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CHAS

en son tenms d'une grande réputaJtion et tut surnommé le Père de Véloauence flionçaùe. Pasquier capporte que Maiguerite d'Ecosse, épouse du Dauphin (depuis Louis XQ. le Toyant endormi sur une chaise, lui donna un haiser sur la bouche, pour marquer le cas

au'elle faisait de cette bouche xoû étaient sortis tant e beaux discours. À. Chartier a beaucoup contribué à former la langue. Parmi ses ouyrages en prose on remarque U Curial (Courtisan), le Q%ukdriti>gu$ invectif, où il ae déchaîne contre les abus; et parmi ses ouTiagea en yers le D^bat du B^ketlrMatin^ la Betlt Ikime $ans mary, te Bréviaire d/et nobles, le Livre dee QwOre DavMi, On trouTe dans toua ses écrits une aimable, nalyeté^ ^édition Ift phis complète de tes œuvres est cale d^Duche«Ddt Paris., 1617, in^ -*- Jean Chartier, son frère, moine de l'abbaTe de St-Denis, historiographe de Charles VII^ a publié les C^ndei Chroniquss déS Fronce , arec une Bistoire de Charles TU, rédigée par lui-même. 1476 et U93, 3 toI. in-fol.» réimprimée en 185S par IC. Vallet deVirivlUe.

CHARTiBa (René)» médecin, né II VendOme qu 1572, mort en 1654. fut proftsseur ^la Faculté de Paris et an CoUége de France, et publia une édition complète et très-estimée des œuyres réunies d'Hippocrate et de Gallen, gr.-lat , 1639-79, 13 yol. in-fol.

CBABUSTES, nom donné en Angleterre à un parti composé surtout de prolétaires, qui «>l^cite une CharU du peuple, dans le but d'abolir la constitution aristocratique, d'établir le suflhige uniyersel et d'assurer l'existence des classes ouvrières. Depuis 1817. ce parti a signalé son existence par de pressantes pétitions, couTertes.de millions de signatures, et par de terribles insurrections, que le goiir Temement anglais a réussi k réprimer^ Hunt et Owen en ont été les principaux chefs»

CHABTB AIN (pays) , pays dont Chartrea est la ▼. principale, était compris dans la Beauce et TOrlèanaîs et fait au. partie du dép. d'Eure-et-Loir.

CHARTRES y itUricum, Câmutes, cb.-l. du dép. d'Eure^t-Loir, à 88 kiL S. 0. de Paris (92 par la routa de Rambouillet); 19531 h. ÊYÔché, trlb. de 1** inst. et de commerce, collège, soc. cTagr., bibliothèque. Chemin de fer; belle cathédrale : entrepôt des grains, de la Beauce ; pfttés renommés. Patrie du chanceiiar d'Aligre, du moraliste Nicole, du poète Régnier, du P. Pr. Lami, de Brissot, Pétbion, Marceau, eto.— Autrefois capitale des Camutes, Chartres foi defpuis la yiUe principale de la Beauce, et eut des comtes particuliers dès le x* siècle ; ces comtes possédaient en outre les comtés de Blois et de Champagne. Elle appartint ensuite h la maison de Cbâtillon» qui la yendit à Philippe le Bel (1286). Ce prince donna le comté de Chartres à son Arère Charles de Valois, dont le fils (Philippe le Long) le réunit à la couronne, 1349. François i l'aliéna de nouyeau, et Louis Xin la racheta en 1623. Le comté de Chartres fût ensuite érigé par Louis XIV en duché et donné à la maison d'Orléûis. U deyint alors l'apanage du fils aîné de cette maison, ce oui dura jusqrren 1830 (F. orlAans). Chartres fùtpnse par Duno:8 en 1482. tes Calyinistea l'assiégèrent yainement en 1568; Henri IV s'en empara en 1591 et y fot sacré en 1593.

CHARTBSITSE, Cartusia en lat., Certosa en itù. , non àfumé à diyers monastères de Chartreux, situés toit en France, soit à l'étranger. Le plus o^bre Ist la Grand0 Chartreuse , située dans le dép. de "Isère, à 20 k. N. de Grenoble, au milîeade montre gnes arides et de difficile accès, et où réside le Général de Tordre. Bien que la fondation de Pbrore des Cbjurtreux par S. Bruno date de 1084. la oouyent ne fot bètf <iu*en 1134, près de la cmIuIq qu'ayait occupée le «dnt. H a ém reconstruit en 1678. Les ChanrauXi qui enayaient été expulsés en 1790, lors de la suppression des ordres religieux, y sont centrés en 18l6. et ils l'occupent encore; mais leujc nombre, qui sTâevait jadis a 300, est au)purd4iui réduit à mne trentaine. Us hébergent les y<i>t<gonrs

et préparent une liqueur stomachique connue sous le nom de Liqueur de la Chartreuse.

CHARTREUX, ordre religieux ainsi appelé du désert de la Grande Chartreuse (F. ce mot) , où il prit naissance, fot fondé par S. Bruno qui a'étalùit dans le désert en 1084 ayec an religieux. Cet ordre est un des plus austères : les religieux obsenrent une clôture perpétuelle, un silence presqUe absolu, de fréquents, jeûnes et l'abstinence entièi^ de yiandfe; ils portent une robe de drap blanc, serrée ayec une ceinture de cuir, et un capuce du même drap. Ils sont toujours couyerts. du cilxce; une corde appelée Umbax entoure leurs reins. Ils se consacrent à la yie contemplatjye et ae Ihrrent en outre ^ des trayaux manuels. •—Outre la Glrande Çhartreuiie de Fïance, leuc maison mère . ils comptent dans les autres pays catholiques 92 0t2j>lissements dont les plus importais sont ceux da Florence, da Pise et ae Parie. Ils ont en outre & communautés de filles, dont 3 en France. La rè09 des Chartreux, ré^gée en 1228 par Guigues^ 5* prieur général, a été imprimée en ^581 .

CEARTBPE. Charjfidis, célèbre gouffre, situé sur la côte N. È. de la Sicile, au S. 0. de çemr de Scylla, qui se trouyait sur la côte méridionale de ritEUie. Tous denx^ sont dans le détroit de Messine. Le danger qu'offhdt jadis la passage entre ces deux écueils a donné lieu au proyerbe connu : tomber de Charypde en Sculla.. Ain, le gouffre porte le nom. de Gcsrqfbloi le &nger n^ est plus le môme; cependant on y sent un courant qui porte du N. E. au S. 0. et quf remonte, et descend a peu près toutes les 6 heures. — Selon la Fable ^ C&arybde était une femme sicilienne. fiUe de NÀ^tune et de la Terre, qui. ayant yoIé des bœufs à Hercule, fot foudroyée et changée par Jupiter en un gouffre affreux.

CHASIDIM ou OAsxnnc, c-a-d. TiewB^ Piétistes secte juiye récente , répandue surtout en Pologne , en Russie et autres pays slayes, se compose d'hommes d'une piété austère, quiyontandelà de ce que prescrit la loi. Cette secte prit naissance en Ukraine yers 1760,

CHASSELAS, bourg du dép. de Saône-et-Loùe» à 10 k. S. 0. de Mâcon: 370 h. H a donné son nom à la yariété de raisin dite chasselas.

CHASSELOUP-LAITBAT (François, marquis de), né en 1754 à St-Somin (Charente-lnf.), d'une famille déjà illustrée dans les armes, mort en 1833, était colonel du génie en 1789. U défendit Montmédy contre les Prussiens, dirigea en 1794 l'attaque principale contre Mafistncht, qui capitula bientôt, commanda en chef les trayaux du siéRe de Mayence, 1795; accompagna Bomq)arte en Italie en 1796, eut une grande part aux succès de cette brillante campagne, ft la suite de laquelle il fot fait général de dirision; assiégea, prit, puis fortifia Peschiera, Mantoue» Alexandrie, et appliqua k ces fortifications un système nouyeau dont il était l'auteur; fit en 1807 m sièges mémorables de Dentzick et de Stralsund, commanda le g^énîe dans la cami^agne de Russie, et fot, en récomnense de ses sernces^ fait par Napoléon comte de PEmpire et sénateur. £)e- Tenu S0U3 la Restauration pair de France et marquis, il n'en compta pas moins parmi les défenseurs des institutions constitutionnelles. Chasseloup a écrit des Mémoires sur Vartillerie ; son système de fortification est représenté en relief aux myaUdes, à côté de ceux de Vauban et Cormontaigne. — Un de ses fils, M. Prosper de Chasseloup, né en 1805, député dès 1887 , représentant du peunla en 1^48 , puis membre du Corps Législatif, a été ministre de la marine en 1851, ministre de PAlgérie en 1859, el a été rappelé à la marine en 1860.

eBASâBUSUIt, bourg du dép. de la Charente^ à 10 k. N. E. deLa Rochefoucauld; 1600 h. Maison ou manse royale au temps des Carloymgiens.

CBASSmOÎF (Tour de), ^hare de Vue d'CAéron, \ FextrémitèN. 0. , dans le hameau do même nom; a a 2 faux pour le distinguer de la tour de Cordouaa.

GVASSUARH ou attuarii, peuple delà Geimania.

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