin, et de Catherine, fille de Cnarles IX, monta sur le trône en 1654, après Fabdication de Christine, sa cousine. Utoumad'abord ses armes contrôles Polonais (1655), dont le roi, Jean Casimir, protestait contre son avènement, gagna la célèbre bataille de Varsovie, qui dura trois jours (1656)^ et s'empara de toute la Pologne en moins de trois mois. L'année suivante, il eut à combattre le roi de Danemark : il soumit rapidement le Holstein , le Slesvig et le Jutland, conduisit son armée sur las çlaces du petit Belt, traversa à pied la mer dlle en île, et arriva ainsi dans 111e de Seeland. La terreur se répandit aussitôt dans Copenhaffue. et Charles, par le traité de Rothschild, se fit cédÎBr la Scanie et plusieurs autres provinces qui sont restées depuis à la Suède (1658). Prétextant que le traité n'avait pas été exécuté, Charles, qui ambitionnait l'empire du Nord, reparut bientôt devant Copenhague et livra l'assaut; mais il lût repoussé. Il avait converti le siège en blocus et préparait une nouvelle attaque, lorsqu'il mourut subitement, en 1660, à Gothenix)urg.

f^AUT.Fa XI, fils de Charles X (Gustave), fut recoimu roi en 1660, n'ayant aue cinq ans. Le traité d'Oliva, conclu en 1660 par le conseil de régence, termina la guerre entreprise par Charles X, et assura à la Suède une extension considérable de territoire. Charles commença à gouverner par lui-même en 1672; il s'allia avec Louis XIV, battit en plusieurs rencontres Christian V, roi de Danemark, qui lui avait déclaré la guerre, et le força à lui accorder une paix avantageuse (1679). Déclaré souverain absolu par les fitats assemblés (1680), il ne s'occuna plus que du soin d'améliorer l'administration intérieure ae son royaume. Il mourut en 1697. Ce monarque laissa à son fils un royaume florissant, une armée et une flotte respectables, et un trésor tel que n'en avait jamais possédé aucun souverain du Nord. U encouragea le commerce, et protégea les sciences, les lettres et les arts : on lui doit la fondation du port de Carlscrona et de l'Université de Lund.

GHABLBS xn, fils de Charles XI, né en 1682, monta sur le trône en 1697, n'ayant que quinze ans. Frédéric IV, roi de Danemark, Auguste II, roi de Pologne, Pierre I, czar de Moscovie, se ooalisèrent contre ce jeune prinee. Charles tourna d'abord ses armes contre le Danemark, alla mettre le siège devant Copenhague, et força Frédéric à signer la paix à Travendahl (août 1700). U marcha aussitôt contre les Russes qui, au nombre de 60 000 honmies, assiégeaient Narwa, et les battit complètement avec 9000 Suédois (nov. 1700). Après cette bataUle, Charles court attaquer Auguste, roi de Pologne, remporte une victoire signalée sur les bords de la Duna (1701), se rend maître de toute la Pologne, détrône Auguste, à la place duquel il met Stanislas Leczinsky, poursuit son ennemi Jusque dans ses fitats do

CttAH

Saxe, et la flnoe à siffoer le tntté dmit-Ranstadt (1706). par lequel il renonçait à la oôuronne de Pologne. De la Saxe, Charles xll, à la tète d^uie armée de 4^3000 hoouxies, se dirige sur Moscqu. I^ éprouvant eAfln Vinconstance de la fortune» il fut battu par le czar à Pultawa (1709X et ae vit réduit ^ chetccer un asile chez les Turcs. Il se retira à Bender où Û séjourna plusieurs années. Pendaat son absence» Auguste remonta sur le trône de Polo^e, Pierre entra en Livonie» et Frédéric^ rpi de Danemark» envahit la Scanie. Cependant Charles, en quelq[ue sorte prisonnier des Turcs, suscitait la Porte contre le czar. La paix ayant été conclue entre les deui^ puissances, on vouhit ie forcer à q[uitter sa retraite : il se retrancha dans sa meison, s*y défendit (1713) avec quelques dQinestiq[uea contre un oorps d'armée, et ne 9e rendit que quand la maison tet en feu. Il tmrtit enfln, et, prenant le costume d'un simple officier allemand, il traversa à cheval les Ëtat» de l'empereur , et arriva après selie jour» et seize nuits de marche ^ Stralsund (ITl 4). Assié|^ dans cette ville par une année con^MUée de Danois, de Saxons, de Prussiens et de Ru^ae^, il y fit des prodiges de valeur; mais la place ne pouvant plue tenir, il se retira à Lund en Scanie. Atdé des oonseila du baron de Gœrtc, il était parvenu à rétablir ses affaires : la Norwége était déjà en partie occupée, et la pnae <|ft la forteresse de FrédericshaH allait le rendre mettre d^ reste du pays, lorsqu'il fut tué devant cette place (1718). On croitcraela iMille qui le firappa partir d'une main suédoise. U f«9met4, la valeur, Pamour de la justice, dominaient dans le caractère de oe prinoe; mais fl outra ces belles qualités et les rendM souvent funestes à ses peuples et k lui-même. A «aaiort, lebarondéGort», son principal ministre, îvt% décapité. Apféa lui, son

Êa vs disparut du nombre ùm grandes puissanees. Le * rlorberç a écrit en suédois une histoire de Ghai^ les XII qui a été trad. en français par WannhoUa. VHistoire de Charlei III par Voltaire, bien que moins complète, n'est pas moins exacte et offre pk» d'intérêt ; c^est ïvot des livres les mieux écrite de notre langue.

CHARLES zm, né en 1748, mort en 1818, élût le 2* fils d'Alphonse-FTédéric. Nonmé légent apièsl^usassinat de Gustave in, son Mre (179!l), u s'était retiré, h. la majorité de Gustave IV , et vivait en simple particulier, brsqu'en 1809, par suite de la révolution qui renversa le nouveau roi, il fot placé lui-même sur le trtoe. A son avènement il fit la paix avec la France, la Russie et le Danemark; cependant, quelques années après, il eut à soutenir une guerre avec le Danemarlcau sujet delà Norwége: il conquit cette province et l'annexa déinitivement à ses Etats* eUe lui fût assurée après le» événementa de 1814. K'ayantpes d'enfante, il avait adopté pour successeur le prince de Holaleb>-Augu9tenbotti^: ce jeune prince étant mort (1810), le sénéval français Bernadette ftit choisi pour le rsoD^aoee.

CHARLES ZIV OU CBABUK-OAIf (J. B^ BEMaMTCW,

roi sous le nom de), né à Pau en 1764, moH en 1844, était fils d'un avoeat. D a^engagea oonme simnle soldat, et n'était raoore quesergeat-aMor en 1789. Après s^ètre distingiié aux années du Rnin el (te Sambre-e^>Mett^e, il Ait proclamé, par Uéber, ff énéral de bri|;ade sur le ehamp de bataille m 17941 devint peu de mois après ffënéral de dWwoa, contribua pœssamment aux victoires de Ftourua el de ^»fl2^)i. fi* eapitirier Maastricht et prit Al^ <mrf (1795). Gharaé en 1797 de ooaduire h Bonaparte en RaHe 2O00O hommes de l'année de Sam-

nemî. vaveyé e» Autrtch»

(1798), il y exoita «aa émeate pou* avsir arhooé la d^peau tricolore, el quitta bieitél VieBoe, pana qu'on hiî reftisait dea xépaiitioaa. Borté au mimatere de la guerre par KaflueBce de Banasapiéala 30 prairial, iliéM9aniaaen9Meki(2juiUifc-llaapl. 1799) les seivioes qui étaient dana un état dépb»* ble; déjà il avait Appelé la victoire soua aoa dnr peaux quand il fut éoarté nar «ne iAtri0tta de Sievès. Après la révelutioii du 18 bmmaiie, h la^quelle il avait r^ùaé deconeenrir, il fat enivoTé par tes consuls dans la Vendée (180(9 : il smI par ses habiles d^eaîlioBa empêcher las Aaglaia d* débs»> quer à Qoiberon et rétablir la trennfnlHté due la pava. £a 1804, il reçut de N^oléon lehàteA cte na> réchal, avec le «Mivemeaie&t du Haaawe) Hfinma dans ce paya un neaa cofpe d'armée, à la tâAe duquel il exécuta pkusieuis glorieux laila d'ajEDMs: ainsi, en 1806, il rétablit danaMuakh l*élMftmr de Bavière, aQié de la France, ocnu]uit 1* paji de Salzbourg, et contriboa à la victoioa d'Auateriitx, aprèa laquelle il reçut la piiBoiBauAé de Poole- Corvo;en 1806, fl battia les Pmssiena devwt flaUe et à Lubeck, oA il fit Blûcher priioaniwr ; puia, m»chant sus la Pologne, passa la Vistola, ocoapa IIbing, BrauB^erg, et défit les Russes àHehnogea et à Spanden sur la Passaxge, oA a fiit grièvement blessé (18071 Nommé, aprèa sa guérisoa, goave^ neur des villea anséatiqnes, et changé d'opérer contre la Suède, il siMpeiidit lee hoatilités dès qu'il eut appria qu'Une révolution avait précipité dû trêne Gustave IV, seul boatila h la PiaMe (Umaia 1806); celle conduite h>yale lui oonoilia l'estime et l'affection dea Suédob, maiaeUe parait avoi^ eicité le méeententeaaent de Napoléon, dont éUe eoatnriait lee projets. £b 1809, ilcommjmda le9« cûm, composé en gxande partie de Saxons, et eonlribua puissamment aveo eux à la victoire de Wagram; mais il se retira apiès la batailla , na trouvant j>aa que rsmpeieo» eét dana sea hoQetiaa rendu jostica h sea troupes. Il n'en fût pas meina chargé de lepousser ka Anglaia débarqués à WakheMn guUlea 1809) ;

seconda 4le tout son pouvoir : il eut une part glo~ rieuse au passage du 'Pagliamento, prit Gradi&L, Triesie, laybaeh, Mria, et vint après la caBHMMee présenter au Birrctoiteles érapeaui^enleféaà 1&

U aoco^^ea 60 joûia cette difficile mvMiiMft Malgré ee nouveau snooèa, Use vit encore une loîa privé de son commandement : il était en disgrée» corn-

CloisqaHa tréne ku lût offert £lu le 20 août prînoa royal de Suède, adopté par le roi (SiarleaXIII, iljpartil aveo l'aisantimewt da Napoléon. Il oonssBtud'abovd àseconder la politique de l'Empereur et aooéda même au blocus oontiifantal; mais au oemmeaoemant de 1812, les tv^upea fimn* caisse ayant epvahi le tarritoiie anédoia» u coo^t avec Napoléon et entra dana la coalitioia eoc^Ue la France. Nommé oénéraHssime de l'armée du Nord, le prince royal débaimia à Stralaund avec 30ÛOÔ Suédois, vainquit Oodàaot à Groaa Beerya^ Ney à Dennevits, et eut une part déoiaive 4. la funiste

inutOemenl^ de détarmÏBee Napoléon à 1^ paa» ei de détourner les altiéa de. paseer la B!kjia^ À, peina de leloua ea auèda, o^il fué rsça aveo> esimur siesme. il mareha sut la Nonésa, dont 1% potea». sion hu avait étéaaaaiée par les aJliéa» et s'en rendit maltvee^ lé joua (1814). Bteeona» rai 4e Suède à U mort de caiaries XHl^ «a 1818 , GhajdeaOeeA ne s'oceupa plua que defairapjooapéier aaa IîMh u ci^ mente l'union dea Suédoia et des NoCTègûeuil» tput en laissant à chacun des deux pwipUw s^eonatitutien pfopra> dévebppalHiMlruetion puWique^ Vefftîcuhitfe, IHnduseDie et 1» oemmesee, etiéuiait. par le eenalds Gothie» l'Océaa ei la Baltique (1822). Il avait pris pour deaisa : iSmom de mcfi jmw €9% ma réoomimuâi il mérita en effat d^^re chéri

des Suédois.^ Bien ^ite ne puisBeqvt regretter la ceBduitedeBemadotteenTeralaPranse^ on <k|it seeeualli» fufiè pesaMa liBs talenta d^uiègruia IptoAd

nletdfni

vol. On

CHAR

t grand vol. On « paWé sa CorrwMi»- NûpMm dé 1810d 1814, Puis, 1819, et

va RteuiU de set Uitns, ffdaimaHom et dûeoorv (Stockholm, 182S). Son H}Hoin a été écrite par Tonohard-LalMse, 1838, et par Sarrans Jeane, 1846. — BcfDidotta ai«it épooaé Eugénie Glary, flUe d'un aéeoeiaiit de MarBaule et fOBor de la femrae de J&w{io Booapart»; il n*a laliaé qu'on ffie, lé prinoe Oscar, né en 1780, ouï bai a fucoédA.

7* Mou ntpofne.

CBAnji I Ml Ckarleg'QuifU, roi d'Espagne. 7. CBAïui t, à la série dee empereim d'Allemagne, ounian, rot d'Espagne et de Naple», fils de PUtipfe n, lé en 1681, était d'âne oamplezion si déliOe qiftt ne put nuffoher et parler qu'à S ans. HfiitproeUméMl en 1665, souslatutdledesa mère inae d*A!ttrielM. La destinée de ee prince ftdble ftit d'Aire nasMSM goa^eraé : il le fut d'abord par sa mers, poil par don Juan d'Autriche, son frère naturel; jfu n femme, Louise d'Orléans, et enfin par sesfflfaistreSk Ayant eu fimprudenee d'entrer dans ia oMiitioo contre Louis XI v, il se fit enlerer h fVaodie-Comté et plusieurs prOTinces des Pays-Bas (1678). N'ayant pas d'enfants, quoiqu'il eût été marié deux fois, il vit à trois reprises les puissances européennes régler sans lui le partage de ses £tats (1668, 1698, ITOD) : dans son inaignation, il fit, en 1700, un teatament par lequel il déclarait néritier de tonte la aMnarehie espagnole Philippe de France, due d'A^jon et petit-fils de Louis XIY ; on sait quelle gaerre eidta ee testament, contre lequel protesta la aûaoa d'Autriche (F. sucCEseioif). Il mourut peu >|vés, le l** noT. En hd finit la branche aînée de la miion d'Autriche, qui régnait en Espagne depuis jtoei siècles. Sous ce règne, l'Espagne, plongée dUB un désordre extrême, perdit le reste de çonâdération dont efie Jouissait en Europe,

CMBUB m. fils de Philippe V et d'ÉÈsabeth Par- Bise, néen 1716, mort en 1788, porta longtemps le nom de rfon Carlos > Il régna d'abord sur Panne , dont Û atait hérité par sa mère en 1731 ; quelques années ^r^ (1734), son père lui céda ses droits sur le royaume des Deux-Siciies. Il sut en peu de temps se nettre en possession de cette nouvelle couronne, battit à Bitonto les Impériaux qui la hii disputaient, et fttt reconnu ror la mnce en 1735: il çrit, comme roi de Nazies, le nom de Charles VU. Bien secondé par son mmistre Tanucci, 3 gouTomaît avec sagesse depuis 18 ans ses ËUts dltafae.lorsqu'en 1759J1 fut appelé au trône d'Espagne nar la mort de son frère Fenfinand YI; il laissa les Deux-Siciles à son 3* fils, Fenfiuand, et SQonta sur le trône d'Espagne sous le Dom de Charles III. Q conclut avec Louis XV le faete de famille (1761), et se Joignit à la France dans les deux guerres qu'elle eut à soutenir contre l'Angleterre en 1762 et 1778; il n'éprouva que des rereis dans la 1** de ces deux guerres , mais Ifrépara en partie ses pertes ^ams la 2*, et recouvra Minorque et la Floride, que les Anglais lui avaient enlevées. Il tenta à phiaieure reprises (1775, 1783, 1784) de punir llnsolence des pirates d'Alger; mais il ne réuaeu pas dansées expéditions. Ce prince s'occupa surtout d'améliorer l'état intérieur ae rEspaffne.onluidoit des canaux , des grands chemins, rhotel des douanes et cehi des postes à Madrid, le cabinet d'histoire naturelle, le jardin botanique, les académies de peinture et de ùemn. ; il créa des écolesmilitaires et navales, et fit d'importants armements maritimes. Uvoolut aussi réformer le costume des Espagnols; mais ce projet causa un terrible soulèvement h Madrid (1765). U se montra très-opposé aux Jésuites et les bannit en 1767 de son royaume et de ses colonies. ^ Ce prince fonda en 1771, à l'occasinx delà naissance de l'Infcnt, l'Orcfre de Charles lH. destiné à récompenser le mérite. La croix est blaacbe et bleue, à 8 pointes; au milieu on voit l'image d« la Vierge, avec cette devise : TirtuH et «m'to. Le ruban est Ueu liseré de Uanc.

CBAiLES IV, roi o'Espagne, fila de Charles m, né à Naples en 1748, mort en 1818, fucoéda h. son père en 1788. Mnee &ibl» et incapable, il toi sans cesse dominé par la reine Mari^-Louise ainsi que p»r le fkvori de cette princesse, Manuel Gedoy, prince de la Paix, et fut à la m«ci de tous les événements En 1793, impès Vexéeution de Loiûe XVI, il déclara la guerre àk Franoej mais il se vit bientôt oontraint de faire la paix et aième de eonolnre avec la France un traité d'alllanoe offnsiw et défensive (Baie, 1796). En oonséquenoe de ee traité, il dut fidre la gverre an Portugal el à l'An^etene; cette dernière puissance hii fit éprouver un terrible échec à Trafalgar (1805} et lui enleva sespk» belles colonies. Il devint ensmte le Jouet de Napoléon. Aocablé du joug que lui impesait l'Empereur, il voulut se retirer en Amérique : mais la révoHe d'Araniuez, exeitée par son fils Ferdmand (18 mars 1808), l'empèoha d'exécuter ce projet, el il se ^ contraint d'abdiouer en fiiveur de ce fils; deœr mois après, Napoléon, que les deux princes avaient Invoqué comme arbitre, le forçait, dans l'entrevue de Éayonne, à rétracter eette abdication et à en Ihire une nouvelle en sa propre faveur (5 mai). Charles IV fût envoyé à Oompiegne, puis 11 alla résider à Marseille (Jusqu'en 1811) et enfin à Rome, où il mourut.

8* Jloif de Napîes et des J>e%ia>Sieiles.

CHABLES 1, comte d'Anjou et de Provence, puis roi de Naples» né en 1220, mort en 1285, était fils de Louis VUI et frère de S. Louis. Il smvit son frère en S^nrpte et fût fait prisonnier comme lui après la bat. de Mansourah (1250). Rendu à la liberté, U vint gouverner la Provence dont il avait hérité par sa femme, Béatrix, fille de Raymondr-Déranger. En 1264, le pane Urbain IV l'appela à combattre Mainfh)i, roi ae Napfes et de Sicile, qui avait encouru la disgr&ce du Samt-Siége, et lui donnala couronne de ce prince. H réussit en effet às'eittparer du royaume de Naples en battant Mainfh>i à Bénévent (1268) et son neveu Conradin à Tagliacozzo (1268) ; mais U souilla sa victoire par ses cruautés et rendit son gouvernement tellement odieux aux Siciliens , que ceuxci, guidés par Jean de Procida, conspirèrent contre lui : Tan 1282. tous les Français qui se trouvaient dans Païenne furent massacre le lundi de Pâques, à l'heure de vêpres, ce qui a fait nommer ce massacre les Vêpres stcdietmes, CSiaries nerdit la Sicile par suite de cet événement, mais if resta maître du royaume de Naples. A partir de cette époque, ii n'éprouva que des revers.

CHARLES u d'anjou, dit le BùttevXj fils du précédent Lorsque son père mourut, il était en captivité, ayant été fait prisonnier en 1284 dans un combat qu'il avait fivrl imprudemment ^ux Siciliens. H ne recouvra la libertô qu'en 1289 et se fit couronner roi de Naples. H s'eflorça inutilement de reconquérir la Sicile que son père avait jperdue; mais il gouverna sesneuples avec plus de douceur et de sagesse que lui rf mourut en 1309, laissant le trône à son âls Robert Un autre de ses fils , Cbartes-Martel, disputa à André m le trône de Hongrie , U90.

CHARLES m, dit Charles de Dwai, petit-fils de Jean de Duras, frère du roi Robert, et arrière-petitfils du préo., rot appelé en 1381 au trône de Naples par le pape Urbain VX, mécontent de la reine Jeanne, use mit en possession de la couronne sans coup férir et fit étouffer Jeazme; mais il eut ensuite à combattre Louis I. duc d'Anjou, à (jui cette princesse avait cédé ses droits. Il finit par avoir aussi des démêlés avec le pape qui, Tayant placé sur le trône, prétendait le dominer. En 1386, il fut appelé au trône de Hongrie » dont a était le seul héritier mâle; mais au moment où il croyait avoir triomphé de tous les obstades> il fût assassiné par ordre de la reine de Hongrie» veuve du dernier roi» qui avait feint dm renoncer à ses droits (1386). Son fils Ladislas luf succéda sur le trône de Naples,

CHAR

CHAR

CBABLn !▼» oomte du Maine, prétendant F. charlis d'ahjou (parmi les princes firançaia).

GHABLB8 lY, FOI de Nâples , le môme que cbiblbs i (Ei{Nigne) et chablbs y (Allemagne).

GBARLI8T, roi de Naplès. 7. chàruis n (Espagne).

CHARLES Yi. F. CHARLES Yi (Allemagne).

^F^F»"» YU, le même que charlbs m (Espagne).

CHARLES-MARTEL f Foi de Hongrie, 2* fils de Charles II, roi de Naples, et de Marie, reine de Hongrie, fut recoimu roi en 1290, à la mort de Ladislas IV; mais ne prit jamais possession de son trône et mourut à Naples en 129&, à 23 ans. Il laissa un fils, Gharobert, qui râgna après lui sur les Hongrois.

CHARLES-ROBERT. F. CHAROBBRT.

Roit de Sardaigne (Pour les dues de Saiooie^ qui ont précédé, F. sayoie).

CBARLBS-BMMANOBL I (ui commo Quc de SaYoïo), roi de Sardaigne, fils de Yictor-Amédée II, naauit en 1701 , et monta sur le trône en 1730. après l abdication de son père. II sfunit en 1733 à la France et àl'Espaffne, quiaYaient projeté d^afiîaiblir la maison d'Autriche : à la tôte des troupes confédérées, il fit la conquête du Milanais, Yainquit les Impériaux à Guastalla, et obtint en récompense le NoYarais et quelques fiefs de Tempire. La promesse d'une augmentation de territoire l'ayant déterminé en 1742 à prendre parti pour la reine de Hongrie, Marie-Thérèse, contre la France et l'Espagne, il s'empara de Modène, puis de la Mirandole, et déploya de grands talents militaires ; mais, après aYoir perdu 6000 hommes k Coni (1744), il si^na en 1746, à Turin, lapaizaYec la France. Depuis, il consacra tous ses soins à soulager ses peuples. Il mourut en 1773.

CHARLBs-EMifANDEL H, 4* fils de Victor^Amédée III, succéda en 1796 à son père , auquel la France Yenait d'enleYcr la plus grande partie de ses États. Associé aux infortunes de la famille des Bourbons, à laquelle il était allié (il aYait épousé une netite-fllle de Louis XV), Charles-Emmanuel IV fit (Tinfhictueuz efforts pour comprimer dans son royaume les ferments de réfolution. Il fut forcé de céder à la république française ses Etats continentaux, et se retira en Sardaigne (1798). Il abdiqua en 1802 en faYeur de son frère Victor- Enmianuel , et alla YiYre à Rome, où il fflonrut en 1819, sous l'habit de jésuite.

CBARLBS-PÉLiz , né en 1766 , doYint roi de Sardaigne en 1821 par l'abdication forcée de son frère Victor- Emmanuel, réprima les rebelles^ régularisa l'adminisCration et donna un oode militaire. Il mourut en 1831 , sans enfants, laissant la couronne au duc de Carignan (Cbarlet-Albert).

CHARLBa-ALBHRT, ué en 1798, mort en 1849, était issu de la branche collatérale de SaYoie-Canffnan. SieYé en lïance, il y puisa les idées libérales et se passionna pour l'indépendance de l'Italie. Il commandait l'artillerie du roi de Sardaigne lorsque éclata llnsorrection de 1821. Yietor^Emmanuel, en abdiquant (13 mars), le nomma régent du roy. jusqu'à TarriYée du nouYeau roi Charles-Félix. Il proclama aussitôt la constitution des Cortèt d'Espagne, et institua une junte proYisoire: mais, au bout de peu de jours (21 mars)^ il fût forcé de se retirer devant l'interYention autrichienne. Exilé en Toscane, il resta longtemps en disgrâce; cependant il fut nommé en 1829 Yice-roi de Sardaigne. Appelé au trône en 1831 à défaut d'héritier direct, fl opéra d'utiles réformes^ créa un conseil d'Etat, reconstitua les conseils proYinciaiuf, fit rédiger un code complet de lois ciYiles et cnminelles. réorganisa l'armée, encouragea l'agriculture, l'industrie et les sciences, abolit le système féodal , toutes mesures qui le rendirent agréable au parti national 3 mais , dans la sidte, dominé sans doute par des influences étrangères, il se montra beaucoup moins làYorable à la cause de la liberté. Cependant, en 1848, après la révolution de Février, revenant aux idées de sa jeu- B, il donna à son peuple une constitution libé-

rale, «.Tibrassa ouvertement ia cause de l'indépen-

danee et de l'unité de l'Italie et appaya de tee armes les peuples insurgés de la Lombardie, de la Yénélîe* des duchés de Parme et de Modène. Il obtint d'abord de brillants succès, battit les Autrichiens à Pastrengo (30 avril 1848), à Goito (30 mai), à Rivoli (10 juin), à Somma-Campagna (24 juillet), enleva Pizzighettone, Peschiera: mab, mal secondé par les troupes lombardes, il mt k son tour battu i San-Donato par le maréchal Radetzky (4 août), se vit forcé d'évacuer précipitamment Muan, où il faillit être pris, et dut solliciter un armistice. Cédant aux exigences du parti démagogique , il recommença imprudemment la guerre à Teroiration de l'armistice; mais il n'éprouva plus que des revers : il perdit, malgré des prodiges de valeur, la bataille décisive de Novare (23 mars 1849). Il abdiqua le jour même en faveur de son fils Victor-Emmanuel n, s'expatria, et mourut peu de mois après, à Oporto en Portugal, à la suite a'une longue maladie, ce prince était profondément religieux ; on a dit de lui : « 11 s'est battu en héros, a vécu en moine et est mort en martyr. > 11 encourageait les lettres et les sciences, et publia à ses frais les Monumetna hûtorûe wUriae^ Turin, 1838, etc. Une statue lui a été élevée à à Turin. Personnages divers.

CHARLES-LOUIS, comtc palatin du Rhin, né en 1 61 7 , fils de Frédéric V , comte palatin, rentra, après le traité de Westphalie (1648) , en possession du Bas- Palatinat, qu'avait perdu son père (F. FBAnmuc v), et obtint, endédommagementaurestedeses Etatshëréditaires, l'investiture d'un 8* éleotorat, mû fut créé en sa faveur, ainsi que la charge d'arcnitrésorier de l'empire. En 1678, il entra dans la ligue formée contre la Fnnce. L'année suivante, Turenne ayant chAtié , par rincoidie de trente boargs du Palatinat, les excès auxquels les habitants de ce pays tétaient livrés envers les Fiançais, l'électeur lui fit poiter, ditK>n, on défit en combat singulier. U mourut en 1680.— Charies, son fils et successeur, mort en 1685, (ùt le dernier électeur de la maison de Simmeren.

CHARLBS-TBÉODORB, électeur palatin , de la maison de Sulzbach, né en 1724, fut investi des duchés de Juliers et de Berg en 1742, à la mort de son firèrs Charles-Philippe, et prit parti pour la Bayière dans la guerre de la succession d'Autriche. Au rétablissement de la paix en 1748, il ne s'occupa que du bienêtre de ses siyets. Il fonda en 1757 a Manheim une académie de dessin et de sculpture, puis en 1763 une académie des sciences et un cabinet d'antiquités. Appelé comme chef de la branche cadette de la maison palatine à la souveraineté desEutsde l'électeur de Bavière Maximilien-Joseph, qui était mort sans enflants, il fut proclamé duc de Bavière à Munich, en 1777. Il céda une partie de la Bavière à l'Autriche parle traité de Teschen (1779), et mit fin par lA à une guerre dont cette succession avait été le prétexte entre le roi de Prusse et la maison d'Autriche, n mourut sans postérité en 1799, et sesfitats échurent à la maison ae Deux-Ponts.

CHARLBS n'AUTRZCHB (rarchiduc), général autrichien, fils de l'empereur Léopold II, et frère puîné de François n, ne en 1771, mort en 1847, commanda en 1796 les troupes impériales sur le Rhin, obtint quelques avantages sur Jourdan et Moreau, qu'il obligea à repasser le fleuve, prit Kehl en 1797, mais lût moins heureux contre Bonaparte et Masséna, disputa la victoire h Caldiero, à Eckmuhl, à Essling . perdit la bat décisive de Wagram , où il fut blessé (1809) , et se vit forcé de signer l'armistice de Znalm. Après cet échec, il quitta le service et consacra ses loisirs à l'étude. On a de lui : Principes de stratégie, Vienne, 1814; Campagne dÂÏU^ magne et de Suisse en 1799, Vienne, 1819. Favorable aux idées libérales, il fut longtemps, pour ce motif, en défaveur à la cour.

CHARLBS ( J. Alexandre César) , physicien , né en 1746, mort à Paris en 1823, sW fait un nom par l'habileté avec laquelle il faisait les expériences. U

CHâR

CBAR

f'oeciipa aireo sacoès de l'électricité, perfectionna l'aérartat en y appliquant le gaz hydrogène, et fit à l'aide de ce procédé une ascension des plus hardies, n devint membre de l'Académie des sciences (1785), et professeur au Conservatoire des arts et métiers. CHABLES, landgraves de Hesse-Cassel. F. hbssb.

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