‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 376 sur 578 · FARS · texte numérisé non relu

FARS

s. FerrM, Féfr«o2««, t»n firfre. Oa les fet6 tous deux le 16 juin.

FARIA Y SOfUSA (MadOM de), historien et poète portugais, ii6 vers 1&88 à Souto, mort à Madftd eu 1647, entra l»ft jeuïie en qualité de gentilbomme chez don Gonsalès, éT^que d'O^Tto-, s'attacha ensuite à la cour d'Espagne; suivit en 1631. comme secrétaire, le «larquis de Gastel-Rodr4go dans son ambassade à Home, puis revint se fixer à Madrid, où il pasaa te reste de sa vie dans la cultnre des lettres. On a dé lu! : des Commentairet iur ïa IfUiàde 4h CamoëM^ Sàdfid, 163d; une Histoire de Portuûal, 1628, ouvrage estimé ; El Asid poifuguésay U»- Donne, 16o6; laBuropaportuguesa, 1678; ElÂfHea portupMesat 1681, et un recueil de poésies sous le titre de Fumtêde Aganipe (1& Fontaine d'Aganippe), Madrid) 1644. On reproche à cet écrivain, comme à tous ceux de son siècle, une grande affectation.

FABDIELU (Carlo Moscm, dit), célèbre chanteur, né à Naples en 1705, était fils d'un meunier, d'où le surnom sons lequel il est connu. H débuta à Rome dès l'âge de 17 ans, et bientôt il surpassa tous les obanteurs du temps «t excita un enthonsiasme tmiversel. U alla en 1734 à Londres où il amassa une Rrande fortune, Ait appelé quelques années après à Ifadrid où il charma par ses accents les souffrances du vieux foi Philippe V; acquît sous Ferdinand VI, par la protection ae la reine, une grande influence sur les affaires, flat fait chancelier de Calatrava, et devint le dispensateur des grâces; mais il n'usa de son crédit gue poar faire le bien. Il qnitta l'Espagne en 1762 à la mort de la' reine, et se retira à Bologne, où il mourut en 1782.

FARMOiniBR ou paub^hoostiïr , bourg du dén. de Seine-et-Marne, canton de RoÉOy, à 8 kil. 0. ae Coulommiers; 1000 hab. Jadis célèbre abbaye (|e Béfiédictines, fondée par Ste Fare, en 617.

FARN ABE (Thomas), Famaoy, grammairien an-

5 lais, né à Londres en 1575. mort en 1647, était fils 'un charpentier. Après avoir été jésuite, soldat, navigateur, il se fit maître d'école à Martock (Somerset), puis à Londres, et eut un grand succès. Pendant la guerre civile , il M emprisonné par les Parlementaires comme fauteur de Charles L On a de lui des notes estimées sur Juvénal, Perse, Martia], Lucain, Virgile, Ovide, Térence, Sénèque le tragique, etc., et plusieurs ouvrages originaux: Index YhetoricuSy Phraséologie anglo-latine, etc.

FARNÈSË, maison prînciére d'Italie, dont l'existence remonte au xm' siècle, était originaire du château de Fameto près d'Orviéto. Elle a fourni plusieurs généraux aux petits Ëtats de l'Italie, a donné naissance au pape Paul ni (Alexandre Famèse) et a longtemps régne sur Parme et Plaisance.

Pierre Louis Famèse, fils du PEipe Paul III, né d'un mariage secret et antérieur à l'ordination de son père, fut investi par son père des duchés de Parme et de Plaisance en 1.(>45. cinq ans auparavant il avait été chargé de soumettre Pérouse, qui s'était révoltée contrôle pape; il se rendit maître de cette ville, dévasta son territoire, et fit périr dans les supplices les principaux citoyens. Pierre Fimèse était un homme abominable, livré aux plus honteuses passions; il se rendit odieux par ses procédés tyranni- <ines, souleva Plaisance par ses Spoliations et ses crimes, et fut poignardé en 1547 par un noble de cette ville. Il laissait 5 enfants, entre autres Octave, qui lui. succéda, et Horace, qui épousa Diane, fille naturelle de Henri II, toi de France. — Octave Famèse, son fils, était gendre de Charles-Quint, ayant épousé J^arguerite d'Autriche; cependant ce ne fut qu^après bien des contestations qu'il put prendre possession de Plaisance, qui s'était donnée à l'empereur, et ce n est qu'à partir de 1556^ c'est-à-dire neuf ans après la mort de son père, qu'il jouit en paix de son héritée; il se fit bénir de ses sujets pendant un règne de 30 années, et mourut en 1586.

Alexandre Famèse, le 3* duc ri586-92), fut un gé-

néral distingué. H se ^gnala à la bataille de Lépante sous don Juan d'Autriche, en 1571; fut chargé par Philippe II, roi d'Espagne^ du gouvernement des Pays-Bas, et remporta plusieurs avantages sur Maurice de Nassau. Il vint en 1590 pour secourir Pans Assiégé par Henri IV; força ce prince à lever le siège, et entra dans la ville en libérateur. Deux ans après il marcha au secours de Rouen, ég^ement assiégé par Henri IT, et força encore ce prince à se retirer. Mais il fut mortellement blessé devant Caudebec en 1592. 11 emporta dans la tombe l'estime de son adversaire même, Henri IV. Alexandre, toujours occupé à la guerre, n'était jamais entré dans les Etats dont il avait été reconnu duc dès 1586. — Ranuce 1, son fils, rappela la férocité de son aïeul Pierre Louis. Sous son règne fut construit le fameux théâtre de Panne, par Aléotti, sur le modèle des anciens théMres romains. Il m. en 1622. -- Les autres ducs de Farnèse, Ranuce I, 1593-1622; Odoardo ou Edouard, 1622-46; Ranuce 11, 1646-94; François, 1694-1727; Antoine, 1727-31, ne firent rien d'important; ils n'eurent guère de remarquable que leur monstmeuso corpulence. Leur histoire se borne à im événement, la mine de Castro et la perte de son territoire après une guerre de 8 ans contre les papes, 1641-49 (F. URBAIN VUI et INNOCENT X). — Antoine, frère et successeur de François, et. fils de Ranuce II, mou-

espagnole (

sance, 1731 , et en assura successivement la possession a ses deux fils, don Carlos et don Philippe.

La famille Famèse est célèbre par la protection qu'elle donna aux arts. Elle possédait à Rome un palais où elle avait formé une collection des chefsd'œuvre de la sculpture antique. On connaît surtout le Taureau de Famèse , auj. à Naples; la FlorCy VHereuley le Gladiateur, dits aussi de Famèse.

FARNHAM, V. d'Angleterre (Surrey), sur la Wey, à 14 k. 0. de Guilford; 6000 h. Vieux château fort, résidence d'été des évèques de Winchester. On récolte aux environs le meilleur houblon du royaume.

FARO, V. murée du Portugal, capit. de l'Algarvo» à 200 kil. S. E. de Lisbonne; 8000 n. Ëvéché, citadelle, bonne rade. Commerce d'exportation (oranges, liége, sumac, fmitssecs).

FARO (cap), Pelorium prom, f cap de Sicile, à la pointe N. £. , commande rentrée du phare ou détroit de Messine. Vin estimé.

FARQUHAR (George), auteur dramatique, né en 1678 à Londonderry eh Iriande, fut d'abord comédien, puis officier. Ayant épousé une femme sans fortune, il ne put résister aux privations que lui imposaient les besoins de sa famille, et mourut de chagrin en 1707, à l'âge de trente ans. On a de lui sept comédies, remarquables par la vivacité de l'intrigue et la gaieté du dialogue, mais dans lesquelles on trouve une licence inexcusable ; ce sont : l/)ve in a hottle, 1698; The Constant coupU, 1700; SirHarry Wildair, 1701; The Stage- coach, 1704; The twinHivais, 1705 ; The Recruiting ùJAcer, 1706; The Beau»' Stratagem (la Ruse du Petit-Maître) , 1707 , son chefd'œuvre. Ses oeuvres ont été imprimées plusieurs fois, notamment en 1772, Londres, 2 vol. fn-12.

PARR1N6D0N, v. d'Angleterre (comté de Berks), à 25 k. S. 0. d'Oxford: 3000 h. Vaste église gothique; anc. abbaye de Tordre de Citeaux.

FARS ou FARSisTAN, la Perside des anciens, la plus riche prov. de la Perse, entre le Kerman et le Séistan à l'E., l'Irak-Adjémi au N., le Khousistan à l'O. , le golfe Persigue au S. 0. et au S.; 570 k. sur 450; 600000 h.: ch.-f., Ghiraz. La chaîne des monts Bakhtéry (parcourt le Farsistan du N. 0. au S. £., et donne naissance à plusieurs petites rivières dont la principale est le Bendemir. On y trouve plusieurs lacs et des eaux thermales. Culture médiocre, riz passable, raisins exquis, vins fins, dattes, coton, soie, chanvre; beaux chevaux, chameaux, bétail, gibier,

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poisson. Commerce actif par le golfe Penigue. C'est dans le Fars que Ton parle le plus pur idiome persan. — Cette province adonnô son nom à tout l'empire de Perse. C'est là que régnaient les ancêtres de Cyrus lorsqu'ils étaient encore tributaires des Médes. Le Pars passa ensuite sous la domination d'Alexandre le Grand, des Séleucides, rois de Syrie, et des Arsacides, rois des Parthes. C'est du Fars que sortit en 223 Ardechyr-Babekhan , fondateur de la dynastie des Sassanides. Les Arabes le conquirent en G47 et y fondèrent Chiraz en 695. Après plusieurs révolutions, cette province fut soumise par les Turcomans; elle devint en 934 le berceau et le centre de la dynastie des Bouîdes. En 1263 elle fut incorporée à l'empire des Mogols gengiskhanides ; en 1393 Tamerlan s'en empara, et ses descendants le possédèrent jusqu'en 1469. Les Turcomans du Mouton-Blanc en devinrent alors maîtres, et après eux les Sopbis, en 1499. Les Afghans y dominèrent un instant (1723); mais en 1730 le Farsistan fut conquis |)ar Thamas Kouli-Khan. Après la mort de cet usurpateur, 1747, il fut en proie à l'anarcbie pendant 14 ans. Kérim-khan y fonda en 1761 la dynastie des Zendides, à laquelle Aga-Mohammed substitua en 1794 celle des Kadjars, auj. régnante. F. perss.

FARSA, Phanale, t. de la Turquie d'Europe (Roumélie), à 20 k. S. de Larisse; 5000 hab.

FARSISTAN. F. FARS.

FASTES, FASTBS CONSULAIRES OU CAPITOLIirS. V.

notre Diciion. untv. des Sciences.

FATIME, Fatimeh, fille de Mahomet, épousa son cousin Ali Tan 2 de l'Hégire (623 de J.-C), en eut trois fils et mourut deux mois après son père. Elle a donné son nom à la dynastie des califes latimites.

FATUITES , dynastie musulmane, qui a régné en Egypte et en Mauritanie, a pour chef Obéid- Allah, qui prétendait descendre de Fatime, fille de Itahomet.par Ismaël, le 6" des douze imams, qui tous descendaient d'Ali et de Fatime (d'où les noms d'A- Udes et d^Ismaéîides donnés aussi à ces califes) . Obéid- Allah, yen l'an 909 de J.-C., se fit passer pour le Màhadi (F. ce mot), s'empara avec le secours d'Abou- Abdallah , son disciple , de Sedjelmesse et renversa les -Açlabites. Son 3* successeur, Moez Ledinillah, étendit ses conquêtes jusgu'en Egypte, où il prit le titre de calife, en opposition avec les califes de Bagdad. Sa postérité régna sur ce pays iusqu'en 1 171 ; «Ue fut alors renversée par les Ayoubites. (Pour la liste des califes fatimites, F. calife.)

FATIO vi. DUILLER (Nie), géomètre et astronome, né en 1664 à Duiller près de Nyon (Vaud), d'une famille originaire d'Italie, mort en 1753. se fixa de bonne heure à Londres et fut reçu dès l'Affe de 24 ans membre de la Société royale. On lui doit des recherches savantes sur la distance du soleil à la terre et sur les apparences de l'anneau de Saturne. Il trouva une manière de travailler les verres de télescope, de percer les rubis et de les appliquer au perfectionnement des montres, de mesurer la vitesse d'un Taisseauiil ima^na une chambre d'observation suspendue de manière à permettre d'observer facilement les astres dans un navire; mais il est surtout connu pour avoir donné naissance à la querelle qui s'éleva entre Leibnitz et Newton, en attribuant à ce dernier l'invention du calcul diflerentieL Né protestant, Fatio se montra partisan enthousiaste des camisards des Cévennes réfugiés à Londres, se crut luimême inspiré et se fit mettre au pilori à Londres en 1707 pour ses extravagances. Dans la suite, il entre-

S rit un voyage en Asie pour convertir l'univers. On a e lui quâques écrits scientifiques et des mémoires dans les Transactions philosophiques.

FÀTTORB (IL), peintre. F. pennl FAUCUE-BOREL (Louis) , agent royaliste, né en 1762 à Neufchâtel en Suisse, mort en 1829, était imprimeur à Neufch&tel au moment de la Révolution française. H se voua à la cause des Bourbons, noua ÀKOB leur intérêt et de leur part des relations avec

Picbegru, Barras, Moreau, qui parurent éeoutfir ses propositions: mais vit toujours ses projets échouer au moment de l'exécution, et fut plusieurs fois emprisonné. Après la Restauration il ne fut payé que d'ingratitude; il retourna à NeufchAtel, ou il Técnt dans la misère , et mit fin à ses jours. 11 a k^ des Mémoires f publ. à Paris en 1830, 4 v. io-g.

FAUCHER (les frères). On connaît sons ce nom deux frères jumeaux, nés à La Réole en 1760, qui furent condamnés à mort sous Louis XVIIl en 18U. Ils s'étaient tous deux distingués dans les guerres de la Républioue, et furent créés en même temps généraux de brigade, sur le champ de bataille. Ils r- § rirent du service dans les Cent-Iours, et refusèrent e reconnaître l'autorité des Bourbons à leurretonr. Ils furent aussitôt traduits devant le conseil de guerpe de Bordeaux, et fusillés (27 juillet 181S).

FAUCHER (Léon) , publiciste, né en 1803 à Limoges, d'une famille sans fortune, mort en 18M,eDtn fort jeune comme précepteur dans la famille Dailly. dont il resta Tami, se voua à la politique après la révolution de 1830, écrivit dans divers journaux, douoment dans le Courrier /ran^tf, dont il devint en 1839 le rédacteur en chef, défendit surtout dans ses écrits la cause de la liberté commerciale, fut élu en 1846 député de la Marne et se montra chaud partiiin de la réforme, mais fut aussi un des plus coungeox à réparer les ruines faites en 1848. Appelé aamini^ tère de l'intérieur après l'élection du 10 déc, il réprima énergiquement le désordre; il quitta te ministère en mai 1849 à la suite d'un vote qui blàmùt un de ses actes, mais il y rentra en avril 18SI. U s^ retira définitivement après l'événement du 1 déc. I* avait été reçu en 1849 à l'Académie des sciences morales. Après sa mort, sa veuve, née Wolowsb, a fait en son nom à l'Académie des sciences morales un don de 20000 francs, destiné à fonder on prixuf nuei d'économie politique. M. Wolowski-. son beaufrère , a réuni ses écrits sous le titre de Mélangufi' conomie politique et de finances (2 vol. in-8, 1^6). * FAUCHET (Claude), né à Paris en 1529, mort en 1601 , est un des premiers qui se soient occupés i compulser nos anciens auteurs et nos vieilles chroniques. Il suivit le cardinal de Tournonen Italie (là&4), obtint la charge de 1*' président de la ChaEobre des monnaies et fut nommé par Henri lY historiographe de France. On a de lui : Antiquités gauloises et (tomçaises jusqu'à Cloois^ 1579, qu'il continua depuis jos* qu'en 987; De V Origine de la langue et delà foisii française, IbSl ; une trad. de TaeiU, 1S82. et quelques ouvrages, entre autres un Traité des Itbertu de V Église gallicane ^ réunis sous le titre d'OEnvra deFauchetf 1610, 2 vol. in-4. Ses ouvrages sont ion savants, mais si mal écrits que Louis XIII, apr^s les avoir lus dans sa jeunesse, en conçut, dit-on, de l'aversion pour toute espèce de lecture.

FAUCHET ^'abbé Claude), né en 1744, éuit vicaire général à Bourges au moment de la Révolution: u en adopta les principes avec ardeur et fut nommé en 1791 évoque constitutionnel du Calvados, puis membre de l'Assemblée législative. Mais s'étant opposé sous la Convention au mariage des prêtres et à labolition du culte, il s'attira la haine des MonUgnaros et fut envoyé à l'échafaud avec les Girondins en 1 793.

FAUQGNY, anc. province des ÉUts sardes (Savoie), auj. partie du ciép. français de la Hte-Savoje, entre le Chablais au N. , le Valais au M. £. , Aoste au S. E., et la prov. de Genevois au S. 0., avait 60 a. sur 31, comptait 100000 h., et avait pour ch.-l BonneviUe. Pays montagneux. Cette province ^ formée de Tanc. baronnie de Faucigny , qui ea 12» fut réunie par mariage au domaine des comtes de Savoie. Elle fut admise en 1815 au privilège de u neutralité suisse, ce qui donna lieu aux rédûnatioDs de la Suisse lors de sa réunion à la l**ranceen 1860-

FAUCILLES (les monts) , une des chaînes des V<vges, s'en sépare au ballon d'Alsace, se dirige de If à ro. , pour joindre le plateau de Langres, et *^

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