‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 380 sur 578 · FELT · texte numérisé non relu

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Kourri, Djaeoba : capît., Sakatou. Cet fitat est auj. la puissance prépondérante du Soudan. Il a été fondé à la fin du siècle dernier par le prétendu prophète Othman Danfolio, qui, sorti du Gouber, soumit la plupart des ^ts que comprend le Soudan.

PELLENBERG (Ph. Emmanuel), célèbre pédagogiste, né à Berne en 1771 , d'une Tamille patricienne et riche, mort en 1844. Après avoir étudié les divers modes d'éducation, ceux surtout de Pestalozzi, de PfeiTel, de Saltzmann, il fonda vers 1799, dans le domaine jusque-là désert d'Hofwyl, près de Berne, un Institut agricole j auquel il ioigfnit successivement un Institut de Pauvres ou école d'industri.e, un Institut de jeunes Nobles, qui offrait un système complet d'études, et un Institut normal pour former des instituteurs, embrassant ainsi toutes les parties de l'éducation. Ces divers établissements, où affluaient des élèves de toutes les parties de l'Europe, prospérèrent de son vivant ; mais ils succombèrent peu après sa mort. Felienberg voulait faire de l'agriculture un moyen d'éducation pour les pauvres, et couvrir par le produit du travail des élèves les frais d'éducation. Il a publié en allemand des Vues sur l'agriculture de la' Suisse et le moyen de la perfectionner (trad. par Ch. Pictet, Genève, 1808).

FELLER (Joachim), écrivain allemand, né à Zwickau en 1638, mort en 1691, débuta comme poSte à 13 ans, fut professeur de poésie à Leipsick, puis bibliothécaire de l'université de cette ville. Il mourut d'une chute faite dans un accès de somnambulisme.

11 faisait fort bien le vers latin. On a de lui ; Flores philosophici ex Virgilio ; Cygni Cygneœ : c'est la biographie des homiQes distingués qu'avait produits Zwickau (Cypnea), sa patrie. — Son fils, Joachim Frédéric Feïler, 1673-1726, secrétaire du duc de Weimar, publia Monumenta inedita, léna, 1714,

12 vol. in-iki Histoire généalo^que de la maison de BruTtswiek-Lunebourg , Leipsick. , 17 1 7 (en aUem.) ; Otium Hanoveranum, sive MisceUanea exore etschedis Leibnitxii, Leipsick, 1718.

FELLER (François Xavier de), jésuite, né à Bruxelles en 1735, enseigna les humanités, puis la théologie à Liège, à Luxembourg, àTyrnau en Hongrie, revint, après la suppression de son ordre, se fixer à Liège, où il se mit à écrire ; se réfugia en Westphalie lors de Tinvasion des Français (1794), et mourut à Ratisbonne en 1802. Il a punlié un grand nombre d'écrits, tous empreints d'un zèle ardent contre les philosophes et les Jansénistes^ le plus célèbre est un Dictionnaire historique ^ publié pour la première fois en 1781, 6 vol. in-8, souvent réimprimé depuis, avec des augmentations; ce dictionnaire est en l^rande partie copié de celui de Ghaudon. FeUer a rédigé à Liège de 1774 à 1794 un Journal historique et littéraire. On a aussi de lui un Catéchisme philosophique^ 1777, des Discours sur la religion et la moraie, 1778, où l'on trouve du talent; un Examen de V histoire naturelle de Buffon, où il attaque les théories du naturaliste, et des Observations sur le système de Neicton^ où il nie le mouvement de la terre.

FELLETIN, ch.-L de c. (Creuse), à 8 kil. S. d'Aubusson, sur là Creuse ; 3494 h. Tapisseries dites d'Àubussony draps, teintureries, papeteries. Institution ecclésiastique. Restes d'un anc. temple de Vénus.

FELSINA, V. de l'Italie ancienne. F. bononl^.

FELSOE-BANYA, v. de Hongrie (Szathmar), à 7 k. E. de Nagy-Banya; 4500 h. Administration des mines. Aux env., mmes d'or, d'argent, de fer, de cuivre et de plomb.

FËLTON (John), Irlandais, lieutenant dans l'armée anglaise envoyée au secours de La Rochelle en 1628, assassina le duc de Buckingham au moment où la flotte allait partir d'Angleterre. Loin de se soustraire au supphce, il le brava avec Fanatisme.

FELTRE, Feltria, v. de Vénétie, à 26 k. S. 0. de Bellune; 6000 h. Svôché. Blanchisserie de cire, filature de soie. Patrie de Victorin de Feltre. Napoléon I donnais titrededucdeFeUrtaugénéral Glaike.

FEBfEftN, île danoise de la mer Baltique, près de la côie du Holstein, dépend du Slesvig ; 22 k. sur 12; 8000 hab. ; ch.-L, Burg. Navigation active.

FÊNELON (François de siiLiGNAC de lamothe-) . né en 1651 au château de Fénelon en Quercy, d'une famille noble et ancienne , fut destiné de bonne heure à l'état ecclésiastique, et prêcha avec succès dès Pftae de 15 ans. Après avoir étudié à St-Sulpice, il fut chargé par Tarcnevèque de Paris de l'instruction des nouvelles catholiques; ces fonctions lui inspirèrent le traité de l'éducation des fiUes. Sur la recommandation de Bossuet, Louis XIV lui confia la direction d'une mission dans le Poitou : repoussant l'auxiliaire de la force, Fénelon réussit par sa douceur et son éloquence à opérer un grand nombre de conversions. A son retour, le roi le choisit, d'après le conseil de Mme de Blaintenon , pour être précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne. Il sut enseigner à son élève toutes les vertus d'un chrétien et d'un prince, et lui inspira pour sa personne une affection qui ne se démentit jamais. Lorsque cette éducation fut terminée, Louis XIV le promut à l'archevêché de Cambray (1694). Né avec une âme tendre, et rempli d'un pur amour pour Dieu, Fénelon accueillit les idées mystiques de Mme Guyon : Bossuet, qui avait été ju«que-là son ami, l'attaqua vivement sur ce point, et le St-Siége condamna ( 1 699) V Explication des Maximes des Saints ^ que l'archevêque de Cambray avait publiée pour se justifier. Fénelon se soumit avec humilité et abjura publiquement ses erreiu^. Vers le même temps, parut le Télémaqw. ingénieuse fiction, od sont enseignés les devoirs d'un roi : cet ouvrage, que Fénelon n'avait pas voulu rendre oublie, Im avait été soustrait par \in domestique infidèle. Louis XIV y vit une satire de son règne, arrêta l'impression et disgracia l'auteur. Retiré dans son diocèse, Fénelon ne s'occupa que du bonheur de son troupeau; il prit soin lui-môme de l'instruction religieuse du peuple et des enfants, et se fit universellement chénr par sa bienfaisance. Pendant le cruel hiver de 1709, il se dépouilla de tout pour nourrir l'armée française qui campait près de lui. La réputation de ses vertus attira à Cambray nombre d'étranger» de distinction, entre autres {lamsay, qu'il convertit et qui ne le quitta plus. Il mourut en 1715, à 64 ans, après avoir eu la aouleur de voir expirer son élève. Fénelon est inférieur à Bossuet pour la force et le sublime; mais aucun auteur ne Ta éçalé pour l'onction et le charme du style : c'estl'écrivam qui aie mieux reproduit dans les temps modernes U noble simplicité des anciens. Comme homme et comme chrétien, personne n'a porté plus loin les vertus douces et n'a mieux su faire aimer la religion. Il avait en politique des idées fort libérales. On a de lui un assez grand nombre d'ouvrages, mais on en a perdu quelques-uns, Louis XIV ayant fait brûler, à la mort du duc de Bourgogne, plusieurs de ses écrits qui se trouvaient dans les papiers du prince. Les ouvrages principaux de Fénelon sont : VÉducation des filles, 1687 ; le Traité du ministère des pasteurs, 1688; les Maximes des Saints, 1697; les Aventures de Télémaqtie, publiées en 1699 sans l'aveu de l'auteur, réimprimées en 1717 par les soins de sa famille : cet ouvrage, qui est a la Tois une épopée et un profond traité de morale et de politique, a eu une foule d'éditions, a été traduit dans toutes les langues et même a été mis en vers latins (une 1" fois à Berlin, 1743. une 2" fois à Paris, par Al. St. Viel, 1808); Dialogues des Morts et Fables, écrits composés pour l'éducation du duc de Bourgogne, 1712; Démonstration de V existence de Dieu, 1713, et avec une 2» partie, 1718, souvent réimprimé, notamment en 1810 avec notes d'Aimé-Martin; Diorlogues sur l*éloquenc€, avec une Lettre à l'Académie française, 1718; Examen de la conscience eCun roi (pour le duc de Bourgogne), imprimé seulement en 1734; des Sermons, qui pour la plupart furent prêchais d'abondance; des Lettres spirituelles, Le»oeu«

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