‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 33 sur 578 · AIMON. F. AYMON · texte numérisé non relu

AIMON. F. AYMON

AIN, Danus, Idanus, petite riv. de France, a sa source dans le Jura, près de Nozeroi, passe à Nozeroi, Pont<]'Ain, reçoit la Sienne, qui vient des environs de Saint-Claude, traverse le dép. auquel elle donne son nom, et se jette dans le Rhône, à 35 kil. au-dessus de Lyon, après un cours de 168 klL, dirigé du N. £. au S. 0.

AIN (dép. de 1') , dép. frontière , entre les États sardes et la Suisse à l'E., les dép. du Jura au N. , de Saôneet-Loire et du Rhône à l'O., de l'Isère au S.: ch.-I. Bourg. Il est formé de la Bresse, duBugey, deiapriucipautô de Bombes et uu pays de Gex, a 5392 kil carrés et370 919 h. , dont une grande partie se compose ne montagnards qui émigrent chaque année. Le Rhdne et la Saône bornent ce dép. de 3 côtés ; l'Ain le traverse. Il contient le plateau de Dombes, semé d'étangs et malsain; on y pêche beaucoup de poisson , que Ton envoie à Lyon. — Ce dép. a 5 arr. (Belley , Bourg, Gex, Nantua, Trévoux) \ 35 cant. , 447 comm. ; il fait partie de la 8* div. milit.. dépend de la cour impériale de Lyon et a un évêcné à Belley.

AÏN, mot arabe qui signifie source, commence \m grand nombre de noms géographiques. Cherchez au mot suivant ceux qui ne se trouveront pas ici.

AIN-MAHDI, V. d!u Sahara algérien, au S. de l'Atias, à 270 kil. S. d'Alger et à 60 kil. 0. de Laghouat, était le siège d'un chef arabe longtemps sîndépendant, qui ne fut soumis qu'en 1852. Passage des caravanes qui vont dans l'intérieur de l'Afrique.

AINSA , village d'Espagne (Saragosse) , sur la Cinoa, à 35 ka. N. de Barbastro; 600 hab. Ane. capit. du roy. de Ribagorce, puis résidence des row d'Aracroc.

AISS

Ail

AINSWORTH (Robert) , grammainen , né à Woodale, près de Manchester, en 1660, mort en 1743, iirigea avec succès plusieurs écoles de Londres, et composa des ouTrages classiques qui eurent une ffrande vogue. Le plus connu est sob Didiounaire ïatinrimglait, 1736, in-4, souvent réimprimé. Il se lirra avec ardeur à l'étude des antiquités.

AINTAB, Antiochia ad Taurum ou Deba. t. de la Turquie d'Asie (Marach), ch.4.. de sandjaK, à 77 kil. N. d'Alep; euT. 20000 hab. Quelques fortifications. Air sain, mais fràquents tremblements de terre. Teintureries, étoffes de coton et maroquins. Àntiochia ad Taurum était la capit d'un petit roy. établi par les Romains lors de la réduction ae la Syrie en pro?. romaine. Prise par llmour-Leng en 1400.

AIM-TAGUIN. V. taguiw.

AIRDRIE. V. d'Ecosse (Lanark), à 18 kiL E. de Glasgow; 15160 h. Houille, fer, source minérale. Filatures de coton, forges, distilleries.

AIRE, ^ia Âtrehatum, ch.-l. de c (Pas^e-Galais), à 18 kil. S. £. deSt-Omer, sur la Lys ; 4864 h. Place forte de 4* classe ; église et beffroi remarrfuabics. —Fondée en 630. par lideric, grand forestier de Flandre: prisepar les Normands (881), par le mai'échai de jÛMeilleraie (1641), par les Espagnols, puis par le maréchal d'Humières (1676), et enfin cédée à la France(I713).— Cette t. donne son nom au Canal d'Aire à La Bassée, qui a 41 kJl.^de long.

AIRE, Ature^j YicusJulu, eli.-l. de o. (Landds), à 32 kil. S. E. de St-Sever-, 1960 hab. Evèché (avec Dax). Collège , station. Jadis résidence d'Alaric.

AiRB, riv. de France, se jette dans l'Aisne au-dessous de Soissons, après avoir baigné Clermont-en- Argonne et Grand-Pré: env. 80 k. de cours.

AIROLO, bourg de Suisse (Tessin) , au pied du St- Gothard,pr^sduTessin , à 54 Kil. N. 0. de Bellinzone, à 1200 mètres de hauteur. Gros grenats aux environs. Victoire des Russes sur les Français, 1799.

AIRVAULT, Aurea Vallis, ^.h.-L de c. (Deux- Sèvres), sur le Thouet, à 23 kil. N. de Parthenay; 1735 hab. Ane. abbaye de Tordre de StrAuRustin.

AISNK, Axonay riv. de France, naUdansIe dép. de bi 'Meuse, près de Beaulieu en Argonne, baigne Ste-Menehould. Vouziers, Attigny, Héthei, Château- Porcien, Neufcn&tel, Vailly, Soissons; re^it l'Aire, la Retourne, la Suippe, la Vesle, et se jette dans roise à Gompiègne, après un cours d'env. 250 kil.

àiSNB (dép. de 1') , entre ceux du Nord , de la Somme , de rOise, ae Seine-et-Marne, de la Marne, des Ardennes; ch.-l. Laon. Il est formé de parties de la Picardie et de l'Ile de France. Superficie, 7285 kil. carrés; popul., 564597 hab. On rencontre des collines et des vallons au N. E. et au S. ; partout ailleurs ce sont des plaines ondulées. L'Ourcq, la Somme, la Sambre, l'Escaut, ont leur source dans ce dép.; l'Oise, l'Aisne, la Marne le traversent, ainsi que les canaux de Crozat et de St-Quentin. Beaucoup de blés et de bestiaux; culture du houblon et du lin, elc; de grands bois, entre autres la forêt de Villers-Cotterets. Commerce étendu, industrie : ctive : fabriques de tissus en coton, de batistes, de dentelles; d'alun et de couperose ; manufactures de glaces de St-Gobain, verrerie de Foiembray. — Ce dép. a 5 arr. (Chftteau-Thierry, Laon. Saint- Quentin , Soissons, Vervins) ; 37 cant. , et 837 comm. ; il fait partie de la 2* division milit, est dans le ressort de la cour d'Amiens, et a un évéché à Soissons.

AXSSË (Mlle), née en 1693 en Circassie, morte à Paris en 1733, fût achetée à l'âge de quatre ans et demi d'un marchand d esclaves par le comte de Ferréol, ambassadeur de Franc«i àConstantinople, homme corrompu, qui l'élevaavec soin, la destinant Si ses plaisirs, et oui l'amena en France. Sa position dans la société, des aventures bizarres et romanesques «t de vives passions qui abrégèrent sa vie, lui ont donné de la célébrité dans le dernier siècle. Le^ lettres de Mlle Aissé. bien propres à faire connaître son temps, ont été publiées en 1787, 1 vol. in- 18.

avec des notes de Voltaire, et en 1846, iD-12, par MM. Ste-Beuve et Ravenel.

ATLfAT^x Seatùe, v. de France, anc. capit de la Provence, aiy. ch.-L d'un des arr. du dep. des BouchesKlu-RhAne, sur la riv. d'Arc, à 20 kil. N. de ManeiUa, à 773 kil. S. £. de Paris (861 par chemin de fer); 27 659 hab. Archevêché, cour impénale . acad^ mieunivenitaire,fiacultétd6 théologie, de droit et de lettres, collège, écoles d'aru et métiers, éc. de dessin, sociétés savantes, musée de tableaux et d'antiquités, cabinet d'histoire naturelle, riche bibliothèque. Belles rues, plusieurs monuments (entre autres bétel de ville, cathédrale, grenier d'abondance, tour de l'Horloge); nlusieurs promenades. Industrie assez active; grana commerce d'huile (la meilleure de France, etc.). Aux environs sont des eaux thermales, autrefois fort célèbres. — Aix fut fondée auprès de ces eaux en 122 a?. J.-C. par^Serfiiu Calvinus, dont eUe prit le iiom« Marins y remporta en 102 av. J.-C. une grande victoire sur les Teutons. Florissante sous l'empire, ruinée par les Arabes au temps de Charles Martel, cette viUe fut restaurée par les comtes de Provence, qui en firent leur capitale. Cest là surtout que se développèrent la langue d'Oc et la littérature provençale. Une université y fut fondée en 1413, un parlement en 1501. Villa natale de Tournefort, Adanson, Vanloo, Yauvenargues, Kntrecasteaux, Siméon, etc.

AIX, Aix-LBs-BAi2fS, Aqux Allobroçum, Aquas Gra- Itofur, V. de France (Savoie), près du lac du Bourget, à 13 kil. N. de Chambéry: 4263 h. Eaux thermales sulfureuses, en renom dès les temps les plus anciens. Antiquités. Cest lit qu'eut lieu la cession de la Savoie et de la Maurienne k Bérold de Saxe, par Rodolphe, roi de Bourgogne, l'an 1000. V, bàvoie.

AIX (Ile d') , dans l'Océan , à 7 kil. de l'embouchure de la Charente (Charent»-Inf.), avec un village du nom d'iits, situé au N. 0.; 430 hab. Place forte; phare sur la pointe méridionale. Pêcheries.

AJX-n'ANGiixoN (les), ch.-l. de c. (Cher), à ^ kil. N. E. de Bourges ; 1200 h. Antiquités, Tieux chftteau.

Aix-BN-OTHB, ch.-l. de c. (Aube), à 80 kil. 0. de Troyes; 1196 hab. Filature de coton, bonneterie.

Aix-LA-GHAPELLB , Aochen en allemand, Aquis Granum ou Aqux éront en latin, ▼. importante des Etats prussiens, danslaprov. Rhénane, ch.-l. du gouvt d'Aix-la-Chapelle, jadis ▼•impériale, à 503 k. N. E. de Paris par chemm de fer, à 60 kil. S. 0. de Cologne; env. 50 000 h. Ano. évéché , cour d'appel. Hétel de ville magnifiée, cathédrale célèbre Mlle par CharlemaRne, plusieurs monuments modernes; gymnase, école de métiers; beUe galerie de tableaux; tombeaux de Charlemagne et de l'empereur Othon 111. On y conserve les reliques de Charlemagne, dites les Grandet BêUquet^ qu^on ne montre au peuple oue tous les sept ans. Fabriques de draps et o'étofifes légères, produits chimiques, quincaillerie, aiguilles, épingles, etc. Station de onemin de fer. Auprès de la V. sont des eaux thermaleb sulfùreusee et fer^ rugineuses fort en vogue.— Otte ▼. Ait fondée, selon la tradition, par le Romain Granos, soue Adrien, vers 124 de J.-C. , et ai^andie par Chariemagne , qui , vers 773, en découvnt les eaux dans une oartie de chsase et y fit construire une ehopelU : d'où son nom. Cet empereur en fit sa résidence habituelle et la capit. de tout son empire; ks empereurs s'y firent couronner de 813 à 1531. EUe resta t. libre et impériale jusqu'en 1792^ que Dnmouriexs'en empara; prise et reprise depms, elle resta aux Français de 1794 à 1814 et devint sous l'Empize le ch>L du dép. de la RoAr. En 1814, elle fut donnée & la Prusse. — Deux traités célèbres y furent signés : la paix de 1668. en tre l'Espagne et Louis XIV, qui assura à la France la possession de la Flandre; la naiz de 1748, qui termina la guerre de la succession a'Autriche : la France restituait ses conquêtes dans les Pays-Bas et la Savoie et obtenait pour l'infant don Philippe, gendre de Louis XV, les duchés de

AKBA

i-arme et de Plaisance. C'est aussi là ou'eut lieu en 1B18 le congru où la Ste-AUiance abrogea le temps de roccupation de la France. Il s'y tint également plusieurs conciles. ^- Le gouvt d'Àlx-la-Gnapelle a pour ch.-l. la y. de son nom et pour autres v. principales Borcette. Stolberg, Juliers, Duren, Eupen, XoDtjoie, Halmédy.

AIXB, ch.-l. de c. (Haute-Vienne), à 12 kil.S.O. de Limoges; 1787 hab. Ancien château fort.

AJACCIO , ch. -1. du dép. de la Corse , sur la côte 0. , àlUOkil. S. E. de Paris et à 260 de Toulon; 14 098 h. fi^'éché, résideAce du général commandant le dép.; place forte; trib. de l»* inst. et de comm., collège dit Collège Feseh. Port commode, mais trop large d'entre et mai abrité des vents d'ouest. Catnédrale, ancien couvrent des Jésuites, casernes. Patrie de Napoléon. Commerce en vin, huile, corail. —Cette ville ôviit jadis à 3 kîL plus auN., et se nommait Âdjacium; elle est au lieu actuel depuis 1495. Ce n'est l^3s. comme on Ta cru, l'antique Urcinium.

ÂJAlf {Côte d*),Axaniaj contrée derAfrioue orientale, s'étend le long de la mer des Indes, au fleuve Ma^adoxo au cap Gardafui , entre 2" et 30» de lat. N . , et se prolonge indéfiniment dans les terres. Ce pays est encore fort peu connu. La côte est en général stérile; on y trouve im peu de myrrhe et d'aromotes. On en tire de l'or, de l'ambre et de l'ivoire.

AJAX. fils de Télamon et roi de Salamine, était. après Achille, le plus vaillant des princes grecs. Il combattit contre Hector pendant un jour entier, sans pouvoir décider la victoire. Il disputa à Ulysse lesannes d'Achille : furieux de n'avoir pu l'emporter, il tomba dans un délire violent pendant lequel U égorgea un troupeau de moutons, croyant immoler les Grecs à sa vengeance. Ayant bientôt reconnu son erreur, il en fut si honteux qu'il se perça de son épée. Sa démence est le sujet d^ine des ]^lus belles tragédies de Sophocle, Ajax furieux ^ imitée par Poinsmet de Sivry, 1762.

AJAX , fils d'Oîlée et roi des Locriens, est fameux par son impiété. H alla au siège de Troie avec 40 vaisseaux. Après le sac de la ville, il fit violence à Cassandre dans le temple même de Minerve. La déesse irritée fit périr sa flotte par une tempête pendant qu'U retournait en Grèce : il échappa cependant à la mort et se sauva sur un rocher. De là^ il insultait encore les dieux, quand Neptune fendit le roc et l'engloutit dans les flots.

ÂK, mot tartare qui entre dans la composition de beaucoup de noms géographiques, veut dire b^anc. AKABA (Kalaat-el), AUa ou Êlath des Orientaux, T. d'Arabie (Hedjaz), au fond d'un petit golfe que la mer Rouge forme au N. E. (sinus MlanUicus)^ dépend de l'Egypte. Petit port, rendez-Tous des Musulmans de l'Afrique orientjtle qui entreprennent le pèlerinage de la Mecque.

AKAKIA (Martin), professeur do médecine à l'université de Paris, médecin de François I, né à Châlons, mort en 1551, a traduit Galien et a laissé quelques ouvrages de médecine. Il se nommait Sam-Malxee et il changea son nom en celui d'Akakia qui en est la traduction grecque. Cette famille se distingua longtemps dans la médecine et l'enseignement et donna des médecins aux rois Charles IX , Henri m, Louis XIII, etc. —Voltaire, dans un de ses pamphlets les plus comiques {Diatribe du docl0wr AkMa), a désigné sous ce nom burlesque le président de r Académie de Berlin, Maupertuis.

AKASOA, port de la Nouvelle-Zélanae, dansllle méridionale, par 17" o,50' long. E., 44° lat. S., au centre de la presqutle de Banks. Aux Anglais.

AKBAB (Mohammed), empereur mogol de llnde, né à Amerkot en 1542, descendait de Babour, issu luinnème de Tamerian. H monta sur le trêne en 1S56 , à 14 ans, réduisit les provinces de Caboul , La- Itoie, Cachemire, qui s'étaient révoltées au comiBencement de son règne et conquit une partie du I^écan. hes soins de la guerre ne l'empêchèrent

— 31 — AKH4

point de protéger las sciences et les arts; en ou* tre, il ordonna des recherches sur la population, sur les productions naturelles et industnelles de chaque province, établit un cadastre, un système uniforme de poids et mesures, et fit rédiger sous ses yeux, par son grand vizir, A!boul-Fazel, un ouvrage (mi renferme la description' de llnde et l'histoire de son règne. Akbar mourut en 1605, à 63 ans; on le crut empoisonné. Son empire était compris entre l'indus, le mont Himalaya et le golfe de Bengale 1 il eut successivement pour capitale Agrah et Lanore. De l'année de son avènement date la grande ère orientale dite aussi ère cP Akbar.

AKCEŒHER, Antiochia ad Pisidiam, v. de Turouie d'Asie (Caramanie) , ch.-l. de sandjak, à 83 kil. S. E. d'Afioum-Kara-Hissar; jadis florissante, mais très-déchue ; env. 1500 maisons. Superbe mosquée. Fabrice de tapis. Bajazet y mourut, dit-on, après y avoir été relégué par Tamerian.

A-KEMPIS (Thomas), religieux augustin, né vers 1380 au bourg de Kempen (diocèse de Cologne), d'où il tire son nom, mort en 1471, entra en 1399 au monastère du mont Sainte-Agnès, près de Zv^oll (Pays-Bas) , devint sous-prieur de son ordre et donna l'exemple dfe la piété. Il s'occupait surtout de l'instruction des novices, et il composa pour eux plusieurs ouvrages. On a de lui divers écrits ascétiques : Soliloquium animas f VaUisliliorumjGemitusetsuspiria animœ pœnitentiSf etc. On lui attribue communément le célèbre traité De Imitatione ChrisH^ que d'autres donnent à J. Gerson. A-Kempis avait un talent calligraphique remarawJ)le : on cite de sa main une Bible en 4 vol. in-fol. qui lui demanda 15 ans de travail : quelques-uns prétendent qu'il n'avait fait que transcnre le livre ae V Imitation, et qu'on a pris pour le nom de l'auteur ce qui n'était que la signature du copiste. Quoi qu'il en soit, les ouvrages auvrages authentiques qu'on a de lui sont fort inférieurs à Vlmiiation. Ses Œumes furent réunies pour la première fois vers 1 475 (on ne trouve pas V Imitation dans cette première édit.), et depuis, en 1600, 1607, etc. . à Anvers (avecr/mtlariovi). VImitati<m de J.-C. a eu plus de mille éditions diverses; elle a été tradmte dans toutes les langues, notamment en français, par Marillac, Sacy, Gonneiieu, Lamennais, Genoude, Darboy. P. ComeUle l'a mise en vers.

AKENSIDE (Mark), célèbre poète anglais, né en 1721, à Newcastle, sur la Tyne. m. en 1770, était fils d'un boucher. Envoyé à l'université d'Edimbourg, il étudia d'abord la théologie, mais il l'abandonna bientôt pour la médecine. Il exerça successivement à Northampton. à Hampstead et à Londres, et devint membre ae la Société royale et du Collège des médecins. Tout en pratiquant son art, il cultiva la poésie avec succès. L'ouvrage qui a fait sa réputation est le poème didactique intitulé les Plaisirs de V Imagination^ écrit en vers blancs; il l'avait composé dès l'âge de 23 ans; le style en est noble, bnllaut, plein de finesse, mais quelquefois obscur; l'auteur le retoucha plusieurs fois. On remarque aussi son Hifmne aux Naiades. Akenside a laissé en outre quelques dissertations estimées sur la médecine. Ses œuvres poétiques ont été réunies à Londres (1772). Les Plaisirs ae V Imagination ont été trad. en français par d'Holbach, 1759.

AKEEBLAD. archéologue suédois, fut attaché à l'ambassade suédoise à Constantinople, visita Jérusalem et la Troade (1792-97), fut chargé d'affaires à Paris (1800), et se retira à Rome, où il mourut en 1S19. Il s'est surtout occupé d'antiquités égyptiennes, et a frayé la, voie h, ChampoUion : on remarque parmi ses écrits deux lettres à M. de Sacy, SurVécriture cursive copte (1801), et Sur V inscription dû Rosette (1802).

AKHALTSIKH, v. de Russie asiatique (Géorgie), sur un affluent du Kour, à 183 kil. N. E. d'Eii»roum^ est un des principaux entrepôts du commerce avec la Turquie; 2000 h. Célèbre moticpiée d'AOliOML

ALAC

ALAl

Cette ville était jadis ch.-l. d'un pachalik turc de même nom. Elle a été cédée aux Russes en 1829. — Le pachalik d'Akhaltsikh ou de Tcheldir comprenait ime partie de l'Arménie et de la Géorgie turque. Pays montueux, saiubrej habité par des races diverses (Lazes, Kourdes, Géorgiens, Turcs).

AK-HISSAR, c.-à-d. Chdteau-Blanc , la Thyatira des anciens, v. de Turquie d'Asie (Anatolie), sandjak de Saroukan, à 102 kil. N. E. de Smyrne; 8000 hah. Bons vins, coton. Importante chez les anciens, mais déchue. Thyatiraexii une des premières églises chrétiennes

AKIBA, savant rabbin, né en Palestme, dans le !•' siècle de J.-C. , se jeta dans le parti de Barcochébas, qui avait fait révolter les Juifs contre les Romains, fut pris et écorché vif, Tan 135 de J.-C. On prétend qu'il avadt alors 120 ans. On liû attribue un livre sur la Création y ainsi qu'une grande partie de la If uc/ma, recueil de traditions antiques. On le regarde comme le père de la Cabale.

AKKAR, Devfietrias, v. de Syrie, à 32 kil. £. de Tripoli. Evôché maronite.

AK.KEHMAN , en slave bielgorodok (Tille blancne), Aîha Jnlia, v. de Russie d'Europe (Bessarabie), cil -1. d'un district de même nom, à 48 kil. S. 0. d'Odessa, et à 17 de la mer Noire, dans une baie formée par le Dniester; 15000 hab. Port peu profond, fortifications; immenses salines; commerce. —Il y fut signé en 1826 entre la Russie et la Turquie un traité qui confirmait la jiaxx de Bucharest, et assurait aux Russes la navigation de la mer Noire.

AKMOUNEIN. F. ACH^fonNEiN.

AKBffTN, Chemmii ou Panopolù, v. de Haute- %ypte, sur la r. dr. du Nil, à 26 kil. N. 0. de Djirdjeh. Grande manuf. de coton. Aux environs, catacombes et ruines qui couvrent un espace immense; restes d'un beau temple d'Osiris.

AK-SERAI, Ganauray t. de la Turquie d'Asie (Caramanie), ch.-l. de livah, sur l'Eusdent, à 133 kîL 0. de Kaisarieh. Ch&teau fort, jardins. — Le livah est dominé au S. par les monts Foudbal Baba, et baigné par l'Eusdent. Il renferme un grand lac salé qui approvisionne de sel tout le pays.

AK-SOU, c.-èd. Eauhlanehey v. principale de la petite BoukhariejjMU-W 9* lat. N., 76» 52'long. E.; 50 000 hab. Résidence du commandant des troupes et d'un chef indigène, vassal de la Chine. Fabriques de couvertures oe cuir et de vases de jaspe.

AKTAMAR, île et fort de la Turquie asiatique (Van), sur ia côte E. du lac de Van. Près de là est un monastère bâti en 653, résidence d'un des patriarches d'Arménie (le patriarcat date de 1113).

AKTIAR. Y. SÉBASTOPOL.

AL, le en arabe. Pour les noms commençant ainsi qui ne seraient pas ici, F. le mot qui suit al.

ALABAMA, nv. des Stats-Unis, sort des monts AUeghany, court du N. au S., parcourt l'Ëtat auquel elle donne son nom, se réunit au Tombeckbee pour former lariv. Mobile, et se jette dans le golfe du Mexique par la baie de Mobile.

ALABAMA , un des Etats de l'Union, ainsi nommé de la rivière qui l'arrose, entre ceux deTenessée au N., de Géorgie à rE. , de Missi&sipi à l'O. , et le golfe duMexique au S. , a pour capitale Tuscaloosa, et pour v. principales Mobile, Cahawba, Montgomery, St-fitienne; 980000 hab. , dont 435000 esclaves. Plusieurs chemins de fer. Le climat très-varié permet d'y cultiver à la fois la canne à sucre et les céréales, ainsi que les autres plantes de nos contrées. On y trouvait plusieurs peuplades indigènes, qui en ont été expulsées. — L'AI, a été admis en 1819 au nombre des États. C'est un de ceux qui se sont séparés de TUnion en 1861.

ALARANDA, T. de Carie, au N. E. de Milet, près du Méandre. Autrefois riche et commerçante, mais dissolue. Belles ruines.

ALACHEHR, PhUadelphiay v. dd Turquie d'Asie (Anatolie), à 124 kil. E. de Smyrne; 6000 hab. Rélùieoce d'un évêqiie grec. Belle cathédrale grecque ,

mosquées. Quelque industrie, étoffes en coton, teintures; eau minérale aux environs. — Fbndée par Attale II, roi de Pergame, dit Philadelphe,

ALAGOQDR (Marie), née en 1647 à Lauthecour, près d'Autun, se voua de très-bonne heure à la vie religieuse, et devint célèbre par ses vertus et par des grftces extraordiiiaires. Ayant été guérie d'une paralysie, elle attribua sa guérison à la Ste Vierge, et substitua désormais le nom de Marie à celui de Marguerite, qu'elle portait d'abord. Elle a composé un petit ouyage mystique, La dévotion au CcBur de Jésus (publ. par le P. Croiset en 1698), qui contribua à répandre la fête du Cœur de Jésus. Elle mourut en 1690; elle avait prédit avec précision le jour de sa mort. Languet a publié sa Fte, avec quelques opuscules d'elle, Paris, 1729, in-4.

ALA-DAGH, chaîne de mont. d'Anatolie, forme la ramification méridionale du Taurus et répond à l'Olympe de Galatie des anciens.

ALADIN, dont le vrai nom est Ala-Eddya, l'un des pnnces connus sous le nom de Vieux de la Montagne y régnait sur ime secte dlsmaéliens appelés Assassins f et monta sur le trène vers 1221. Les assassinats qu'il faisait commettre, dit-on, par ses adeptes rendirent son nom si terrible, que les rois ses voisins et plusieurs princes chrétiens lui envoyèrent de grands présents pour se soustraire à ses poignards. S. Louis, loin de s'effrayer de ses menaces, l'obligea, lorsqu'il se rendit en Palestine, à lui envoyer des ambassadeurs avec des présents.

ALADUI ou ALA-EDDYN-KAIXOBAD, SUltan seldjOU-

cide de Konieh, 1219-1237, eut à combattre le soudan d'£gypte, conquit TAnatolie, mais fut yaincu par les Tartares vers la fin de son règne.

ALAGOAS, V. du Brésil, ch.-l. de la proT. d'Alasoas, sur le lac Mançuaba; 16 000 hab. Sucre, tanac, bois de construction. — La prov. d'Alagoas, entre celles de Pemambouc, de Sergipe et la mer. a 160 000 hab. Tabac estimé.

ALAGON, riv. d'Espace et de Portugal, baiffne Placencia, Coria, et se jette dans le Tage, à 6 Kil. N. E. d'Alcantara, après 140 kil. de cours.

ALAIGNE, ch.-l. de cant. (Aude), à 15 kil. N. 0. de Limoux; 360 hab.

ALAIN, nom de plusieurs ducs et comtes de Bretagne. F. l'art, brktagnb.

ALAIN DE l'isle, Alanus de Insulis, surnommé le Docteur universel ^ né vers 1114, m. en 1203, enseigna la théologie MlJniversité de Paris avec un ffrand succès, et essaya de prêter à la philosophie le langage et les agréments de la poésie. Il se retira k la fin de sa vie dans l'abbave de Ctteaux. Alain a laissé un assez grand nomnre d'écrits eu prose et en yers, tous en latin, qui ont été recueillis par le P. Ch. de Visch. Anvers, 1654, in-f». Les plus connus sont VAnti-Claudien, poème philosophique; le Livre des Paraboles, trad. en franc, par Antoine Vérard, Paris, 1492; De lapide philo^ sophicoy où il se montre partisan de la science hermétique. ~ Un autre Alain de l'IsIe, son contemporain, fut évêque d'Auxerre (1151) et anû de S. Bernard, dont il écrivit la Vie

Page 1