‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 27 sur 578 · AGES · texte numérisé non relu

AGES

AGIN

AGEH, Àgirmum, ch.-l. du dép. du Lot-et-Garonne, 8i.r la r. dr. de la Garonne, à 610 kil. S. 0. de Paria, à 714 kil. par chemin de fer; 17 263 h. Ëvêché, cour impér. , lycée. Belle cathédrale , beau ponlr canal, promenade du (Gainer. Grand commerce, serves renommées y teintureries pour écarlate; ezcelfentes prunes.— Ancienne capitale des Nitiobriget; ville prétorienne sous Tempire; prise et reprise par lesGoths, les Huns, les Alains, lesBurgundes, les Sarrasins; appartint successivement aux rois de France , aux aucs d'Aquitaine , aux rois d'Angleterre , aux comtes de Toulouse; fut la capit. de TAgénois et souffrît beaucoup au zvi* siècle pendant les guerres de religion. Patrie de B. Palissy, J. J. Scaltger, de Lacépède et du poète contemporain Jasmin.

AGENDICUM, la même v. q\i'Agedincum.

AGÊNOIS, anc. prov. de Guyenne, entre le Périgord, le Quercy. le Gondomoîs, la lomagne et le Bazadais; 80 kil. de long sur 40 de large. Pâturages, grains, beaucoup de vin. On y trouvait, outre Agen,quien était le cn.-l., VilleneuveHd'Agen,Marmande, Aiguillon, Tonneins, Clérac, Duras, Lauzun.— Comté dès le ix* siècle , l'Agénois fut donné en apanage par Charles IX à sa sœur Marguerite et réuni à la couronne en 1592. Il fait auj. partie du dép. de Lot^t-Garonne.

AGENOR, roi de Phénide vers 1560 av. J.-G., fut père de Cadmus et d'Europe.

AGES. Les poètes de l'antiquité distinguaient 4 âges, dans lesquels les honmies allèrent sans cesse en empirant : l' VAge d'or y oui s'écoula inmiédiatement après la création de l'nomme et lorsmie Saturne régnait dans le ciel : c'est un temps d'innocence, dfe justice, d'abondance et de bonheur; la terre jouissait d'un printemps perpétuel, et les champs produisaient sans culture; 2* VÀae émargent ^ qui commença lorsque Saturne, chassé du ciel, vint chercher un refiige sur la terre, et que Jupiter lui eut succédé : on éprouva les premières vicissitudes des saisons; il devmt nécessaire de cultiver la terre et de pratiquer les arts pour satisfiiire aux besoins naissants; les hommes commencèrent à déchoir de leur première innocence et à perdre une partie de leur Donheur; ^•YAge (Tairain, qui commença lorsque Saturne eut quitté la terre : cet âge est encore un mélange de bien et de mal. mais le mal commence à dominer, la propriété s^établit et avec elle naissent la rapine et la guerre; 4* l'Age de fer^ signalé par le débordement de tous les excès et de tous les crimes : la terre ferme son sein ; la déesse de la justice, Astrée, fuit épouvantée et retourne dans les cieux. Ou connaît les belles descriptions qu'Hésiode et Ovide ont données des quatre âges.

Les historiens divisent l'histoire en 3 grands âges : les Temps anciens y jusqu'à la chute de l'empire d'Occident, en 476; le Moyen dge, de 476 à la prise de Gonstantinople par les Turcs, en 1453; et les Temps nodemesy depuis 1453 jusqu'à nos jours.

ÂGÉS ANDRE, habile sculpteur de Rhodes, auteur du beau groupe de laocoon qui fut retrouvé sous Jules II, et que l'on admire comme un des chefs-d'œuvre de la statuaire antique. On n'est pas d'accord sur le temps où vécut cet artiste : les uns le rapportent à l'époque la plus brillante de la Grèce (IV* siècle av. J.-G.); les autres le placent sous les

Sremiers empereurs romains. Pline l'Ancien cite et écrit le Laocoon ^Hist. naturelle , liv. XXXVI , ch. v) . AGÉSDLAS, roi de Sparte, de la race des Proclides, fils d'Archidamus, monta sur le trône Tan 400 av. J.-C., à l'exclusion de son neveu Léotychide, qu'il fit déclarer bâtard. Il vainquit successivement les Perses, qu'il alla attaquer en Asie (395), et sur lesquels il conquit une partie de l'Asie-Mineure; les Béotiens, les Argiens et les Atliéniens, ligués contre lai, à Coronée (394), où il fut blessé. Il défendit la Laconie contre Êpaminondas (369), mais fut battu par ce général à Mantinée (363). A l'âge de 80 ans, alla au secours de Tachos, roi d'Sgypte , qui éuit en

guerre contre Artaxerce : il mourut en revenant de cette expédition, l'an 361. AgésJas était petit, boiteux et laid ; mais son courage et sa grandeur d'âme effaçaient ses imperfections physiques. Cornélius Népos et Plutarque ont écrit sa vie ; Xénophon a composé son Éloge.

AGÉSIPOLIS. Sparte eut 3 rois de ce nom, de la race des Agides. Le 1*', fils de Pausanias , lui succéda Tan 397 av. J.-O. Il remporta une grande victoire sur les Mantinéens, et mourut l'an 380.— Le 2*, fils de Cléombrote, ne régna qu'un an, 371.— Le 3% étant encore très-jeime au moment de son avènement, l'an 219, fut mis sous la tutelle de Cléomène et de Lycurgue; ce dernier lui ravit la couronne.

AGGÉE, un des 12 petits prophètes, revint de Babylone avecZorobabel et prophétisa à Jérusalem vers 530 av. J.-C. n encouragea les Juifs à rebâtir le temple, en prédisant que le second serait plus illustre que le premier.

AGGERSHUUS, grand gouvt de la Norwéffe, le plus étendu de tous, a pour bornes la Suède, le Drontheim et le Cattegat; il est arrosé par la Drammen, et compte environ 500 000 hab.; ch.-L Christiania, capit. de toute la Norwége. Il tire son nom d'un château-fort, dit AggershuMS. situé au fond de la baie de Christiania, à 20 kil. N. de cette t.. et qui a longtemps été le ch.-l. de la prov. Ce gouvt renferme de riches mines d'argent, de cuivre et de fer.

AGHABLY, T. du Sahara, capit. de l'oasis de Touat, par 27* 40' îat. N. et 1* 30^ long. 0., sur ia route de Tripoli à Tombouctou.

AGHADÈS, V. du Sahara, par 18* 40* lat N. et 11* 2' long. E., capit d^me oasis du même nom et de tout le roy. d'Asben, au S. de l'Ëtat de Tripoli, est plus ffrande que Tripoli même. Elle sert d'entrepôt pour le commerce oe la partie orient, du désert. Elle compta jadis jusqu'à 50000 hab.; elle n'en a plus guère que 8000. Elle appartient aux Touariks.

AGHMAT, V. du Maroc, à 50 kil. S. E. de Maroc, était la capit. des Ahnoravides, et fut prise en 1128 par les Almohades. Auj. fort déchue.

AGHRDf, vge d'Irlande (Gonnaught), à 40 kii E. de Galway. Les troupes ae Jacques II y furent battues le 22 juillet 1691 par celles de Guillaume II! On nomme aussi cette bataille bataille de Kilkonnel, du nom d'un village voisin.

AGIDES ou BURTSTHÉNIDE8, uno des deux branches royales qui régnaient conjointement à Sparte, tire son nom d'Agis, roi en 1060 av. J.-C. Elle était opposée à celle des Proclides ou Eurypontides. V

SPARTB.

AGILA, roidesVisigoths d'Espagne, 540-554, fut. après 5 ans de règne, massacré par ses sujets, qu'il avait révoltés par sa tyrannie. F. athanagilde.

AG1L0LFINGES, 1** dynastie des ducs de Bavière, ainsi nommée d'un guerrier bavarois nommé Agilolf ou Agilulphe, gui secoua vers 530 le joug des Ostrogoths, et rendit la Bavière indépendante. Tassillon III fut le dernier des successeurs d'Agilolf Charlemagne l'enferma dans un couvent et réunit la Bavière à son empire, 788.

AGILULPHE, duc de Turin, devint roi de Lombardie en 591^ par son mariage avec Théodelinde, veuve du dernier roi, Autharis. Il fit la guerre avec succès contre plusieurs princes révoltés, contre le pape et l'enip. d'Orient Phocas, et prit Crémone. Mantoue et Fadoue. Il m. en 615, après s'être fait catholique.— Héros bavarois. V. AGnx>LFiNGBS.

AGINGOURT (seboux d'), antiquaire, arohéologue et numismate, né en 1730, a Beauvais, mort en 181 4 , à Rome , fut fermier général sous Louis XV , et amassa une brillante fortune qu'il consacra tout entière à l'étude et à la culture des beaux-erts. Après avoir visité l'Angleterre, la Hollande, l'Allemagne, l'Italie, il se fixa à Rome en 1779, et s'y lia aTec le carninal Bemis et le chevalier d'Azara. Il y rédigea VHistoire de l'Art par Us Monuments depuis le iv« siècle jusqu'au xvi» (Paris, 6 vol. in-fol., avec

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3^5 planches, 1809-1823) : c'est le plus riche répertoire que Ton ait en ce genre.

AfilNNUM, auj. Àgeny t. capit. des NiUohriges, peuple de l'Aquitaine, au S. des Petrocorii.

AGIS, nom de 4 rois de Sparte, dont un seul de la race des Âgides, et 3 de celle des Proclides : AGIS, fils d'Eurysthènes, succéda à son père vers Fan 1060 av. J.-G.* On ne sait rien de son règne. C'est de lai que rient le nom d' Agides, donné à l'une des deux races oui régnaient conjointement à Sparte. AGisi, de la race des Proclides. fils d'Archidamus, régna de 427 à 400 av. J.-C. , battit les Argiens à Mantinêe, et obtint plusieurs avantages sur les Athéniens pendant la guerre du Péloponèse.

AGIS n, fils d'Archidamus II, roi de 338 à 330 av. J.-C., tenta de délivrer la Grèce du joug des Macédoniens, et périt dans une bataille contre Antipater, lieutenant d'Alexandre, après avoir fait des prodiges de valeur.

AGIS in, le plus célèbre des rois qui ont porté ce nom, monta sur le trône l'an 244 av. J.-C. Il tenta de remettre en vigueur les lois de Lycurgue, proposa d'abolir les dettes et de faire un nouveau partage des terres; mais il échoua dans ses dessems par l'opposition de son collègue, le roi Léonidas, et par la perfidie de ceux mêmes à qui il avait donné sa confiance. Arraché d'un temple où il s'était réfugié, il fat étranglé dans sa prison par l'ordre des épbores, Tan 239 av. J.-O. Plutarque a écrit sa Vie. AGLABITES, dynastie musulmane, qui s'éleva sur les mines des califes de Bagdad et régna enriron 109 ans sur le pays qui s'étend de l'Egypte jusqu'à Tonis, eut pour chef Ibrahim-Ben-AgM>, qui mt nommé, yers l'an 800 de J.-C., gouverneur de l'Ainqae par Haroun-al-Raschid. Ils siéraient à Kairouan, près de Tunis. Us envahirent Ta Sicile dès 827, et prirent successivement Agrigente, Païenne, STracase (878). qu'ils détruisirent. Leur dernier cEef, Ziadat-Allah, fut dépouillé de ses fitats en 909 par les califes Datimites, qui ^uvemaient 1*^ gypte. Bf . Noël Desvergers a écrit VHistotre des AglàbiteSy Paris, 1843.

AGLAÉ, l'une des trois Grâces. F. orages. AGUË, ▼. du Piémont (Ivrée), à 15 kil. S. 0. dlvrée; 3300 h. ChÂteau royal, musée d'antiquités. AGNADEL, bourff de Lombardie (Lodi), à 15 kil. N. E. de Lodi, est câèbre par les victoires qu'y rem-

Sortèrent Louis XII sur les Vénitiens (1509), et le duc e Venddme sur le princs Eugène (1705).

AGNAN ou AïONAN (S.), Anianusy évéqne d'Orléans de 391 à 453, sauva la v. d'Orléans assiégée par Attila, 450. On attribue à ses prières le secours inespéré que la ville reçut d'Aétius et des Visigoths. l'Église l^onorele 17 novembre.

AGNANO (lac d') , Anianus lacus, à 7 kil. 0. S. 0. de iNaples, occupe le bassin d'un ancien cratère; ses eaux sont sans cesse en ébullition. Près de là se trojve la fameuse grotte du Chien. V, ce nom.

AGNÈS (Ste), jeune vierge de Palerme, subit le niartyre à Rome en 304, à 13 ans, lors de la persécution de Dioclétien. Prudence a chanté son martyre ; le Tlntoret et le Dominiquin l'ont représenté sur la toile. On la fôte le 21 janvier.

AGNÈS d'aquitaine, fille de Guillaume Y, duc d'Aquitaine, épousa en 1043 Henri III, empereur d'All'^magne, et fut mère de l'emp. Henri Iv. A la mort de son mari, elle gouverna au nom de son fils, Açé de Sans; dépotdllée du pouvoir en 1062, elle se retira à {^ome, ou elle mourut en 1077.

AfiNte DB FRANCE I fille du roi de France Louis le leone, i\it mariée en 1180, dès l'ftge de 9 ans, à Alexis (k>mnène le Jeune, empereur de Gonstantî- .lople^ deux ans après, eUe se vit forcée d'accepter amamd'AodranicGomnène, qui avait fait mourir ^xis et av^ usurpé le trône.

AGNfis DE MÉRANiB, Teiue de France, fille de Berthold, duc de Méranie, fut épousée en 1196 par Phi* lippe- Auguste qui venait de répudier Ingelburge;

mais les censures de j'égUse obligèrent ce prince à l'éloigner pour reprendre sa première femme. Agnès , retirée à Poissy, y mourut de douleur en 1201. Elle avait eu du ro> un fils, Philippe Hurepel. M.Ponsard a fait une tragédie d'Ames de Méranie.

AGNÈS D'AUTRICHE, fille de l'empereur Albert I, née en 1280, vengea la mort de son père qui avait été assassiné (1308), en immolant près de 1000 victimes. Elle avait épousé en 1296, André III, roi de Hongrie; mais elle derint veuve après un an de manage. En 1310, elle fonda en Suisse un monastère où elle s'enferma; elle y mourut en 1364.

AGNÈS soREL OU suRELLB, dame célèbre par sa beauté et les qualités de son esprit, fille de Sorel de St-Gérard, gentilhomme attaché à la maison du comte de Glermont, naquit vers 1410 au village de Fromenteau en Touraine. Elle était fille d'honneur d'Isabeau de Lorraine, duchesse d'Anjou, lorsque cette dame eut occasion de venir à la cour de Charles VII pour solliciter une grâce (1431). Charles devint bientôt éperdimient amoureux d'Agnès, la fixa à sa cour en la nommant dame d'honneur de la reine, et en fit bientôt sa maîtresse. Aenès n'usa, dit-on, de l'ascendant qu'elle avait sur le roi que pour le déterminer à sortir du honteux repos dina lequel il languissait pendant que les Anglais s'emparaient de se^ États (Y. CHARLES vn), et elle contribua ainsi puissamment au saSut de la France. Le roi la combla de faveurs et lui donna entre autres présents le château de Beauté, sur les bords de la Marne (près de St-Maur), d'où elle prit le nom de dame de Beauté. La reine elle-même lui montra toujours un sincère attachement. En 1445, Aj^ès, insultée par le dauphin (depuis Louis XI), quitta la cour et alla vivre à Loches, où Charles VII lui avait fait bâtir un château. EUe mourut en 1450, à Jumiéges, où elle était venue trouver le roi; on la crut empoisonnée par le dauphin. Par allusion & son nom, elle portait dans ses armes un sureau d'or.

AGNÈS (la Mère). F. arnadld (agnès).

A6NESI (Maria-Gaetana), née à Milan en 1718, morte en 1799, était fille d'un professeur de mathématiques à Bologne, qui l'initia de bonne heure à l'étude des hautes sciences. Elle y réussit si bien qu'en 1750 le pape Benoît XIV l'autorisa à remplacer son

Sère dans son cours public. Elle a publié en latin es Institutions analytiques ^ qui ont été trad« par d'Anthelmy, avec notes de Bossut, sous ce titre : Traités élémentaires du calcul différentiel et du calcul intégral y Paris, Î775, in-8.

AGNOLO (BACCio d*), sculpteur et architecte florentin, né en 1460, mort en 1543, fut le contemporain et l'ami des Raphaël et des Michel-Anffe. Il commença par sculpter et ciseler en bois, et s'adonna ensuite à l'architecture. Florence lui doit le palais Bartolini et quelques autres édifices remarquables par leur élégance et leur solidité. Plusieurs sont • ornés de ses sculptures en bois. Il laissa trois fils , auxquels il transmit une partie de ses talents.

AGNONE. v. du roy. d'Italie (Molise), à 27 kil. d'Isemia: 8000 hab. Elle a 7 églises et 5 monts de piété. Fabriques d'articles en cuivre.

AGOBARB, archevêque de Lyon en 813, mort en 840, prit part à la révolte de Lothaire contre Louis le Débonnaire, et fut en conséquence déposé par le concile de Thionville en 835; mais, ayant reconnu ses torts, il fut rétabli peu après. C'était un homme éclairé pour ces temps : il fit abroger la loi Gom bette , qui autorisait les duels juridiques; il écrivit contre les épreuves de l'eau et du feu et contre la croyance aux sorciers. U a laissé plusieurs écrits qui ont été publiés par Baluze, 1666, 2 vol. in-8.

AGOGNA. riv. des fitats sardes, se jette dans le Pô entre la Sesia et le Terdoppio, après avobr baigné Borgomanero, Novare, Mortara. Sous Napoléon !•', l'Agogna donna son nom à un dép. du roy. d'Italie, qui avait pour ch.-l. Novare.

AGON, petit port de France (Manche), à 10 kil.

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