GcOiee. Saragosse
La Corogne. Htiesca.
Lugo. Teruel,
Orense. 10" iloy. deNavarn.
Pontevedra. Navarre (Pampelune).
4" Eitramadure. \ V Guijmscoa,
Badajoz. Ahva (Vitloria).
Cacérès. Biscaye (Bilbao).
5* Andalousie. Guipuscoa (St-Sébasticn).
Séville. n* Les Baléares.
Huelva. Pàîmav
L'Espagne est' nn* pays très montagneux : on y
distingae 6 ffrasides chaînes principales i l*les Pyrénées, qui la sépawntde lai Franeei au'N. E., puu se continuent à TO. sous le nom de Pyrénées Cintabriques ; 2** la chaine ibérique, qui sépare* le haasia des rivières- tributaires- de la. MécMtSffranée das thbutai res de* l'Océan v 3** la^ chaîne caipétane^voitA» nique-, entre leiDuero et le Tage; 4^ la ehsiaeliiaitanique, entre le-Tage et la Guediana^ à» k Siena Moreoa, entrer la Guadiana et le Guadalqnivîr; 6* ii chaîne bétiquer^ entier le Guadalqnivir e^ lai mer. L'Espagne a cinq grando^ fleuves, l'fibDo, le Duero, le Tage, la Gtiaaiana, le Guadalquivir; et 4 fleuves de moindre dimension, la Minho, le Xuear, leGuadalaviar , la* Ségura. EUe est en général fort biea arrosée. L'art y a tracé peu de canaui ; les roules sont rares et mal entretenues. Quelques lisses de , chemina de' fer, partant do Madrid, ont été tout récemment éfiaiiKe&.> Le climat est tempéri dans Tiiitérieur et sur les côtes de TOcéan, très-ehaudet et brûknt dansf le roy. de Grenade et l'AnàdossiB. Le sol , g^néradement fertile, fournit av» nord les productions de la France méridionale; au. midi, d'exœUents vigaobles, qui donnent des vias liquoreux, des orangers,, des ci tronnâers, de» lauriers gigantesques, le palmier nain, la canne* à sucfb, le caetuB à coohenil)ie>, le-cotonnisr, etc.; malhaweusement, Tagriculture est négligée. Le maibreatosde en EsfKigQe; on y trouve aussi plusieuc^miiu» de meicvre (on exploite surtout ceUes-d'Aknaden), aiosi que du cobalt, de l'étein, du plomb,, da fer, de& pierre» précieuses et de l'aident. Au tempï^desaaciens, le» mines d'or de l'Espagne étaient très-riches; dUes sont à peu près épuisées aujourd'hui Os élève dans* ce pay» be»ucQU)»de bétail, et surtoK des brebis à laine nneidites mérinos ; c'eaè-de là qa^'eUes ont été importées en France. Les muieta y soat très^ultipliés. Les principales industries sont la méiaUaigie , la fabrieatioa des soieries^ des étoffes de htine, des cuirs, des glaces, désarmes à feu etdesariaesblaBfibs» (à Tolède et dans le Guipuscoa). — Le gsuvl ea*gnol a été une monarchie absolue depuis Cbarlfi- Quint jusqu'à l'invasion française de 1808; cosrtita* tionnel de 1808 à 1814, il redevint absolu decette dernière époque à 1820, constitutionnel de 182ÛI 1823, absolu de 1823 à 1833; enfin le gouvtcooAatuiionnel paraît aujourd'hui affermi. Les proTiaca vascongades ont toujours joui de* franchises locales fort étendues, connues sous le nom de /'imtok U religion catholique est seule- permise-: pendant looftemps elle fut sauvegardée par l'Inquisition (f.tt mot). On compte- en Espagne 8 arohevôchés (Saatiago, Burgos, Sanagosse, T^uragonex Valence, Gwnade, Séville, Tolède), et 54 évôohés. L'Eapag» possède 10 universités (Madrid, Baroelaae, Grenade. Oviédo, Salamanque, Séville, Santiago, Yaleaoe, Valladolid, Saragosse). — Les lettres et les arts y fleurirent surtout aux xvi« et xvii* siècles : cest alora que brillèrent CerNantèSj Lopedc Vôga, CHderon, Mariana, Herrera; le» pemtres Velsaqu*»' M&rillo, Ribera. dit l'Espagnolet, etc. - P«r ^^ géographie ancienno^ de l'Espagiie, Y. hispa»»
Histoire. Les premiers habitants connus àe 1»pagne furent les Ibères, dont on ignore l'origiB^ «[ les Celtes venus de la Gaule : les Ibères ooeaDMeni surtout le S. 'et l'E.; lesCeltes^ le N. et lU; delenr fusion naquirent les CeMbères , qui habil^» « centre. Cette contrée reçut aussi plusieurs oetoM«les Phéniciens y abordèrent les ppemiors ; après «w vinrent les Grecs, puis les Carthaginois-, qui souffla rent presque tout le pays et y fondèrent ^^\^ thage nouvelle (Carthagéne). Arrôués sur les W"» de l'Êbre par les Romains, 227, ils- se virent, pendant la 2* guerre punique (219-264), arracher lew conquête. Après la prise de Nnmance flSS), 1« J^^ mains furent entièrement maîtres de* iEspaç»:"^ la possédèrent jusqu'au v* siècle de ^••''fî'vSr 410 les Vandales, les Suèves et les Alains d^wjrent TEÉpagne et s'y établirent-; mais dès 42» a»
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V&ndales avaient cédé la place atirVisigoths, qu! bientôt se trouvèrrent maîtres de la Gaule méridionale et de l'Espagne entière, sauf le petit royanmedes Snèresan N. 0. , dont ils firent même la conquête en 5ft. En 621 , les VîsigCfths, ayant évincé lesGrecs, qui, sons le règne de Justinten, avaient reprispieden Espagne et' en avaient occupé les cdtès méridionales, se trouvèrent maîtres' de' touttf la Péninsule. Les Arabes vinrent à leur tour* en Tlïïî ils- refoulèrent les VisigoThs versrle nord et les renfermèrent dans les montagnes des Asturies; en 719, cetnc-ci ne posséd&ient plus que le petit roymime d'Asturie (nommé ptos'tam roy. d'Oviédo, et ensuite de Léon). L'Espagine fut alors une province du grand emprre des califbs'de Damas; mais* en 756, elle forma im em^^ pire k part^ connu sous le'nt)m'de^ califat de Gordone du nom de sa eapitaleV ou' califat ommiade (dutioor le ladynastiedes Ommiades; qur, détrônée en Orient, s'était réfugiée en Espagn^; Le califat de* Cordoue cessa d'exister en 1031, après 275 ans d'existence, et se démembra en plusieurs' principautés indépendantes. On en- compta jusqu'à 19: Cordoue, Sôviile, Jaèn, Carmone, Niebla, l'Algart^, Algésiras-, Murcie, Orihoela, Valence, Dénia-, Tôrtose, Lôrida, Sa^ ragoB»,- Hoesea, Tolède, BadajoB} Lisbonne, Majorque. Pendant ces trtJissièdes, le petit rovaurme goth du nord s'était accra aux dépens des califes : il possédait' au xitr siècle tout le- pays- qui s'étend jus* aa'au Duéro ; des comtes chnfctiens , vassaux des rois de Léon, avaient repris la Vieille-Gastille; d'un autre côté, Pfepin et Charlemagne» avaient concpris la Sep»timanie et tout le pays compris entre? les Pyrénées eH'Êbre, àmt ils avaient* fait la- Marciie d'Espagne. En 831, un lieutenant de- Pépin» roi d' Aquitaine-; Aznar, se* rendit indépendant dans l'ouest do cette» MarctiB, effondttle roy. de Navarre^ tandis qu'à l'est se formail le comté de Barcelone, qui reifta feudataire de la' France jusqu'en 1258; La maison de Na- Tarre finît par absorber les autres en- 10S7; mais elle s'était divisée en trois lignes, pourvues chacune d'un royaume: 1" Castille (dite aussi Castille-et-Léon); 2« Aragon; S" Navarre: Ces^ trois :ligt\osi s'éteignirent Mocessivement en 1109, 1134, ITS^t'^ nmis: les trois reyaumes n'en subsistèrent pas moine; seulezoent ils passèrent à trois dynastred franoaisesi (dites de Bourgogne, de Barcelone, de Champagne), et l'Ara-
§on se iro^iva alors auTc mêmes mains que le comté e Barcelone; de pins, il s'était formé de 1095 à 1139 un 4« état chrétien, le comté, ensuite royaume de Portugal, appartenant à une' ligne bâtarde de Bourgogne. Ces 4 Ëtats étaient sans cesse en guerre avec l^É Maures, qm avaient succédé à la puissance des Arabes. En 1086; l'Espagne méridionale fut envahie par les- AlcBoravides venus du Maroc, qui, après la victoire de Zélaka, restèrent maîtres du pays jusqu'en 114.^; vinrent ensuite les Almohades (1146- 1269), puis les Mérinites (1267-1344). Au milieu de ces révolutions successives les Musulmans perdaient chtqof jour du teriain : vaincus en cent combats, nwawment à 1a6 Navas de Tolosa (1212) et à Ta- ^ifa {\w>}, ils eussent été promptement chassés sans les dissensions des princes chrétiens : à la fin du ziu* siècle, le- royaume maure de Grenade était le fêul Ëtat musulman qui subsistât encore. Les deux ^o^. de^asti lie et d'Aragon devenaient de plus en plus poissants , le 1 " par ses conquêles en Espagne même , le 2* par l'acquisition des Baléares et de la Sardaigat. Ces dtux Stats ae trouvèrent réunis en 1479 I>w suite du mariage contracté dès 1469 par Ferdijuni d'Aragon et Isabelle de Castille; et en 1493, U roy. de Greoade put enfin être conquis par Fer^ dinaad. La. Navarre espagnole fut ajoutée en 1512 à s^- possessions. De' la mort de Ferdinand et de l'avénemcint- de aon petit^^fii» Charles^-Quint, en 151^, ^tflla réunion de toute l'Ëspagneenua mémeËtat: ^ réufliony laipessessiea de la Sidle,. delà Sar- ^aigiie, daroyaHme de Naples^ dela^Fraocbe-Comté, ^ Pay«^BaB^at ua. peuplv» tard l'acquisition du
Milanais, la'décmrverteet la'conqfoftte du'M^fqtid', du Pérouf, delaNbtrvelle^Grenade, dtr Chili, deBué*nos-Ayres; enfin l'acquisition du Portugal en" 1986^,firent de l'Espagne' au xvi* siècle la puissance prA-^ pondéirante ae l'Eiirape. Mkis des> fatites de tout genre, l'expohio» des- JuifS (14?9î) et des' mures^* (1609), les rigueurs de' riùquisitÂon, l'émigration d'une fotile 'd'Espagnols qui allaient chercher for^ tune ea Amérique* et dao» les autres" cd^nies-, les guerres continuelles, amenèrent bientôt sa ruin»' elle se vit enlever successivement : en 1609; sept des 18 provi des Pays-Bas; en* 1 640, le Portugal; en 1639, le RoussiUon; la Frantke^omté de 1674 à 1679; elle perdirt aussi sa population , son industrie*, sa vigueur. La guerre de'la succession d'Espagne, 1701^ 1 7 14, qui plaça sur le trône un pet^t-fils de Louis XIV, donna aux puissances jalouses l'occasion de luiea^ lever' toutes ses possessions européennes hors' de la Péninsule.- En 1808, Napoléon-, prefiuntdesdissen' sions de la famille royale, plaça sur le trône d'Espagne son frère' Joseph. Il en résulta une- guerre aofaamée avec la France (1 SOS' 1^14) , qui fut une- des causes de" la chut» de l'Empereur. Pendant cette guerre les CoTtks donnèrent au pays en- 1812 une constitution libérale qui fut accneiiUe avec enthousiasmât Le 22 mars 1814 les Bourbons rentrèrent en* Espagne*: Ferdinand VIL y rétal^t'le pouvoir absolu. Une ré^' volution, qui éclata en 1820 à l'Ile de* Léon, établi trun gouvernement constitutionnel, dit gwivemêmem^ des Cortès; mais une* armée- française ^ appelée -pair Ferdinand et' commandée- par le cfue- d'An^onlôme^ le renversa en 1823 pour rétablir le pouvoir absolmi C'est sous Ferdinand VII qu'éclatèrent ea-Ajti6rii> que, à partir de> 18t7, les rôivolutions qui ont entière sutcessivement à TEspagixe' toutes, les colo*nies qu'elle possédait sur ce vaste coatinent^ Ce prince termina son rbgne (1833) eâ abolissast^ la. loi d'héréditô^ qui, depuis ravéDement de. Ik maison! de Bourbon, excluait les femmes du trôose, et légua sa': couronne h sa* fille Isabelle enooroenr* • fant, sous la: tutselie-de Cliristinesa mère. CelLe-oi,. aprèis une? longue lutte contre don Carlos, frèrerdu dernier roi, qui ne fut expuJséqu'en 1839, et contre, le parti révolutionnaire, se vit forcée-en lâ40<d'abdft« diguer la régence, qui. fut déférée par les Cortès au général Esparteru. Ce. dernier fut renversé en 1843»< et Isabelle proclamée -majeure. Elle épousa en 1846 son cousin, l'infant don François» Son règne fut troublé par de nom-breuses révoltes ou insurree» tiens militaire!^', dont la dernière (septembre 18€8)i la déclara- déchue; ainsi qu» sa famille. Un gOH<v<.. pcovisoire ftanom-mé (maréch, Serrano, gén.Prim,. amiral Topete, etc.) , le suffrage univereei fut- décrète, et (les Cartes constituanu^^y réunies en février 1869, furent chargées de donner à l'Espagne UB nouveau gouv. L'hist. de l'Espagne a été ecnie^ en espagnol^ par Mariana, Ferreras^ Colmenar Orti«4en françaisv par ROniey. et Rosse w St-Hilaire,. etCw
Rots '(V Espagne (dep. la« réunion des. div. £uas>. Ferdinand V d^Aragon et Louis I,. 1124
Isabelle de Castille, 1 47 9 Philippe Y de nouf^
Maison (VAnlriche^ Charles l (Cbaxilest-* Quint), 1516
Philippe II, 1556-
Philippe niy 1598
Philippe IV, 1611
Charles II, 16Ô&
Maison de Boiwhàn>-' Philippe V, 1700
ESPAGNE (Charles et Louis d'). F. la. ceeoa.
ESPAGiiE (le- cardinal d'). V. MENoezi» (P. de).
ESPAGKfi (J* L. d') , général français sous la llépu^ blique et sous l'Empire, commandait en 1805, sous le maréchal Massénay^ la division des chasseurs à cheval de l'armée d'Italie et se distingua dansi toute cette campagne. En 1806, il passa au service du roi de Naples et battit les insurgés calabrais* Dans la
veau, .
Ferdinand- VI,,
174fi.
Charles lU,.
Charles IV,
Joseph>Benanarte«>
Ferdinand Vll^ .
18ia
Isabelle II. (aveo
Chnstine),
seule,.
ESPI