ALEP
avec lesgueUonleBeonfiQiid ia plus Murent, te fiièpsnt ennn dans les nays nommés depuis SouabQ, Buisat et Alsace, et fermèrent le noyau dQ Tempire ^ipritd^euK le nom d^AUemagnê, ' ALSIIBERT (Jean leromd d') , né à Paris en 171 7 , fût abandonné à sa naissance et McueiUi paf un •ommissaire de poUoe qui le oon^ à la femme d'un pauvre fitrier noiiimé Rousseau. Il conserva toujours pour cette femme les sentiments d*nn fils, et quoique plus tard il eOt appris le aecoat de sa nais^ sanœ (il avait pour mère Mme de Tenain, et pour oère Desteucfaes-Canon, oovimiisatve d'artillerie), & ne voulut pas la quitter pour la grande dame qui avait attendu avant de le reoonnaltn qu'il ae i&t fait un nom illustre. On le nomma d'idiord Jaan Lerond, parée qu'il avait été trouvé sur les narebes de régiiseSt-jean-Lerond (auj. détruite); il y ajouta plus tard le nom de P'Alembeit. Il ressentit da Irès- Donne heure une vive passion peur les mathématiques et se fit connaître dès l'âge de %l ans par de savants mémoires qui le firent bientAt admettre à l'Académie des Scienees (1741). Dans les années suivantes, il publia des traités de mécanique, qui l'ont placé au premier rang des géomètres i un IT46, Il remporta le prix proposé par l'Académie de Berlin sur la question de la €aus$ généf^alt du imaIs, et cette société fût si frappée de la supériorité de son mémoire , qu'elle l'adopta par aedamatieo au nomtfipe de ses membres, tétant associé à Diderot pour la publioation de VBncyclopéfUs 0750), il donna à cet ouvrage, outre de savants articles de mathématiques, d'excellents morceaux de littérature, et il en rédigea le DUe<mr» préliminaire, qui commença sa réputation littéraire. Il publiait vers le même f^mps un Essai mr les iiens âe lettres , qui eut un grand succès. En 1754, n Ait reçu à l'Académie Française; il devint en 1772 secrétaire perpétuai de oetta compagnie, Il mourut de la pierre on 1788, Agé du «6 ans. Au plus vif amour pour la science, d' Alembert joignait la bienfttisanoe et le désintéressement. U refusa les propositions du gmnd Frédéric, qui, lors des ^Ie8ures prises en france contre les Bneyaopédistes, lui oiTrit la présidence de l'Académie de Berlin ; il résista également aux instances de OatherineTI, impératrice de Russie, qui ^foukit lui confier Péducation de son fils. Il eut pour Voltaire un attachement constant et entretint avec ce philosophe une correspondance suivie, qui a été publiée après leur mort : il est à regretter qu'on y trouve trop souvent Pexpressioa de ^ur haine commune contre la religion chrétienne. Il vécut longtemps dans l'intimité de Mlle de l'fispinasse. Les principaux ouvrages de D* Alembert sont, pour la partie mathématique : Traité de difnamiquej 1743 } Traité des fluides^ 1744; Ké^leMnnM snr les vents ^ 1 747 ; Recherches 5tef différents points du sysUme du monde, 1754; pour la partie littéraire { Mtlanffss de littérature et de philosophie, 1752 <on y remarque surtout ses Éléments de philosophde) ; Éléments de musique, 1779: enfin des Éloges qui l'ont plaeé à cété de Pontenelie. Toutes ses oeuvres ont été réunies en 18 vol in-8 , Paris, an xin(t80&). «t «n é vol. in-8 (éd. compacte), Paris. 1851-22. Condowîot a écrit son Lloge.
ALENÇON , Alentio ou Aleneonium au mmn Age, ch.4. du dép. de l'Orne, sur la SarlheetlaBriante, à 193 kii. O. de Paris (267 par ohemin de fér); 16110 hab. Belle église gothique de Notm4)ame; halte au blé; ruines de Faneien ehAteau des ducs, dont deux tours sont parfaitement coneervées: lycée fdepuis 1B47), bifotiotnéque, cabinet de physique ut d'histoire naturelle, observatoire, ote. Aut env. , fer, granit, pierres à meules. Industrie variée, basins piqués, calicot, cotonnades, mousselines, point d'Alençon ; pierres taillées dites diamants d'Alençon. Patrie du Value, d'Hébert<le Père Jhuhesné^ ,d» Desgenettes.^Au x* siècle , Alenoon n^était encore qu'un fhftii*aii fimonré da qneffnm waieonfj eu ir*ipMf ,
c'était déjà une place importante. Le comté d'Alençon , connudès943, lutréunià lacourpuna on 1^19 par Philippe-Auguste, mais bientôt reconstitué par S. Louis. qui. le donna a son 5* fils Pierre, après la mort duquel il fut donné pur Philippe le Hardi à son 3* fils Charles de Valois (F. l'art, euiv.). Mmi jt U couronna en 152^, à la mort 4^ Charla^ de Valois, séparé de nouTMU pour être donné au V ^ de Hunri II, il fut enfin, apr«sU nu^Ftde oepriiu^e, l&M, réuni définitivement à la ctpuromw.
ALENOON icomu» et ilm» d*) , hraiiKhA de iainaison de Yabis, dont le obef fut Charles de Valoif. 3«&U du mi Philippe IIJ, dit le Hardi. Ifeaprinçea de cette branche aont : Charles I, qui fut eréé eomte d'Alençon en 1215 et qui mourut en t;S2i^;r-nChertQs II. 1826-1346 : il émit frère de Philippe de Valois et fut tuéàlabat»iUedeOMey'4'^Pierre,l34^140/^,^«ftQl. 140fr*14U, an (aveur duquel le cemté 4'Alen9on fui éri^ en duobi^iairieen 1414;-Jma H, U1W474. qui . ayant trahi Charles VU et eyent. treité ayee le^ Anglais, fut condamné per la cour de» paire, l4âS. et obtint gréée de le vie ; il fut de aeuveeu eondemné sous Louis XI, en U7^, eommeegent de Charles k Témémii«,i^tiBt ensore eegréee , etiiiouru$ en 1476 après 17 moisdeeu»tivité;*^René, W^^lkin, qui mt dépouillé de see niene, e| eni^ermédaee une cage deferparIi)uisXf;^*Cheries}U. 1492^586. qui. par sa Ufibe eondmte, fut une des pdfU}ip«ie§ causes de la perte de la bataille de Pavie, et en qui s'éteignit la race des ducs d'Alençon.
La titre de due d'Alençon fut égelement porté par un flls de Henri II et de Catherine de Xédieia, qui prii plus tard le titre de duc d'Anjou; puis par Castor. d'Orléans et par «fonsteur <Louis XVill).
ALENTEIO, iyesi<^-dire, en portugais, «u deU du Tagêj la puis grande dee6 piov. du Portugal, est située entre les Estremaduve espagnole et portugaise , l'Algarve, le Beixa, et est effleurée au N. par le Tage ; cnv. 400000 hab. ;cepit. , fivon. On y tiowe quelques bus et des lagunes ^ seuks servent de porta. Aireo général m^sain. Riz, fruiu exquis, eiêeUents oliviers, vin médiocre. ^ L'Alenteie est divisé en 8 eomarGas:Beja,EvDiu«filvas,Portel^ret Ourique, Viliavieiom. Grato, Avis.
ALÉOUTBS (Iles), archipel du grand océan Boréal, s'étend de 160* 49' long. O., 4 Ifitt* lO* long. £. > de 61* 40* à 56» lat If. Ces lies font partie de l'Amérique du N., et appartiennent à l'empire russe. Placées au bout de la presqu'île d'Alaska, dont elles sont comme une prolongation, elles forment une eeurbe. et ferment presque la mer de Behring. On les distingue en 8 groupes : Aléoutes propres, Andréanov, Lisii ou des Renards. Ccttes rendues dangereuses f«r les bas-fonds et les rochers; «>l hérissé de ment, volcaniques. Les hab. sont au nombre de S à 6000; ils vivent sous terre, chassent et pèchent, et font quelque commerce de pelleteries. -^Cet archipel a été découvert en 1741 par Behrin|p.
ALEP, Àleppum, Bsrasa, v. de Syrie, ch.-l. du ptachalikd'Alep, surleKoîk, &200 kit. N. E. de Damas, était avant le tremblement de terre de 182*2 la 3* ville de l'empire ottoman peur la grandeur et l'importance. EUe avait prie de SOOOÛÛ hab.. qui sont réduits de plus de moitié. On y comptait 100 mosquées, dOO mnlaines, % carayansérals, det^ bafars, aes csiés nombreux, une foule de fabriques et de fliianufaotures. Un château fort, une vieille muraille flanquée de tours la mettaient 4 l'abri d'un coup de main; 4 grandes caravanee en partaient à 4 époques de l'année , et la mettaient en rapport avec la Perse et nnde, avec Ûonstantinople, evec le Diarbékir etfAnnénie c aus«i l'avaitron nommée la i*a.|myre modems. Toutes les puissances eut encore des consuls à Alep. Cette ville est la résidence d*un moUa h de l'hélasse, d'un patrianchegree, d'évêques arménien, esaroBite. jacobiti. Brocarts d'or et d'ergwat* dities, iDoaseelJues. -* Ville forte ancienne, men« tionBée dans la Q^Me eons le eon de Mirée, kilg
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tat florissante sous les rois de Syrie et sous tos Romains; son bel aqueduc est Touvrage de ees derniers. SousHéraclius, elle Ait eonquise par les SarrajBins, 636 ; les Mongols la prirent d'assaut en 1 360 ; Tamerlan U nvagea en UOS; les Turos en derinrent mattres en 1517; Ibrahim padia l'enleta en 1899 au sidtftR, à qui «lie fat reetHnée Tannée suiv. Longtemps la peste dôoitoa cmellement les habitants d'Ale^); ils ROQt aussi sujetsiau Bouton d'Àlep. Cette v. a été^pre;»que entièrement détruite par les deux tremblements de terre de IgSl et i^S. La crainte de nouvelles seeousses empteha longtemps les Aleppois de songer sérieusement à reiever leur TÎUe; cependant, elle reprend depuis miek(ues années son andenne Impor^noe. àLip (paonaKk é'), un des 4 de la Byrie, entre ceuid'Aaant. de Maranh, de Raeea, de Damas, de Tripoli et la mer: enr. 500000 hab. On y trouve de hautes mont., FA]ma-Dagh,le Liban, eto.; il est arrosé aari'Euphrate, l'Oronte, le Chalus.auJ. Koîk. PertlL'té remarquable en nombre d'endroits. Les sauterelles y causent des dégftts inotHs.
AuatIA , et par corruption Alélia , village de Corse , sur la c5ie E. , à 40 kil. S. E. de Oerte. 96ndéên 564 ar. i.-C. par les Phoeéens, et jfLéîB Important. Ruines d'en Vaste cirque.
ALESIÂ, V. forte de l'ancienne Gaule, eapit. des MàHdnàieiïSf était jadis si importantç qu'on la sur^ nommait (Mnum mater, Veremgétorix y soutint un ûége eéièbre centre César (5S av. J.-C.). on croit gèoârâlement que cette ville est Alin ou ^(e-A«tne (Cftted'Or). Cependant, quelques-uns ont voulu tout récemment la placer à Alaitê (Doubs), entre Omans et Salins. Des fouilles exécutées en 1861 ont décidé la question en ftiveur de l*xU#8 de Bourgogne.
ALESSAMO , Lêuea , A kûtanum , v. de Tanc. roy. de Naples, à 36 kil. 8. 0. d'Otrante; 7000 hab. fivéché. ALBSSIO, LiffMM, V. de la Turquie d'Europe (Al* btnie), à 36 kil. %. de Scutari, sur le Drin, près de son embouchure ; 3000 hab. C'est là que mourut Seaoderbeg et que se trouve son tombeau.
ALET ou ALetH, Blecta ou AUuaj v. de France Mude), à 10 kil. g. 0. de Limouic, sur l'Aude. l'iiO hab. Ano. évèché, éri^ en 1318, aujourd'hui ^'ipprimé. Quatre sourees minérales . dont une chaude. Fer. cuivre, forges et cloistenes.
ALErmi, Guieh-Alet, v. 4« Caule^, chez les Hedonei, sur la mer. Ses ruines se vo:ent entre St- Malo et 8t-8er^^an. fivéché, transf. en 1152 àSt-Malo, ALEXAICDBR AB ALEXANDRO, savaut Italien , dont le ▼éritable nom est Alestandro Alessandri, né h Naples en 1461, mort vers 1525, s'est rendu célèbre par un livre intitulé : Genialium dierum liM VI (Rome, 1522, in-fol., et Leyde, 1673. 2 vol. in-«, a\ec des commentaires) , ouvrage d'éruflîtlon fait sur le modèle des Nuits aitiques d'Aulu-GcMe et où il traite des antiquités Tomaines..ll était ecclésiastique et s'était rendu profond dans la science du droit : il eierça même quelque temps la profession d'avocat. ALEXAKBRAy fille de Priam^ plus connue sous l« nom de CQfsandre. T. ce nom et ltcophiion.
alexandha, reine des Juifs ^ femme d'Alexandre Jannée, régna seule après la mort de son mari (79- "0 av. i.-C.), pendant la minorité d'Hyrcan H, son fi^-s. Les Pharisiens commirent de g^ndes cruautés sous son règne.— Une autre Alexandra, fille d'Hyrcan II. épouse d'Alexandre, fils d'Aristobule U, et iBére d'Anstobule et de Mariamne, fut mise à mort pwHérode, 29 av. J.-C.— Voy. aussi salomè.
ALEXAin)ftE. Ce nom y qm en grec veut dire pro- ^f%r des hommes f a été porté par un grand nom- ^ de personnages célèbres anciens et modernes fa'on tnmvera dans l'ordre suivant : 1* rois etprinto; 2* papes et saints: 3* savants et écrivains. /. Rots et Princes Il y eut en Kacédoine cinq princes de ce nom : ujEXAHnRB I, fils d'AmyntasI, 496-454 av. J.-G. «uiAHORB, n, fils d'Amyntaa IXl, 370-369. utiiRiifiiiri di\h Urandt fliada Philippe eld'O-
lympias. Ilnauuit à Pella l'an 356 av. J.-C., (ni élevé par m philosopdM Aristote , et montra dès sa jeunesKC ce quM devait être un jour : il s'éprit d'une vive passion pour Homère et prit Aohille pour modèle ; su- Sérieur dans les exercices du corps comme dans ceux e l'esprit, il put seul dompter Buoéphale. A peine âgé de 16 ans, II gouverna l'ï^tot pendant l'absence de Philippe, qui assiégeait Bysanoe, et soumit quelques peuples voisins. 11 sauvala vie à son père dans un combat contre les Tri balles , et décida la victoire à Ghéronée en taillant en pièces le bataillon sacré des Thébains (336). Il monta sur le tr6ne à 20 ans (386) , eonquit laThrace et l'iUyrie et fit rentrer sous sa domination la Grèce , qui , se fiant sur sa jeunesse, avait cru pouvoir secouer le joug qur Philippe lui avait imposé : Athènes et llièbes étaient à la tète du mouvement; il détruisit Thèbes, où il ne respecta que la maison de Pindàre, mais ilépargnaAtbèneis, qui s'était soumise (335). Il déclara aussitôt après la guerre aux Perses, et, «'étant fait nommer généralissime de toute la Grèce, il partit de Pella, en 334, pour mareber contre eux avec 30 000 hommes d'infanterie et 5000 chevaux. Après avotr passé l'Hellespont, il d^fît; sur lesbords du Granlque, l'armée de Darius, roi des Perses (S34), et soumit avec rapidité toute l'Asie-Mine\u*e, malgré les eftbrt^ héroïques de Meranon le Rhodien. AGordium, en Phrygie, il trancha de son èpée le célèbre nœud gordien j ee qui lui présagea i^ l*empire de l'Asie. Une maladif dangereuse, qu'il avait contractée en se bai(niant tout couvert ae sueur dans les eauxdnCydnus, l'arrêta quelque teraos à Tarse; mais 9'étant bientét rétabli par les soins de son mé decin Philippe, il vainquit de nouveau Darius à Issus, en Cuidie (333). Dans cette l>ataille, il fit prisonnière toute la famille du grand roi, mais il lui rendit aussitôt la liberté et la traita avec là plu> grande générosité. Cette victoire fut suivie de la ré duction de Sidon, où il Jplaça Abdolonyme sur lp trône , de celle de Tyr , guTl ne prit qu'après 7 mois de siège, de Gaza, défenmie par le brave Bétis, de la Judée, et enfin de l'EgiTtc, où il fit bâtir Alexandrie; il pénétra juscpie dans la Libye, où il se fit déclarer nls de Jupiter par l'oracle d'Ammon. A sor retour d'Egypte, il remporta sur Darius^ prèsd'Ar bêles en Assyrie (331), une dernière victoire, qui l\it bientôt siiivie de la mort de Darius, et qui le rendit maître de toute la Perse. Il fit une entrée triomphale è. Babylone, s'empara de Suse et de Persépolis, dont il incendia le palais dans une orgie , poursuivit l'assassin de Darius, le satrape Bessus, et conquit la Parthie, la Sogdiane, la Drangiane, la Bactriane ; mais & la même époque il se souillait du meurtre de Clitus, et se rendait odieux par le supplice de Dymnus, de Philotas, de Callisthène et par l'assassinat de Parménion (329-328). Non content d'avoir soumis l'empire des Perses, il attaqua les Scythes qu'il battit près de i'Iaxarte , puis entreprit la conquête de l'Inde (327) : il reçut la soumission de Taxile, défit, sur les bords de rHvdaspe , le roi Porus, qu'il traita avec magnanimité, et s'avança jusqu'à rHyphase. Mai^ ses soldats ayant refusé de le suivre pfus loin, il revint à Babylone, où il déploya tout le f^tç et toute la mollesse des rois d'Asie. Les débauches et les excès au^i^quels il se livra abrégèrent sa vie, &t il mourut ^ la, fleur de l'âge, en 323. On le crut empoisonnépar Antipater. Jl laissait Roxane enceinte d' un fils, qui f[it nommé Alexandre Aigus, et mie Ca^sandre fit périr en bas âge. Alexandre n'avait pas désigné son successisur : U s'était contenté de léguer sa couronne au plus dignç. Son empire fiit partagé entre ses généraux, etc9 partage devipt la source de guerres loAgues et sanglantes. A la difTérence de la plupart des conquérants, Alexandre s'occupa plus de fonder ou de conserver que de détruire : il s'efforça d'unir et de civiliser Ics peuples conquis et jeta Wfondements de près de 70 villes.Sa ViekM écrits par Oniote-Curos, Pliif arqvf •t Ajriift: of d«rui«r htiUitUn fit U piofl câiiioé
ALEX
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Ste-Croix a savamment discuté les témoignages des historiens de oe grand homme dans son Examen critique des hittorient <P Alexandre. Ce conquérant est le héros du roman d*Àlexandref de Lambert-li-Gors, et d'une tragédie de Racine.
ALEXANDRE IV, dit il H^« fils posthume d' Alexandre le Grand f avait |)our mère Rozane, princesse persane. Û porta un instant le titre de roi sous la tutelle de Philippe Arrhidée : Cassandre le fit tuer en 311.
ALEXANDRE V, fils de Cassandre, régna d'abord avec son frère Antipater (298-294), mais ne tarda pas à se brouiller avec lui et périt de mort violente.
ALEXANDRE, tvTRD de Phèrcs CD Thcssalio, Tan 369 av. J.-G., fameux par ses cruautés, prit par trahison Pélopidas, général thébain, fut forcé par Ëpaminondas de lui rendre la liberté, et fut battu par Pélopidas même à Cynocéphales, où périt ce héros (365). Odieux à tous, il fut tué par Thébé, sa propre femme, 357 av. J.-C.
ALEXANDRE BALA, Rhodicn, usurpatcurdu trône de Syrie, se fit passer pour fib d'Antiochus-Êpiphane. et réussit, avec le secours de Ptolémée-Phuométor, roi d'%ypte, à détrôner Démétrius-Soter, Tan 149 av. J.-G. Il fut peu après abandonné par ce prince qu'il avait trahi, et fut lui-même détrôné par Démétrius-Nicator, 144 ans av. J.-C.
ALEXANDRE zfiBiN A. filsd'uu iHpier d' Alexandrie, se
fit passer pour le fils d'Alexandre Bala , et , soutenu par
Ptolémée-Physcon, roi d'Egypte, usurpa le trône sur
Démétrius-Nicator, ranl25av. J.-C. Quatre ans après,
, il fut mis à mort par Antiochus Grypus , fils de Nicator.
ALEXANDRE JANNËB, loi de Juaéo, succéda à son frère Aristobule, Van 106 av. J.-C, et fit avec quelque succès la guerre aux rois de Syrie : mais il se fit détester par ses crimes, et fut chassé de son royaume. Rentré dans Jérusalem après six ans d'une guerre opiniAtre, il se vengea par les plus atroces exécutions. Il mourut l'an 79 av. J.-C, laissant le gouvernement à sa veuve Alexandra.
ALEXANDRE SÉVÈRE ^ M, Aurelius Àlexander SeveriM, empereur romain, né à Acco, en Phénicie, vers l'an 209, avait pour mère Julie Manmiée, et était cousin d'Héliogabole. Il fut adopté par ce prince et fut proclamé empereur en 222. quoiqu'il eût à peine 14 ans. U choisit pour préfet du prétoire le Jurisconsulte Ulpien,- réforma les abus, rétablit la discipline, encouragea les lettres et se montra favorisJile aux Chrétiens : dans sa tolérance universelle, il plaçait les images d'Abraham et de Jésus à côté de celles des dieux du paganisme. U fit, mais sans grands résultats, une expédition contre Artaxerce, roi des Perses (232) ; il s'occupa ensuite de soumettre les Germains ; mais a^ant voulu d'abord rétablir la discipline, il fut assassiné par ses soldats, à l'instigation de Maximin, qui s'empara du trône , 235. Ce prince était d'une sévérité extrême : c'est de lA que vient son surnom
ALEXANDRE, empereur d'Orient on 91 1 , était fils de l'empereur Basile le Macédonien et frère de Léon le Philosophe, qui le précéda sur le trône. U termina, au bout d un an de règne, une vie qui avait été funeste à l'État, et dégradée par des vices honteux.
ALEXANDRE I, roi d^Ecosse de 1107 k 1124, fut sévère jusqu'à la cruauté, ce qui le fit surnommer le Farouche. Le nord du royaume s'étant insurgé, il vainquit les rebelles, fit périr les chefs, et régna ensuite paisiblement
ALEXANDRE U, roi d'Ëcossc de 1214 à 1249, fils de Guillaume le Lion , s'allia pour faire la guerre aux Anglais, avec Louis de France, qui disputait le trône à Jean;^ns-Terre, ce qui fit mettre son royaume en interdit par le pape. Mais il épousa ensuite Jeanne, fille du roi Jean et sœur du roi d'Angleterre Henri III , et la paix fut rétablie.
ALEXANDRE III, fils du précédent, roi d'Ecosse de 1249 à 1286, fut placé sur le trône dès l'âge de 8 ans. lldéfitlesNorwégiens.qui avaient envahi ses Etats. Il n'en donna pas moins dans la suite sa fille
en mariage au prince Eric, depuis roi de Norwége. Il périt à la chasse et fut regretté.
ALEXANDRE JAOKLLON , grand-duc de Lithuanie, élu roi de Pologne en 1501, mort en 1506, réunit les deux Etats en un seul. Indolent et faible, il abandonna l'autorité à un favori nommé Glinski.
ALEXANDRE NBWSKT (S.) , graud-duc dc Russic. fils du grand-duc laroslav II, né en 1218, fut d'abord gouverneur de Novogorod et régna ensuite avec W titre de grand-duc sur Kiev et Vladimir (1252-63). U gagna en 1240 sur les Suédois, les Danois et les Chevaliers Teutoniques réunis la bataille de la Neva (ce ç|ui lui valut son surnom de Neweky), vainquit aussi les Tartares, affranchit la Moscovie du tnbut que lui avaient imposé les successeurs de Gengis- Khan et gouverna avec une sagesse qui le fit universellement regretter. La reconnaissance nationale l'a placé au rang des saints de l'Église russe. — Pierre le Grand institua sous son nom, en 1714, un ordre de chevalerie, dont l'insigne est une croix rouge émaillée, avec des ailles d'or, suspendue à un ruban ponceau : au milieu de la croix est S. Alexandre à cheval, foulant aux pieds un dragon.
ALEXANDRE I PAULOviriTZ, empereur de Russie, fils de Paul I et petit-fils de Catherine II, né en 1777, eut pour précepteur le colonel Laharpe, qui l'élcva dans des idées fort libérales, et monta sur le trône en 1801, après la sanglante catastrophe qui enleva à son père le trône et la vie, catastrophe qu'il ne put empêcher. Dès les premiers jours de son règne, il rappela une foule de bannis, abolit la censure, k. confiscation, la torture, et réduisit les impôts; il s'occupa ensuite de faire fleurir les lettres et les arts, fonda plusieurs Universités, réforma le code criminel, et donna une nouvelle orffanisation au sénat , qu'il constitua en haute cour de justice. Il forma, en 1805, avec la Grande-Bretagne, une coalition contre la France, dans laquelle entrèrent ensuite l'Autriche, la Prusse et la Suède. Après avoir perdu les batailles d'Austerlitz (2 décembre 1805), d'Eylau (8 février 1807), et de Friedland (14 juin 1807) , il se vit contraint à demander la paix, et à la suite d'une entrevue célèbre avec Napoléon sur le Niémen, il signa le traité de Tilsitt (7 juillet 1807), par lequel U reconnaissait toutes les conquêtes de rEmpereur et adhérait au blocus continental. En paix avec la France, Alexandre s'occupa d'étendre ses États : il enleva la Finlande à la Suède, 1808, et conquit plusieurs provinces sur la Perse et sur la Turquie, 1809, 1810. Ayant refusé de remplir certaines conditions de son traité avec la France, qui lui semblaient trop onéreuses, il s'attira de nouveau la guerre avec Napoléon, 1812. 11 éprouva d'abord plusieurs revers , perdit les batailles de Smolensk et de la Moskowa; mais bientôt, la disette de vivres et surtout la rigueur du climat ayant forcé les Français k opérer une retraite désastreuse, Alexandre aaressa de Varsovie à tous les souverains de l'Europe une proclamation par laqueUe il les appelait aux armes (février 1813). et forma une nouvelle coalition, dans laquelle entrèrent successivement l'Angleterre, la Suède, la Prusseet l'Autriche. Aprèsavoir été battu> à Bautzen , à Lutzen, A Wurtschen et à Dresde, le:^ aUiés gagnèrent la bataille décisive de Leir^ck (octobre 1813), qui leur ouvrit les portes de la France; et, malgré les prodiges de valeur de Napoléon et de ses généraux, ils purent pénétrer jusqu'à Paris. Alexandre, qui jouait le principal rôle, entra dans cette capitale avec les troupes confédérées, le 31 mars 1814 : il s'y conduisit en pacificateur plutôt qu'en conquérant, replaça sur le trône la famille des Bourbons ^ et si^a avec Louis XVIII un traité qui assurait la paix ffénérale (30 mai), et garantissait k la France l'intégrité d^ son territoire primitif. 11 se rendit, en novembre ^814, au congrès de Vienne, et S7 fit adjuger la Poloçfne. A la nouvelle du retour de Napoléon en France, il reprit les annea et marcha de nouveau sur Paris, mais il ne put
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arriver qa'après la bataille de Waterloo, en juillet IRlo. Moins Dien disposé cette fois, fl prit part aux mesures rigoureuses qui imposèrent a la France (limmenses sacrifices ; toutefois il s'oi)posa au démembrement -du pays et préserva plusieurs monuments qu*on Toulait détruire. Trois ans après, au oongrds d'Aix-la-Chapelle, 1818, il fit réduire l*énorme contribution qui avait été imposée à la France, et hfttala libération de son territoire. Avant de quitter Paris, Alexandre avait signé avec les souverains de r Autriche et de la Prusse la Ste-Àllianee, sorte de coalition des souverains contre l'indépendance des peuples. De retour dans ses États, il s'occupa de réparer les maux de la euerre ; U donna une constitution à la Pologne. aCErancnit un grand nombre de serfs, établitde nombreuses colonies militaires ; en 1 81 7 , il bannit les Jésuites qu'avait recueillis son aïeule Catherine IL Devenu à la fin de sa vie l'adversaire des idéei libérales, qu'il avait d'abord professées, il restreignit les privilèges qu'il avait accordés à la Pologne, et prit des mesures sévères contre la liberté de la presse et contre les associations secrètes. Aux rougrés de Laybach, 1820, et de Vérone, 1822, il travailla, de concert avec les autres princes signataires du traité de la Ste-Alliance, a réprimer les muuvements qui se manifestèrent en Piémont, à Nazies et en Espagne. Alexandre était occupé à visiter les diverses parties de son vaste empire, lorsqu'il mourut, en aécembre 1826, àTaganrôg, après une courte maladie, crue les uns attribuèrent à Tinsalubritédu climat , etles autres, maissans aucune preuve , à on empoisonnement 11 avait été marié, oes l'âge de 16 ans, à une princesse de Baden-Baden, dont il n'eut pas d*enfant m&le. Ce prince, l'un des plus distingués de son temps, joignait à un caractère ferme des sentiments généreux et une ffrftce qui séduisait; 0 avait une disposition aux idées mystiques, que dérsloppa sa liaison avec la célèbre Mme Krudner (F. ce nom]). La Vie <r Alexandre a été écrite par A. E. (Adrien Egron), Paris, 1826, par Alphonse Rabbe 1826, et plus récemment par J. Golowme.
ALEXANDRE FARNÊSE. F. FARNÊSE.
//. Papes et saints.
ALEXAKnRE I, pape, natif de Rome, élu en 109, loort martyr en 119. On lui attribue des ÉpUres qui sDQt supposées. L'Eglise l'honore le 3 mai.
ALEXANDRE II, Âtiselme de Bagio^ né à Milan, mort en 1073 f fut tiré du siège de Lucques pour être placé snrcelm de Rome en 1061. Il eut à lutter contre Cadalous , antipape sous le nom d'Honoré IL U se fitrendre les terres que les Normands avaient enlevées an St-Siége, et s'opposa aux persécutions que les Chrétiens exerçaient contre les iuifs.
ALEXANDBB m, Roland Rainuce BandineUif né à
Sienne, élu en 1159, se mit en Italie à la tète du
parti guelfe contre les Gibelins, que soutenait Pré-
'iéricBarberousse, et mérita le titre de propugnateur
tie la liberté italienne. L'empereur Im suscita trois
compétiteurs, Victor IV, Pascal IIl, Calixte III,
mais il finit , en 1177. après bien des troubles , par se
réconcilier avec lui dajos une entrevue à Venise. Ce
pape tint le 3* concile de Latran , ] 1 79 , qui attribua aux
seuls cardinaux l'élection du souverain pontife, gou-
^nu 8untementl'£glise, et mourut à Rome en 1181 ,
chéri des Romains et respecté de l'Europe. Il abolit la
^rritude , réserva aux papes la canonisation des saints,
ctintroduisitl'usaffe desmonitoires. C'est ce pape qui a
<^é son nom à la ville italienne d'Âlesandne, Reu-
^ a écrit sa Vie^ Berlin, 1846.
ALKXAimaE IV, Rinaldi, d'abord évèque d'Ostie,
^^ en 1254, mort en 1261 . était neveu de Gré-
Nre IX. n travailla à ruiner le parti gibelin et se Tît
(^^otraint par une fiu^on de quitter Rome pour quel-
«ine temps. 11 se laissa gouverner par des flatteurs
4 orodigna les dispenses, les bulles et les privilèges.
■( .^ilit, en 1255, des inquisiteurs en France, a la
P"«e du roi S. Louis.
AuuNmiE V, Pl^tlorpe, pape de 1409à 1410, était
né à Candie. De pauvre mendiant il devint conlelier , docteur de Sorbonne, évèque de Novare, archevêque de Milan, et fut élu pape au concile de Pise pour terminer un schisme que sa nomination ne fit que prolonger en ajoutant un 3* prétendant
ALEXANDRE VI, Roderic Borgia.né en 1431 , àXativa près de Valence en Espagne, était neveu du pape Calixte III, qui le fit cardinal dès 1456. Il fut élu en 1492. Cet homme, ^ui souilla le trène pontifical, n'avait réussi à se faire nommer que par l'intrigue. Avant d'être élevé à la papauté, il avait eu plusieurs fils, dont le plus connu est César Borgia, depuis cardinal et duc de Valentinois. et une fille, la trop célèbre Lucrèce Borgia. Alexanare VI ioueuni rôle Important dans l'histoire du temps Après avoir fait une guerre malheureuse à Charles VIII, roi de France, 11 s'allia étroitement avec Louis XII; il réussit, à la faveur de cette alliance, non-seulement àrestituer au St-Siége plusieurs de ses anciens domaines , mais aussi à dépouiller plusieurs des princes voisins. Pour satisfaire son ambition et sa cupidité et pour élever les princes de sa famille , il foula trop souvent aux pieosleslois de la justice; on lui impute toutes sortes de crimes: simonie, trahison, meurtre, empoisonnement; mais on ne peut lui refuser beaucoup d'habUeté et d'énergie. Il mourut en 1503 : on prétendit qu'il s'était empoisonné en buvant un breuvage préparé pour une de ses victimes, mais ce fait est contesté. La Fie d'Alexandre VI a été écrite par J. Burchard en latin, Hanovre, 1697, et par Al. Gordon en anglais, Londres, 1729; trad. en français en 1732.
ALEXANDRE VII, Fobio Ckiçi, né à Sienne en 1599, élu en 1655, mort en 1667, avait toujours été regardé comme un homme savant et vertueux. Il rélorma beaucoup d'abus, embellit Rome, approuva la buUe d'Innocent X, son prédécesseur, contre Jansénius , et prescrivit la signature du fameux formulaire de 1665. Le duc de Créqui, ambassadeur de France, ayant été insulté à Rome^ar la garde corse, le pape fut contraint par Louis XIV de casser cette £[arae et d'élever dans Rome une pyramide avec une inscription qui relatait l'outrage et la satisfaction (1662). Ami des arts, Alexandre VII fit construire la belle colonnade de la place St-Pierre, è Rome.
ALEXANDRE VIII. Pierre Ottohoni^ né à Venise en 1610, élu en 1689. mort en 1691, publia ime bulle contre les 4 articles de l'assemblée du clergé de France de 1682, relatifs aux libertés de l'église gallicane, et disgracia les prélats qui avaient fait partie de cette assemblée ; n n'en obtint pas moins de Louis XIV la restitution d'Avignon et du Comtat-Venaissin. Il donna de grands secours d'argent ^ Léopoldl et aux Vénitiens pour faire la guerre aux Turcs.
ALEXANDRE (S.) . èvèquo do Jérusalem , protégea Origène et rordonna prêtre. Persécuté sous Alexandre Sévère et Dèce, il mourut en prison & Césarée, en 249 ou 251. On le fête le 18 mars.
ALEXANDRE (S.), patriarche d'Alexandrie en 313, mort en 326, comoattit l'hérésie d'Arius, assista au concile d'Alexandrie et provoqua la convocation de celui de Nicée. On l'honore le 26 février.
ALEXANDRE NEWSKT fô.), grand-duc de Russie. F. ci-dessus à la série des Rois et princes.
ALEXANDRE SAUU (S.). V. SAULI.
JÎL Savants et écrivains.
ALEXANDRE poLYHisTOR (c.-à-d. qui satt beaucoup, ^rudtOt écrivain grec, ainsi surnommé à cause de sa vaste érudition, néàMilet, ou en Phrygie, f\it pris par les Romains dans la guerre contre Mithridate (vers 85 av. J.-C.), devint esclave de Cornélius Lentulus, qui l'affranchit et lui confia l'éducation de ses enfants, et mourut vers 7 5 av. J.-G. Il avait écrit sur la philosophie, l'histoire et la géographie des traités fort précieux. On n'a plus que quelques fragments d'une Histoire des peuples de V Orient et d'un Traité sur les Juifs , conservés par Plutarque , Athénée, Pline, Eusèbe et Suidas, et publiés par C. Miller dans les Historié, grxe. fragm. de la coUection
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Didot, 1848.J. Rauch a écrit sur sa Vieeisesécriu, Heidelb., 1845, lat.
ALEXANDRE (l^Âphrodisîe , philosophe péripatéticien, né à Aphrodisie en Carie vers la fia du ii* siècle SLprùs J.-G. , enseigna k Alexandrie vers le temps de Septime-Sévàre et rétablit dans sa pureté la doctrine d'Aristote. H a laissé sUr presoue toutes les parties des écrits de ce philosophe d'excellents oommëntaires, dont plusieurs ont été trad. en latin et publiés à Venise, U89, et à Munich, 1842, et dont quelquesuns sont restés manuscrits. 11 a en outre écnt en son propre nom des Traités de Vdme, sur la Fatalité et sur la Liberté. Ses doctrines furent pluâ tard combattues par Averfoês, ce qui partagea racole «d deux sectes, les AÎexundrides et les Âverroittes,
ALEXANDRE de Traites, médecin grec, né à Tralleâ en Lydie, floHssaitdans le vt* siècle, sous Justin ien, et recommandait la médecine expectante. Il a laissé un excellent ouvrage qui a été traduit et imprimé sous Ce titre : De arte mediealibri XI t, gr. etkU. , ex interpret. Jo. Guinterii Àndemaci. necnon Jac. Goupyli castigaHonibuM , Basile», 1566, in-8, et édité par Haller, Lausanne, 1772.
ALEXANDRE de Bomay, natif de Bemay en Normandie, dit aussi Alexandre de Paris, parce quMl vécut à Paris, âorissait dans la seconde moitié du xn* siècle. Il continua le roniaà d'Alexandre commencé par Lambert-U-Cors, où fut employé pour la première fois le grand vers qui fut de la nommé alexandrin (imprimé à Stuttgàrd, par Micbelant, 1845^ Alexandre a composé lui-même auelques aui l'es romans , restés manUsct-its : Athis. Hélène , Briion.
ALEXANDRE de Yllledieu, Al. dfivtlla Dei, grammairien duxm* s., natif de Yilledieuen Normandie, tint école & Pans et composa en 1200, sous le titré d% Doctrinale puerorum ^ une grammaire en vers hexamètres qui fut longtemps classique. Il avait également mis en vers tecnniaues la Sphère ^ ï' Arithmétique ^ le Calendrier et VÉcriture sainte.
ALEXANDRE de Halcs ou Aies (ainsi appelé d*un monastère du comté de Glocester où il fut élevé), philosophe et théologien anglais, surnommé le Docteur^ irréfragable, étudia à Paris, entra chez les frères Mmeurs en 1222 et mourut en 1245. Il enseigna avec succès la philosophie scolastique & Paris et fut un des premiers à mettre à pront les traductions d'Aristote f^tes paf les Arabes. 11 est auteur d'uûe Sumtna theologtWy Nuremb., 1484, et d'un Commentaire tur les stniBUces de Pierre Lmtbardy Venise, 1475.
Ajlkxandre (NoêU, savsini dominicain, né à Rouen en 1639, inort à Paris on 1724, était Janséniste et écrivit contre la bulle Vnigenitus. Son principal ouvrago est une grande Histoire eulésiastiqtie en lat. , nuWiée d'abord à Paris en 24 vol. in-8, de 1676 à 1686, réimprimé» à Venise en 1749 en 8 vol in-fol. Cette histoire fut condamnée à Home.
ALEXANDRESCUATA, i^i^xdndna u/fiwo, c.à-d.
V Alexandrie la plus reculée^ v. fondée par Alexandre chez les Scythes, sur l'iaxarte, au Is. E. de l'Asie connue des anciens, est auj. khodjend«
ALEXANBRËTTE, VAlexandria minor ou AÎexandria ad Issum des anciens, VIskanderoun des Turcs, V. de la Turquie d'Asie (Syrie), à 124 kil. 0. d*Alep, à laquelle elle sert de port est située à l'angle N. E. de la Méditerranée, à l'embouchure d'une petite riv.
ALEXANDRIE, AlexaUdria sous les Grecs, Iskanderieh chez les Arabes, v. et port d'Egypte, dans la Basëè-Egypte, sur une langue de terre qui s*étend entre la Méditerranée et l^ncien lac Maréotis, à 182 kil N. 0. du Caire. Elle a 2 ports : le port vieux et le port neuf: elle communique avec le Caire par un canal qui débouche dans la branche là plus occidentale du Nil, et depuis 1853 paf un chemin de fer. La V., jadis très-peuplée, ne comptait guère au commencement de ce siècle que 30 000 hab. ; on en porte aUj. le nombre à 400 000. Elle est l'entrepôt dii commerce de VKurope avec P£gypie ; toutes les puis-
sances européenne^ y ont des consuls. Outre un" foule de restes curieux de l'antiquité, on y reuiatque de belles constructions modernes : le palais du vice-roi, la mosquée des mille colonnea, les fbrtificalions et l'arsenal de la marine. — Alexandrie, qui sous les Pharaons n'était qu'tm village nommé Èacoudah ou Rakotii. fut fondée eii 332 av. J.-C. par Alexandre le Gfand, oui voulait en foire Tentrenôt du commerce entre rOrietit et TOccidem; elle mt la captt. de PÈgypte sous les Ptolémées et les Romains. E31e se composait de 2 quartiers : Aàkotit ou quartier du peuple, et le Sruchium ou miartier des palais. On y remarquait tm nhare magnifique ,
8 lacé dans une petite île, jointe a la V. par un mtia e près de ISfx)*, des palais somptueux, le temple de Séràpis, tout en marbre, une bibliothèque iminense, la plus riche qu'il y eQt au monde (ou j comptait 700000 rouleaux ou Volumes), le Musée, sorte d'acad^ie où les savants de toute espèce étaient entretenus aux dépens de TËtat; Un va>tf hippodrome, plusieurs onélisques et colonnes, parmi lesquellies la colonne de Pompée, les deux atguUlf^ de Cléopatte^ etc. C'était la première ville du monde après Rome : on comptait au temps de sa splendeur. 900000 hab. , parmi lesquels un grand nombre de Juifs. Elle fut un des berceaux du Christianisme : elle avait un archevêque qui prenait le titre de patriarche. Plusieurs hérésies y prirent naissance, et elle devint le théâtre de querelles théologiques qui Tensangiaiitèrent souvent. Les Alexandrins étaient turbulents; Us se révoltèrent plusieurs Ibis sous les Ptolémées et sous les Romains : César eut à y fé-
£ rimer, l'an 47 av. J.-C., uûe insurrection terrible; k bibliothèque fut entièrement consumée d&ns cette circonstance. Alexandrie tomba, avec touie !£gypte, au pouvoir des Romains l*an 30 av. J.-C. Cette ville eut à subir sous les empereurs plusieunmassacresqui la dépeuplèrent peu à peu. En 611. ChostoÔsII, foi de Perse, s'en empara, mais son fiL« la rendit aux empereurs. En 640, les Arabes conduits par Amrou, lieutenant d'Omar, la prirent et achevèrent la destruction des monuments et de la célèbre bibliothèque. Les Turcs la prirent en 868 ei 1517 et ils l'ont gardée depuis. Sous la domination des Musulmans elle n'a fait que dépérir-, la découverte du passage aux Indes par le Cap acheva sa ruine; son enceinte a diminue ffradueUement avec sa population. Les Français la prirent sans peine eu 1798 et la gardèrent jusqu'en 1801 ; les Anglais Voccupèrent de 1801 A 1803. Alexandrie s'est relevCe soii> Méhém/*t-Ali et ses successeurs.
ALEXANDRIE PB LA PAILLE, V. de l'Italie sepl. .
ch.-l. de la prov. du même nom, sur le Tunaru, a 70 kil. S.E, de Turin; 45 000 hab. Êvêché, académie belle dite des Itnmobiîi. Fortifications puissantes-, cathédrale, églises de Sl-Lâurent et St-Alexandre ,
et eu chaume, en 11G8, par la ligue lombarde pom s'opposer à Frédéric Barberousse, et reçut le noci d'Alexandrie en l'honneur du pape Alexandre II», oui réguait alors ; Krôdéric l'appela par dérision Al. de la Paille j nom qui lui est resté. Elle fut cédée en 1707 par Joseph 1 à la Savoie; elle appartint au y
Français de 1796 à 1814. et fut ch,-l. du dép. de Marengo. — La prov. d'Alexandrie, entre celles de Tortona, de Novi et d'Asti, compte 102000 h»i.. On connaît beaucoup d'autres v. de ce noiu Chex les anciens, on en comptait plus de 7t>. ainsi nommées en l'nonneur d'Alexandre le Grand . qui les avait fondées, colonisées oU agrandies; entre autres, en Aracnosie, sur l'Arachoté, auj. KANnAHARΗ en Arie, auj. hératΗ enAsie-Miaeure, auj. ALKXANDKETTE ; — en Bactriane, sur rOxu# auj SAU-SORAÎ; — en Chaldée , auj. mesciikd-ah — en Chypre, sur la côte N.: — dajis Tlude, auprès du Paropamisiis, sur le Choos : les ruûies da
AI.KX
ALIfE
cette Tille, retrouvées §n 1983 par M. Mason , porteint le mm d6 Chêhr-icunanf^ ttii6 autre au oonflyent de rindus et de TADMinès, suj. ves oa niTTAFt; — eaSo^ape, apbelde AleseâHdrëichtUa (F. ce nam); -en Sus&me, & FeMb. duTi^e (K.oaAiukx)^-^ ett mnde, an]. Ësti^tÀMBôëL.
Cbet les nioderiiè^^ on m tvottf» pluiietttft en Russie , où elles ont f«éù oë nom êtt Phûûnéar d'Atotan" dre I , &iB«i <ni'^^ EÛta-Utiië : lA prineipaSé de celle-ci est un eh.4. de eotntédafifi l'JStat de Virginie, mt la r. dr. du Potomae, à 9 kil. aiHlesSot» de UasttiDg*ton ; 9000 hab. Port. Rues allgliéM et se cotipant A angle droit; eati&L ehetnin de fef .
xLEXAMDRia (Eoole philesephiquA d*). Où dôsi^ne sous ce nom rèoole des fiouveaut Platoniciens, fon» dëe k Alexandrie^ en Egypte ^ A la fin du li* siècle de notre hre, par AmmodiuS Saccaé, et dont lëA pliilosophes lés plus éminenf^ sont Ptotin^ Per^ phyre, iamJiiiique et Proeltts (V. oes noms). Le ca« rac(ère de cette écold est t<A eeleôtisme dans lequel doznûieat la philosophie platonieienne et le fflysticJÀme. Plusieurs des phflo8<mhes qUe l*on nemme AJexafldrlns & eause de Tunitl de leur doctrine oht enseigné à Rome et A Athènes, et non k Àletaudrie. Cette école philosophioue, qu*ii ne lAut pas confondre avec l'écdelittéraire d'Alexandrie connue flousle nom •le Musée (F. ce nom), fut fermée; comme toutes les écoles païennes, en 529, par Justinien. Son histoire a été écrite par M. i. Simon et M. TAoherot. AIBXAMUtDIS. F. Atfi«AND«iK (Êoôlô A").
ALEXIS fjpoëte grec, hatif deTbufitim. ofidlô de Ménandre, florlssait à Athènes vers 3éO aV. S.-Gi 11 avait composé 24à comédies dans le genre delà etv médie moyenne; il n*en resté QUe peu dé fragments (dans les Excerûta de Grmitis). On lui doit le cafaclèfe du Pafasite.
ALEîis (S.), né à Rome vers l'an 3B0 de J.-C., éuit. selon ffléiaphràste, fils d'Un sénateur fômain. 11 quitta s^ femme et sa famille le jour même de ses noces pouf se touer A la vie monastique. On le fête le lî Juillet On prétend (JUe son nom, ()Uf vdut dire guérisseur, Vient de nombreuses guérisons dues à son intercesdon.— L'Église hoa. lé 15 iattr. on autre 6. Aleiis. ^cnfesséui' de la M âU V* aieele, qu'on croit lé même que 9. iêoA Gbal^bitê.
ALEXIS i, coMNÊNE, empcréuf d'Orient, né à Conatantlûople *n 1040, était fils de Jeafi Comnène^ frère de l'empereur Isaac Comnènd. Il ueurpa Fem*pire sut ISieêphoré Botdiiiate en loël. Il battit les Turcs, mais fut battu par les Normands, que commandait Robert (îuiscard. tonqué les Croisée j qu'il avait appelés lui-même, ttatersèrent don empire, il observa mal le traité fait avec eux, et rametia les ironpes qui les avaient accompagnés pôUf assiéger Autioche. Cependant il racheta des mains des Mu^ suimans les prisonniers faits sur les Croisés et re^t les Français avec magnificence lorsqu'ils revinrent à Constantinople. Il profita de leurs sUcoès pouf reprendre attx Turcs Nicée et toute la partie oectd. le r.\sie-M}neure. 11 mourut en 1118. Sa fille Anne a écrit son Mitiotre.
ALEXIS 11, coMNÈNE, flls dc Mantlèl Comnèfle, succéda à cet empereur A l'Age de 12 ans, en 1180, et fut mis sous la tutelle de Marie, sa mère, dont ies déportctnents provoquèrent une révolte. Atidro- Qic Cooméne, nommé régent, fit couronner le jeune prince, et se fit associer par lui, mais il ne tarda pas à le faire étrangler, 1 183. Alexis avait épousé une princesse française, Agnès, fille de Louis Vil.
ALEXIS m, L'ANOE, frère d'ISaaC l'Ange, empereur de Constantinople, se féVolta contre ce prince, le détrôna en 1195, et lui fit Crever les yeux. 11 fut Mgé de faire une paix honteuse avec les Turcs et les Bulgares, et fut bientôt Chassé lui-même du ^ne par Alexis le Jetlne, son nevéti, qui appela les Croisés à son secours. Oéui-ci s'étam empâtés '*e Constantinople, 1!M)3, Alexis l'Ange prit la mite; u erra pendant nlusieurs années de ville en ville,
et fiit enfin arrêté en Asie en 1210 par Théodon>l LaMarIS) Btm propre gendre y qui l'enfenna dans un nMHiAMère^ ou u termina ses jour».
MXOê tv, dit U Jmme^ fils d'IsaAc l'Ange^ fut plâeé Sur le trêtie ptr les Oreiaéa en 1303 (F. l'artiole prôoédônt). tir» son père 4e la prison où l'a* vftitjmé Alexis l'Ange, et le prit pour collègue. La nécMsité de donnet de grasses sommet aux Croisés,
EMeonnattre levhi servieMi, ftl révolter ses tes: Alexis 1¥ ftety ftti bMtde (I mois de règne, hié et étrange pAr Ducaé MunniphlA (AImôa v). ÀI.SXI6 V) nuoA», sttrnommé Mtvnwohl» (Mtairoi)» épaia); ^empara du trOne en 1S04, a^rteen avoir précipité Alexis lY. Il ne régnA que auelques moie et tilt détrôné A son tour par Ici Orolsés, auxquels il at ait témérairement déclaré la guerre ^ et qui prirent une V fols Ccnstantinqpie. Baudouin, comte de Piandrea^ p^\ commandait mm croisés, éo fit élire A sa place ^ et. s'étant emparé de sa peraotine, le fit précipit<lf dnine haute oolonne A Constantinople, comme cenpAblé du meurtre de son sauverain.
AtftXiS ItltHABLOWlTS, OULf dO MOSCOViC, BUOOédA
en 1645 A son pèfc Michel, et fit d'utiles réformée. Son régné, assea glorieux du reste, fnt troublé par dés guerres intestines et étrangérea. Il dompta des part» de Cosaques révoltés, battit lés Polonais et fit avec eul une paii qui lui assura smolensk, Kiev et rukfaine , mais fut battu par les Suédois. 11 secourut iêan Sobieski ft la journée de Ghookaimen tÔ79 et m. en 16t6. Il s'étAit ntis inutilement sur les rangs pour étfé élu roi de Pc^ognë ) la mort de Michel kcribuf. Jl ési le pèredn célèbre Pierre I.
ALEXia PÉTiiniMTt, flls du eaar Pierre le Grand, né ft Mcsemi en 1990. Son père^ \tti\t de ce qu'fi se montrait contraire a ses projets de civilisation, l'é^ loigna dé SA cout: puis, ayant appris qu'il eonspi'rait, il le fit condamner A mort, 1118. Alexis fut gracié, fnais il mourut peu après dans sa prison; on crut (jti'il avait été empoisonné : son fils régna sous le nom de Pierre II.
ALfiUs (Oiîiliaume), Mirnommé ie Bon Moine, Bé* nédictin du xv» siècle^ abné oe Lire près d'Êvrettx. On a de lui^ entre autres ouvragos curieux < le Bla* SDH dei fausses dmdttft; Paris^ l49dy recueil de contes étt vers, dcnc La Fontaine faisait grand caa,
ALFAhabi (mu TARÉAW^ dit), philosophe Aishe du t* Siècle, né à Farab, t. de la transoxiane, d'oà il prit son nom, moft vers i)60, avait approféndt toutea les sciences et tous lès arts de son temps, et fut appelé lé S9etmditi8titatéur Ae Vint»lli§9nee. Son éloqueneé, ses talents dans la musique et la poésie lui concilièrent Vestime du sultan de Syrie, Seif-ed- Dautah^ ^ tottlm l'attacher A sa cour; mais Alfarabi s'en etcUSâ et partit : il fut tué par des voleurs en rôute. Selon une autre version, il passa la plus grande partie de sa vie A la cour de Syrie , pensionné par le prince, Alfaftbi fiit un des premiers A étudier ^ A ccttnmenter et k répandre fÀrml les Arabes la connaissance d'Aristote. Ses doux principaux ouvrages Sont une Eneyil&pédii, mil, se trouve manuscrite A l'Escutial, et un Train dé mtuittue. On a publié A Paris, enl68d, ses OpumUa vorm, dans lesquels oh trouve un Tftilié inr les stietiees et un traité sut Veraendêtnent où il développe la doctrine d'Aristote sur Ce ^int. Les originaux de pl*jsieurs de ses ouvrages sont perdus, mais il en subsiste des versions hébraïques. Il fut le maitre d'AVicenne.
ALFABO (Jean de), peintre espagnol, hé & G^rdoue en 1640 » m. A Madrid en 1680, étudia sous Velasquex. 11 a fait dès tableaux d'histoire, des po^ trahs et de petites effigies à l'huile qui sont très-ee^ timées : c'est lui qui exécuta l'image de Galderon de la Barca, què l'on mit sur le tombeau du poète, à Gordoue. Lu plus souvent Use bornait, par paresse, A copier dès gravures.
ALinBRGAm (Ahmet Kotialr), astronome Arabe , natif de Perganah dans la Sogdiane , vivait au ix» siècle sods Al-MamoUn, et m. en 8:io. H prit part A U
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