‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 384 sur 578 · FERDINAND DE PARME. V. PARME · texte numérisé non relu

FERDINAND DE PARME. V. PARME

FERDINAND (ordre de S.-), ordre napolitain, institué en 1800 par Ferdinand, roi des Deux-Siciles, en mémoire de son rétablissement sur le trône de Naples, pour récompenser les sujets restés fidèles. La décoration consiste en une croix d'or formée de rayons et de fleurs de lis, ayant au centre Timage de S. Ferdinand avec la légende Fidei et Merito. Le cordon es; bleu avec un liséré ponceau.

FERDINAND (ordro militaire de S.-), ordre espagnol, créé en 1811 par les cortès d'Espagne, et confirmé Piftr Ferdinand VII lors de sa rentrée à Madrid. L'insigne de Tordre est une croix d'or pommelée, émaillée de blanc, ayant au centre Timage de S. Ferdinand avec Texergue : Elreyyla patria. Le ruban est ponceau, liséré d'orange.

FERDOUCY (Aboul-Cacem-Mansour), poète persan, né à Rizvan, près de Thous, dans le Khoraçan, vers 940, m. vers 1020. vint habiter Gazna, et y

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cumpusa, sur Tinvitation de Mahmoud le Gazoévide^ le Châh-Ifâmeh^ histoire des aDciens rois de Perse. Ferdoucy eni|^oya 30 années à ez6cu^r cette immense compcÀitioQ, qui ne contient pas moins de 120000 Ters^ mais, tandis qu'il se livrait au travail dans la retraite, ses ennemis le perdirent dans Tesprit du roi. Mal récompensé par oe prince, il lança contre lui une vive satire et s'expatria. Il se retira à Bagdad, où sa haute réputation lui mérita la protection du calife. Après quelques années d'exil, il fut rappelé dans sa patrie, et termina sa carrière à Thous. Le Châf^Ndmeh a été publié en persan à Londres par le capitaine Tumer-Macan, 1829, 4 vol. in-8; il a été traduit en anglais par Atkinson, Londres, 1 83 1 . Enfin , ce grand ouvrage a été traduit en français, et publié avec le texte et des commentaires, par M. Jules Mohl, Paris, 1838-1860, & vol. in-foL FÈRE (La), v. de France. F. la fèrb.

FftRB-CRAMPBNOisB, ch.-L de c. (Mame), à 33 k. S. d'Epemay; 1800 b. Bataille sanglante, où l'aile gauche de l'armée de Napoléon fut écrasée par les alliés après une résistance héroïque, le 25 mars 1814. FÈRB-BN-TARDBifoi8, ch.-l. de cant (Aisne), sur rOurcq, à 19 kil. N. E. de Cbftteau-Tbierry; 2000b. Poterie, bonneterie, huiles, etc.

FEREKHABAP, v. de l'Inde anglaise (Calcutta), sur le Gange, r. ff., à 160 kil. E. d'Agra; 70000 b. Palais du nabab, note! des monnaies. Soieries, tissus de coton ; grand commerce avec le Cachemire. Lord Lake remporU en 1805, près de cette ville, une victoire sur Holkar, chef des Mahrattes.

FERBNTINUM, auj. FeretUino, lieu du Latium, près d'Anagnia, où se tenait la confédération latine. — La V. act. de Fenntino, dans l'fitat ecclés. (Fro- 8inone),està65 k. S. B. de Rome; 6800 h. Êvècbé. FERENTUM, avj. Formwa^ v. d'Apulie, au S. E. de Venusia, s'unit aux Samnites contre Rome et fut prise par le consul A. Cerretanus, en 319 av. J.-G. FÊRÉTRIBN (de ferire, frapper), surnom donné t Jupiter par Romulus, à la suite d'un combat contre Acron, roi des Céniniens, comme ayant luimême frappé le roi ennemi et donné la victoire aux Romains. Jupiter Férétrien avait un temple sur le montCapitolin, où l'on portait les dépouilles opimes. FERGUSOU oif FBRGUSSON (Jacques), mécanicien et astronome écossais, né en 1710 à Keith (Banffshire), m. en 1776, s'instruisit tout en gardant les moutons dans une ferme. Il donna à Londres des leçons publiques de pbysique, publia des tables et des calculs astronomiques, et composa plusieurs ouvrages qui obtinrent un grand succès. Les principaux sont : Vastrùnomie enseignée (Taprèt les jfrinetpes de Newton; Introduction à rHectrtcité; Leçons sur divers sujets de mécanique j ^hydrostatique, d^hydraulique, de jmeumatiAte et d> optique; traité de perspective. Il était memiire de la Société royale. On a de lui de savants Jl^moffis, dans les Transactions philosophiques de cette société.

PBRGDSoif (Adam), écrivain écossais, né en 1724 àLogierait, près de Pertb, m. en 1816, avait été jusqu'en 1757 auménler d'un régiment écossais. II fut en 1759 élu professeur de pbilosepbie naturelle à Edimbourg, devint en 1764 professeur de philosophie morale, en 1778 secréuire de la commission envovée en Amérique pour traiter avec les colonies insurgées, résigna en 1785 ses fonctions de professeur pour vovaser en Italie, et vécut depuis aans la retraite. Il débuta comme auteur en 1767 par un i^sfaî sur la société civile (traduit par Bergier, 1783); publia en 1769 des Institutions de philosophie morale (trad. par Reverdit, Genève, 1775), qui ne sont qu'un sommaire de ses leçons, et donna un exposé plus étendu de sa doctrine dans les Principes des sciences morales et politiques ^ 1792; mais le plus célèbre de ses ouvrages est VHisknre des progrès et de la chute de la république romaine, 1782, rééditée en 1799, avec des corrections importantes ; traduite par Demeunier. 1784. Dans ce dernier ouvrage, il voulut

imiter Gibbon; mais, s'il l'égale pour l'érudition U lui reste inférieur par le style et rinlérêt.

FERGUSSON (Robert), né à Edimbourg en 1751, m. en 1774, se distingua comme poète. Ses poésies sont écrites les unes en anglais pur, les autres dans le dialecte écossais; ces dernières sont les plus estimées. Robert Bums le prit pour modèle. Le recueil de ses poésies a été imprimé à Glascow, 1813, 2 vol. in-12, avec sa vie par D. Irving.

FERHABAD. v. de Perse (Mazanderan), à 53 kil. N. E. de Balfrouch. On évaluait autrefois sa population à 16000 hab., mais elle est beaucoup diminuée. Ruines d'un grand château, bAti par Abbas le Grand.

FERICHTAH (Mobammed-Cacem), historien persan, né vers 1560 à Asterabad, vint de bonne heure se fixer à Ahmednagar dans le Dekan. Il occupa des postes éminents àla cour deVisapour, et publia, sous le titre dt Kétabi témam, une histoire oe l'Inde en 12 livres, qui s'étend de 997 à 1620, et qui a été trad. en anglais par J . Briggs , Loud res , 1 829 .

KfiRID, FÉRIDOUN. F. PËRTD, FÉRTOOUK.

FËRIES LATINES, Ferix laiinx, fôtc annuelle instituée parTarquin le Superbe, roi de Rome, pour consacrer l'alliance qu'il avait conclue avec tous les peuples du Latium. Elle était placée sous l'invocation de Jupiter Latialis (protecteur du Latium). la durée de cette fête, bornée d'abord à un seul jour, fut dans la suite portée à quatre. On la célébrait sur le mont Albain, oans le temple de Jupiter Latialis; 47 peuplades du Latium y étaient représentées. Le oonsul en exercice en déterminait l'époque.

FERJEtJX (S.). F. FAR0B4U (S.).

FERBLANAGH, comté d'Irlande (Ulster), entre ceux de Tyrone. Donegal, Monaffhan, Cavan, Leitrim; 45 k. sur 26; 156400 h.; cE.-l., Enniskillen. Montagnes, marais, bois, lac Eme. Vallées fertiles, mais mal cultivées. Fer, bouille; toiles, eau-de-vie.

FERMAT (Piejrra), grand géomètre, né en 1601 à Beaumont-de-Lomaffne, près de Montauban, mort en 1665, était conseiller au parlement de Toulouse, et cultivait les sciences comme par délassement. Il fut en correspondance avec Descaites, Pucal. Roberval, Torricelli , Huyghens, Mersenne, et nt un grand nombre de découvertes dans les parties les plus élevées des mathématiques. Il partage avec Descartes la gloire d'avoir appliqué l'algèbre à la géométrie. Il imagina pour k solution des problèmes une méthode, aite de mawimis et minimis, qui le fait regarder comme le premier inventeur du calcul difTérentiel; 'ù créa, en même temps que Pascal, le calcul des probabilités; découvrit le premier en arithmétique les propriétés de plusieurs nombres; commenta, en l'étendant, Diopbante, et rétablit avec une admirable sagacité plusieurs ouvrages perdus d'Apollonius et d'Euclide. Il était en même temps un habile helléniste et un profond jurisconsulte. Ce savant cachait ses métbodei. dont quelques-unes ont été perdues avec lui. On a de lui queloues opuscules, publiés 16 ans après sa mort par son nls, Samuel de Fermât, sous le titre de Farta opéra mathematica, Toulouse, 1679, et des Remarques sur Diophante, dans l'éd. de cet auteur donnée en 1670. Ses travaux les plus importants ont été réunis dans le Précis des ceuvres mathématiques de P. Fermât^ par E. Braasine, Toulouse, 1853, 1 voL in-8.

FERIOERS GÉNÉRAUX. On nommait ainsi sous l'ancien régime ceux qui tenaient à ferme ou à bail les revenus publics, composés surtout alors de la tai Ue, de la gabelle (l'impôtdu sel), de l'impôt des tabacs, des octrois, etc. Ils formaient une association privilégiée, qui compta longtemps 40 membres, et qui fut ensuite portée a 60. Ils s'enrichissaient rapidement. Leur nomination dépendait du ministre des finances, et le plus souvent le ministre recevait du personnage préféré un pot-de-vin considérable. L'institution des fermiers généraux remonte à Philippe le BeL Elle donna lieu à une foUle d'abus, que l'Assemblée Constituante fit disparaître en 1790, en supprimant les fermes.

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FEKMO, Firmum^y. dlialie, ch.-l. de l'anc. Marche deFermo,àl80k.N.E.deKomeetà4k.O.(lel'Adri&tique ; 1 8 000 h . Petit port. Archevêché. Pairie de Lactance?— La Marche deF.^ entre celles de M aceraUi, de Camerino, d'Ascoli et l'Adriatique, avait 42 k. sut 39 et 112000 h. Annexée en 1860 au roy. dUtalis. FERNAMBOUG, T. du Brésil. F. fbbmâmbouc. FERNAND, pour Ferdinand. F. ferdiiiand.

FERNANDBZ (Juan), Portugais. Employé dans l'expédition envoyée en 1446 par Tinfaot don Henri pour l'exploration des côtes d'Afrique et dirigée par Antonio Goiizalés. il fut pris par les Maures du Sa- Aara, voisins du Rio-de-Ouro, et put pénétrer dans ces terres inhospitalières. A son retour, il fit connaître les mœurs des tribus barbares dans des récits qui ont été recueillis par les historiens portugais. Dans un second voyage, en 1448, il voulut pénétrer plus avant dans l'intérieur; mais il fut abandonné par ses compagnons, et ne reparut plus.

FEBNANDBi (Denis), navigateur portugais, découvrit en 1445 l'emboucb. du Sénégal et le cap Vert. FERNANDBZ (Alvaro) . uu des marins portugais qui montaient le St-Jean, galion qui échoua en 1652 âur les côtes de Natal, échappa à ce naufrage et en donna un récit, qui fut publié à Lisbonne en 1654, et dont le plus grand intérêt est dans la fin tragique du capitaine Manuel de Souza et de sa famille. Ësménard a fait de ce funeste événement un "des épisodes de son poème de la Naoigation,

FERNANDKZ (Juas), pilote espagDol du xvi* siècle, découvrit en 1572, sur les côtes du Chili, Us Iles qui portent son nom, et en 1574 celles de St-Félix et de St-Ambroise, au N. des précédentes. Parti du Chili en 1&76, il rencontra à son retour une côte gui avait toutes les apparences d'un continent et que 1 on croit être laNouv.-Zélande; mais il ne put pousser plus loin ses recherches, et la mort l'einpécha de revenir. FBRNANDazNavarette, peintre. F. navarbtte. FERtfAiTDEZ (Ile de juan). F. juan-fernandbz. FERKANDO-PO, île d'Afrique, daas le golfe de Biafra, par 6» 20' long. E., 3'»28' lat. N., à 60 k. 0. de la côte de Guinée; 14000 h. Découverte en 1486 par un Portugais qui lui donna son nom. Cédée en 1778 par le Portugal à l'Espagne; occupée temporairement de 1827 à 1834 par les Anglais en vue de 1^ répression de la traite.

F£RNEL (Jean), médecin, né en 1497 àaermont (Oise), mort en 1568, commença par étudier avec passion les mathématiques et Pastronomie, se livra ensuite à la médecine, et acquit bientôt une telle Célébrité que Henri II lui donna le titre de son premier médecin. Ses principaux ouvrages sont : Cosmàtheoria, 1528, où U indique le moyen de mesurer avec exactitude un degré de méridien ; De naturali parte medicinœ, 1542 (c'est un traité de physiologie); Vnitersa medieina , 1567, ouvrage capital, qui a eu plus de 30 éd. ; Therapeutiees unitersalis liort septem^ 1571; Fébrium curandarum methodus aeneraliSj 1577. Fernel n'est p»s moins remarquable par l'élégance du stvie que par la solidité des doctrines : véritable éclectique, il avait recueilli et systématisé ce qu'il y avait de mieux dans tous ses prédécesseurs, grecs, latins et arabes. Il a mérité d'être surnommé le Galten moderne.

FERNEY ou FBRNBx, ch.-l. d» 0. (Ain), au pied du Jura, à 9 k. S. E. de Gex, à 7 k. V. 0. de Genève; 1200 hab. Horlogerie, falenee, poterie. Voltaire en devint seigneur en 1758 et y résida 30 ans : d'un pauvre hameau, & fit une petite ville, y favorisa l'industrie et y répandit Paisance. On ^ voit encora son château, qui a passé depuis par plusieurs mains. FKRNS, bourg d'Irlande (comté de Wexford), à 24 k. N. de Wexford; 706 h. Ane. résidence des rois de Lei nster ; anc. évôché catholique, supprimé en ] 835. FËROfi (archipel de), groupe d'Iles de l'Océan Atlantique, entre l'Islande et les fies Shetland, par 7«55'-10- 25' long. 0. , 61" 20'-62» 30» lat. N., se compose de 22 iles, dont 17 habitées; 8U00h. Baies et

anses nombreuses, détroits semés de récirs. Pèche de la morue, du hareng; chasse du phoque et des oiseaux aquatiques, entre autres Veider qui fournit l'édredon. -r- Cet archipel appartient au Danemark et forma un bailliage dont le cb.-L est Thorshavn, dans r!lB de Stromofi. Découvert au ix* siècle par des Norvégiens, il passa avec la Norvège sous la domi nation danoise. Les Aurais l'ont occupé de 1807 à 1AI4

FÉRONIE, divii)ité romaine, dont le culte était originaire d'Ëtrurie, présidait aux travaux de ra$?riculture et aux limites des champs ; ses prêtres, au dire de Strabon, marchaient nu-pieds sur les charbons ardents sans se brûler. Elle avait un temple céièhrc, Feroniœ fanum, en fitrurie, au S. Ë. de Luna.

FERRAH, v. forte de PAfghanistan, par 60" 6' long. E. , 32» 48' lat. N. , sur le Perrah-Roud. On croit que c'est Pane. Parra. v. importante de l'empire des Parthas. Ella fut restaurée au xi* siècle par Mahmoud le Gaznévide; fortifiée en 1749; occupéi en 1857 par les Persans. — Perrah est le ch.-l. d'unr prov. de môme nom , bornée au N. 0. par le Kboracan, au S. E. parle Kandabar, au S. par lé Séistan, à l'O. par la Perse, et qui compta 250 OÛÛ hab.

FERRAND (Ant. François Claude, comte), ministre d'État et pair de France, né en 17&8, mort en 1825, avait d'abord été conseiller aux enquête:! dans le parlement de Paris, et proposa un des premiers à cette compagnie de demander à Louis XVI la convocation des États généraux. Effrayé bientôt de la direction que prenaient les affaires, 0 émigra en 1790; pendant l'émigration, il fit partie du conseil du pnnce de Gondé. Rentré en 1801 , il partie ses loisirs entre les lettres et les travaux politiques. 11 eut pendant un temps la confiance de Louis XVIII. qui le nomma ministre d'Etat, directeur des postes. et qui même le consulta pour la rédaction de la Charte. On a de lui : l'Sipn^ de Vhistoire, 180*2, ouvrage estimé et souvent réimprimé; Théorie â$srivolutioM, 1817. Il avait été nommé par ordonnance en 1816 membre de l'Académie française.

FRRRANn DE Lk CADSSADE (J. H. BHGAYS), géfiéral,

né en 1736 à MonOanquin, mort en 1R05, fltsvec honneur plusieurs campagnes sous Louis XV, commanda l'aile gauche oe l'armée du Nord à Jemmapes, refusa délivrer Valenpienoes que Duoaouriez voulait ouvrir aux ennemis, et s'y défendit avec 9000 hommes contre I&O 000. 11 n'en fut pas moins arrêté comme noble sous la Terreur et emprisoDaé jusou'au 9 thermidor. Sous là Consulat, il rut préfet de la Meuse -Inférieure. 11 a publié : Précis de k défense de Valeneiennes, Paris, 1805.

FBRRARE, le Forum Allient des ancieas, Ferrara en italien, v. du nouveau roy. .d'Italie, précédemment ch.-I. de légation dans l'Ëtat ecclésiastique, à 324 kii. N. O. de Rome, sur une branche du Pd et sur le canal Panfilio; 30000 hab. : elle en somptait jadis 60000. Archevêché, université; oitadeUe, cathédrale, beau palais d'Esté, viUa Bevilacqua ; trt^s-b^u théâtre ; chartreuse, hôtel de ville; belle place. Nombreux établissements littéraires ou d'instruction; riche bibliothèque, industrie et oommerce pfiu actifs. Patrie de Savonarole, T. V. Stro;c2i, Guarini, G. Bentivoglio; séjour de Bolardo, Arioste, Tasse, etc. — Fondée vers 452 par les habitants de la v. d'Aquilée,

3ui venait d'être détruite par les Huns, Ferrare iiit 'abord peu importante. Apràs avoir été soumise à l'empire d'Occident, aux Hérules, aux Ostrogolbs, aux empereurs byzantins, elle tomba, au vm* siècle, entre les mains des Lombards, puis fut compri^ dans la donation que Pépin fit au pape fitienael . mais ne fut que vassale de r£glise. Au x' s., eU^ s'érigea en république. Après avoir passé P'^r P |' sieurs mains, elle devint en 1308 la possession de u maison d'Esté. Les princes de cette maison eo firent leur résidence et leur capitale. C'est de ce moment que date l'importance de Ferrare, qui devint bientôt un des principaux centres littéraires de l'Italie, n^ tablis ai) 1317 par le pape dans laurs £tats, dont \i&

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avai«L(t été un moment dépouillés par les Vénitiens, les seigneurs de Ferrare se reconnurent vassaux du St- Siège. Eugène IV transporta momentanémont à Ferrare le coneile de Bâle en 1438. En 1471 la seigneurie fut érigée en duché, et depuis ce temps elle resta, à quelques interruptions près, et en dépit des eflbrts de Jules II. à la maison d'Bste, qui la garda jusqu'en 1597. A cette époque, la ligne ducale s'étant éteinte (par la mort d^Âlphonse II), GlélpeQt YIII prit possession du duché de Ferrare comme spaenaiiu Les Français occupèrent Ferrare en'l 796 et en firent le ch.-l. du dép. du Bas-Pô. Le pape recouvra cette ville en 1814; mais en concédant aux Autrichiens le droit d'y entretenir garnison. En 1860, Ferrare, évacuée par les Autrichiens, se sépara des fitats pontificaux et 8*unit au roy. de Sardaigne. — La prev. de F. est au N. de celle de Ravenne, à TE. de oelle de Bologne et de Modène, à 1*0. de l'Adriatique; 10 k. sur 60; 110000 h. Palys fertile, mais l'air y est malsain , surtout aux env. des marais de Gomaoehia

FËRRARB (ducs de). F. este f maison d'j^

FERRARE (Hippol., Cardinal de), V. esti (Hipp. d').

FEERARI, nom commun à un grand nombre d'artistes, de savants et de littérateurs italiens. Les principaux sont : Gaudenzio F., dit le Milanait, peintre. Ile en 1484. m. en 1550. 11 était élève de Pèrugmetami de Raphaël, qui l'employa dans plusieurs travaux au Vatican. Quoique sa manière ait beaucoup de rap- (>ort avec celle de Raphaèl, oa n'y trouve ni autant de grâce, ni autant de beauté; il excelle surtout dans l'expression de la majesté divine et des sentiments pieux. Les galeries du Capitole et du Vatican possèdent plusieurs de ses ouvrages :. Une FMen, la Femme adultère , la Crèche^ 8. Paul mendiant y etc.; — Louis Ferrari, mathématicien, né à Bologne en 1522, mort en 1566; il était disciple de Cardan et inventa une méthode ingénieuse pour résoudre les équations du 4* defnré ; û enseigna à Milan et à Bologne; — Philippe P., religieux servite, né vers 1570 à Orvillo (près d'Alexandrie), mort en 1626 : on lui doit un lexiwn geographicum (Milan, 1627), qui a servi de base au DieHonnaire de Baudrand; — JT. B. F., jésuite de Sienne, 1584-1655, auteur d'un Z>tc^ latin-wiaquet et d'un traité estimé De cultura florum, 1628, avec de belles planches; ~ Gui F., jésuite, pé à Novare en 1717, mort en 1791 ; on lui doit plusieurs ouvrages historiques estimés, entre autres : De rehus geslts Eugenii prinàpis a6'abowrfta,Romej 1747-73,

FERRATCS MONs, auj. Jurjura^ chaîne de montagnes de l'Afrique sept. F. atlas et jurjura.

FERRAUD, député des Htes- Pyrénées à la Convention, voulut, dans la journée du 1** prairial (le 20 mai 1795), s'opposer à la populace qui forçait les portes de la Convention , et fut tué d'un coup de pistolet. Sa tête, coupée et mise au bout d'une pique, fut portée jusque sur le bureau du président, Boissyd'Anglas , qui resta inébranlable sur son siège, et salua respectueusement la tête de son infortuné collègue. La Convention rendit à Ferraud les honneurs funèbres.

FERRif^UU, V. de Portugal (Alentéjo), à 24 k\\. 0. de Béja, adonné son nom aux marquis deFerreira, de la maison de Cadaval.

FERREIRA (Ant.), poète portugais, né à Lisbonne en 1528, mort en 1569, occupait une place de juge au tribunal suprême de Lisbonne, Il réussit dans 1%légie, l'épître, l'ode, la comédie, la tragédie; sa meilleure pièce est Inès de Castro, une des premières tragédies régulières qu'aient produites les temps modernes. On a réuni ses poésies ^ Lisbonne, 1598; ses comédies ont paru en 162] avec celles de Sa de Miranda. On Ta surnommé VEorace portugais»

F£Rr£oL (S.), tribun dans l'armée romaine, su^ bit le martyre ^ Vienne en Dauphiné en 304. On le fête le 18 sept. — Premier évoque de Besançon, compagnon de S. Irénée, subit le martyre avec son frère S. Fargeau. V. ce nom.

A^KRRURAS (Jean de), historien espagnol, né à

Labaniza près d'Astorga en 1652, mort à Madrid eu 1735, occupait une cure de village, quand ]e cardinal de PortOnGarrero, instruit de «on mérrte, l'appela à Madrid. Il jouit de la faveur de Philippe V, qui le nomma son hibliothôoaire et lu^ oonna des cnarçes importantes; par excès 4e modestie, il re^ fusa les plus hautes diguités de l'SgUie. Ferreras a laissé un grand nombre d'ouvrages sur l'histoire, la théologie et la politique ; le plus célèbre est VHisU <j^Espagnâ (jusqu'en l&gfi), Ifadrid, 1720-^27, 16 v. ia<4, trad. en français par Vaouette d*HermîUy, 1751, ouvrage non moins remarquable par le style que par l'exactitude et l'esprit de critique.

FKRRET, dit k Grand Ferret à oause de «a taille, né vers le milieu du xiv^ siàole k Hivecour près de Verberie. était d'une forée prodigieuse. Il se signala d'abord dans la faotion des JacqMes^ mais il servit ensuite le Dauphin (Charles V). Les Anglais ayant surpris le château ae Longueil, le grand Ferret, armé d'une hache et suivi de quelques domestiques, se précipite sur eux, tue de sa main 45 ennemis, ouloute le reste et délivra la place j une nouvelle troupe se présente, elle est encore taillée en pièces. Accablé de fatigue après deux jours de combat, Ferret était sur le point de succomber à une fièvre brûlante, lorsqu'il apprit oue douze Anglais s'avançaient pour lui arracher la ine: il s'èlanoe de son lit, saisit sa hache, tue einq ennemis et force les sept autres à chercher leur salut dans la fuite, fiputsé par ce dernier effort, il mourut peu de jours après.

FBRRBTTE, P/trf en allemand, ch.4.' de c. (Hautr Rhin), à 14 kil. ». E. d'Alkinsh; 800 hab. Tout auprès est Vieox-Ferrette, jadis oh.-l. du comté de Ferrette. Vieux château, une des plus belles ruines du moyen Age.— Le comté de Ferrette, formé lors du démembrement du comté de Montbéliaid au xu* siècle, comprit d'abord les seigneuries de Fervette, de Thann, (l'Altkirch; puis celles de Belfort, de Délie et de Rougemont. Frédéric I, son piiemier comte, le posséda dès 1 104, mais n'en prit le titre qu'en 1 125 ' En 1271 le oemlè de Ferrette devint vassal de l'Bglise de Bftie. Jeanne, fille d'Uliic H, le porta au ziv« s. dans la maison d^Autriche par son mariage avec Albert, 4* fils de Fempereuv Albert, et le comté fut incorporé au landgràviat de Haute- Alsace. En 1469, l'arohidtto Sigismond Fengagea, comme toutes ses

f possessions en Alsace, au duc de Bourgogne, Charles e Téméraire, qui le fit administrer par le sire de Hagenbach. La tyrannie de ce dernier y ayant fait éclater une révolte (1474), le comté revint à la maison d'Autriche; il fut eompris comme las possessions autrichiennes dans le lot de Ferdinand, lors du partage de 1522 entre ce prince et son frère Charies- Ouint. Parle traité de Westphalie (1648), la France devait recevoir le comté de Ferrette; mais il y eut contestation, et le comté ne hit définitivement réum qu'en 1660, Louis XIV le donna à Hazarin en 1669; il passa depuis à la famille ValeBtinoi& FERRIER (S. vincbntV, 7. vincbut.

PERRIÈRE (Claude de), docteur en droit d» l'Université de Par», né dans cette ville en 1639, mort en 1715, professa aveo succès la jurisprudence. Il a laissé une traduction des Insmute» de Justinien avec des analyses du Code, du Digeste el à»Novelles ; des CommtnJtatres sur la Coutume de Paris ; Introduction à la pratique: la Seienee parfaite du notaire , etc. — Son fils, Claude losepn de Fsrrière, doyen des professeurs en droit de Paris, perfectionna ses ouvrages, refondit Vlntroduetien à ta pratique, dont il fit un pictionnaire de Droit, 1740, et augmenta la Science parfaite du notoire (1761>, qui a' été plusieurs fbis pubhée depuis;

FERRIÈRES, Àquœ Segestse, ch.-i de c. (Loiret), à 14 kiL N. de Montargis; 1300 hab. Ane. abbaye fort célèbre; fondée sous Clovis II. F. loup (S.). — Village de Seine-et-Marne, à 27 k. de Meaux; 600 h. Ane. seigneurie; beau château, qui a appartenu à Fouché; auj. propriété du baron de Rothschild.

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