‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 258 sur 578 · CLAR · texte numérisé non relu

CLAR

gnve d'Anspach, pr&s duquel elle vécut environ 17 ans. Clairon avait plus d'art que de naturel, mais elle avait porté Part à la perfection. Dorat a dit d'elle :

Toat, jasqo'à l'art, chez elle a de la vérité.

Elle fit paraîtra en 1799 ses UémoirB*.

CLAIRVAUX, Clara Vallify bourg; du dép. de PAube, sur l^Aobe, dans une vallée près d'une belle forêt, à 12 kil. S. E. de Bar-sur-Aube> 1000 hab. On y voyait jadis une célèbre abbaye de Bénédictins, une des filles de CUeaux, dont S. Bernard tat .'e l"abbé, 111&. Auj. les bâtiments de l'abbaye ont été convertis en maison de détention.

CLAiRVàiTx-Lfis-VAux-D'Aiif, ch.-t. de cant. (Jura), à 23 kil. S. E. de Lons-le-Saulnier; 1200 hab. Papeterie, clouterie, belle forpe.

CLAMART, Tge du dép. de ht Seine, à 8 kil. S. 0. de Paris, près du parc de Meudon; 2800 hab. Bois, belles pépinières, fruits et légumes pour Paris; carrières de pifttre.

CLAMEGT, ch.-l. d*arr. (Nièvre), sur l'Yonne, à 68 kil. N. Ë. de Nevers; 5692 hab. Collège, soc. d'agriculture. Grand commerce de bois à brûler et de charbon. Patrie de Marchangy et des Dupin. C*est à Clamecy que lût inventé le flottage des trains de bois, par Bouvet.

CLAN, mot gaélique qui signifie /amt7te , désignait autrefois les tribus ae TËcosse et de l'Irlande qui vi- Tjijsnt sous la conduite d'un chef particulier , appelé thieftain en Irlande et laird en Ecosse. Dans ce dernierpays, tous les membres d'un même clan portaient le même nom , précédé du mot mac (c.-à-d. fils) : Mac- Donald, Mac-Gregor, Mac-Intosh, Mac-Kenzie, etc. Ces issociatlons ont fini par disparaître à mesure que la ciTilisation a pénétré cbez lesHighlanders ou montagnards : le gouvernement anglais a d'ailleurs tout fait ponr les détruise après les rébellions de 1715 et 1745. CLANIS» Chianay riv. de Tanc* Étrurie. F. cmANA. CLANRICARD (uucK, comte, puis marquis de), ne à Londres eu 1604, siégea aux parlements de 1639 et 1640, et fut cbargô en 1641 du gouvernement d'une partie de l'Irlande. Attaché à nnfortuné Charles 1, il combattit jusqu'au dernier moment pour u cause, ainsi que pour les Catholiques d'Irlande. Quoique Cromwell l'eût mis hors la loi , on le laissa vivre tranquille dans sa terre dé Sommer-Hill, où il mourut vers 1657. Il a laissé des Mémoiret sur les affaires d'Irlande de 1640 à 1653.

CLAPARÈDE (Michel), général français, né en 1774 à Gignac (Hérault)r. mort en 1841 , s'enrôla en 1792 , fil les campagnes dltalie, du Rhin, de St-Domingue et d'Allemagne, fut fait général de division en 1807,

Srit une part glorieuse aux batailles d'Ebersberg, 'Essling et de Wagram, commanda en chef un corps de troupes polonaises dans la campagne de Russie, se trouva à la Moskowa et à la Bérézina, fut fait comte par l'Empereur, et devint sous la Restauration inspecteur général et pair de France.

CLAPPERTON (Hugh), voyageur écossais, né en 1788 dans le comté de Dumfries, servit d'abord dans la marine. En 1820, il partit avec le major Denham

Sakatou (l{&3). Il retourna dans ces contrées en 1826, et mourut en 1827àSakatou, delà dyssentene. Son domestique, Rich. Lander, put rapporter ses papiers en Europe. La relation de ses deux voyages a été imprimée & Londres, 182B et 1829, et trad. par Eyriès et La Renaudiôre.-

Oarag, ch.-L de c. (B.-Pyrénfes), ror le gave ^ Pau, à 18 kiL S. E. de Pau; 316 hafi.

CLABAG (le comte de)i antiquaire, né à Paris en 177T, mort en 1847, émigra, rentra en France sous ie Consulat, après s'être formé par les voyages, cultiva avec succès rarcbéofogie et les arts du dessin, devint précepteur des enfants du roi de Najples, Joacliim Murât, fut chargé par ce prince de diriger

les fouilles de Pompéi, fut en 1818 nommé conservateur des antiques au musée du Louvre, et admis en 1838 à l'Académie des beaux-arts comme membre libre. Qutr« un bon Catalogue du musée du Louvre et un Manuel de Vhùtoire de Vartj 1847. 3 voL in42, on lui doit le Mutée de eculpture antique et fnodeme^ 1826-1856, 6 vol. in-g^ avec planches in-4, magnifique publication qui absorba sa fortune , et qui ne put 6tre terminée qu'après sa mort.

GLARB, comté d'Irlande (prov. de Munster), situé entre ceux de Gallway, Tipperary, Limerick et l'Océan; 100 kil. sur 55; 287 000 hah.; ch.-l., Ënnis. Sol trèa-fsrtile dans les vallées, nombreux troupeaux; mines de houille — On trouve dans ce même comté un bourg de Clare, à 3 kil. S. d'Ennis. Autrefois plus important, il a donné son nom au comté.

GLAREMONT, beau château du comté de Surrey, à 20 kil. S. de Londres. D'abord aux ducs de Clore, puis au due de Newcastle, à qui il doit ses principaux embellissements; il fut acheté en 1816j^ur le prince Léopold de Sax9-Cobourg (au}, roi des Belges), qui venait d'épouser la princesse Charlotte^ etqm, en 1848, le mit à la disposition de Louis-Philippe: c'est là que mourut ce prince.

CLARENCB OU chiarenza , Cyllène, y. de Morée (Êlide), à 10 kil. N. 0. de Gastouni. Duché créé au xm* s. pour la maison de Hainaut . transmis par alliance à Lionel , 2* fils d'£douard III , tige des duc» de Clarence, Il appartint dans la suite aux Vénitiens.

CLARENGE (George, duc de), f^re d'Edouard IV, roi d'Angleterre ) s'unit à Mai^erite d'Anjou et à Henri VI contre son propre frère. Quelques années après, il taX accusé d'avoir soUieité la main de la duchesse Marie de Bourgogne sans le consentement d'fidouard ^ dans le but de s'afiTranchir d'une autorité qu'il supportait avec peine, et fUtpour ce f^it condamné à mort. Le malheureux prince , laissé libre sur le genre du supplice, se noya, dit-on, dans un tonneau de vin de Malvoisie (1478).

CLARENDON, hameau d'Angleterre (Wîlts), à 7 kil. £. de Salisbury. Forêt royale. Ruines d'un palais, séjour favori de quelques rois d'Angleterre. Henri II, en 1164, y fit signer par les barons et les prélats les Constitutiovu de Clarendon, qui restrei- ^aient la juridiction des tribunaux ecclésiastiques. Ces constitutions furent l'occasion d'une vive resistance de la part du clergé, ayant à sa tête Th. Becket

CLARENDON (Edouard htdb, comte de), magistrat et historien, né à Dinton (Wilts) en 1608, mort en 1674. Lors delà guerre civile, il servit le parti du roi et fut créé par Charles I chancelier de l'échi- (Tuier et membre au conseil privé. Après l'exécution oe Charles I, il rejoignit le fils de ce prince (Charles II) et fut chargé par lui à Dunkerque de négociations importantes. En 1657, Charles II le nomma grand chancelier d'Angleterre; à son rétablissement en 1660, il le confirma dans cette dignité et y ajouta les titres de comte de Clarendon et de pair. Le crédit dont il jouissait, son intolérance et quelques mesures impopulaires, comme la vente deDunkeraue à Louis XI Y, lui firent beaucoup d'ennemis et ib nnirent par le faire disgracier. Quoic|u'il eût toujours administré avec intégrité, le roi, importuné de sa vertu rieide ou des plaintes dont H était Tobiet, le dénouilla de toutes ses places, et le parlement le bannit a perpétuité. Il se retira en France et mourut à Rouen. On a de lui : Histoire de la rébellion ^ depuis 1641 iusqu'an rétablissement de Charles II, publiée en 1702,. 3 vol. in-foL, trad. en franc., La Haye, 1704» 6 vol. : cet ouvrage est un des morceaux d'histoire les plus estimés. Il a aussi écrit sa propre biographie (Oxford, 1761). Clarendon se trouvait allié à la famille royale, une de ses filles ayant épousé le duc d'Tork (Jac^es II) , et étant devenue mère des princesses Mane et Anne, qui régnèrent

CLABENS, hameau de Suisse (Vaud), sur le lao de Genève, à 4 kil. S. E. de Vevay. Beaux sites, célébrés par J. J. Rousseau. Tombeau de Vinet.

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