‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 340 sur 578 · DOYE · texte numérisé non relu

DOYE

fl0»t pesdaitt la minorité de David Bruoe, repouss» la prétendant Baliol, que protégeaient les Anglais et périt à la bataille d'Halidon-hill, 1333. — Un autre Archibald fut envoyé par la régente d'Êoosee aTBc 10000 hommes pour seconrlr Charles VU contre h» Anglais en 1421 » les défit entièrement dans la sanglante bataille de Baugé, où périrent le duc de Clarenoe et le marouis de Somerset, l'un frère, l'autre onde du roi d^Anglelerref et fut, en récompense, «péé lieutenant général du royaume de France et duc de Touraine. Il fut tué en 1435, en combattant fiedford.^Deux antres D. périrent de manière tragique pour s'être mis à la tftte des nobles insurgés pendant la minorité de Jaoques II : le père fut ma»sacré au chftteau d'Edimbourg; le fils fut poignardé quelques années après par Jacques II lui-môme, 1452 ; ce oui n'empécba pas un autre membre de cette famille de se révolter contre Jacques IIL et de faire pendre son favori Gochrane.

DouoLAS (Gavin), poète écossais, né à Brechin en 1474, mort de la peste en 1522, était fils d'Archibald Douglas, comte d'Angus, et fut évéque de Dunlceid. U composa vers 1511 une traduction en vers de T^néide^ que Ton regarde comme un chef-d'œuvre pour le temps ; elle parut pour la t'*fois en 1 553 à Londres.

DOUGLAS (John), littérateur et théologien écossais, né en 1721, mort en 1807, fut évèque de Carlisle (1785), puis de Salisbury (1792). Il se fit connaître comme critique, défendit Milton contre les attaques de Lauder, et réfuta les obiections de Hume contre les miracles. Il coopéra à la rédactiondes Voyageêde Cook.

Le nom de Douglas a aussi été porté au xviii* s. par denz chirurgiens écossais, qui étaient frères : tU étaient a«irtout habiles pour la taille de la pierre. John a laissé une lAtkotomia estimée, qui a été trad. en français; James^ mort en 1742, a laissé plusieurs evvrages d'anatomie.

IK>ULAINGOURT, oh.-h de cant. (H.-Mame), à 86 kil. S. E. de Vassy ; 1 lOO hab.

DOULKVANT-LE-CUÂTfiAU, cb.l. decant. (Hte- Mame), à 18 kil. S. de Vassy; 750 hab. Usines.

DOULL0fS, Dentcum, ch.-l. d'arr. (Somme), sur FAuthie, à 30 kiL N. d'Amiens; 3912 hab. YieiUes murailles ; bonne citadelle, qui a servi de prison d'Ëtat et qui, depuis 1856^ est une maison de force et de ëédention. Huile de graines grasses; fiUture de coton. ^Doollens dépendait jadis du comté de Ponàiieu; donnée à Louis VIII en 1225, elle fut cédée à la maison de Bourgogne par lé traité d'Arras, 1435, mais elle revint à la France en 1477. Les Protestants s'en emparèrent en 1572 : mais le maréchal de Cossé la reprit l'année suiv. Henri IV y éprouva en 1595 an échec, à la suite duquel les Espagnols la prirent, mais elle fut rendue par le tnôté de Vervins, 1598.

DOUR , V. de Belgimie (Hainant), à 14 k. S. 0. de ifons; 7000 hab. Houille, fers; blanchisserie.

DOCBANIS, tribu d'Aijghans, répandue dans les provinces de Randahar, Hérat, Ferrafa, au nombre renviron 600000. C'est de cette tribu que sont Bor> tis 4es souverains récents du Kaboul.

DOURDAK, ch.4. de cant. (Sein»^t-Oise) , sur l'Orge, à 22 k. S. E. de Rambouillet; 2546 hab. ViMx ch&teau fort, qui a servi de maison de détention juaqu'à l'érection de celle de Peissy. Commerce de fndnc et de ktines. U Bruyère est né aux env. Dourdan était la eapit du Hurapoiz.

DOmGICE. ch.-l. de c. (Tarn), à 13 k. S. O. de CaMres. au pied 4le la Montagne-Noire ; 1900 h. Carrières de marbre statuaire gris et blanc.

BOQRLACH, Durldicum, Twrris ad Laewn (la tour du lac). V. du grand-duché de Bade (Rhin-moyen), Et A. de bailliage, à 6 k. S. E. de Oarlsruhe ; 5Ci00 h. C'était jadis le ch.-l. tlu margraviat de Bade-Dour- Ibch. Pnae en 1644 par le duc de Weimar et en 1648 ipar le duo d'Enghien. Station de chemin de fer.

IWCRO, Duritu, riv. d'Espagne et de Portugal, «■fit en Espagne, au pic d'Urbion, à 4 k. S. E. du ^urg de Mansilla, dans la prov. de Soria ; arrose oette

prov. , sépareeelles de Buigos et de Ségovfe, i

celles de Valladolid et de Zamora, forme la firantlln entre l'Espaone et le Portugal juaqu*à sa réunion avec l'Aguena; traverse alors le Portugal de FE. à l'O. et se jette dans l'Océan xm peu au'deâious d'Oporto, après un cours de 710 k. il reçoit entMautces riv. la Pisuerga, le Sabor, le Tonnes, l'A^edaetla Tavora. Les v. princ. qu'il arrose sont Sona, Aranda, Toro, Zamora, Mimnda et Oporto. Son ceunest lipide et plein de tourbillons.

DOOSA (Janvs) ou Jean yak ma does, seigrnearde Noordwyck, en Hollande, né en 1545, mort en 1604, fnt à la fois magistrat, guerrier et littérataor. En 1572, il fut envoyé en Angleterre pour engager la reine Elisabeth à se déclarer en faveur des floUandais. contre les £spagnX)ls; en 1574, il soutint avec fermeté les assauts que ceux-ci livrèrent k la viUe de Leyde, les força à lever le siège, et contribua par ses services civils et militaires à l'affranchissement de sa patrie. Il fonda l'université de Leyde, en fut le premier curateur et conserva ce poste 29 ans. Nommé en 1574 conservateur des archives hottandaasea il puisa dans les t*tres origtnaoz les matérteux d^ important ouvrage historique, les ÀMuUeg de m Mlande depuis Van 898 jtuqu'm 1218, qu'il rédigrn ^n latin, et sous deux formes : elles panirent en 1S99 en vers élégiaques. et deux ans après en prose. H avait eu pour collaborateur son fils aîné Jean Brasa (1571-'96). Outre ces Âni«alety on aide Doosades^

SieSf desSatùrêgf des Éptgrammm en vers latins, et es CommenMnt sur Horaoe, Catolle, Tf bulle, Pétrone, Plante, etc. — On connaît aussi Oeorge D., son 2* fils, né en 1574, qui publia l'ouvrage de 6. Godions sur les Origines de CanetsmUmoplef qui visita hii-môme oette capitale et publia son voyage en 1599 {D. iténere suo) : et FVancois D., son 4* tts, né en 1577, à qui l'on doit iMcttii rvltçnia, Levde, 1597, et un recueil des Lettres et Discours deSeaUfer.

DOinrAOns, ch.-l. de cant. (Bte^avole), arr. de Tbonon, près du lac de Genève; 1150 h.

DOUVBES, Dubris des snc, Dover en angtais, V. d'Angleterre (Kent), à 110 k. E. S. E. deLondies, sur la Manche, en face de Calais; 16000 h. Baaaoonp d'ouvrages de fortification. Port où entient les navires de 40 à 50 tonneaux; o^t nn des Cinf-FcrU (F. ciNO-PORTs). Le passage d» Doovres à Garnis est de tous les passages d'Angleterre en France le plos usité. Bains de mer. Chemin de fer pour Loodies; télégraphe électrique sous-marin. — Ane. station romaine. Le château fort de Douvres, constraitsartm rocher escarpé, résisU en 1216 aux attaques do prince Louis de France (Louis VII!).

DouvRB8-LA-nâuv]iAia)B, ch.-l. de c. (CalwtM, à 12 k. N. de Caen : 6500 h. Dentelles.

DOUZE TABL8S <lois de^, code pabHé à Heme par les décemvirs en 461 et 460 av. J.-G. , et ainsi nommé parce qu'il était gravé sur douze tahiesd'ai' rain. On n'en publia d'abord que dix ; mais comme eUe» étaient incomplètes, en en ajouta deux autres l'année snivasle ( r. DiCBiiviBs). Geoode régit les Remains jusqu'au temps d'Anguste. Il était fertebseur pour les Romains dès le temps de Cicénron. On ne le connaît que par des fragments épais. Oes ftvgtaeots ont été recueillis dans les DtduM? thnmolofiiex de Hatibold. Leipe., 1790. Ant. Bouchaud en a deané mx excellent CommenienVv, Paris, 1787 et 1803.

DOUZT, Duxiaeum, boarg du dép. des AiMeoBes, arr. et à 10 k. E. S. B. de Sedan; 1500 hab. Les ro» mérovingiens et oariovingiens yeurent unpalaif. II «'y tint en871 «n concile où fût condamné HiBcmar.

M)TE&, V. et port d'Angleterre. F. notrvaES.

novEB, V. des Etats-Unis, ch.-Lde Pfitat tlu Delavrare, à 125 k. N. E. de wrashinffkm; 4500 fa. GraBd commerce de farine. — 11 y a plusieurs autres vflles de ce nom dans l'Amérique du Nord; mais elles sont peu importantes, à l'exception' de celle du New- Hampc^re, «h.-l. du comié de StrafTord, à lOOk. n. de Boston; 9000 hab. Chemin de fer.

J»kG MWIEf , cardinal. V. «bbikia.

DRAf

DOW (Géranl), peintre hoUuidftis, élève ëe Rem- WBxiiy Béà Leyde enl6]3, mort en 1660, s'attÀcha ànpréMaiter les objets de bt vie oenimun et U nar Ive morte. Tous sestablemii sont d'un fiai admira- Ue; on remarque sortout la Femme hyérofriquey son dwKPcBvvre (an musée du Louvre; lajefÊneMënagère; fifieUre de tiUofe; U Trompette; Miie Cuisinière MUmdmite; le Peteur d^; PAstrôlopie; V École du ÊOin une vieille femme en prières; le portrait de a funille et le sien. G. Dow forma Miéris et Metzu.

DOW (Alex.)) officier écossais, mort en 1779, sQtra au service de la Compagnie oes Indes et se distingua à la fois par ses services militaires et ses talents littéraires. Il a donné une Histoire de Vlnéotton (1773), trad. de l'ouvrage persan intitulé Torye/iAet FerioMaf», et a traduit plusieurs Conlss persêms.

DOWLATABAD, V. de Tlnde. K daoulatabâD.

DOWN . comté maritime de l'Irlande, dans i'Ula- 1er, «a S. de celui d'Antrim : 80 k. sur 40; 362&00 h. Ch.-l., DowD- Patrick. Soi montueux, plusieurs lacs* entre autres le Neaghy eaux Ûiermales; houille, cuivre , plomb, naarbre , ardoises, etc. Betucoup d'avoine et de pommes de terres; moutons eioellents.

DOWN-PATUCK, v. d'Irlande, cfa.-l. du comté de Down, à 130 k. N. E. de 0ublizi; 4800 h. Ane. résidence des rois de TUlsteret siège d'un évêché oatbo- ^ Commerce de toiles «I de pommes de terrei. Die de S. Patriek, patron de Plriaade.

DOYEN (François), peintre, né à Paris en 1726, mortes 1806, eut Yanloo pour maître et fut lui-même is maître de David. Il visita l'Italie et la Flandre pour se perfisetionner et Ait nommé en 1776 proiesseur à ^Académie de peinture. U a donné trois tableaux remarquables : kl Jiorf de Virginie; SU Geneviève des Ardents (à Sl-Roch), et la Mort de S. Louis (pour l'Ecole militaire), n exécuta unesuite de peintures d'après l'Atade pour servir de modèles aux tapisseries des Gobelins. Au commencement de la Révo^ Itttion, Doyen, sur les instances de laczariae Catherino II, alla s'établir en Russie : il y fut nommé directeur de l'Académie des beauxT«its et y exécuta plusieurs ouvrages remarquables.

D02UL£, eh.-l. de c. (Calvados), à 17 k. S. 0. de Pont-1'Avé^; 930 h. Foiras importantes.

DEAC, nv. de France, naît au- col des Deux'^our vettes (Htes-Alpes), enttie dans le dép. de l'Isère, et tombe dans l'Isère sous Sassenage, après un cours de 130 k. Son cours torrentiel cause de grands ravages.

DRACON, arcbonte et législateur des Atbéniens, donna, vers Tan 624 av. J.-C., des lois ai rigoureuses, que rortteur Démade les disait écrites avec du stng. Anssi tardèrent-elles peu à tomber en désuétude, et à être remplacées par ceUes de Selon. On tranve 11 de ces lois dans un ouvrage publié à Lyon en l&68.eouele titre de JurisprudentiavetusDraconiSj Pardulpho Predeio eaUestore ae tnêsnrete^ 16&9.

IttAGONTICS, poét» latin cbiétien da v siècle, oiort vecs 4M, était Espagnol et prêtre, n a composé* •ou» le titse d'JtaKilmerefi un poème anr les 6 jouns ae la création, auquel Eugenius, évèqnoe de Tolède au vu* a., ajouta un compiâDient pour le 7* jour. Qe poème, fort obscur et entaché de l'emphase espagnole, a été nublié pour la 1'* fois à Pans en 1560, et réimprimé, avec le complément, par Carpzov, Hehnstœdt, 1794, et parGlaeser, 1847. On a prétendu ^oe Kiltoa lui avait fiiit des emprunts. . DRAGONNADES, nom donné aux crueUes veza> tMMisexeroéea nar des gens armés contre les Protes- ^tsaous le règne de Louia XIV, par suite de la révocation de l'édit de Nantes (1685) ; on les nomme <unsi naroe ou'on y empioyait surtout des dragmis. Oesaoédats, lo^ i discrétiOQ chez les Calvinistes, y aommettaieat impunément toutes sortes de violences.

IttAfiONS, miiiM fraofaisa. F. ce mot au Dict. «ntv. des Sciences,

^ SRAGÛKIf AN, ÂMieiSy Draeemmy ch.-l. du dép. da Var, dam» «ne vallée, sur l'Artuby, à 858 k. S<E.

de Paris: U 0512 h. Tribunal, cour d'assises, coUége, joli jardin botanique, bibbothèoue, petit musée. oeXïe promenade d'Aaemar, nombreuses fontaines. Magnaneries . filatures de soie, fabriques de bas, de gros draps; distilleries, savon, sel de satume ; nand commeroe d'buile d'olive.-- Cette viUe fot fonmaa v* siècle: elle eut beaucoup à souffrir aux zvi* et XVII* s. oes guerres de religion.

MAGCT, amiral ottoman, né vers ISOO en Anatolie ^andjak de Hentech), avait été d'abooid domestique d'un corsaire. Émule de Barberousse. il sesignaU par ses courses et ses dévastations sur les oOtes du Toy. de Naples et de la Calabre. Jeannetin Doria, neveu d'André Doria, le fit prisonnier en 1560, et ne le relâcha gu'à prix <rai^nt. Bloonié de nouveau par André Dona dans 111e de Zerbi, U échappa par son audace (15§p). Il rejoignit les Turcs devant MaHe, en 1565, avec 15 galères, et ftit tué à ce siège par un boulet de canon.

DRAKE (François, Célèbre marin anglais, né en 1640 près de Tavistock(Devon8hire), ftet capitaine de vaisseau dès l'âge de 22 ans. En 1572, à la tète de deux navires, il surprit et enleva aux Espagnols les places de Nombre-de- Dios et de Venta-de-Cruz situées sur la côte orientale de Fisthme de Panama. De 1677 à 1580 il fit, avec l'approbation de la reine Elisabeth, un voyage autour du monde , pendant lequel, après avoir nranchi le détroit de Magellan, il attaqua les Espagnols dans leur^ possessions de l'Amérique occia., prit possession de la Californie, qu'il nomma la NouveUe-Albiony et revint en Espagne par les Indes orientales et le cap de Bonne-Espérance. En 1585 il s'acquit une nouvelle gloire en s'emparant de plusieurs places aux Canaries, au cap Vert et à Samt- Domingue. La reine le nomma alors vice-amiral. En 158811 coula à fond dans le port de Cadix 23 vaisseaux de la fameuse flotte espagnole dite l'Ameado, dirigée par Philippe II contre l'Aogleterre. L'année suivante, il tenta, mais sans succès, de reocnquérirle Portugal pour Antonio de Crato. En 1596, u ealera ans Espagnols en Amérique Ste-Marthe et Rio-de^la Hacha; mais il échoua dans l'attamie de Panama. Le chagrin qu'il en conçut le fit mourir à Porto-BéDo la même année» On attribue à Drake lintroduction . en Europe* de la pomme de terre, quil apporta de Santa-Fô (Mexique). Franc. Pretty a écrit en anglais le journal de la naivigation de Drake : The fsmous Voyage of Drûhe «nio thê south sea. Londres, 1600; trad. par Louvenoour; Paris, 1627 et 1641. Son voyage autour du monde, rédigé d'après ses papiers,' a été publié à Londres en 1851 seulement, sous le titre de The world eneompassed. par Fr. Fletcher. Sa Fiis a été racontée par Samuel Johnson.

DEAKENBORCH (Arnold), professeur et commentateur, né à Utrecht en 1684, mort dans la même ville en 1747, remplaça Burmann dans sa chaire de rhétoriqœ et dHiistoire à l'Université d'Utreeht, I7I6. Il a donné d'excellentes éditions de Silius Italieusy

Utrecht, 1717, m-4. et de Tite £t«e, Amst, 1738 à 1746, 7 Toi in-4; et de savantes dissertations Dâpnefeâmra wbiSy De offioio preefMorwm preetorHy etc.

DftAMMBN, nom sous lequel on comprend les deux villes réunies de Strœmsoê et de Bra^maes, en Norvège, situées à 36 kil. S. E. de Ghnsttania, surle Drammen-elv ; 6000 h. Grand commerce de bois.

DRANGIANB, contrée de l'Asie anc, entre l'Arie au N., TArachosie àl'S., la Gédrosie au S., et la Carmanie à l'O. , formait une des prov. de Fenpire perse, et avait pour ch.4. Fropkthasia* G^est auj. le Seietany et «ne partie du Eandahar.

DRANSB, nom de 2 rit. , la Drazise savo^fie. qui vient da S. et tombe dans le lac de Gênera, à 6 kil. N. E. deThonon; et la Dranse valaisaoe, formée de 2 torrents qui naissent tlans le Grand-St-Bemard, qui ae jette dans le Rhône à Martigny.

DftAPARNAUD <J. Raimond), naturaUste, né à Montpellier en 1772, mort en 1804, professa l'histoire naturelle a l'école de médecine de sa ville natale.

DftES

DREU

U a iaiseé une Hist. namrellê det mollutquet terrestres et fluviatiles de la France, publiée en 1805.

DRAPARNAUD (Victor), poëio dramatique, frère du précédent, né à Montpellier en 1773, mort en 1833, eut une vie Tort aventureuse et finit par s'attacher aux Bourbons, qui le pensionnèrent, il a donné au théâtre: le Prisonnier de Newgatey drame, 1817; Louis le Débonnaire^ traff., 1822; Maxime ou Rome livrée j trag., 1823; la Clémence de David, trag., 182&; Honneur et Préjugé, drame, 1826; Thomas Morus, 1827; l'Éeole de la Jeunesse, 1828; toutes pièces qui ne s'élèvent pas au-dessus du médiocre.

DR AVE (la), Dravus, Drau en allem., riv. des Etats autrichiens, nait dans le Pusterthal en Tyrol,

Eres d'Inaichen, sépare la Croatie et rEsclavonie de i Hongrie, devient navigable à Yillach, reçoit le Gurk, TeGlan, la Muhr, et se jette dans le Danube, par la r. dr., sous Eszek, après un cours très-sinueux d'env. 600 kil. La navigation en est dangereuse.

DRAYTON (Michel), poète anglais, né eu 1563 dans le comté ae Warwick, mort en 1631, a publié des Pastorales^ des Élégies, des Chansons, la Guerre des Barons, poème historique, 1696 et 1603, et une curieuse Descrivtion de l'Angleterre (Polyolbion) en 30 000 vers alexandrins. On a imprimé ses OEuvres à Londres en 1748 et 1753.

DREBBEL (Cortieille van), physicien et mécanicien, né en 1572 à Alkmaôr (Hollande), mort à Londres en 1634. Il était précepteur des fils de l'empereur Ferdinand II et membre de son conseil privé, lorsqu'il fut pris et dépouillé, pendant la guerre de Trente ans, par les troupes de l'électeur palatia Frédéric V gendre de Jacques I, roi dUngleterre. Rendu à la liberté par l'intercession du roi d'Angleterre, il se fixa à Londres, où il passa le reste de sa vie. Drebbel inventa, vers 1621, le thermomètre qui porte son nom : c'est un thermomètre à air, composé d'un vase plein d'air terminé par un tube

passa de son temps pour un magicien; il parait avoir connu la fantasmagorie. Drebbel a laissé deux ouvrages en hollandais, qui ont été trad. en fhinçais sous le titre de Traités de la nature des Élémmls et de la Quintessence, Paris, 1672.

DRENGOT. aventurier normand du zir siècle, se rendit en Italie, vers Tan 1016, avec ses 2 firères, Rainulf et Osmonde, et 250'geotil^ommes. traita avec Mélo . riche citoyen de Bari , pour expulser les Grecs de la Fouille, les battit en trois rencontres, mais fut tué à Cannes en 1019, accablé par le nombre. Néanmoins un de ses frères, Rainulf, parvint plus tard à fonder le comté d*Aversa, et a conquérir la principauté de Capoue.

DRENTHE, prov. de Hollande, entre celles d'Over-Yssel, deFnse, de Groningue, et le roy. de Hanovre: 62 kil. sur 60; 86000 hab.; ch.-L , Assen. Sol sablonneux et peu fertile; pâturages, tourbiè* res. — C'était, au moyen âge, un comiô relevant de l'empire. L'empereur Henri II le concéda en fief aux évèques d'Utrecht en 1024. Charles-Quint l'incorpora aux Pays-Bas en 1528.

DRfiPANE, Drepanum, auj. Trapani, t. et promontoire de Sicile, sur la côte occio., au N. de Lilybée, au pied del'Eryx, furent ainsi nommés parce qu'ils offraient la forme d'une faux {depranon en me), ou, selon la Fable, de ce que Saturne chassé du ciel y avait laissé tomber sa faux. Adherbal rem-

Sorta sur Claudius Pulcher une victoire navale près e Drépane, Tan 249 av J.-C. Drépane fut avec Lilybéela dernière ville que Garthage garda en Sicile. DREPANICS (PACATUS). F. pacatds.

DRESDE, capit. du roy. de Saxe, dans le cercle de Misnie, sur l'Elbe et le Weisseritz, à 160 kU. S. de Berlin, à 845 kil. E. de Paris; 95 000 hab., presque tous luthériens. Elle se divise en trois parties, Dresde Ç\i la Résidence^ Vieux -Dresde et Friedrichst^dt,

Ch&teau royal, palais des princes, sinnonté dHme tour de 118", oelle église Notre-Dame, avec me tour de 110", beau pont, riche musée, palais japonais (avec bibliothèc^e et belles collections de médailles et de porcelaines), arsenal, avec une riche collection d'armes. Chemins de fer pour Leipsick, Berlin, Prague, etc. Académies et sociétés savantes; école militaire, école de médecine et de chirurgie, école vétérinaire, école pour la jeune noblesse; hôtel des monnaies. Draps, lainages, soieries, voiles, pa^ sementerie, plaqué, chapeaux, dentelle, fleurs artificielles, cartes à jouer, orfèvrerie, fonderie de canons. Dessinateurs et graveurs renommés. Patrie du poète Kœmer.— Dresde n'était d'abord qu'un village de pêcheurs; elle n'est citée pour la 1'* fois qu'en 1206. En 1270, elle devint le séjour des margraves de Misnie. Lors du partage de 1485, elle échut à la ligne Albertine. Elle fut souvent ravagée par les armées, notamment dans la guerre de Sept ans et dans la campagne de 1813. Ses fortifications furent détruites en 1815. Un traité de paix, qui assurait la Sîlésie à la Prusse, y fut conclu en 1745 entre l'Autriche, la Prusse et la Saxe. Napoléon I y tint en 1812 un célèbre congrès. 11 y battit, le 26 et le 27 août 1813, l'armée combinée des Autrichiens, des Russes et des Prussiens : Moreau, qui combattait dans les rangs des idliés, y trouva la mort — Le cercle de Dresde, entre ceux de Leipsick à l'O., de Bautzen à !'£., les États prussiens au N. et les Etats autrichiens au S., compte 420 000 hab.

DREUX, Durocasses chez les anc, Drocdr au moyen âge, ch.-L d'arr. (Eure-et-Loir), à34 k. N. de Chartres; 6379 hab. Trib., collège. Bel hôtel de ville, cathédrale gothi^e, vieux remparts, restes du château fort des anciens comtes de Dreux, réparé par Louis- Philippe et contenant, depuis 1816. la sépulture de la famille d'Orléans ; chemm de fer. Filatures de coton, tanneries. Grains, volaille, veaux; bonneterie de laine. Patrie de Rotrou, Philidor, Godeau, etc. — Cette ville est très-ancienne : son nom paraît venir de Druides ou du moins avoir la même étymologie. On croit qu'elle occupe la place d'un lieu regardé par les Gaulois comme saint, et où les Druides avaient établi le centre de leur culte et une de leurs

S lus fameuses écoles. Dreux fut au moyen âge le ch.-L 'un comté célèbre (T. ci-après); elle fut érigée en commune vers 1108, par Louis le Gros, ou même, selon quelques-uns, dès 1092. C'était une place forte, qui soutint divers sièges remarquables. Henri lY la prit en 1593 et la démantela. Aux env. se livra la nat. dite de Dreux (1562), gagnée par les Catholiques sur le prince de Condé et les Protestants. BRBUX (comté de) , ancien comté de France, ainsi nommé de Dreux, sa capitale, était situé au N. do Pays Chartrain, sur les confins de la Normandie et de rile-de-France, et dépendait originairement de duché de Normandie. Au commencement du x* siècle il était possédé par un certain Landry, dont la fille Eve le porta en dot k Gauthier, comte du Vexin; ii échut ensuite à Richard I, duc de Normandie (942- 996), dont la fille le porta en mariage à Eudes H, comte de Chartres (1017). Robert II, roi de France, l'enleva à ce dernier et le réunit à la couronne. Louis VII, le Jeune, le donna en 1137 à son frère Robert, qui devint le chef de la maison royale des comtes de Dreux. En 1377. après la mort du comte Simon, il fut acquis par le roi de France, de l'héntière de la brancne aînée de cette maison. En IStô, Charles VI le donna en dot à Marguerite de Bourbon en la mariant avec Arnaud, sire d'Albret. Reims par la couronne en 1556, il fit partie en 1559 du douaire de Catherine de Médicis, et en 1569 fut érigé en duché pairie et donné en apanage à François, due d'Alénçon, puis duc d'Anjou, mort en 1584. V^du en 1585 à la maison de Nemours, il oe revint a 1a couronne que sous Louis XV.

DREUX (Robert ns fbinci, comte de), 3- fil» m Lruis VI, reçut en 1137 de son Mv Louis VII i^

DRBY

DROM

eomté de Dreux, qui çajsa à sa postérité. En 1147 flprit part à la 2* croisade. Il mourut en 1188. Ce pnnce accorda en 1159 une charte communale à la rille de Dreux, déjà depuis longtemps érigée en commune, et fonda la ville de Brie-Comte-Robert , ainsi appelée de son nom. — Son fils, Robert II, suivit Pûilippe-Auguste à la 3* croisade. Il fut père de Robert IIK qui lui succéda, de Pierre Mauclerc, tige des ducs de Bretagne de la maison de Dreux (f. PIERRE MAUCLBRc), et de Philippe, qui suit.

DREUX (Philippe de), évèque de Beau vais en 1176, mort en 1317, était fils de Robert II. Prélat belliqueux « il se croisa deux fois, fut pris oar les Musulmans à St-Jean-d'Âcre en 1190, et, à son retour, combattit les Anglais, qui le firent prisonnier près de Hilly (Seine-et-Oise) en 1196. 11 prit part a la croisade contre les Albigeois, 1210, et se signala en 1214 près de Philippe-Auguste à la journée de Bouvines. Interprétant d'une manière digne du temps les lois canoniques^ qui défendent aux prêtres de verser le sang, Philippe de Dreux ne se servait pas d'armes tranchantes; mais il assommait ses ennemis avec une lourde massue.

DREux-BRÉzé (famille de), ancienne famille, issue au XIV* siècle de Pierre, 9* comte de Dreux. Elle n'ajouta à son nom celui de Brézé qu'au xvu* siècle, par suite de l'échange qu'un de ses membres, Thomas de Dreux, seigneur de La Pommeraye, conseiller au fKuiement de Paris, fit, avec le grand Condé, du marquisat de La Galissonnière contre la terre de Brézé, qu{ fut érigée en marquisat en 1685. Du reste, la famille des Dreux-Brézé n'avait d'autres rapports avec celle des Brézé que d'avoir également possédé la terre de Brézé. —Th. de Dreux-Brézé, baron de Berrye, fils du aeieneur de La Pommeraye, fut nommé en 1*01 grand maître des cérémonies, fonction qui de* puis resta à ses descendants. 11 mourut en 1749.— H. Evrard de Dreux-Brézé, son petit-fils (1762-1829), gr^d maître des cérémonies sous Louis XYI, est célèbre par l'incident qui termina la fameuse séance royale du 23 juin 1789 : chargé par le roi, qui vou- Uit empêcher la réunion des trois ordres, de notifier il Assemblée nationale l'ordre d'évacuer la salle des i^ces, il fut accueilli par une yiolente apostrophe de Mirabeau {Àllef dire à votre maître, etc.) et se retira sans avoir pu se faire obéir. Le marquis de Dreux-Brézé émigra avec la famille royale et ne JM»tra en France qu'en 1801. En 1815 il reprit ses lODctions de grand maître des cérémonies et fut yjJjnïéDair de France.— Son fils aîné, Scipion, 1793io45, hérita de la pairie, qu'il conserva môme après la révolution de 1830, etfut, àla Chambre des Pairs, ions le règne de Louis-Philippe, un loyal et élo- <IQent défenseur de la cause légitimiste. — Emmanud, son 2- fils, né en 1797, aide de camp du maréchal Moncey en Espagne (1823), quitU le service après 1830. - Un 3- fils, Pierre Simon, né à Bréfcé ^^j.oll, entra dans l'Église, se distingua comme prédicateur et fUt fait évoque de Moulins en 1850. r\!^^ i>ï> RADIER (Jean François), avocat, né à }^teauneuf-en-Thimerais en 1714, mort en 1780, w quelque temps lieutenant ciyil et criminel, et quitta cette place pour se livrer ^ la littérature. Il iPubhé. de 1749 à 1778, un grand nombre d'ou- "■««8; les principaux sont : Bibliothèqw hiftori- J*« « erUiqiée du Poitou, 1754; Tablettes hùtori- Î52 rt anecdotiques des roù de France, 1759; *«. dei Foia en titre d'office, 1767; Mémoires hù- ^"i^^SlÈ! *"*****» et régentes de France, 1763-76. xiSk^^ (Pierre), habile graveur, né à Lyon en iSul™®'^ en 1789, vint étudier à Paris sou» Girard Jj™ et fut admis en 1707 à rAcadémie. Il a Iw î?f portraits des hommes célèbres du temps : G^!iP^\^^<iippe F, Vaiars, Boileau, Dangeau, tM.5 ??*» ^* cardinal Fleury, etc.— Son fils, nommé JJgnPiene Dr., 1697-1739, s'est illustré dans le aon^w^^!"^ ' OA estime son portrait de Bossuet, '^ ^M^'caxm, ceux du canUnal DubaiSy de Sa-

muel Bernard, de Mlle Leeouvreur, ainsi qoe les gravures qu'il fit des plus beaux tableaux de Goypel, Rigaud, Boullongne, Restout

DREVLIENS, peuple slave, voisin de "Kiev, fut soumis en 880 par le grand-duc de Russie Igor I, mais se révolta fréquemment et fut presque exterminé au X* siècle.

DRILO, fleuve del'Illyrie mérid., auj. le Drtti.

DRIN, Drilo ou Drinus, riv. de Turquie ^ dans l'ancienne Albanie, se forme dans le sandjak de Scutari de la jonction de deux cours d'eau nommés Drin Blanc et Drin Noir, et se jette dans TAdriatioue au-dessous d'Alessio. Elle formait autrefois la hmite de l'empire d'Orient et de l'emp. d'Occident.

DRiH ou DRIN A, Drinw, riv. de Turquie d'Europe (Bosnie), sort des monts Dinariques, sépare la Bosnie de la Servie, baigne ZvorniclE, et grossit la Save, après un cours de 260 kil.

DROCfi, un des noms latins de dredx.

DROGHEDA, V. et port d'Irlande, dan? le Leinster, ch.-l. du comté de Drogheda, sur la Boyne, à 40 k. N. de Dublin; 20000 hab. Grand commerce (importation de houille, exportation de ffrains). Cette viUe fut prise en 1649 par Cromwell. C'est près de là que fut livrée la fameuse bataille de la Boyne, 1690 : un obélisque en perpétue le souvenir. Le comté, enclavé entre ceux de Louth et de Meath, ne se compose que de la ville de Drogheda et de sa banlieue.

DROGON, 3* fils de Tancrède de Hauteville, accompagna son frère Guillaume Bras de fer en Italie, lui succéda en 1046 dans son comté normand de la Fouille, obtint en 1047 de l'emp. Henri III l'investiture ae la Fouille et du comté de Bénévent, mais eut bientôt à se défendre contre une ligue formée entre les Grecs, le pape Léon IX, et l'empereur Henri III lui-même. Il fut assassiné en 1051 par un Grec, dans l'église de Monteglio, au moment où il allait commencer la guerre.

DROISSY ou DROisT (Aisne). V. truccu.

DROITS (Déclaration des). F. déclaration.

DROLLING (Martin), peintre de genre, né en 1750 à Oberhergheim (H.-Hhm), m.àParisen 1817,,lutta longtemps contre la misère, reçut les conseils de Mme Lenrun et de Greuze, et réussit dans les scènes d'intérieur. On cite de lui : Maison à vendre, le Marchand forain, la Marchande d'oranges, la Laitière, la Cuisine, la SaUe à manger, la MaUresse d^école, la Dame de Charité. —Sonhs, Michel D., 1786-1851, élève de David, obtint en 1810 le grand prix de Rome et se distingua comme peintre d histoire. Il fut admis en 1837 à l'Institut et devint en 1837 professeur à l'École des beaux-arts. Ce peintre, éminemment classique, continua David, avec plus de couleur et de mouvement : ses sujets sont nien choisis, son style pur et élevé, son dessin correct et sa touche pleine de vérité. Ses meiUeurs tableaux sont la Mort dAhel, Orphée et Eurydice, Ulysse enlevant Polyxène à sa mère (au Luxembourg), Richelieu mour rant, le Bon Samaritain (au musée de Lyon), le Christ au milieu des docteurs (à N.-D. de Lorette).

DROME, Druna, riv. torrentielle du dép. de la Drôme, naît au Val-Drôme, sur la limite du dép. des Hautes-Alpes: arrose Die, Pontaix, Saillans, Crest, et tombe dans le Rhône, par la r. g., au-dessous de Pont-Livron, après un cours de UQ kil. env.

DRÔME (dép. de la), dép. situé à TE. du Rhône

Sii le sépare de celui de l'Ardèche, à VO. du dép. des tes-Alpes, au S. du dép. de l'Isère, au N. de celui de Yaucluse; 124 k. sur 80; 6570 k. carrés; 326684b.; ch.-l.. Valence. Il est formé d'une partie du Dauphiné et de la Provence. Houille, marbre blanc, granit, albAtre, pierre de taille statuaire, plfttre, argile à potier, cristal de roche. Belles forêts a TE.; très-bons vins (de l'Ermitage, de Die, etc.);, fruits exquis, chanvre, garance, truffes noires. Lainages communs; distilleries, poteries, verreries, papeteries, etc. Commerce ae vins, miel, cire, amandes» nougats, etc.— Le dép. se divise en 4 arr. (Valence,

DROU

DRW

Die, Nyons, liontéHmart) ^B cantons et 339 communes; il dépend de la 8' division militaire, ressortit & U cour impériale de Grenoble et forme le diocèse de Valence.

miOHOBE, V. d'Irlande, dans le comté de Bown , à 30 kil. 0. N. 0. de Down-Patrick; 15000 h. Trèsancien évêché catholiaue. Dromore est, avec Armagh, le siège de Tarcnevèqne primat d^Irlande.

BBONNE, riv. de France, naît près de Ifontbnm 4ans le dép. de la Haate-Yienne, batgite Brantôme, Bouideilles, Ribérac. Âubeterre, La Roche Chalais, «t tombe dans Plsle à 2 kiL au-dessous de Coutras.

DHONTHEIM, v. de Norvège (Nordenfiëls), ch.4. 4e bailliage y sur la Nid, à son emb., à 400 kil. N. de -Christiania; 15 000 hab. Ëvècbé luthérien. Bon port, oùstationne une partie de la flotte ; jolie vîDe, quoique en bois. Cathédrale de St-Olof, fondée en 1183, et qui fut pendant des siècles un but de pèlerinage. Académie aes sciences^ biblioth , cabinet desscien- -ces naturelles, séminaire pour Tinstniction des Lapons. Entrepôt du cuivre des mines de Roraas. Commerce de bois, de harengs et d'huile de poisson. La V., construite en bois, est sujette à de fréquents incenTÎies.— Drontheim> fondée en 908 par Olof î, devint en 1152 le siège de l*archevêché du royaume; depuis 1164, les rois de Norvège s*y firent sacrer.

BBOUÊ, ch.-l. de c. (Loir-et-Cher) , à 56 k. N. de Vendôme; 900 h.

DROUET (J. B.). né en 1763, mort en 18Î4, était maître de poste à Ste-Menehouid lorsque Louis XVÏ, fuyant de Paris avec sa famille, passa par cette ville, le 21 juin 1791 , pour se rendre a Montmédy. Ayant reconnu ce prince à l'aide de sa ressemUance avec le portrait empreint sur les assignats, il prit une route détournée pour arriver avant lui à Varennes, mit sur pied dans cette ville les autorités et la garde nationale, et parvint ainsi à faire arrêter la famille fugitive. Élu député à la Convention, il s'y fit remarquer par son exaltation et fut envoyé en qualité de commissaire à Tarmèe du Nord (1793). mais il tomba mux mains des Autrichiens, fut envoyé au Spielberg, «t ne fût rendu qu'en 1795 par échange, il siégea depuis au Conseil des Cinq-Cents, et fut nommé en 17U9 sous-préfet de Ste-H«nehould. Exilé à la Restauration, il rentra à la faveur d'une amnistie et vécut •depub à Mftcon sous un nom supposé.

nBouBT d'Erlon, maréehal de Fraoee, né àHeims •en 1T65, mort en 1844, s'enrôla en 1T92, devint général de division en 1803, ftit W^ssé à Friedland, «ervit sous Masséna en Espagne, résista aux Anglais jusqu'à la fin, combattant sur PAdour, à Orthex, à Toulouse (1814) ; ftrt un des plus empressés à reconxiâttre Napoléon au retour de 111e d'Elbe, commanda fe 1^ corps d'année pendant les Gent-J<>nrs et combaittit à Waterloo, fut condamné à mort par oontu< tnaceen 1816, trouva un asile en Prusse, rentra en 1825, mais ne reprit du service qu'en 1830, et lût nommé en 1834 gouverneur général de l'Algérie. 11 julopta quelaues mesures utiles, créa les bttreeoix xgra- ^es et introduisit le régime municipal : mais comme il ne déployait pas contre Abd-el-Kader la vigueur nécessaire , if fut rappelé dès 1 835 ; il n>n fut pas moins nommé maréchal en 1843. Un camp créé par lui près •de Bouflarick conserve le nom de camp d'Erlon. Drouet a écrit lui-même sa Vie milUcùre, 1844.

imoUOT (leoomte). général d'artillerie, né à Nancy en 1774, mort en 1847, éteit fik d'un boulanger, et se forma à l'Ecole d'artillerie de Metz, Nommé •en 1808 major de l'artillerie de la garde nnpériale, il assista aux grandes batailles de l'Empire, et oon' tniraa puissamment à nos succès, surtout à Wagram, 4 la Moskowa, à Lutzen, àBarutzen: fut fait après «ette dernière aflkire général de division , battit l'ennemi à Waçhau la véOle de la bataflle de Leipsrck <16 oct. 1813) , sauva les débris de l'arméedevant Ra-

gouvemeur de l'tle, raccompagna & son retour a Pranceen 1815, bien qu'il désapprouvât Ten^eprise; fit à Waterloo des efforts incroyables, se retiraaprèi le désastre au delà de la Loire à la tète de la gaHe impériale, sut contenir cette troupe qu'on cra^nat encore et aida à la licencier. 11 ne s'en vit pas mot» proscrit par Louis XVIII, ei traduit devant un «mseil de guerre, mais il fut acquitté. Reti^ dans fl ville natale, il refusa constamment dtaccepteraucon fonction publique. Drouot n'était pas moins lemarquable par son sang-froid au milieu du danger que par son habileté à ofiriger Tartillerie. Il possédaiteii outre tontes les vertus antiques : Napoléon PiTait surnommé le Sage^ il loi laissa par son testament 100000 fr. D^me piété sincère, Drouot pntiqaa, même au milieu des camps, les devoirs fie la religion. M. J. Nollet a donné sa Biographie (1850). Le P. Laoordaire a prononcé son Éloge ninwre. Naoej lui a élevé une statue; une rue die Paris, l'anc. me de La Grange-Batelière, a reçu son nom.

DROZ (Pierre jacquet), habile mécanicien, né en 1721 à La ChauXHle-Fond (Neuchàtel), m. à BienDe en 1790, trouva le moyen d'adapter aux horloges communes un carillon et des jeux de flûte; inventa une pendule qui , au moyen de la combinaison M deux métaux inégalement dilatables, marchait sans être remontée; fit une pendule astronomique et m automate qui écrivait lisiblement et faisait tous kl mouvements des doigts. — H. Louis D. , son As «t son âève, né à La Chaux-de-Fond en 1753, m. tt 1791, n'avait pas encore 22 ans lorsqu'il apporta I Paris un automate. dessinateur et une figure déjeune fille qui touchait du clavecin, suii'ait de yeux la musique, et indiquait la mesure par des mouvements de tète, se levait quand elle avait fini de jouer, et saluait la compagnie. Droz fabriqua encore deux mains artificielles remplaçant presque la nature; Vaucanson lui dit en les voyant : « ^une honme, vous oommences par où je voudrais finir. » — J. Pierre, parent despréc., 1740-1823, est aussi «rtenr de diverses inventions ; il s'adonna à la gmvine et à la fabrication des monnaies, frappa les «wiuiarwf,

3ui eurent cours soiis la République, troava le moyen e multiplier la gravure des coins de monnaie, intention qui fut appliquée à la fabrication des assigaats, et tnX nommé directeur de la monnaie des médaiUsi DROZ (Franc. Xavier Joseph) , écrivain eslimaUe, né à Besançon en 1773, d'une famille de maçistrite, mort en 1850, s'enrôla en 1792 dans le baUifioada Doubs, mais quitta bientôt une carrière qui cobwnait peu à ses goûts, professa les belles-lettres à Besançon, vint en 1803 à Paris, où il occupa peedait plusieurs années un emploi dîans les Droits-Réimis, fut admis dans la société d'Auteuil, où il devint t^i de Cabanis et de Ducis, débuta comme écimiA|«r un roman sentimental, Liwi, qui fut peu reminfoé^ publia en 1806 VArt d^iire heureuMy oui n'est que la confidence du secret de son propre bonheur, concourut en 1811 pour l'^^e de MoiUaitm par un discours nui fut distingué, publia en 1823 son ti[rre De Ut pkUoeophie morale j où il cherche à c«icili«r les divers systèmes des moralistes, et auquel VA»demie française décerna le prix Montyon; fut adOB dans celte compagnie dès rannée suivante, -et €rtit en 1832 à l'Acauémie des sciences mortles^I Mnt ces deux dioix par de nouveaux écrits : Éîuaes sir le beau êans Ut arte, AmUcoitim de kt morale dm politique^ Économie politique (1829), Miuoire^ règne de Lomis IVI : ce dernier (3 vol. in-S, IW- 1842) est le plss importât de ses auvng»; ]l7 montre que Pen eût pu prévenir ou dirigtr la Hé>»lution. Dans ses dernières années il pablia: P*** eur le Chrieêianitme, A^vetix d^m pkHôtopKe cfert- Hen. Ëorivain pur, Droz fut en même temps m homme sage, aimable et conciliant. M. Migaet a m à l'Institut une Notice twrgavieet wes ««mms. BROENTIA, riv.. de Gaule, auj. la Buranee» DRUJMSe, pleures des aoc. Gaulois. On tot d»i-

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