‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 370 sur 578 · EVAN · texte numérisé non relu

EVAN

ÊYHE

ouvrage sont celles d'iïavercanip, Leyde, 1729; de Zell, Stuttgard, IHl^i il a été trad. par Tabbô Paul, 1809, par N. A. Dubois, 1843 (dans la Biblioth. lat. franc, de Panckoucke), et par M. Baudement (colléetion Nisard). On ne sait si cet historien est le mèma qu'an Eutrope nréfet du prétoire en 381 .

BUTROPE, célèbre eunuque, natif d'Arménie, fa\'ori d'Aroadius, empereur d'Orient, réussit» en 395, à Taide de l'impératrice Eudoxie, à renverser le ministre Rufin, qui avait été longtemps tout-puissant, mais révolta bientôt lui-même le peuple par ses cruauti''s et 666 débauches et fut renvené par f)udoxie. Il eût été massacré aussitôt par la multitude sans l'intervention de S. Jean Chrysûstôme, qui apaisa le peuple par un de ses plus beaux discours (398). Néanmoins il fut condamné à mort Tannée suivante.

EUTYCHÊEN8. V, euttchès.

EUTYCHËS, hérésiarque greo, était archimandrite d'un monastùre prés de Constantinople lorsque s'éleva l'hérésie de Ncstorius, qui supposait deux personnes en J.-C. Il sortit de sa retraite pour dérendre la foi: mais il tomba lui-môme dans une hérésie nouvelle, (ju'il commença à répandre en 448 : il enseignait qu'il n'y avait qu'une nature en J.-C. , la nature divine, par laquelle avait été absorbée la nature humaine comme une goutte d'eau l'est par la mer. Accusé dès 449 par Eusèbe de Dorylée el par i^avien, patriarche de Constantinople, il comparut dans un concile tenu à£ph&seet qui reçut le nom de brigandage (VÉphèsef à cause des violences qui s'y commirent. Secrètement soutenu par l'empereur lliéodose II, il fut absous ; mais après la mort de ce prince il fut condamné dans le concile de Ghalcédoine en 451. Il mourut vers 454 j âgé d'env. 75 ans. Son hérésie prit de grands accroisseirents après sa mort. Ses partisans sont nommés Eutychéens ou Monophysites (partisans d'une seule nature). Cette hérésie subsiste encore en Orient, en Egypte et en Abyssinie.

ECTYCHIUS, nommé en arabe Said-ibn-Batrich, patriarche d'Alexandrie en Egypte, né en 876 à Fostat (Vieux-Cairek m. en 940, devint en 933 patriarche melchite d'Alexandrie. Il était versé, non-seulement dans la théologie , mais aussi dans la médecine et l'histoire, et il écrivit sur ces dilTérentes sciences. On a de lui , entre autres écrits, une histoire universelle en arabe, qu'il intitula Rangée de pierres précieuses et qui est connue sous le nom d'AnncUeji. Ces annales, qui vont jusqu'en 937, ont été traduites en latin par Pockock, Oxford, 1658, 2 vol. in-8.

£V AGORAS, nom de deux rois de Saiamine en Chypre, dont le 1", issu de Teucer, s'éleva sur le trône vers l'an 410 av. J.-C, conquit presque toute l'île de Chypre, accueillit Conon à sa cour après la défaite d'^gos Potamos (4U5), et résista longtemi)s au roi de Perse. Il périt assassiné en 374 , victime d'une vengeance particulière. Isocrate a fait de ce

§ rince un pompeux panégyrique. — Le 2», petit-fils u préc, succéda à Nicoclès, son père, fut détrôné Sarson oncle Protagoras, trouva un refuge à la cour u roi de Perse Artaxerce-Ochus, qui le replaça sur le trône, mais fut renversé de nouveau.

ËVAGBE le Scholastiquef EvagriWj historien grec, né vers 536 à Epiphanie (Syrie), fut avocat à Antioche, questeur sous Tibère Constantin, et garde des dépèches du préfet sous Maurice. On a de lui une Uutoire ecclésioMtique, en 6 liv., qui va depuis l'an 431. époque de la condamnation de Nestorius par le concile d'Èphèse, jusqu'en 593; elle a été trad. en latin par W. Musculus, Cbristophorson et Adr. de Valois, imprimée avec celles d' Eusèbe, de Socrate, de Sozomène et de Thôodoret. Paris, 1544, ia-fol., et trad. en franc, par le président Cousin.

Un autre Syàghe, moine duiv* siècle, professeur de littérature sacrée à Constantinople, a laissé quelques écriU ; MonachuSj Gfiosticia, Sententix, qu'on trouve dans les collections des Pères grecs.

EYANDBE, prince arcadien, conduisit une colonie a^n« le UUum vers 1300 av. J^-C, fut aocusilli i^ 1

Faunus, roi dos Aborigènes, civilisa ces peuples, et l)atit près de l'Aventin la v. de Pallantée^ au'il appela ainsi du nom de son fils Pallas. Il donna rhospltaliié à Hercule et secourut Enée contre les Rutules.

ÉYANGÊLIQUE (Église), église formée par la fusion qui, en 1817, se fit entre les Luthériens et les Calvinistes dans le duché de Nassau. Cette fusion eut lieu la même année à Francfort-sur-le-Hein, puisa Weimar, àHanau et dans la Bavière rhénane (1818). dans la principauté d'Anhalt-Bernbourg (1819), dams celle de Waldek et le grand-duché de Bade (18H), dans la Hesse (1822), ainsi que dans une partie du Wurtemberg. En Prusse, cette fusion a éprouvé use grande résistance.

EVANGÊLISTES (les Quatre). On nomme ainsi les écrivains sacrés qui ont rédigé la vie et la doctrir.e de J.-C. : ce sont S. Mathieu, S. Marc, S. Luc et S. Jean. Ils sont désignés par les quatre aaimaux de l'Apocalypse, le 1*' par l'ange, le 2' par leliou. !e 3" par le taureau, le 4* par 1 aigle.

EVANGILE ou nouveau testament. F. ce mot au Die t. unit, des Sciences y des Lettres et des Arts.

EVANS (Olivier), mécanicien des ÊtaU-Unis, né en 1755 près de Philadelphie, mort en 1811, est rinventeur des machines à vapeur à haute pression. Il avait précédemment imaginé une machine i fabriquer des cardes (1777), et avait apporté des perfectionnements importants aux moulins de meunier (1782). Il exposa en 1797 ses idées sur les machines à vapeur à haute pression ; mais il trouva peu d'approbateurs et mourut avant d'avoir vu son mvent.oo prendre le rang qu'elle occupe aujourd'hui.

ËVARIC, roiclesVisigoths. F. euric

ÉVAUX, ch.-l. de c. (Creuse), k 33k. N. E.d'Àubussfon; 2000 h. Grains, béUil, grosses toiles. Tanneries, mégisseries. Eaux thermales renommées. Aux env. , ruines du château de La Roche-Aymon. Ëvaux était jadis le ch.-L du pays de Combradles.

EVE, la première femme, mère du genre bumaiQ, fut créée après Adam. Selon la Genèse, Dieu la tira du corps de l'homme et la plaça avec lui dans le paradis terrestre. S'étant laissé séduire par le démon, caché sous la forme d'un serpent , elle maogea do fruit défendu et en fît manger à son époui; cette désobéissance les fit chasser tous deux du paradis ^ entacha toute la race humaine du péché originel. Le nom d'Eve veut dire en hébreu mère detviratiis.

ÉVÊQUE, chef d'un diocèse. F. ce mot au DicL univ. des Sciences, des Lettres et des Arts.

EVEREST (mont), le plus haut pic de rHimataya (8836-), entre le Kunchinginga et la v. deCatmaodou, par 27" 59' lat. N. et 84" 37' long. K. 11 a été ainsi ai^ pelé du nom d'un arpenteur anglais qui le mesura. . EVESUAM, V. dWleterre (Worcester), à24t S. E. de Worcester, sur l'Avon ; 4000 hab. Ane abbaye. U se livra en 1265, près de cette ville, une bataille entre Simon de Montfort, comte de Leicester, et le prince Edouard, qui devint roi sous le non» d'Edouard 1. Simon de Montfort y fut tué.

ÉVUÉMÈRE, philosophe çrec, natif de Messène ou plus probablement (TAgngente, vivait dans je IV siècle av J.-C. Il fut ami de Cassandre, roi de Macédoine, qui le chargea de missions importantes,

les dieux de l'Olympe, n'étaient que d'anciens roi», <>« des personnages puissants attachés à leur suite, qo^ avaient autrefois vécu dans Ule de Panchaie, çp fabuleux qu'il place sur la côte orientale de rAraDie. Ses écrits, parmi lesquels Tifûiotre sacrée (xcapi» la principale place, furent vantés par lesËpicuneoSi Ennius les traduisit en latin. Il reste quelques!^' ments de cette traduction . placés à la suite de^ d'Ennius, recueillis par Goïomna, 1591, ©tP*"; »*î lius, 1707. L'abbé Sevin, Fourmont et Foujher» inséré de savantes dissertations sur ÉvhénwW «■* les ifémoiret de V Académie des In$criplii»t'

ÊVRE

£XMË

EVUN, Àquianum, bourg de France (Hte-Savoie), dans l'anc. Chablais, sur le lac de Genève, à 10 k. N. £. de Thonon; 2500 h. Petit port. Eaux minérales alcaliaes, dites d*Ampkùm : bains fréquentés.

ÉVILMÉRODACH. roi de Babylone (562-60), fils et successeur de Naouchodonosor II , rendit la li> berté à Joachim II , roi de Juda , et périt victime d'une conspiration tramée par son beau-4'rère Nériglisser. Il protégea Daniel.

EVISA, cb.-!. de c. (Corse), à 36 M. N..d!Ajaocio; 1370 b. Toile de lin.

EVORA. JEbura^ puis Liberaîitas /u2ta, v. de Portugal, ch.-l. de l'Alentéjo, à 128 k. K. de Lisbonne; 15000 bab. Place forte, citadelle. Arcbevêcbé. Ane. université. Bionuments antiques : restes d'un temple de Diane, dont on attribue la fondation à Sertorius; aqueduc construit par les Romains. — ' Sertorius résida à Evora; J. César érigea cette ville en municipe. Prise par les Maures en 715, elle leur fut enlevée eu 1166. Il s'y tint en 1482 une diète où le roi Jean II dépouilla les nobles d'une partie de leurs privilèges. Les Espagnols s'en emparèrent en 1663; mais le maréchal de Scbomberg la reprit peu après. Kq 1828, elle se souleva pour don Miguel; mais die fut prise par l'armée constitutionnelle.

ÉVBAN, cb.-l. de c. (Côtes'du-Nord) , à 11 k. S. de Dinan, sur le canal d'IUe^et-Rance; 339 bab. Landes aux environs.

£VR£CY. ch.-L de c. (Calvados), à 16 kil. S. 0. de Caen; 500 bab.

ÊYItBUX. Mediokmum Auîercorumj puis fburovicet chez les anciens, Ebroieum au moyen âge, ch.-J. du dép. de l'Eure, sur l'Iton, à 104 kîL N. 0. de Paris par route, à 107 par chemin de fer; 12877 h. Ëvêché, sulfragant de Rouen; trib. de 1" inst. et (le commerce; lycée, école normale, bibliothèque, jardin botanique, théâtre. Belle cathédrale, église St-Taurin, palâ.is de l'évêque, hétel de la préfecture, tour de l'Horloge, bâtie en 1417 par les Anglais. A 2 k. de la villa était le célèbre château de Navarre, auj. détruit (K. navarre). Draps, coutils, bonneterie, étoffes de œton. Commerce très-actif.— Êvreux, capit. des Âule rci Eburovices. portait primitivement le nom éeMeduolanum, qu'elle changea contre celui dupeuple dont elle était le ch.-l. ; eUe devint en 989 la capit. au comté d'Évreuz (F. ci-après). Les Normands la prirent en 892, Lothaire la pula en 962. Elle fut saccagée par Henri I, roi d'Angleterre en 1120, et brûlée par Philippe-Auguste en 11U5. En 1793Buzût essaya vainement de faire de cette ville un centre de résistance contre la Convention.

ÊYRËUX (comtes d'J. Le comté d'Ëvreux fut formé en 989 pour Robert, û\& de Richard I, duc de Normandie. Richard, fils de Robert (1037-1067), et Guillaume, son petit-fils (1067-1118) lui succédèrent. Sous ce dernier, le comté devint nef vassal de l'An- Rleterre (1104). Philippe-Auguste, après avoir pris deux fois la ville d'Évreux, se fit céder tout le comté par Jean sans Terre en 1200; toutefois, le nom d'Évreux resta, avec une légère corruption {Devereux)j à une famille anglaise, issue probablement des anciens |)ossesseurs du comté {Voy. essex). Quant au comté lui-même, il resta quelque temps réuni au domaine de la couronne ; mais en 1298 Philippe le Bel le donna en apanage à Louis, 5* fils de Pnilippe le HardL En 1317 Philippe le Long Térigea en pairie. En 1328, Philippe le Sage, fils de Louis, devint roi de Navarre par son mariage avec Jeanne II, fille unique de Louis le Hutin, et n'en conserva pas moins le comté d'Êvreux; Charles II le Mauvais, son fils, lui succéda sur le trône de Navarre, mais il perdit le comté d'Ëvreux qui fut confisqué en 1378 par le roi de France Charles V. 11 fut cédé définitivement à la France en 1404 par Charles III, dit le noble, fils de Charles le Mauvais. En 1&69, Charles IX le donna à son frère le duc d'Alençon, qui le posséda jusqu'à sa mort, 1584. Enfin, en 1642, Louis XIII le donna à Frédéric-Maurice, duc d3 Bouillon, en

échange de la principauté de Sedan. La. maison de Bouillon le conserva jusqu'en 1789.

EYRIPO. F. BURIFB, EGRIBO et NÉGRKPONT.

BVHON, ch.-l. de oant. (Mayenne), S6 k. N. E. le Mayenne; 2854 h. Collège; station, hospicede la Charité, anc. abbayede Bénédictins, dont régliseaertauj, de paroisse. Colléçe. Toile, linge de table. Commerce en vins, eau-do-vie , fil, laine, grains et volailles.

EXARCHAT. Voy, exabqub et ravemiçb.

EXARQUE, mot grec qui signïûe Celuiiqui corninandB au dehors (par rapport à. CoQStantiiKçle), servait à désigner dans Tem pire romain d^Orient 09 grands dignitaires civils et eoclésiastiaues.

Les exarques oivils étaient de véritaoles vicft'rois, à qui l'on confiait le gouvernement de plusieurs provinces. L'histoire fait surtout mention des exarques de Rome, d'Afrique, d'Italie et de Ravenne; ces derniers sont les plus connus* Voy. ravenne.

Les exarques ecclésiasticjues étaient des délégués du patriarche de Constantinople ou du St-8ynode, chargés de visiter les diocèses, et de surveiller la discipline et les mœurs du clergé : aujourd'hui même on donne en Orient le titre à'exarqws à des évèques chargés de fonctions semblables à celles des légats de la cour de Rome.

EXCELLENCE, titre d'honneur. F. le Dict. tmiv. des Sciences, des Lettres et des Arts,

BXCIDfiUIL, ch.-l. de cant. (Dordogne), surl'Isle^ à 37 kiL N. E. de Périgueuz : 1632 bab. Belle fontaine, due au maréchal Bugeaud. Vins et truffesu ^ En 1615, cette petite villa fut érigée en marquisat pour Daniel de Talleyrand, prince de Cbâlais*

EXELMANS (Isidore, comte), l'un de nos plus briilanta généraux de cavalerie, né à Barle-Duc en 1775, s'enrôla dès 1791, à peine âgé de 16 ans, devint en 1801 aide de camp de Murât, fut nommé colonel en 1805, après le combat de Wertingen. où il avait eu trois chevaux tués sou» lui; général de brigade en 1807, après la bataille d'Eylau, à laquelle il eut une part glorieuse; passa en Espagne en 1808, fut pris en pleine paix par les guérillas espagnols et conduit en Angleterre , mais parvint à s'écnapper en se jetant dans une barque avec laauelle il traversa la Manche (1811); fit l'expédition de Russie, «t fut nommé général «e division en 1812, après la bataille de la Moscowa. Pendant les Gent-Jours , quelques jours après la bataille de Waterloo, il surprit une division prussienne qui déjà marchait sur la capitale , et la détruisit entièrement. Exilé au retour des Bourbons, il ne put rentrer en France qu'en 1823. Il f>nt part en 1830 aux journées de Juillet, et seconda e général Pajol dans sa marche sur Rambouillet. Nommé pair de France, sous Louis-Philippe, il devint en 1849 grand chancelier de la Légion d'honneur, et en 18Ô1 maréchal de France. 11 péril en 1852, d'une chute de cbevaL M. J. Nolleta écrit sa Vie,

EXKTER, Iscaj v. d'Angleterre, cité-comté, et ch.-l. du comté de Devon, sur l'Ex, à 258 k. 0. S. 0. de Londres; 33000 bab. EvÔché, fondé en 1050. Port pour les bâtiments de 150 tonneaux; beau quartier de Soutbembay; cathédrale de construction auglo^normande, dont l'origine remonte à 932. Fabriques de toile; grand commerce de laine, /tea était le ciu-l. des Dumnonii; deux fois les Danois la détruisirent. Les Cécils sont marquis d'Exeter.

BXETER , V. et port des JStats-Unis (New-Hampshire) , à 17 kiL S. 0. de Portsmouth; 5000 bab. Ecole classique {Philip*s academy). Fonderie de canons, chantiers de construction.

EXBAM, V. d' Angleterre Voy» hbxham.

EXILI, empoisonneur. Voy. brinvujjbbs.

EXILLES, b. des Etats sardes (Piémont), à 66 k. 0. deTurin et à 10 k. 0. de Suse, dans un défilé, près de la Dora Riparia: 1500 h. Fort qui commande la vallée de Hoùlx, démantelé en 1796, rétabli en 1825. Le chev. de Belle-Isle y fut défait et tué en 1746.

EXMES, Oximumj ch.-l. de cant. (Orne), sur la Dives, à 18 kil. E. d'Argentan; 500 bab. Fondé par

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