CRAN
Peistuie . il en détint directeur en 1 665 ; il fut nommé en 1672 directeur de l'Académie de Rome; en 1676 1«' peintre du roi. Il brilla par le coloris. On cite de lui : la Mort <VAbel, Hercule, Àchéloût, VErdèvement de Déjanire, X^Naistanee de Jttptt«r. Il a laissé un TraHi sur le coloris, 1741. La nature de son talent lui a fait donner le surnom de PouMstn, — Ant. Coypel, son fils aîné , 1661-1722, est auteur du Jugfement de Sàlomon et A^AthaUe (au Louyre). 11 peignit pour le Palais-Royal les princ. scènes de VÉnéxde (aujourd'hui détruites): il réussit aussi dans la gravure. — Noél-Nic. , autre fils de Noël , 1692-1737 , se distingue par un dessin gracieux et correct, par un pinceau moelleux.— Ch. Ant. , filsd'Ant. , 1694-1732, inférieur aux précédents, a dessiné l'histoire de Don Quichotte, II joignit le talent d'écrivain à l'art du peintre.
œvSEYOX (Ant.) , sculpteur, né à Lyon en 1640, mort en 1720. Ses principaux ouvrages sont : les chevaux ailés qui ornent l'entrée des Tuileries; le Flùteur, une Flore, une Hamadryade, dans le même jardin; plusieurs groupes à Versailles et à Marly; les tombeaux du cardinal Mazarin. de Lebrun et de Golbert, les bustes de LouisXIVet des principaux personnages de la cour. Membre de l'Académie de sculpture et de peinture, il en fut quelque temps chancelier.
COYTHIER (Jacques), médecin de Louis XI, né à Poligny en Franche-Comté, prit un grand ascendant sur l'esprit du superstitieux monarque, lui fit croire que, s'il le congédiait, il mourrait lui-même avant huit jours, et profita de cet ascendant pour arracher au roi des sommes considérables. A la mort de Louis XI, il fut accusé juridicjuement de s'être enrichi aux dépens de l'État, mais il conjura l'orage en donnant 50000 écus au roi Charles VIII.
COZES, ch.-l, de cant. (Charente-Inf.) , à 24kil. S. O. de Saintes; 1900 hab.
COZUMEL, île de la mer des Antilles, sur la côte de TYucatan ; 60 kil. sur 20. Découverte par Cortez en 1519. Elle appartient au Mexique.
CRABBE (George), écrivain anglais, né en 1754 dans le Suffolk, mort en 1832, obtint par le crédit de Burke et de lord Ruiland plusieurs bénéfices avantageux, et fut en dernier lieu doyen de Trowbridge. Il se distingua comme prédicateur et comme poète. 11 publia en 1807 un Recueil de poésies; en 1810, le Village, poème; en 1812, des Contes en vers, en 1819, les Contes du château; pois l'Histoire naturelle de la valUe de Belvoir, en prose. On trouve dans ses poésies des descriptions d'une admirable fidélité, mais peu d'invention. On l'a surnommé le Téniers de lapoésieetle Poète dupauvre.
CRACINA, nom latin de llle de Ré. V. Rà.
CRACOVIB, Carrodunum en latin , Krakov en poixmais, Krakau en allemand, v. de l'anc. Pologne, auj. à l'Autriche (Galicie), sur la Vistule, à 248 k. S. de Varsovie; 40000 hab. Elle a trois faubourgs et «oram unique par un pont avec Podgorze. Ëvêché catholique, tribunal supérieur, université (qui date de 1364), séminaires. Cn&teau fort, murailles et fossés, cathédrale où reposent les restes des rois de Pologne; observatoire, 4 bibliothèques, etc. Industrie active, centre du commerce entre les Polognes russe et prussienne, la Gahcie et la Hongrie. — Fondée, dit^on, dès le vu* s. par Cracus. Cracovie fut de 1320 à 1609 la capit. de la Potogne. Lors du 3* partage de la Pologne, 1795. elle échut à l'Autricbe; elle fit partie du grandHduché de Varsovie en 1809, devint ville libre en 1810, et enfin en 1815 forma une petite république, sous la protection immédiate de la Russie, de l'Autriche et de la Prusse. Ces trois puissances la déclarèrent à jamais neutre : cependant l'Autriche, prenant prétexte d'un mouvement qui y avait éclaté, l'incorpora à ses États en 1846. — La République de Cracovie avait pour bornes au N. et à l'E. le roy. actuel de Pologne, au S..la Vistule qui la sépare de la Galicie. et A l'O. la Brinica qui la sépare de la Prusse; elle comprenait, outre Cracovie et son territoire, deux petites v. (Claratomba
ou Mogila et Krzes20wice),et 77 vges, et comptait 1 14 000 hab. Le territoire de la république forme aoj. le grand-duché de Cracovie, compris dans la Galicie.
GRAGUS, mont, de Lycie, au S. O., très-près de la mer, entre Patare et Tehnisse. Cette montagne fut primitivement un volcan. F. chimère.
CRAIG (Jean) , géomètre, né en £cosse vers 1650, fut un des premiers à introduire en Angleterre le calcul différentiel de Leibnitz (1685). Appliquant le calcul à l'appréciation des témoignages, il prétendait que la rorcedes preuves sur lesquelles repose le Christianisme va toujours diminuant et se rédaira à zéro au bout de 3150 env. La dissertation où il soutint ce système est intitulée : Theologiœ ehristiansB principia maihematica, Londres, 1699. Elle a été réfutée en 1755 par J. Daniel Titius.
CRAIOVA, V. de Valachie, à 189 k. 0. de Bucharest ; 9000 h. Tribun. , école centrale. Commerce actif.
CRAHAIL (Adrien de MoniLCC-iroNTESQuiou.
comte de), prince de Chabanais . petit-fils du célèbre Montluc,né en 1568, m. en 1646, fut sous Louis XIU l'un des plus écervelés parmi les galants de cour qu'on appelait les Intrépides, Impliqué dans une conspiration contre le caitlinal de Richelieu, il resta 12 ans enfermé à la Bastille (1630-1642). Il s'occupait de littérature, et a publié sous le pseudonyme de Devaux dos Caros : Les jeux de V Inconnu, 1630; la Comédie des Proverbes, 1639; les Nouveaux et illustres Proverbes historiques, 1665.
CRABfER (J. André), minéralogiste allemand, né en 1710 à Quedlinbourg en Saxe, mort en 1777, a fait faire de grands pas à la métallurgie. On a de lui: Elementa artis doctmasticsB, Leyàe. 1739, trad.par de Villiers, 1755; Principes demetalhargie, 1774.
CRAMER (J. André), littérateur, né eu 1723 près d'Annaberg en Saxe, mort en 1788, suivit la carrière ecclésiastique et devint chapelain de la cour à Co-
Senhague^ puis professeur de théologie à l'université e cette ville, et enfin à Kiel. Orateur et historien, il est surtout estimé comme poète lyrique; on admire ses Odes à David, à Luther , à Mélanchthon^îX sa trad. des Psaumes. — Son fils, Ch. Fréd., né à Kiel en 1748, mort en 1808, exerça l'éUt d'imprimeur à Paris, puis se livra à la littérature. Il a trad. en fhmçais plusieurs ouvrages de KIopstoek, de Schiller, et a fait un dictionnaire allemand-français
CRAMER (Ch. Gottlob), fécond romancier, né en 1758 en Saxe, mort en 1817, a publié plus de 40 romans. Les meilleurs sont Eratmus Schleicher et U Pauvre Georges, trad. par A. Duval, 1801.
CRAMER (J. J.), pianiste et compositeur, né en 1771 à Manneim. m. en 1860, eut pour premier maître son père, hanile violoniste établi à Londres, reçut ensuite à Vienne des leçons de démenti pour le piano, se perfectionna par l'étude approfondie des œuvres de Bach, de Hœndel. de Hyan; se fit admirer partout pour la merveilleuse souplesse, la pureté et l'élégante simplicité de son jeu, et créa une grande école à laquelle on peut rapporter Kalkbrenner, Moschelès, Bertini, Chopin, etc. On ade^lui des sonates, des rondos, des concertos, et 84 Etudes, qui sont restées classiques.
CRAMOISY (Sébastien), imprimeur, né à Parii en 1585, mort en 1669, fut le premier directeur de l'imprimerie royale du Louvre (1640); cette direction resta dans la famille jusqu'en 1701. On estime ses éd. de S, Jean Chrysostôme, 1624, 6 v. b-f., de Nieéphore CaUiste^ 1630, 2 v. in-f.; des Eistorix Francorum scriptores (de Duchesne) , 1636, 6 v. in-L
CRANACH (Luc ou Lucas de), peintre et graveur allemand, né aCranach, près de Bamberg, en 1472, mort en 1553 , travailla pendant 60 ans pour les électeurs de Saxe, et fut très-lié avec Luther. Il excellait dans le portrait: on remarque, entre autres, ceux de Luther» de l'électeur Frédéric le Magnanime (au Louvre). Quoique d'un mérite éminent, il est inférieur à Albert Du/er et à quelques autres de M contemporains.
CRAP
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CRAKAOS, roi fabuleux d'Athènes, qu'on fait régner de 1594 à 1585 av. J.-C, succéda à Cécrops. C'est sous son règne que Neptune et Minerve se disputèrent l'honneur de nommer Athènes. Sa fille Atthis épousa Amphictvon et laissa son nom à l'Attique.
GtANMER (Tnomas), archevêque de Cantorhéry, né en 1489 dans le comté de Nottingham. N'étant encore que professeur de théologie à Cambridge, il écrivit en l&30pour appuyer le divorce de Henri YIII avec Catherine d'Araffon, et fut envoyé par le roi à Rome pour solliciter la dissolution de son mariage. Nonune à son retour archevêque de Cantorbéry, il prononça lui-même le divorce que le pape avait refusé, et confirma l'union de Henri avec A. de Boulen (1532). Il s'éleva violemment contre la primauté du pape , contribua puissamment à introduire le schisme en An^eterre, fit adopter, sous Edouard VI , une nouTeilehturgie, et se maria. A l'avènement de la reine Varie, il fut arrêté conmie hérétique : il abjura, dans Tespérance de sauver sa vie, puis il se rétracta lorsqu'il vit qu*il n'avait rien à espérer. Il mourut sur le bûcher en 1556.
CRA50N, V. de Thessalie (Pélasgiotide) , à TE. de Pharsale, sur les frontières de la Magnésie. Les Athéniens y furent battus par Antipater et Cratère, l'an 322 av. J.-C.
CRANSAG, bourff du dép. de l'Aveyron , à 35 kil. N. E. de Villefranche ; 6QÛ hab. Houille; eaux minérales ferrugineuses acidulés froides. Station du du chemin de fer du Midi.
CRAXTOR, philosophe académicien, natif de Soles eaCilicie, flonssait vers 306 av. J.-C. Il fut disciple deXénocrate et de Polémon, et enseigna assez fidèlement le système de Platon, qu'altéra après lui « nouvelle Académie. 11 s'occupa surtout de morale,
i20 kil. N. 0. de ChAteau-Gonthier; 3813 hab. Lai Mges- grains, lin, fiL Patrie de Volney. Ane. sei gneune, qui a donné son nom aux seigneurs de Craon.
CRAON, anc. famille de France, connue dès le n* siècle. Le plus fameux de ses membres est Pierre a« Craon, qui, en 1384, accompagna le duc d'Anjou dans son expédition contre le royaume de Naples, et qui se fit chasser de la cour de Charles VI pour «es intrigues et ses débauches. S'imaginant oue atte disgrâce était due aux conseils du connétable peClisson, P. de Craon tenta de l'assassiner (1392) : li fut en punition ,de ce crime dépouillé de tous ^s biens. Son fils périt à la bataille d'Azincourt en 1415. Le dernier représentant de cette maison gouverna quelque temps la Bourgogne sous Louis XI, après la mort de Cùarles le Téméraire. — • A l'extinction de cette famille, la maison de Beauvau prit je titre de Craon parce qu'un de ses membres avait épousé l'héritière du nom.
. CRAONNE, ch.-L de cant. (Aisne), à 17 kil. S. E. ^e Laon; 900 hab. Napoléon y battit les alliés les 6 et 7 mars 1814. Vins assez estimés.'
CRAPELET(Ch.), imprimeur à Paris, 1762-1809, s^est fait un nom par la beauté et la correction de «s éditions, par l'élégance et la pureté de ses caractères. On lui doit des éditions fort estimées de jf Fontaine, de Télimaque (1796), de Boileau (1798), la Oiseaux dorés d'Audibert, etc. — Son ?Js, George Adrien, 1789-1842, a marché sur ses «faces, et en outre a marqué comme littérateur. Il traduisit en vers les Noces de Thétis et Pelée de Ca-
|H[1« (1809), fit connaître à la France les recherches mbUographigues de Dibdin, et publia lui-même d'in- ^^J^ssànxes Etudes sur la typographie, ainsi qu'une ûistoire Des progrès de ^Imprimerie en France et ^JUUie au xvi« siècle (1836).
OKAPONNE, cfa.-l. de cant. (H.-Loire), à 39 kil. «. du Puy ; 1300 hab. Dentelles et draperies. . ^^TONNE (canal de), dans le dép. des Bouches- «A-EhAne, joint le Rhône à la Durance en partant
d'Arles, et par un embranchement communique avec l'étang de Berre en formant une île au^essousde Salon. Il doit son nom à l'ingénieur Graponne.
GRAPONNE (Adam de) , gentilhomme provençal et habile ingénieur, né en 1519 à Salon, fit en 1557 et 1558 le canal qui porte son nom. Des envieux le firent empoisonner à Nantes, en 1559.
CRASSUS (L. Licinius), célèbre orateur romain, né vers l'aa 150 av. J.-C., fut Tun des plus éloquents et des plus habiles jurisconsultes de Rome au rapport de Cicéron, oui le met en scène dans son dialogue De Oratore, il fut consul l'an 96 av. J.-C.
CRA.SSU8 (M. Licinius), triumvir, célèbre par ses richesses, acquises en grande partie aux dépens des victimes des proscriptions de Sylla. Préteur en 71 av. J.-C., il mit fin par une victoire décisive à la guerre de Spartacus. Il fut nommé consul l'année suivante, et se distingua par ses largesses au peuple. L'an 60, il forma, avec Pompée et César, le l*** triumvirat. II se fit nommer gouverneur de Syrie et charger de la guerre contre les Parthes. La campagne s'ouvrit heureusement: Babylone et Séleucie allaient se rendre à lui; mais ayant laissé à l'ennemi le temps de réunir ses forces , Crassus fut battu complètement à Carrhes par Suréna, général a'Orode, roi des Parthes, l'an 53 av. J.-C. Trente mille Romains restèrent sur le champ de bataille, et Crassus lui-même, qui s'était rendu dans la tente de Suréna pour traiter, fut mis à mort par les ordres de ce général. Plutarque a écrit sa Vie.
CRATÈRE, lieutenant et ami d'Alexandre, sut conserver la faveur de ce prince malgré sa franchise. Après la mort du conquérant, il partagea la direction des afiaires d'Occident et eut le commandement de la Macédoine et de l'Êpire; il seconda, à la bat. de Cranon (322), Antipater, dont il avait épousé la fille, contnbua à la ruine de Perdiccas, et fût tué l'an 321 dans une bat. contre Eumène.
GRATÈS , philosophe cjrnique , disciple de Diogéne, était Thébain et flonssait environ 324 ans av. J.-C; il eut pour disciple Zenon , fondateur de l'école stoïcienne. Pour mieux suivre les préceptes de Dio^ène, Cratès avait vendu tous ses biens, et eu avait distribué le prix à ses compatriotes. Ce philo^ sophe était contrefait et malpropre; il inspira cependant une telle estime à Hipparchie , riche et belle Athénienne, qu'elle l'épousa, malgré ses propres représentations. Il nous reste sous son nom auelques lettres apocryphes (dans la collection es Épistolœ cyniese)* On ne les connaissait que par une traduction latine, lorsque M. Boissonade en a publié le texte en 1827 (dans la Notice des manuseriu de la Bibliothèque Royale, t. XI).
CRATI, Crathis , nv. du roy. de Naples (Calabre Citérieure), sort des montagnes de Li Sila, re-
Sait le Bussento à Cosenza, et tombe dans le golfe e Tarente. à 20 kil N. 0. de Rossano.
GRATINUS,' un des poètes les plus estimés de l'anc. comédie, né à' Athènes vers l'an 525 av. J.-C. , mort à 95 ans, est loué par Horace et Quintilien. Il poussa jusqu'à l'excès la hardiesse de ses attaques. On lui attribue l'invention du drame satirique. Il reste de lui quelques fragments réunis par Runkel, Leips., 1827, et par Meinecke, 1839.
CRATIPPE, péripatéticien, né à Mitylène, enseigna d'abord la philosophie dans cette ville, alla ensuite à Athènes, et eut pour disciples le fils de Cicéron et Brutus. Pompée alla le voir après la bat. de Pharsale, et reçut de lui des consolations. Il a écrit sur la Divination eXVlnterprétatùmdes Songes.
CRATO, V. murée du Portugal (Alentéjo), à 22 k. N. 0. de PorUlègre; 3000 hab. C'était la résidence du grand prieur de l'ordre de Malte.
CRATO (prieur de). F. antoinb.
CRAU (La), du celtique eraigh, amas de pierres, Lapidei Campi, vaste plaine toute couverte de cailloux, dans le dép. des Bouches-du-Rhône, entre le Rhône et l'étang de Berre. £Uea980 kil. oarrés de
jCREE
CRËO
superficie, et est traversée par le canal de Craponne, qui l'a rendue en partie à l'agriculture, les anciens attribuèrent rorigine de la Cfâu à une grêle db pierres que Jupiter lança un JoXir sur un ahlagohiste d'Hercule que ce héros ne bouvait vaincre. On suppose que c'était une anse de la Hëdite^ranée, a'oû la mer sesl retirée.
GRAVANT, bourg du dép. de l'Yonne, l Î5 kil. S. E. d'Aùxerre; 1000 h. Leà Anglais unis auîc Bourguignons y défirent les Français en I4!i3.
GRAVEN (lad y). F. anspacô (ïfaafrg ravine d*).
CRATE& (Gaspard de), peintre flamand, né S Âh- Vers en 1585, mort en 1 Géîî a Gand. Parmi ses tableaux on cite Sie-Cathèrine enlevée au ciel(k Gahd); la Résurrection âe J.'C; la Vierge ihlercéaàht pout lès t'Afirmes; le Centenier aux pieài àe J.-t.
CRÉBILLON (Prosper JOLtôT dej, bofeté tragique, né à Dijon en 1674. mort en 1*7 62. & 88 ans, était fils du greffier en chef de la cbamore des comptes de Dijon. 11 fut nlacé à Paris chez un plrocureur pour apprendre la chicane ; mais son patron , appréciant son talent, fut le premier à l'engager à travailler pour le théâtre. Il donna successivement Idoménéê (1705), Àirée (170t), Electre (1709), Khadamisle (171 1), qui le placèrent auprès de nos grands maîtres, puis J<mBè*(i7i4), Sefmiromw (17l7),>wrr;ittf (1726),
aui eurentmoins de succès. Après cette dernière pièce, resta 22 ans sans rien produire : on attiibue ce long silence au peu d'encouragement qu'il obtenait du gouvernement. Cependant en l74d il rentra dans la carrière, à 72 ans, et donna CatiUna. l'une de ses meilleures pièces. Il fit jouer sa dernière tragédie, le Triumiiraij en 1755, à 81 ans. Grébillon a surtout visé à exciter la terreur; il a même poussé le terrible jusqu'à l'horrible et à Patroce. Ce poète était d'un caractère âer, incapable de s'abaisser à courtiser les grands. Il avait d'ailleurs des habitudes cyniques et peu engageantes : aussi resta-t-il la plus grande partie de sa vie dans un état voisin ée la misère. Pendant longtemps, il n'eut pour vivre qu'une place de censeur de la police. Vers l'âge de 60 ans, Mme de Pompadour lui fit obtenir une pension de 1000 fr. et ime place à la Bibliothèque royale. Il fut reçu à l'Académie en 1731, et prononça son discours en vers. Yoluire fut jaloux des succès de Grébillon, et, pour montrer sa supériorité, il refit plusieurs des sujets que «on rival avait traités, entre autres SémiraiMs et tatilina^ qu^l intitula Rome sauvée. Les oeuvres de Grébillon ont été imprimées à l'Imprimerie Royale en 1750, 3 vol. in-4. On en a donné depuis une foule d'éditions. Les meilleures sont celles de P. Didot, 1812> 3 v. m-8, et de Renouard, 1818, 2 v. in-«.— Sonfils, Claude-Prosper, 170T-1777, est auteur de plusieurs romans légers et même graveleux. Malgré la licenoe qui règne dans ses écrits, il eut des moeurs honnêtes; il habitaitaveo son père et vivait dans la meilleure intelligenoeavee lui. Les plus conatts de ses romans sont : beitru de la marquise de ***, 1732; Tanfaiet Néadamé.ndk, qui le fit enfermer à la Bastille à cause de certaines allusions; les ɧa/rements du cœw et de Vesprit, 1736; le Sopha^ 1746$ Lemes athéniennes^ 1771.
CRÊGY, ch.-l. de e. (Somme), sur la Maie, à 16 k. N. d'Abbeville; 1660 h*. Près de là Edouard III battit Philippe VI en 1346 : il d«t eurtout ia victoire à l'emploi du canon.— Ch.4. de c. (Seinê-et^Mamel, sur le Grand-Morin, à 12 kil. Sw de Meaux( 1100 hab. Jadis flath]uéde teurs, dont on voit des vestiges.
CRâGY-suK-6BRiiE4 eh.4. de c. (Aisne) I àl6 jil. N. de Laon; 2Û&2 hab. Qe bourg obtint dès il80 une charte de cnaunune.
CREDITON, v. d'Angleterre (Devon), à 11 k. S. E. d'Exeter; 6000 h. Importante sous les Saxons» Ane. évêché, auj. transporté à Exetèr.
CREEGH (Thomas), écrivain an^ais, né à Blandford (Dorsetshire) en 1659, mort en 1700, Amoureux d'une demoiseUe qui ne répondait point à ses vœut, il m pendit de désespoir. On a de lui plusi«urs tred.
d'ouvrages latins et grecs : celle de luerèee en vcn anglais, Oxford, 1682, b-8, est la plusèâtimèe. Il a aussi donné une bonne édition de ce poète, Londtes, 1B94, !n-8.
tRCKKS, peuple de l'Amérique. F. CRiti.
CJBIÊIL, ch.-L de 6. (Oise), *tir l'Oise, à lî kil N. E. de Senlià, et à 5il kil. de Paris- 3626 hak Grande manufactul-e de fklence fine, ^tion da chemin de fér du Nohi, avec embl^néhèmënt sur St- Oiientin et Beauvais. Aux ettt., picttes d» taille. Ane château où tsix enfermé Chairs Vl.
CRËLLiUS (Jean), unftaiiiâ, disciple de Sodti, Qé en 1690, près de Nurembet^, mort en 1633, h\ pasteur à Cfacovie et y répandit sa doctrine, èes principaut ouvrages sont : De uno Den, l631 ; h'ndfm pro feligionis Ubettate^ 1637, It-âd. par NalpeoQ àoué ce titre , De ta ToilirancB (1769). — âoti âb. Christophe, et ton petlt-îîU» Samuel, furent aussi de zélés unitaifes : oh a de ce dernier i^des primorm Chtistianorum, 1697.
G£ÊM£ ou cheAi, F&rttin tHtaufUbhim? t. <it Lombardie (Lodi), sur lô Serio, C 40 kil. S. E. de Milan; 9000 hab. Ëvèché. Quelques édiûceâ tcmatquables, cathédrale, palais épiscopal, étb. Soiefie$, dentelles, toiles, thapeaui; filatures de lin. Confitures renommées. Âul environs, lin magnifique. — Fondée en 570 par des fugitifs crue la cniaine d'Aïboin, roi des Lombarde, avait ëioighék de leoKde* meures ; prise en 1 1 60 par Frédéric Barbero«Sse et en 1796 par les Français, le lendemain de la prise deLod'.
CREMERA, auj. la Valéa, ruisseau d*£trurie, tombait dans le Tibre après avoir passé à Veîèâ. C*esi ^ur ses bords que les 306 Fabiens périrent en cofliktiai-; l'armée des Étrusques, 477 avant J.-G.
CRËMIEU, Cnmiacum^ ch.-l. de c. (îs6^e), à 24 kil. N. 0. de la Tour-du-Pin; 2000 h. Restes du.i château où résidaient les Dauphinâ du Viennois. Près de là est la célèbre grotte de la Balme. — êin de Crémieu. f. ôdit.
CRËMONÈ. Cremona^ t. deLotobardîe, ch.-l.de délégation, à 65 k. S. E. de Milan, Sur le PÔ ; 30 UOO h. Evècné, collège, gymnase. La v. a 10 k. de tour; belle cathédrale et quelques églises femarmiables, grande tour, plusieurs palais. Draps, ètones de soie et dé coton., chapeaux : fabrique dé cordes musicalft" et de violons. Patrie d'Amati, de Guameri^ de Stradivarius et de Malpighi.— Grémohe fut bâtie par les Gaulois, et reçut une colonie romaine l'an 191 av. J.-C. Octave partagea le territoire de cette ville entre les vétérans de ses armées pour la punir d'avoir embrassé le parti d'Antoine. C est aux env. que se Lvra la fameuse bataille de Bèdriac, en 69. Ensanglantée au xu* s. par les querelles des Guelfes et des Gibelins, elle mt depuis réunie au duché de ttilan. Elle fut prise en 170^ par les Impériaux, qui y firent prisonnier le maréchal de Villeroi. Les ïYan^is la brirent en 1696 et 1800; elle devint le ch.4. du dép. du Haut-Pé» Elle fut en 1614 rendue à TAutriclhe,
3ui la perdit en 1859 avec toute la Lombardie. — La élégation, entre celles de Brescia au N. et le duché de Parme au S. , compte 185 000 hab%
CREMOMNI (César), né à Cento, dans les fiuts de l'Eglise I en lôôO, enseigna la philosophie pendant 30 ans à Ferrare et à Padoue et mourut en 1631. U professait les doctrines d'Aristote, d'Alexandre d'Aphrodisée et surtout d'Averrhoès^ et prétendait que l'on ae peut par la seule raison démontrer rimmortalité de l'âme; ce qui le fit accuser de matérialisme et d'athéisme. See principaux ouvrages sont : Diatyposis naturalis Àrtstotelteœ philosophie} De animai De Sensibus et facultate uppetitiva*
GREBnmUS GORDUS. F. GOBDUfk
GRl^IDES, nom primitif de ia ▼. de Philippes.
CRiON, prince thébain, fils de tténècée et frère d« Jocaste* s'empara deux fois du trône de Thébe^la l'« après la mort de Laïus» la 2* après oella d£téoole et de Polynice, et régna en tyran. Antgone ayant) malgré sa défensoi enseveli son frère Bht
CRES
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