‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 319 sur 578 · DEY · texte numérisé non relu

DEY

1654, Charles XI et Charles XII. Celui-ci étant mort sans enfants, 1718. la principauté de Deux- Ponts passa à la branche des Bir&enield, 1731, à laç^uelle appartient Charles Théodore, électeur palatin^ et souverain de la Bavière (1777), tige de la maison de Bavière auj. régnante. Les Français s'emparèrent en 1792 de la principauté de Deux-Ponts: après le trsité de Lunéville ils la comprirent dans ledép. du Mont-Tonnerre : ils la perdirent en 1814, et la plus grande partie fut donnée à la Bayière; le reste fut partagé entre les ducs de Saze-Gobourg, de Hesse- Hombourg et d'Oldenbourg.

CEUX-KpSBS (Guerre des). F. roses.

DEUX-SÈTRES (Dép. des). F. sëtres.

DEUX-8ICILES (Roy. des). F. naplbs et sicilb. DEVA, 11. et T. de la Bretagne romaine : c'est au]. la riv. de Dee et la v. de C/i«r«er. — Ri y. î d'Espagne (Guipuscoa). Pelage, roi des Asturies, y battit les Arabes en 719. — V. maritime d'Espagne (Guipuscoa), à 27 k. 0. de St Sébastien, à Temb. de la Deva dansle golfe de Gascogne; 3000 hab. Importante autrefois. DBVi, Deeidava, bourg de Transylvanie, ch.-l. du comitat de Hunyad, sur le Maros, a 100 k. S. £. de Klausenbourg; 4000 hab.

DEVANA, nom latin de la ville d'ABERDEEN. BEVAPRYAGA (c.-à-d. le divin con/lttenÇ, v de Ilnde anglaise (Calcutta), dans le district de Sirina^r. au confluent des fleuves Alakananda et Bagirathi, qui en se réunissant forment le Ganffe; eoT. 1500 hab. C'est une des cinq cités saintes aes Brammes; temple fort ancien, ou se font de noml)reuz pèlerinages. Presque toute la population permanente est composée oe brahmes.

DEYENTER, ville de Hollande (Over-Tssel); sur ITssel, à 30 k. S. de ZmtoII; 16 000 h. Rues étroites, Ml hôtel de ville, beau pont. Athénée, académie de dessin, écoles diverses. Fonderie de ler; pain d'é-

Sices renommé. Pairie de Gronovius. Deventer eut el559à 1591 unévèché catholique et fut longtemps ia capitale de l'Over-Yssel.

DEyERECrX, famille noble de l'Angleterre, dont l'origine remonte à la conquête normande, parait tirer son nom de la v. d'Svreuxen Normandie. Elle a fourni plusieurs comtes d'Essez (F. essez), et plusieurs vicomtes d'Hereford.

DEVÉRIA (Achille), peintre, élève de Girodet, né à Paris en 1800, mort en 1857, s'exerça dans les genres divers. On lui doit plusieurs tanleaux religieux, et des aquarelles fort recherchées. Il est le 1*' qui ait su appliquer la couleur à la lithographie.

DEVILLE (Ant.), ingénieur, né à Toulouse en 1596, m. en 1657, fut chargé par Louis XIII de défendre les places fortes de la Picardie contre les Espagnols. On lui attribue une grande part dans fa construction de la fameuse machine de Marly (V. renneqdin). Il a laissé plusieurs ouvrages estimés, entre autres l'exposé d*\xTL système defortiteion (1672, avec 53 pi.).

DÉVILLE-LÊS-ROUEN, village de la Seine-Inf., «3k. 0 deRouen. sur leCailly ; 39l6h. Toilespeintes, plomb laminé ; filatures, teintureries, blanchisseries.

DEVINS, r. DIVINATION au Dict, univ, des Sciences.

DEVOLUTION (Guerre de). On donne ce nom à 1* guerre que Louis XIV déclara à l'Espagne en 1667 pour faire valoir les prétentions qu'il formait au nom Je Marie-Thérèse, son épouse, sur une partie des «^ys-Bas espagnols. Ces prétentions étaient fondées nir le droil de dévolution en usage dans les Pays- '^t. et qui voulait que les immeubles apportés en mariage par Pun des énoux devinssent la propriété aes enfants du premier lit lorsque le père ou la mère contractaient un second mariage. Or, Marie-Thérèse était fille du premier lit de Philippe IV, ♦andis que tnarlts II, successeur de ce prince, était né du second ht. Cette guerre fut terminée par le traité de paix d*Aix-la-ChapeUe (2 mai 1668), par lequel l'Espagne cédait à la France presque toute la Flandre.

DKVOK, DBYOMSVZBB, comté méridional de l'An-

gleterre, borné à r 3. par le comté de Gomouaillas, à TE. par celui de Dorset, au S. par la Manche , au N. et au N. 0. par le canal de Bnstol : 115 kU. sur 100; 491 000 h. ; ch.-l. , Exeter. Sol plat en général; ouelques vallées. Climat doux, moms humide que dans les comtés environnants; tout le S. est im pays charmant; cependant les habitants sont sujets à une maladie endémique dite colique du Devon, Marbre, gypse, houille, plomb, étain, cuivre, fer, un peu d'or et d'argent Rivières poissonneuses, grands bancs d'huîtres. Moutons, bœufs estimés. — Ce comté, anciennement habité par les Dumnoniiy fit partie du roy. de Wessex. Il a aonné son nom à deux familles nobles d'Angleterre, dont Tune a pris le titre de comtes de Devon et l'autre de comtes de Devonshire.

DEvoN SEPTENTRIONAL, coutrée peu counuo de l'Amérii^e du Nord, fait partie des Terres Arctiques anglaises. Ce ne sont que des tles glacées et inhabitées, comprises entre 75"-77* lat. N. et SO'-OS» long. 0.

DEVON (comtes de), illustre famille d'Angleterre issue de la maison française des Courtenay. Hugh, 6* baron de Courtenay, iUt le premier membre de cette famiUe qui porta le titre de comte de Devon (133Ô). Dans la guerre des Deux-Roses, Thomas de Devon périt sur l'échafaud, en 1466; son frère John fut tué à la bataille de Tewkesbury, 1471. Après leur mort, le titre passa à une branche collatérale ayant pour chef sir Edouard de Courtenay de Boconnoc; mais cette branche cessa de le porter en 1656. Il a été repris en 1768 par W. Courtenay, baronnet d'Irlande et pair d'An^eterre.

DEVONPORT, V. et port du comté de Devon, à Temb. du Tamar dans la Manche, à l'O. de Plymouth, et contiguê à cette ville; 45000 hab. Avant 1824, De^ vonport n'était qu'un faubourg de Plymouth ; il a dû son accroissement rapide à la création de son port et de ses immenses docks , ainsi qu'à celle de vastes chantiers de construction.

DEVONSHIRE, comté d'Angleterre. V. nsvoN.

DEVONSHIRE (ducs de) , titre que porte depuis 16181a famille des Cavendish, a été emprunté au comté de Devon, mais diffère de celui des comtes de Devon,

DEVONSHIRE (Georgiua spencer, duchesse de) , célèbre par sa beauté et son esprit, née à Londres vers 1746, morte en 1806, était nlle du comte Spencer, et épousa en 1774 W. Cavendish , duc de Devonshire. Elle se mêla aux luttes politiques, soutint Fox, et écrivit plusieurs poésies, dont la principale est le Passage du mont St-^othard, trad. par Delille, 1802.

DEVRIENT (Dan. Louis), acteur allemand, né à Berlin en 1784. mort en 1833, quitta l'état de passementier pour la scène, entra au thé&tre de Berlin en 1814, et y joua jusqu'à sa mort. Il créa plusieurs rôles, dont leplus important est celui de Franz dans les Brigands de Schiller, et fit goûter aux Allemands les pièces de Shakespeare.

DEVRIGHI, NicoholiSf v. de Turquie d'Asie (Caramanie), ch.-l. de livah, à 142 kil. S. E. de Sivas. Mines de fer et d'aimant Pompée fonda cette ville en mémoire d'une victoire qu'il avait remportée sur Mithridate : de là son nom grec (ville de la victoire).

DEVS ou DARVÀNDS. uom donné dans le Zend- Avesta aux génies malfaisants, dont Ahriman est le chef. Ils accablent l'humanité d'une foule de maux, malgré les efforts des Izeds ou génies bienfaisants qui obéissent à Ormuzd ou Oromase.

DEWINTER, amiral hollandais. Y, winter.

DEWSBURY, V. d'Angleterre (York), sur la Calder, à 11 k. S. 0. de Leeds; 24000 hab. Filature de laine, draps, tapis.

DEXIPPE (P. Herenniusj , général grec, repoussa en 269 les Goths^i avaient envahi l'Attique. Il avait rédigé une Histoire universelle , dont il reste ^uelc[ucs fragments dans les Exeervta de legationtbwtf imprima au Louvre, 1648, et dans le Corpus scrijH torum hyxantinorum de Niebuhr, Bonn, 1829.

DEY, nom que portait, avant la conquête française, le chef de l'Etat musuhnan d'Alger, veut dire^

DBOZ

filAH

à M qn'on croit, onde ou tukur. Yen 1600» U milice turque oui résidait à Alger, et qui avait été jus- ^e-là sous Vautorité d'un pacha enToyé de Goostau* tmcple, obtint du sultan la permission de se donnée un dey, pour lui senrir d'appui contre la tyrannie des pachas gouTemeurs. Le pouvoir de ces chefs s'ac^ crut rapidement; enfin Baba-Aly , élu en 1710» dé- |>oaa le pacha, et obtint du suUan Achmet III rinvestiturede U régence. Comme leur pouvoir était électif, les deys resièrent toujours à la merci de la soldatesque , qui les élevait ou tes déposait k son gré : on en vit six installés et assassinés le même jour (1732). Baba-tfohammed eut seul le privilège de régner 25 ans (1700-91). Le dentier dey d'Alger, Hnssain,. régnait depuis 12 ans au moment de l'occupation française, en 1830. V. bossbin.

INBYEUX (Nie.)» chimiste, né à Paris en 1744, m. en 1837 , dirigea pendant 20 ans une officine privée à Paris , devint successivement pharmacien de l'en»* pereur Napoléon 1, professeur à rÉcole de phanaioie, nrofesseur de chimie à la Faculté de Médeoine..memt nre du conseil de salubrité, membre de l'Institut et de l'Académie de médecine. Deyeux avait publié, avec Pannentier, des recherches sur le lait, le sang, la noix de galle, Tacide eallique. On lui doit, en our

betterave, etc. Il consigna le fruit de ses recherches dans de nombreux mémoires publiés dans les recueils scientifiques du temps.

DKZAI.I.1KB D' ARGBNYILLE (Ant. Jos.) , natvaliste, né à Paris en 1680, mort en n6&, fut maître des comptes, conseiller du roi, et se lia avec d'Agues* seau. On a de lui : la Théorie et la pratique du jatrdmagef 1747; la Conchyliologie ou Traité nur '' Hitiure des coquUlaget^ 17S2; vénombrement detc^ les fossiles de France; VOryctoloaie ou Traiié dês pierres, de» minéraux et autres fossilet^ 1755 (ces 3 derniers ouvrages en latin). U s'occupait aussi de beaux-arts, et acomposé un Abrégé de la viedequelr ques peintres célèbres^ 1762.

PEZÈDB, compositeur, né à Lyon vers 1740, de pafents inconnus^ m.en 1792, fit représenter sur la scène italienne à Pans un grand nombre d'opéras-comiques, dont plusieurs ont eu la vogue. Les principaux sont lesTroùFermiers{l7ny,BlaùeetBabet{nm),Àlemis et Justine (1785). il excellait dans le genre pastoral, ce qui le fit surnommer ÏOrphée des champs.

DEZOTEUX. F. nssoTBUx.

BUAHER, cheik de Palestine, né en 1689, se ran» dit indépendant et soutint avec succès pendant 80 am des ffuerres continuelles ; il battit les armées du sultan de Constantinople, et sut se faire respecter de ce prince. Ses Etats ayant été envahis par Mohammed Aboudhahab, beglerbeg d'Egypte, il se jeta dans la place de St-Jean-d'Acre et s'y défendit quelque temps, mais il fut tué dans une sortie, 1775. On trouve de grands détails sur Dhaher daos le Voyage en Egypte et en Syrie de Volney. — Plusieurs califes d'Egypte ont aussi porté le nom de Dhaher et de Dhaner- BiUah. V. la liste des Califes,

DHARA ou DHARANAGOR, v..de rinde, dansl'anc. Halwa, à 80 kil. S. 0. d'Oudiein, était importante avant Tamerlan, et est auj. la capit. de la principauté de Dhara, vassale des Anglais; env. 15 000 h. — Contrée d'Algérie. F. dahra.

D'HOZISR (P.), sieur de La Garde, généalogiste, né à Marseille en 1592, d'une famille noble, mort en 1660, jouit de la faveur de Louis Xlll et de Louis XIV, fut juge d'armes, commis pour certifier la noblesse t5 pages et écuyers, et devint en 1654 conseiller d'Etat. U est le premier qui ait débrouillé l'histoire généalogique et qui en ait fait une science. U a composé la Généalogie des principales familles de France, ouvrage immense, en 150 vol in-foL, resté manuscrit et conservé à la Bibliothèque royide. Il a en outre dressé à part et fait imprimer la généalogie dJe

Elttsieurs familles, tettesque celles de Bratagocdi a Rochefoucauld, etc. , et a donné VBisL de Tordn duSt'Esprit. 1634. — Son fils. Ch, Renéd'H.,Viidt dans ses recherches, lui succéda dans la cb&rgt di juge d'armes et fut nommé généalogiste du roi. - L. P. d'H. f neveu de Gh. René, fut aussi juge ^vmes et rédigea, avec son fils, Ant Ifarie du de Sé> rigny, VArmoritU de France, 1738-86, 10 t. in-fol DIABLE (le Mur du), Ffàhlgraben en ail., gnsdi muraille qui traversait une partie de l'AlleingM, s'étendait entre le Danube et le Rhin, et avût plu de 500 kil. Elle fut élevée par les Romams pour piéserver leurs possessions dans le S. de la Genuoie des incursions des Teutons et des Geimaini, et lût commencée vers le tenq» d'Adrien. On enivt cdoeee des restes entre Abensbezg en Bavière etCobgne, et à DinkelsbmhL

niABLB (Pont du) , pont eonstniit sur un précipice du mont S^^tfaaid, au fond duouel la Reuss roDle

eaux; ce pont a une seule ardie de ^ d'oufe^ I. II est dans le canjton d'Uri. à l'issus de IsTallte

ture.

d'Urseren. — Pont de l'Angtetetre, dans le Cariiçn (Galles), est anssi jeté suc un précipice, sa fondda* quel coule le Hynach ou Mani's brook.

DIABLEEBTS (Itonts), petite chaîne Bcoodure àes Alpes, en Suisse, à l'extrémité oecid. d^ èïf^ bernoises, entre le Valais el le canton de Vaud. IM plus haute cime a 3000^. Glaciers.

DiABLlNTBS (AULIBO). F. AULBBQDB.

diabuutbs ou noiodonoii , soi, J^tikiei, ckH» des Attleoques Diablinlee, n'est plus qu'us bo«rg.

DIACBB, DiACOifsssB. F. ces mots au IM- ««* des Sciences, des Lettres et des Arts, . .

DIADIN, Douduana, v. forte de taqa» «^ (Erieroum), à 97 kil. N. de Van; 500 musons. Prè« de là, couvent d'Arméniens, bâti par Haïadim, prince de Géorgie. , , .

DIADUMEMANUS (M. Opoliiis MacrittwAjW»nus), fils de l'empereur Macrin, né en 20Î, n» »" socié par son père à l'empire après la mort de wn: calla, en 217, et périt l'année suivante, fflw«w par ses propres soldats. .,.,

DLfiUS, dernier chef de la Ligue acbéesne [w av. J.-C.), tenta vainement de défeudie ConntWt fut battu par le consul Mummius kUucopetr9[V«h et se réfugia dans Mégalopolis, sa v. natale, où il if^ poisonna après avoir égorgé sa femme et ses esftfij

DIAGORAS, philosophe de Mélos, disciple de»| mocrite, avait été esclave, puis affranchi. ^7^^^ victime d'un parjure qui resta impuni, ils'enpnlt» Dieux et passa de la superstition a rathôisme: ce qui le fit iq)peler Diagoras V Athée. Il fut chassé d AU»nés vers 415 av. J.-C. , pour avoir tourné en ndiow les mystères d'fileusis. Los Athéniens ayant miss tète à prix, il quitta la Grèce et périt dans J» n»J frage, vers 400. Suivant une autre version, il inw«* à Gorinthe. Diagoras avait cultivé la poésie ynj"J; des fragments de ses poésies se trouvent {^ J; Pœtœ Lyrid graci de Th. Bergk, 1838. M. Moumei a publié : De Diogora meUo, Leyde, 1838.

niAOOBAS, athlète de Xaiys^dans Hte deRliw»» qui florissait vers 470 av. J.-C. , remporta denomorcu^ ses couronnes dans les jeux publics de la Grèce ei en outre hi gloire de voir ses deux fils co""^""^^ mômetemps. Pindare l'a célébré dans une de swoj^*

DIALA, Delas, riv. de la Turquie, eortduDjei^ dagh (Zagros), et tombe dans le Tigre à 13 oi »• *de Bagdad, après un cours d'env. 270 «1. .

DIALMATH, v. et fort de Sénégambie. ^\r Dimar, au bord d'un bras du marigot de vvoi, 50000 hab. Prise par les Français en 1854. .

DUMANT (LE), bourg et petit port de la Jtorny que, sur U cite mérid , à l3 kil. de Fort-Roy»». 1550 hab. Sucreries. .«.«wi

DlAMAiniE (J. B.), autour dramatique e««w» qui fiorissait au milieudu xvn« siècle, a ™5^^ autres pièces : El honrador a su padre ijfJ'fS^. de son père), qui n'est autre qw BOtre Cw,' »*•'

IHâN

UBD

(Mk (TOeanat Im Amours éPÀ^honte VIII, la Juwe di Tolède, Madeleine de Rom». Son Théâtre a paru à Madrid en 2 vol., 1670-74. Son Cid est imité et quelquefois traduit de Corneille, dont la tngéd^ snit été représentée dés 1636 ; c'est par un anaohronisms auj. reconnu que quelques critiques ont pu diff qu'il amt servi de moîdèla à CoraeiUe.

DIAMAMTIN (DisUict), au Brésil, dans la comai^ que du Cerro-Frio, qui fait partie de la prov. de Mi- Btt^eraâs: il a 70 101. du S. au N. , 35 de l'E. àVO. ; ch.-L. Sto-Antonio-<l6^Tijuco. Riche en diamant : dans les 20 premières années de la découverte, au m* s., onen exporta, dit-on, 36 kilog. de diamaats. Le j)iodttit annuel, quoiqpie riche encore , est râdiiit auj. à 5 kiiograounes. Le district des Dia< mants renferma en outre des saphirs, des émeraudes et des mines d'or et d'argent

DIANA (Antonin), casuiste, né à Paleime vers 1590, mort en 1663, jouit d'une grande réputation de soD temps, et fut examinateur des évoques sous Urbain VIII, Innocent X et Aleiandre VIII. Il a laissé douze livres de BétoltUùmi m^roler, Palerme« 1639-56 , réûnpr. à Lyon, 1 667, sous le titre de Z^tofia eoordinatue. Il en a été lait de n(»ibi<euz abrégés.

DUNE, Àriémù ohes les Greca, fille de Jupiter et de Utone, était sœur d'Apollon et coaune lui née à Délos. Elle avait à remplir trois rôles distincts^ sur la terre, au ciel et dans les enfers, et reoevaii en coaséquence trois noms différents : sur la terre , elle était connue sous le nom de Diane et était la déesse delà chasse et de la chasteté; elle était aussi invoquée par les femmes enceintes. Dans le ciel, elle s'appelait Phébé, et éuit la déesse de la lune, comme Apollon, son frère, était le dieu du soleil. Dans les eofers, on la nommait Hécate ; lA elle présidait aux enchantements et aux expiations. Diane changea en cerf le chasseur Actéon qui avait eu l'imprudence de la regarder lorsqu'elle était au bain. Quoiqu'elle fut si tière de sa chasteté, elle avait aimé Endymion» Pan et Orion. Cette déesse était surtout adorée à £phèse, où elle avait le plus beau temple de l'univers (ce temple fut brûlé par Urostrate) ; en Tauride, où on lui immolait les étrangetrs que la lempôte jetait sur la côte ; à Aricie près de Rome, où son temple était desservi par un prêtre qui ne pouvait par* venir à cette fonction qu'en tuant son prédécesseur. On la représente vêtue d'une tunique courte et légère, un arc à la main» le pied chaussé d'an brode- <iuia, accomi)a^née d'une niche ou d'un chien de wasse, et suivie de nymphes, chastes comme elle. ^DiAKE DE POITIERS, Qucnesse de Valentinois, fille «nés de Jean de Poitiers, seiçneur de Saint-Vallier, née en 1499, morte en 1566, fut mariée dès l'âge de 13 ans à Louis de Brézé, comte de Ma.ulévrier, grand sénéchal de Normandie, perdit son maxi en 1631 et aerint, quelques années après, la maltresse du duc d Orléans, fils de François I, et roi depuis sous le iwm de Henri II. Diane partagea d'abora l'influence avecla duchesse d'Ëtampes, maîtresse de François I : chacune d'elles eut son parti à la cour, et leur rivalité occasionna plusieurs scènes scandaleuses. Mais ^ ravéoement de Henri 11, Diane fit exiler la duchesse d^tampes et devint toute-puissante : Catherine de «édicis. femme de Henri II, dut elle-même céder à lascendantdela favorite, qui fut faite duchesse de Yalentinois, et qui s'entoura d'une cour brillante, psft pour elle que fut construit, par Philibert De» If^e, le chAteau d'Anet, un des plus beaux ouvrages wléçoque. Après la mort de Henri II (1559), elle ^ retira A Aoet. Un beau monument lui fut érigé P^ J. Goujon dans l'église du château. Ses LeUres <>nt été publiées (1866) par G. Guiffrey.

Ji^w ûE FRANCE, duchesse d'Angoulême, née en la38, morte en 1619, était fille naturelle du Dauphin n«nn (Henri II) et d'une Piémontaise, ou, suivant crantûme, de Diane de Poitiers. Elle fut légitimée et épousa Horace Famèse, puis François de Montmorency, fils du connétable (qu'elle sauva de la St-

Barthélemy). Après le; meurtre dt Henri de auiee^ 158S, eUe négocia la réconciliation de Henri lU son' frère avec Henri roi de Navarre, £U& jouit d'un grand crédit auprès de ce dernier, devenu roi de France..

DIANUJM, Dénia, v. de la Tarraconaise, chez les Cotitestani. sur la mer, près du cap Dxanium (auj. cap Ifarttn), était une colonie de Marseille. F. dénia.

DLARBEK. ou nzARBÊKia, autrement Kara-Àmidf VAmida des anciens, v. forte de la Turquie d'Asie, ch.-l. du pachalik de Diarbékir, sur le Tigre, r. dr., par 37* 3r long. £., 37* 55' laL N.; sa population est évaluée à 40000 h. par les uns,, et à 60000 par les autres. Archevêché nestorien , èvêché chaldéen et patriarcat Jacobi te. Murailles épaisses et très-élevées, tlanquéesde tours, cathédrale arménienne, mosquées remarquables, fontaines, bazar, caravansérail, couvent de Terre sainte, où les voyageurs reçoivent l'hospitalité. Maroquins renomma; tissus de soie, laine, coton; poterie, ustensiles de cuivre. Grand commerce avec Smyrne, Alep, Dassora, Gonstantinople. Aux env., beaux jardins, fruits exquis. --On ignore l'époque de la fondation de l'antique Amida. Elle fut plusieurs fois détruite; sa dernière restauration date deValens etde Valentinieo. Après avoir subi diverses dominations, elle finit par tomber en 958 au pouvoir des Turcs^ qui la possèdent encore auj.-<> Le pachalik de D., un des 4 de rAidjézireh, est situé au S. de celui d'Erxeroumet au N. de celui de Bagdad : 324 kU. sur 169; env. 400 000 h. C'est la partie N. 0. de l'anc. Mésogotamie. Sa population se compose de Kourdes, de Turcs, d'Arabes, d'Armé* niens et de Juifs. Au N. s'élèvent les monts Nimrod et Bareina , d'où sortent un grand nombre de riv. ; au S. les monts Karadjadagh et Giondi-dagh, et Al'O. la partie du Taurus qui donne naissance au Tigre. Ce fleuve reçoit dans le Diarbékir un srand nombre d'affluents^ dont les principaux sont le Khabour et l'Erzen. Climat chaua et sec dans les vallées^ froid dans les montagnes, sol fertile. Mines d'or, d'argent, de cuivre, d'étain, de fer; marbre, alb&tre, chaux, etc. La commerce se fhit surtout par des caravanes de mulets et de chameaux.

DIAZ (Barthélémy), navigateur portugais» déconvrit en 1486 le cap qui ternune l'Afrique au S.; il le nomma cap des Tourmentes à cause des tempêtes ou'il Y avait essuyées; mais le roi Jean II préféra rappeler cap de Bonne-Esi)érance, parce qu'il espérait, à juste titre, que cette découverte ouvrirait la route des Indes. Diaz périt en 1500 dans une tempête.

DIAZ (Michel), AraRonais, un des compagnons de Christophe Colomb, découvrit en 1495 les mines d'or d'Hayna dans l'Ile St-Domingue, et fut nommé en 1509 gouverneur de Porto- Rico.

DIAZ (Balthazar), poète portugais du xvii* siècle, né à Madère, était aveugle de naissance. II a composé un grand nombre de ces œuvres dramatiques que les Espagnols et les Portugais appellent autos (actes), entre autres : V Acte du roi Salomony 1612; — delà Passion, 1613; — de S. Alexù; -- dt Ste Catherine;— 4e la Malice des Femmes; Conseil pour se bien marier, 1633. — V. solis (Diaz de).

DIBBIE, dit aussi Bahr-Tieb (lac noir), lac du Soudan, vers 16" lat N. et 3* long. 0., au S. 0. de Tombouctou, est traversé par le Djoliba. Son étendue n'est pas connue.

DIBDIN, auteur dramatique anglais, né en 1748 à Southampton, mort en 1815, créa à Londres, dans le Leicester-square, un petit théâtre où il était à la fois auteur, compositeur et acteur. Ce théâtre acquit une vogue immense, grâce à la gaieté de Dibdin et à l'à-propos de ses chansons contre la France, qui | lui valurent même une subvention de la part de Pitt. ' A la mort de ce ministre, Dibdin, ne pouvant couvrir ses fraiSi, ferma son théâtre. Ses pièces sont auj. oubliées, ainsi que plusieurs romans qu'il avait composés. Il a écrit une Histoire du théâtre anglais, V 9^,

DIBDIN (Thomas Frognall), bibliophile anglais, né en 1773, mort en 1847 , était ministre anglican et bi-

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