‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 295 sur 578 · CREU · texte numérisé non relu

CREU

CRKV

entre les plaisirs, la guerre et les arts. Il conquit la Pamphylie, la Mysie et la Phrygie jusqu'à THalys. Sa cour, à Sardes, était le renaez-Yous des philosophes et des gens de lettres : Selon étant YenuPy Yisiter, Crésus lui montra avec orgueil ses trésors, ses palais, croyant éblouir le philosophe et vantant son bonheur; mais Selon se contenta de lui dire : «c N'appelons personne heureux avant sa mort. » En effet, Crésus ne jouit pas longtemps de son bonheur: s'étant allié aux Assyriens contre Cvrus, il fut battu à la bataille de Thymbrée,puis assiégé dans Sardes; bientôt même la ville fut prise d'assaut (548) , et Crésus fait prisonnier. Il fut conduit devant Cyrus, qui fittiever un bûcher pour Ty brûler. Alors, reconnaissant la vérité de ce que Selon lui avait dit, il s'écria : « 0 Solon, Selon I » Cette parole, remarquée par Cyrus, lui sauva la vie : car, dès qu'il eut expliqué au vainqueur ce ^ui le faisait parler ainsi , Cyrus, frappé de l'instabilité des choses humaines, le fit retirer du bûcher. Il le garda auprès de lui et l'honora même de sa confiance.

CRÈTE, Creta^ auj. Candie^ grande lie de la Méditerranée, située vis-à-vis de l'ouverture de la mer £çée, et traversée par le 35* degré lat. N. Elle passait jadis pour avoir cent villes : les principales étaient Cnosse. Cydon, Gortyne, etc. On y remarquait le mont Ida et le labyrinthe. Les habitants étaient de race mixte et se composaient d'indigènes, de Phéniciens et de Grecs, parmi lesquels les Doriens dominaient. Ils étaient habiles archers. Dès le xiv* siècle av. J.-C, cette lie fut une Rrande puissance maritime. La Crète est encore célèbre par ses lois, que l'on attribuait à son roi Minos et dont celles de Lycurffuene furent qu'une imitation. Primitivement, cette De fut gouvernée par des rois, au nombre desquels on compte Minos et Idoménée qui vivait au temps de la guerre de Troie. A une époque incertaine, elle s'érigea en république et confia le gouvernement de r£tat à un sénat et à dix magistrats annuels. Cette république ne joua qu'un rôle peu marquant dans l'histoire de la Grèce. Ayant donné refuge aux pirates de Cilicie, elle fut attaquée par les Romains et fut soumise , Van 66 av. J.-C. . par Q. Metellus. G. Perrot a donné une EL tur Vile de CtèU (1 867).

CRETEIL, vffedudép. delà Seine, sur la Marne, à 11 kil. S. E. de Paris: 1800 hab. Pierres de taille.

CREULLY, ch.-L de cant. (Calvados), sur la Seule, à 16 kil. N. 0. de Caen; 1100 hab. Dentelle, voiles, moulins, ch&teau gothique.

CREUS ( cap ) , Aphrodisium promontorium , puis Crucis prom.^ cap de Catalogne, au N. E. de Roses, forme l'extrémité orientale des Pyrénées. On y voyait un temple de Vénus (en grec Aphrodite).

CREUSE, CrouLy riv. , de France arrose les dép. de la Creuse et de l'Indre, passe à FeUetin, Aubusson, Argenton, Leblanc , reçoit la Gartempe et se jette dans la Vienne après un cours de 260 kil.

CREUSB (dép. de la), entre ceux de l'Indre, du Cher, de la Corrèze, de la Hte- Vienne, de l'Allier et du Puy-de-Dôme ; 5322 kïL carr.; 270055 hab.; ch.-l. , Guéret. Il est arrosé par la Creuse et la Gartempe. 11 est formé de la ci-devant Hte- Marche et de quelques parties du Berry et du Limousin. Houille, granit, pierres de taille fines, terre à potier, mica, agaric pour amadou, etc. Sources minérales àSvaux. Etangs poissonneux. Sol maigre : seigle, sarrasin, etc., mais peu de blé; pommes de terre, fruits, légumes; point de vignes. Beaucoup de moutons, chèvres, porcs, abeilles; on tire b^aïucoup de sangsues des étangs de la Souterraine. Usines à fer, tapis, papier, tanneries; émigration annuelle d'ouvriers pour le bâtiment. — Ce dép. a 4 arr. (Guéret, Bourganeuf, Boussac, Aubusson). 25 cant. et 269 communes. Il appartient k la 21* division militaire, et dépend de la cour impériale et du diocèse de Limoges.

GRÉi!SE, fille de Priam et l'* femme d'Enée, fut mère d'Asciaigne. Elle se perdit en fuyant avec son mari pendant le sac de Troie.— Fille de Créon, roi

de Corinthe, é[>ousa Jaaon après qu'il eut répudié Médée. La magicienne, pour se venger de CréOse. lui envoya, comme présent de noce, une botte fatale d'où sortit, lorsqu'on l'ouvrit, une flamme qui la dévora, avec toute sa famille.

CREUTT^TACH. v. des Etats prussiens (prov. Rhé* nane), sur la Nahe, à 30 kiL S. 0. de Mayence; 7100 hab. Fabriçjues de tabac, savon, sucre de betteraves; tanneries, etc. Prise par les Français en 1644. — Aux env. , salines qui rendent par an 2500ÛO kilogr. de sel : elles api)artiennent au grand -duc de Hesse-Darmstadt. Eaux thermales iod urées, ooimues dès 1478 et recommandées comme résolutives.

CREUZÊ DE LBSSER (Aug.), littérateur, né i Paris en 1771, d'une famille de Chàtelleraolt, mort et 1839, fut, sous l'Empire et la Restauration, préfet de la Charente et de l'Hérault II a écrit un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont: trois poèmes hérolaues, Anmdùy Roland, et les Chet^ Uersde la Tahlerondêy 1813; des poèmes lyrique^ intitulés : Odéides ; les Aventures du Cid ou recueil de Romaneeroi espagnols; des opéras- ccMniques. dont les plus connus sont Jf. Des Chalumeaux (1806) et le Nouveau seigneur du village (1813), des comédies, la Revanche et le Secret du ménage; les Annales d'une famiUe pendant 1800 ans, 1834.

GREUZER (Fréd.), un des savants les plus distingués de l'Allemagne, né à Marbourgen 1171, m. en 1858, fut "xommé professeur de philologie et d'histoire ancienne à Heidelberg (18&V&8). Il publia à Leipsick de 1810 à '812, en allemand, la Symbolique et la Mythologie des peuples anciens; c€t ouvrage, que M. Guiffniaut a traduit en le refondant, rendit son nom célèbre par toute l'Europe, mais il souleva en Allemagne une vive polémique. On lui doit en outre un grand nombre de travaux éminents sur l'histoire et l'archéologie : De V Art historiw the% les Grecs (1802), Dionytus, de rerum (Niecàiearumque originihus (1808), Études sur les antiquités romaines (1824), De Vhistovreet de Varchéologie romaines (1836), ainsi que plusieurs éditions d'au teurs anciens, entre autres une édition magnifique de Plotiny imprimée à Oxford en 1835, 3 vol. Ini dont malheureusement la correction n'éffale pas b beauté. Il fit paraître en 1848 son autobiographie sous le titre de Vie d'un vieux professeur. Fr. Creuzer était membre de presque toutes les sociétés savantes et associé de l'Institut de France. M. Guigniaut a lu son Éloge à l'Acad. des Inscriptions.

CREUZER, compositeur. F. krbdtzbr.

CREDZOT (LE), gros bourg du dép. de Saône-et- Loire, à 1 kiL S. £. de Montcenis; 14 500 hab. li doit son existence à la création d'une vaste usine fondée en 1777 et qui contient cinq hauts fourneaux, une fonderie pour les canons et les gros ouvrages en fonte, des forges pour la construction de machines, des fabriaues de cuivre huniné et de tôle; et une vaste cristallerie, dont les produits rivaliseni avec ceux de Bohème. Aux environs se trouve une grande mine de houille. Un chemin de fer fait communiquer le Creuzot avec le Canal du Centre.

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