‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 436 sur 578 · G£RS · texte numérisé non relu

G£RS

GERV

cours des puissances chrétiennes, puis à Rome où il tenta la réunion des deux églises d'Occident et d'Orient. 11 fut enlevé par le typhus en 1826.

«yERHERSHEOf , Yicus JuliuSj 7. forte de la T^avière rhénane, au confluent de la Queich et du Rhin, à 17 kil. S. de Spire; 1470 hab. Place forte. Rodolphe de Habsbourg y mourut en 1291.

GERMINAL an m (Journée du 12), 1" avril 1795. Les faubourgs de Paris s'insurgèrent contre la Convention, dans le but de combattre la réaction thermidorienne et de soutenir les anciens chefs du parti populaire. Billaud-Varennes, Collot-d'Herbois, Vadier, Barère, etc. Les insurgés pénétrèrent dans la salle de l'Assemblée, en demandant le rétablissement delà Constitution de 1793 ; mais ils furent repoussés

GËROMf:, v. de France. V. gêrammer.

GERRI, iccrrtï, bourg d'Espagne (Barcelone}, à 40 kil. 0. de Cervera; 650 hab. Source salée, d'où l'on tire annuellement 14 000 charges de seL

GERS, MairtiuSy riv. de France, coule du S. au N. , arrose les aép. des H. -Pyrénées, du Gers, de Lotet-Garonne, et tombe dans la Garonne à 7 lil. audessus d'Agèn, après 150 kiL de conrs.

GERS (dép. du), entre ceux des Landes à l'O., de la H.-Garonne et de Tarn-et-Garonne à TE., des Hautes^Pyrénées au S. , de Lot-et-Garonne au N. : Bt52 kil. carrés; 298981 hab.; ch.-l., Auch. Il est formé de l'Armagnac, de l'Astarac, d'une partie de la Lomagne, du Comminges, du Gondomais. Montagnes, vallées longitudinales où courent du S. au N. beaucoup d'affluents de la Garonne. Marbre rouge et vert; marne, spath fusible, etc. Terre à bruyères ; grains, vin, lin, légumes secs, ail, ognons (cultivés «n grand). Gros bétail, chevaux, mules, ftnes^'porcs, volaille /foies de canard renommés). Eaude-vie estimée; toiles,. verre, faïence, etc. — Le dép. du- Gers a 5 arr.*(Auch, Mîrande, Condom, Lecteur, Lombez), Î9 cant. et 684= comm. li fait partie de la 13* division militaire, dépend de la cour imp. d'Agen et de l'archevêché d'Auch.

6ERSAU, bourg de Suisse (Schwytz), à 18 kil. S. E. de Lucerne, sur le lac de Lucerne; 1600 hab. I] forma dès 1315 un petit Ëtat indépendant qui fut réuni au canton de ScWytz en 1798.

GERSrar (Jean), bénédictin de Cavaglia en Piémont, est un de ceux auxquels on attribue l'/mttotion de J.-C. Il l'aurait écrite de 1220 à 1240. On a révoqué en doute son existence même, son nom paraissant n'être qu'une altération de celui de Gerson.

GERSNHEIM, V; du grand-duché deHesse-Darmstadt, à 17 kil. S. 0. de Darmstadt, 2600 hab. Patrie de rimprimeur Schœffer.

GERSON (Jean charuer de), surnommé le Docteur trèS'Chrétien y Doctor Christianissimtis , né en 1363, d'une famille obscure, à Gerson, près de Réthel, fut élevé au collège de Navarre à Paris, et se fit recevoir docteur en théologie. Il avait déià fait preuve en plus d'une occasion d'énergie et de talent, quand on le donna pour successeur à Pierre d'Ailly dans la charge de cnancelier de l'Universitô (1 392). Gerson déploya dans l'exercice de ces fonctions un courage et une sagesse admirables. Après l'assassinat du duc d'Orléans , en 1 408, U s'éleva énergiquement contre le duc de Bourgogne, auteur de l'attentat, et fit condamner Jean Petit, son apologiste. Sa fermeté fut la môme dans ses rapports avec l'Ê- ^lise : en môme temps qu'il se montrait l'adversaire de toute hérésie, principalement aux conciles de Pise et de Constance, il soutenait avec force les libertés de l'éçlise gallicane, et combattait le relâchement de la disciplme. Après le concile de Constance (1415), il ne jput revenir dans sa patrie, à cause des troubles civils qui la désolaient, et se retira en BaTière. Durant son exil, il composa ses Consolations de la TMologie, ouvrage divisé en quatre livres. Au bout de deux années il put rentrer en Franse, mais il ne prit plus aucune part aux affaires publiques, et alla s'enfermer à Lyonaucduventdes

Célestins, où il s'occupa à composer des livres ascétiques et à enseigner de pauvres enfants. 11 mourut en 1429. Les meilleures éd. de ses ouvrages sont celles de Geyler, Strasb., 1488, 3 v. in-f., et de Dupin, Paris, 1706, 5 vol. in-f. On y -remarque les traités sur la Théologie mysttquej le traité De Àu^ feribilitate papx^ et les Sermons en français. De graves critiques, Bellarmin, Mabillon, Gence et les Bénédictins lui attribuent Vlmitaiton de J.-C. (F. A-KEMPis) : sa Consolation intemelle, écrite en français, offre en effet une grande analogie avec cet écrit si célèbre. F. VÉloge de Gerson, de L, Faugère; Doctrina Gersoni de mystica theologia, de M. Jourdain, Paris, 1838; les Études sur Gerson, de M. Ch. Vert, 1859.

GERSTENBERG (H. Guill. de), poète et critique allemand, 1737-1823; a publié des poésies, un drame d'Ugolin, et les Lettres sur les merveilles de la Littérature (1766-1770), recueil critique- qui eut une heureuse influence.

GERTRUDE (Ste), fille de Pépin de Landen, maire du palais des rois. d'Austra&ie, née en 626, m. en 659, se consacra à Dieu dès l'âge de dix ans, fonda avec sa mère le couvent de Nivelle en Brabant, et en,fiit la première abbesse. On la fête le 17 mars.

GERTRUDE (Ste),abbessed'un couvent de l'ordre de St-Benoît, née à Eisleben en Saxe, prit l'habit en 1294 chez les Bénédictines de Roberédorf. et mourut en 1334. Elle est célèbre par un livre de Révélations (en latin), où elle raconte ses communications avec Dieu et qui est placé par les maîtres de la spirituahté auprès de ceux de Ste Thérèse: il a été publié par Lanspergius. chartreux; par Blosius, abbé de Liessies, et par dom Nicolas Ganteleu sous le titre d'insinucuioncs piettUis , 1662 , et a été trad. en français par dom Mage, 1674. On la fête le 15 nov.

GERTRUVD'ËNBERG. v. de Hollande • (Bi^bant sept.), à 15 klL N.E. de Breda; 1500 hab. Ëltejlire son nom de Ste Gertrude, fille de Pépin de Landen, à qui son père la donna en 647. Prise pluh sieurs fois (1753, 1593, 1793). Il s'y tint en 1710 des conférences entre les ambassadeurs de Louis>XI? et les députés des Etats généraux : ceux-ci firent les propositions les plus humiliantes, que Louis repoussa.

GÉRCZEZ (Eugène), littérateur français, né à Reims eu 1799, m. en 1865; fut élève de l'École ncrmale, professa dans les collèges, à l'Âcoie normale et à la Faculté des lettres de Paris. Ob lui doit : Hist. de l'éloq, franc, du xiv* au xvi« siècle, 1837; des Essais d'hist. litt., 1835-45; une Hist. de la m, fr. jusqu'en 1789, 1852, et une Hùt. de la litt. fr. pendant la Révolution, 1863.

GERYAIS (S.), de Milan, fils de S. Vital et de Ste Valérie, souffrit le martyre avec son frère S. Protais au i» siècle. On dit que ces deux martyrs apparurent à S. Ambroise pour lui découvrir le lieu ou ils avaient été ensevelis, et qu'Ambroise, ayant trouvé leurs reliques, les plaça dans la basilique qu!il faisait bâtir à Milan (380)'. On les fête le 19 juin, jour de la translation de leurs reliques.— S. Gervûs a dans Paris (quartier de rHôtel-de-Ville) une église qui remonte au VI' siècle ; elle a été rebâtie en 1212, et ornée en 1616 d'un beau portail fait sur les dessins de Jacques De Brosse; elle contenait de fort beaux tableaux de Lesueur, représentant l'histoire des deux martyrs.

GERTAISE (Nie), missionnaire, né à Paris en 1662, voyagea dans le royaume de Siam , fut à son retour nommé curé de Vannes> quitta sa cure pour se rendre à Rome, et y fut sacré évoque in partibus. Ayant' recommencé ses missions, il fut massacré en Amérique par les Caraïbes, 1729. Il a écrit : Histoire nchturelle et politique du royaume de Siam; Description historique du royaume de Macaçar, 1688; Vie dt S. Martin de Tours, 1699; Histoire de Boèce, 1715. — Dom Armand, son frère, né vers 1660, mort en 1751} fut Carme déchaussé, puis abUé de La Trappe,

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et sortit de son couvent pour se mettre à écrire. Il

Îublia une Histoire générale de Citeaux, (Avignon, 746), qui lui attira la haine des Bernardins et le fît enfermer à l'abbaye de Notre-Dame-desRecIus. On lui doit une fouled'écrits, entre autres : Vie iTAhUard etd*Béloitey 1170; UUresd^Àbélard et dïïéloUe. trad. en français, Vl^'i; Histoire de Vàbbé Suger^ 1721 , et la Vie ae plusieurs Pères (S. Cyprien, S. Irénée, S. Ëfiphane, S. Paulin, etc.).

GERTON, fils de Chrysaor et de Callirhoé, et roi d'Ërythie ou des Baléares. Les po6tes en ont fait un

Séant à trois corps, qui avait de grands troupeaux e bœufs rouges qu'il nourrissait de chair humaine; il avait pour les garder un chien à deux têtes, et un dragon a sept. Hercule le tua avec ses défenseurs, et emmena ses bœufs pour les offrir à Kurysthée.

GÊSATES, tribu gauloise, située entre le Rhône et les Alpes, avait pour arme principale le gœsumj épieu ferré. Les Gésates envahirent lltalie avec les Sénonais en 225 av. J.-G. et tuèrent le consul Atilius Regulus; 7 ans après, Britomar, leur roi, fut battu et tué à Glastidium, nar le consul Marcellus.

GESENIUS(H. Guill.), orientaliste, né àNordhaufen en 1785, mort en 1842, fut successivement professeur au gymnase de Helmstsedt, répétiteur de théologie à Gœttingue, professeur de littérature anc. au ffymnase d'Heiligenstadt, et. depuis 1810, professeur de théologie à l'université de Halle. Ses principaux ouvrages, outre une Gra/mmaire et un Dictionnaire hébraïques fort estimés , sont : Histoire de la langue et de Vécriturehébrai^iueSj Leipzig, 1815; d^ Fentateuihi Samaritani origine et auctoritate. 1815; Système de la langue hébraïque^ 1817 ; de Samaritanorum theologiaj 1822; Thésaurus ykilologico-criticus linguœ hebraieas et chaldalca^ 1827-58; Études pa- Uopraphiques sur Vétriture phénicienne et carthagi" noue^ 1835; Scripturx linguœque Phœniciœ fnonu* menta quotquot supersunt. 1837.

GESNER (Conrad), le Pline de VAUemagne, né à Zurich en 1516, mort en 1565, se livra avec ardeur à l'étude , malgré les obstacles que lui opposait sa pauvreté; fut reçu médecin à B&le en 1541 , rut nommé en 1555 professeur d'histoire naturelle à Zurich, et jouit de la faveur de l'emp. Ferdinand. Il mourut victime de son dévouement à soi^er les malades dans une violente épidémie. Il a laissé une foule de travaux dans les genres les plus différents : des éditions et des traductions d'auteurs çrecs, entre autres d'Élien, gieo-latin , 1 556 ; un excellent recueil bibliographique souflle titre de Bibliotheca (Zurich, 1545) , réimprimé aveo augmentations par Simler et Frisius (1583^ infoL); une Histoire des animaux, en latin (Zurich, 1551-1589, 4 vol. in-fol.), l'ouvrage le plus vaste et le plus savant qu'on eût publié jusque-là sur ce sujet ;

Çlusieurs écrits sur la Botanique (Nuremberg, 1754- 770), où il établit le 1" une classification scientifique fondée sur les organes de la fructification ; et un traité de la comparaison des langues, Mithridates de differentiis linçuarum, Zurich, 1555. Il a aussi écrit, mais avec moins de succès, sur la théologie : ses Partitiones theologicœ sont à l'Index à Rome.

OESNER (J. Mathias), philologue, né en 1691 àRoth, près d'Anspach, mort en 1761, enseigna d'abord les Belles-lettres à "Weimar, fut nommé en 1734 prof, d'éloquence et bibliothécaire de l'Université de Leipsick, et fonda dans cette ville le Séminaire philologique ^ espèce d'école normale pour former de jeunes {)rofesseurs. Savant universel, il possédait, outre le atin et le grec, la connaissance des langues orientales, de la Dhilosophie, des mathématiques, de l'histoire naturelle et du droit. Il s'occupa sans cesse d'améliorer les méthodes d'enseignement et d'avancer les études. Il donna des éditions de Caton, de Varron, de ColumeUe et de Palladius, qu'il réunit sous le titre de : Agriculteurs latins, Leipsick, 1735, 2 vol. in-4j du icxtçM e de Basile Faber, La Haye, 1735, 2 v. in-fol. ; du Panégyrique et des Lettres de Pline, 1735-39-49; de Quintilieiif 1738; de Claudien, 1759, du Thésau-

rus linguœ latinœ de Robert Stienne, Leiniii 1749, et publia une Chrestomalhie de CicéronetSai Chrestomathie grecque, longtemps classique. Ses opuscules ont été recueillis à Breslau en 8 ToLin-D

GESNER (J. J.), orientaliste et antiquaire, né à Zurich en 1707, mort en 1787, a donné un recueil gmé des médailles grecques et romaines connues jusqu'à. lors, sous le titre de Numismata antiquapopdonuh et urbium omnia, Zurich, 1735-38.

GESNER (Salomon) , écrivain, né à Zurich en n3o, mort en 1788, était fils d'un Horaire, et fut lui-mèmè libraire et imprimeur à Zurich. 11 montra d'aboni peu d'aptitude pour l'étude; mais le commerce des grands poètes de l'époque , surtout de Klopstock, lu. inspira ensuite le goût des lettres, et dès 1755 il se fit connaître par le poème pastoral de Dapjînû. Il

Sublia en 1756 des Idylles qui le placèrent au \**m ans ce genre, et donna en 17581e poème de ialort d'Abel, en prose, remarquable par le sentimeot biblique. Il a encore composé le Jhremier HatigaUuf, poème, 1762, le Tableau du D^uye^ des Conto moraux. Ses écrits se distinguent par une aimable Duveté et par la pureté des sentiments. L'auteur doonait dans sa vie privée l'exemple de toutes les vertus domestiques. Gesner en outre était excellent peintre de paysage et bon graveur. On a de lui des Lettm sur le paysage, fort estimées. Ses œu^etootété trad. en français : la trad. de Huber , UeisteielBnité deLoirelle forme 3 vol. in4, Paris, 1786-93. Soq a»vre de graveur, comprenant des figures faites pour ses contes moraux et pour ses idylles, forme 33() pi, et a été publié à Zurich, 1752-88.

GESOBRIVATE ou gesogribatb, auj. Breil.

GESORIACUM, partie de Bottlogn6-«ur-Jrer, t. de Gaule (Belgique 2**), chez les Morini, dansle^Vtrificanus tractus, était unie par un pont à Bonom,

^ESSE!î{paysde), district de l*£gypte anc (CKTpti inf.), sur la r. dr. du NU et à l'E. de BubastB.Ce

rys, très-fertile, fut donné par Pharaon à Jacob et ses fils, sur la demande de Joseph, etfutjusqu'ui départ de Moïse la demeure des Israélites en Ëg)i>te n s'appelle auj. Toumilat et est traversé par le dobveau canal de Suez.

GESSENAI (le)r Saanen, vaUée et village deSoise (Berne), sur la Sarine, k 50 kil. S. S. 0. de Beroe, est situé à 1036" au-dessus de la mer, à 12 IdL S.O. de Zweysinnen. Fromages estimés.

GESSI(Pranesco), peintre, né à BologaeenlâSS, mort en 1649, élève et collaborateur du Guide, ^ iresque son maître. On voit de lui dans la gusné le Milan un superbe tableau de la Vierge.

GESSLER (Hermann), gouverneur des cantons (1«

Schwytz et d'Uri pour Albert I d'Autriche, fut cause,

lar sa cruauté, de l'insurrection qui enleva ce pip

^la maison d'Autriche en 1307 et périt, selon latn-

dition, de la main de Guillaume Tell.

GESSNER. F. gesner.

GESTRIOE ou gestriklano, anc. division de J Suède, entre l'Upland au S., l'Helsingland au>.. le golfe de Botnie à TE. , la Dalécarlie à l'O., aat pour ch.-l. Gefie, et forme auj. avec l'HelsinglaDg le lan de Gefleborg. ^ , ,

GÉTA (P. Septimius), fils de Septime-Sévere « frère de CaracalU, fut associé avec son frère à 1 empire par leur père en 198, et partagea le trône apr« k mort de l'empereur, en 211. Caracalla cherctiaa l'empoisonner afin de régner seul; n'ayant V^V^ sir, il l'assassina de sa propre main, entre les ^"^ mêmes de leur mère, Julia Domna, l'an 212. w» était un prince doux et aimé du peuple.

GÈTES. Getœ, anc, peuple de r Europe bar jar^. habiuit dans les montagnes de la Honpne, de » Transylvanie, de la Bukowine, de la Moldavie eU^ la Valachie. Les uns les font descendre des TUraces. d'autres les regardent comme une braDche des j.çj thés, de laquelle seraient sorUs les Germains eiio Scandinaves; on les confond aussi avec lesi^ dont la capitale Zarmigéthuse rappelait leur w^

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Les historiens ^recs citent un de leurs rois, Télè-

{)he, qui se serait distingué à la çuerre de Troie. Sous eur reine Tomyris et sous Indathyrse ils défirent Cynis et Darius fils d'Hystaspe. Alexandre les combattit, puis les admit dans son alliance. Plus tard Ljrsimaque, roi de Thrace, fut défait par eux: mais, vaincus à leur tour, ils quitièrent les vallées aeTHémus. Au temps d'Ovide, qui fut exilé dans leur pays, à Tomi, les Gètes avaient franchi le Danube et s'étaient étendus le long des bords du Pont-Euxin jusqu'au Borysthène, dans le pays appelé de leur nom Désert des Gètes (auj. la Bessarabtej. D'autres pénétrèrent dans la Transylvanie, d'où ib Chassèrent les Agathyrses. Au !•' siècle de notre ère on les voit mêlés aux Daces dont ils suivirent depuis les destinées. On cite parmi les sages ou aset de ce peuple : Zamolxis, qui les civilisa et qui était révéré par eux comme un dieu ; Anacharsis, qui voyagea en Grèce, et Abaris fameux magicien, t. ua^ssagètes.

GETH ou GATH, V. de Palestine, dans la tribu de Dan, sur la mer, à 16 kil. de Joppé, était la patrie de Goliath et fut prise par David sur les Philistins.

GETHSEMANI. lieu situé sur une montagne à l'E. et près de Jérusalem. C'est là qu'était le Jardin des Oliviers, où J.-G. passa une nuit dans l'agonie.

GÊTULIE, Gœtuliay partie du Biledulgérid, du Maroc, du Sedjeltnesse ^ du Sahara y anc. contrée de rAirique, au S. de l'Atlas, avait au N. la Numidie et les deux Mauritanies, à l'E. le pays des Garamantes , au S. la Nigritie et à l'O. l'Océan Atlantique, larbas , que l'on fait contemporain de Didon, est le plus célèbre de leurs rois. Carthage avait beaucoup de Gétules parmi ses mercenaires. Jugurtha vaincu s'enfuit chez ce peuple et y forma d'excellents soldats urec lesquels il prolongea la guerre contre le» Romains. Les Gétules avaient les mœurs des Kabyles modernes, et probablement ils n'en difierent pas.

GEULI^XX (Arnold), professeur de philosophie et de théologie, né à Anvers en 1625, mort à Leyde en 1669, était d'abord catholique et enseigna 12 ans à l'Université catholique de Louvain (1646-1658), puis il adopta la Réforme , et fut pourvu d'une chaire de philosophie à Leyde. 11 a laissé: Logica, Leyde, 1662, Gnôthi teauton, sive Ethica, publié après sa mort, 1G75; Compendium p/iyncum, 1688; Metaphysica vera, 1691, et des Notes sur les principes de Descartes, 1691. Geulincx déduisit des principes de ce philosophe le système des Causes occasionnelles^ d'après lequel Dieu seul meut le corps à l'occasion des volontés de l'âme, sans que l'ame agisse elle-même sur le corps.

GÉYAUDAN, Gabalitanus ou Gavuldanus pagus, anc. pays de France, dans le grand-gouvt de Lan- Çuedoc, entre le Yélay, le Vivarais, le Bas-Languedoc, le Rouergue et l'Auvergne. On y remarquait Mende (ch.-l. général), Marvejols, Javoulx, Espagnac, Langogne, Fiorac, Barre, Quezac. Il est auj. compris dans les dép. de la Lozère et de la Hte-Loire. Ce pays, habité autrefois par les Gabalij fut compris par les Romains dans la Celtique, puis dans Ta- Quitaine U*. 11 fit ensuite partie du roy. d'Austrasie et du duché d'Aquitaine; il devint. comté sous les rois francs de la 2" race. La maison de Toulouse le posséda héréditairement du x" au xi* siècle. A cette épuaue, Raymond de St-Gilles, comte de Toulouse, l'aliéna pour subvenir aux frais de la guerre sainte. —Il ne faut pas confondre le comté de Gévaudan avec la vicomte de même nom. Celle-ci avait pour ch.-l. Grèzes ^Lozère). Elle fut possédée au x* siècle par Bernard, frère de Bérenger, vicomte de Milhaud en Rouergue. Elle passa ensuite dans la maison de Barcelone, puis dans celle d'Aragon. Jacques I, roi d'Aragon , la céda à S. Louis en 1258.

GEVREY, ch.-l. de c. (Côte-d'Or), à 11 kiL S. 0. de Dijon; 1560 hab. Station. Vins renommés.

GEVBOLLES, vge de la Côte-d'Or, arr. et à 27 k. E. N. E. de Châtillon; 670 hab. Bergerie impériale.

GEX| ch.-L d'arr (Ain), sur le Jornant, au pied

du Jura, à 92 kQN. E. de Bourg; 2800 hab. Station. Trib. de 1*^ inst. MéHnos; Commerce de laine, fromages recherchés. — Autrefois Gex était ch.-l. du Gesinensis paq%u, petit pays presque indépendant Il avait pour places principales Gex, Yersoy, Ferney, le Fort-de-l'Ecluse. Soumis successivement par les ducs de Savoie, les Bernois et les Genevois, il fut cédé à la France en 1601. Compris d'abord dans le dép. du Léman, il fut réuni en 1814 à celui de l'Ain.

GEYER (Eric Gustave), historien et poète suédob, né en 1783 dans le Wermeland, mort en 1847 , fut en 1810 nommé adjoint à la Faculté de philosophie d'Upsal, en 1817 professeur d'histoire, puis historiographe du roi, et représenta l'Université aux diètes de 1828 et de 1840. On lui doit une excellente Histoire de Suède , qui malheureusement ne va que jusqu'à la fin du règne de Christine (trad. par J. F. de Lundblad, Paris, 1840). Il a aussi composé des poésies nationales, qu'il mit lui-même en musi^e, et qui excitèrent un enthousiasme universel . surtout le Wikingy le Dernier harde^ le Dernier héros,

GEYLER (J.), écrivain et prédicateur suisse, né à Schaffouse en 1445, mort a Strasbourg en 1510, où il était chapelain ae l'évêque, a donné une édition des OEuvres de Gerson, Strasbourg, 1488, 3 T. in-fol , et a laissé lui-même un recueil de sermons sur la Nef des fous (NarrenschifJ) de Séb. Brandt. Ce recueil fut publié en latin par Other, sous le titre de Navieula sive Spéculum fatuorum, Strasb., 15iO.

GEYSA, duc de Hongrie au x* s., fut converti au Christianisme par Adelbert, évoque de Prague, et fut père d'Etienne le Saint, qui lui succéda en 997.

GEYSA 1, roi de Hongrie, ms de Bêla I, renversa du trône Salomon, son cousin, et régna trois ans, de 1074 à 1077. — Geysa II, arrière-petit-flls dfl Geysal, fut couronné roi de Hongrie en 1141, après la mort de Béla II, son père, et mourut en 116K II prêta hommage à l'empereur Conrad III en 1151.

GEYSERS, sources thermales d'Islande, lancent des jets d'eau d'une manière intermittente et à diverses hauteurs. Les jets des deux sources principales, le Grand- Geyser et le Nouveau-Geyser, s'élèvent à 30 et 50-.

GHADAMÈS on rbadamês, oasis d'Afrique, dans l'Etat de Tripoli, au S. 0., renferme 92 villes ou bourgades, et forme comme une république tributaire du pacha de Ttipoli. Elle a pour ch.-L une ville du même nom, à 400 kil. S. S. 0. de Tripoli, par 8** 5' long. E. , 30" 41' lat. N. Cette oasis, couverte de forêts de palmiers, produit des dattes en abondance. Commerce avec Boumou, Kachena, Tombouctou. Aux environs, ruines d'une ville anc. , Gydame, soumise par les Romains l'an 19 de J.-G.

GHARIPOUR, ile de l'Inde. F. blephanta.

GHAT ou RHAT, oasis de l'Afrique, chez les Touaregs du Sahara, a 1000 kil. E. de Laghouat, et à l'O. du Fezzan. Marché important.

GHATTES (monts), double chaîne de montagnes qui s'étend sur toute la surface de la péninsule indique, se distingue en Ghattes occident, , longues de 1400 k. (de l'emb. du Tapty au cap Comorin), et Gh. orient. , longues d'env. 600 k. (dans les prov. de Salem, Camatic, Balaghat, jusqu'au Krichna). Les Ghattes occident, serrent de très-près la eôte ; elles ont des sommets qui s'élèvent à 1500 et 2000*.

GHAZAN-KHAN, sultan de la Perse occidentale, né dans le Mazandéran en 1271 , m. en 1304, était fils d'Ârghoun-Khan et petit-fils de Gengis-Rhan. Il protégea les Chrétiens qui , persécutés par le soudan d'Egypte, avaient abandonné la Syrie et s'étaient réfugiés en Perse. Après avoir remporté quelques avantages en Syrie sur Nasser, soudan d'Egypte, il fut complètement défait. 11 donna aux Persans une espèce de code, qui est encore en vigueur, et dont un extrait, trad. par Kirk-Patrick, avec des notes, a été publié à Calcutta en 1786.

GHEDIMIN, grand duc de Lithuanie, succéda vers l'an 1315 à Within qu'il avait fait Assassiner, battit

CftlJL

GIÀF

les Chertaliers Teutons et les ^ttb^ qui ravageaient ses états, conqait la principauté de Kief, fonda Wilna en 1320, et s'allia à la Pologne en mariant sa fille Anne au prince Casimir, fils du roi Ladislas Lokietek (1325). Il périt 3 ans après dans une expédition contre les Clkevaliers Teutons (1328); cependant les annales russes le font vivre jusqu'en 1341. ~ Olgierd, son 2* fils, fut père du 1" Jagellon.

GHEEL. V. Belgique (Anvers), à 20 k. S. deTurnhout, au centre de laCampine; env. 10000 b. Draps, étoffes de coton. Les habitants des environs reçoivent en pension des aliénés qui, grftce à l'apparence de liberté dont ils jouissent, et aux bons soins qu'on . prend d'eux, recouvrent ouelquefois la raison.

GHERAl, khan taitare de Grimée, issu de Gengis- Xhan par Batou-Khan, obtint en 1475, contre son frère, le secours de Mahomet II, dont. il reconnut la suzeraineté. Sa postérité régna en Crimée jusqCl'en 178:^.

GHERARDESCA, famille noble et puissante de Pise, qui tire son nom de la Gherardesca, petit pays situé entre Livourne et Piombino, le long de la mer, joua un rdle important dans les guerres intestines de Pise au xiii* siècle. Elle soutint longtemps le peuple contre l'aristocratie; puis se déclara pour les empereurs de la maison de Souabe, se mit à la tête du parti gibelin , et combattit avec acharnement le parti guelfe, à la tête duquel étaient les Visconti. Le personnage le plus connu de cette famille est le fameux Ugolin, comte de la Gherardesca. Cet homme tenta d'asservir sa patrie, et, pour y réussir, il se rapprocha de Jean Visconti , chef du parti guelfe à Pise. Le complot ayant été découvert (1274), il fut arrêté et jeté en prison, puis banni. Il passa dans Tannée des Florentins et des Lucquois, et, aidé de Itars secours, il força ses concitoyens à le rappeler (1276). Quelque temps après, il parvint par de nou- Telles menées à se faire nommer capitame général ds la république : il n'avait pas craint, dit-on, pour forcer ses eompatiiotes à se jeter dans ses bras , de laiaser battre par tes Génois « à la Meloria, la flotte des Pisans, dont le commandement lui était confié (1284) ; il se défit de ses ennemis , soit en les exilant, soit en les faisant périr, et devint le tyran de sa patrie. Il ne tarda pas à se brouiller avec l'archevêque de Pise, Roger d'Ubaldini, non moins ambitieux et non moins cruel; ce prélat conspira sa perte, et fit prendre les armes au peuple (1288). Ugolin, attaqué dans son palais, fut pris aprôs une vigoureuse résistance, avec- trois de ses fils et l'un de ses petits-fils. Roger les fit tous enfermer dans une tour près de la ville, «t les y laissa mourir de faim. Le Dante a décrit dans son Enfer, avec un admirable talent, le supplice d'Ugolin et de ses enfants dnns la tour de la Faim; (tepuis, l'infortune d'Ugolin a été cent fois reproduite par le pinceau, le ciseau et le burin.

GHERGONG,ane.capit. de l'Assam, auj.ch.-L de l'Âssam central, sur le Dikho, affluent du Brahmapoutre, par 92* 16' long. E., 29«lat. N. Prise en 1662 par Aureng-Zeyb; auj. en ruines.

GHERMA, Gamma, v. du Fezzan, à 80 kil. N. 0. de Mourzouk. Aspect misérable. L'anc. Garam^i était beaucoup plus grande que la ville actuelle.

GHEROUAL, anc. prov. de THindoustan. a pour bornes au N. le Thibet, au S. le Delhi, à llS. le xNépal, et a 240 kil. sur 200. Elle appartient auj. aux Anglais et forme 3 districts de la présidence de Calcutta : Sirinagor, Kemaon, Sirmore. C'est dcins ce pays, sur lequel s'étend l'Himalaya, que naissent les nv. qui forment le Haut-Gange (Bagirathi . Alakananda, Ramganga, Kali).

GHESQUIÈREde rabusdonk (Joseph do), jésuite, né à Courtray vers 1736, m. vers 1800, fut un des plus laborieux Bollandistes, et publia les saints de la Belgique : Acta SanctorumBelgiiy 1783-1794, 6 v. in-4. On lui doit quelques travaux de numismatique et des recherches sur l'auteur de V Imitation de J.-C.

GHIARA-D'ABDA, district de la Lombardie , situé

entre TAdda, l'Oglioetle Pô, est ainsi nommé parce que c'est un terrain d'alluvion composé de gakt (ghiaraj galet, gravier). C'est dans ce district que se trouvent les villes de Pizzighettone et Crème.

G&IBERTI (Laurent), sculpteur et architecte, né à Florence en 1378, mort vers 1455, exécuta nour le baptistère de l'église St-Jean à Florence àeui portes en bronze qui font l'admiration des connaisseurs; sur ces portes sont représentés divers sujets du Nouveau Testament. Rival de Bninelleschi , il travailla avec lui à la construction de la cathédrale de Florence et.^l'o^na de magnifiques vitraux. \) a laissé un ouvrage sur la sculpture.

GHILAN, dit aussi dilem, pays des Gel je eu Cadusii, province de la Perse , entre le Chirvan au N. 0. et le Mazandéran au S. E., sur les bords de la mer Caspienne, a 270 k. de long sur 80 de large; 2.î0 OOO h. , ch.-L Recht. Chaleurs très-fortes, que tempèrent des vents de mer; sol fertile. — Le Ghilan est une des provinces cédées à la Russie en 1723 par Chah-Tamasp; la Russie s'en dessaisit en faveur de la Porte en 1734, et celle-ci le rendit à la Perse en 1737. C'est du Ghilan que sortirent les Bouides.

GHIOLOF (empire), dans la Nigritie maritime, formait jadis un État très- vaste et très-florissant, et comprenait, avec le Ghiolof proprement dif, les roy. actuels de Cayor, Oualo, Baol, Sin, Saîoum, — Le Ghiolof proprement dit a uour capitale Ouarkogh. Les Ghiolofs, dits aussi Yoiofs^ sont les plus beaux et les plus noirs des nègres.

GHIRLANDAJO (Domenico corradi, dit LE\pein tre florentin, né en 1451, mort en 1495, essaya ia

Sremier d'imiter la dorure à l'aide de la couleur, et e donner de la profondeur aux tableaux par la distinction des plans et la gradation des teinte.*;. On ?>imire son Mcusacre des Innocents peint à fresque Jt > le chœur de Sta-Maria-Novella à Florence. Le mus-/*' du Louvre possède de lui la Visitation de Stf A^nc à la Vierge. Le nom de Gkirlandajo lui vient d'::h^ parure en forme de guirlande inventée par son p*î*\ qui était orfèvre. Il inventa lui-même un genn? Jr mosaïque. Ghirlandajo fut le maître de Michel-Ange. GHIUSTENDIL OU KUSTENDIL, Ulpianum, Jvsitniana seeunda, v. de Turquie d'Europe (RouméJie), ch.-L de livah, sur une mont, de même nom. à «H kil. S. 0. de Sophie; 10 000 hab. Evèché grec.

GHIZNI. K. GAZNA.

GHIZONI. ch.-l. de c. (Corse), arr. de Corte; 1600 hab. Formé en 1860 aux dépens du canton de Vezzani.

GHUZELHISSAR , Magnesia Meandri, t. murée de la Turquie d'Asie (AnatoUe); sur une mont., à j 90 k. S. E. de Smyrne ; 30000 h. Ti-ès-commerçanft : \ entrepôt du commerce de l'Anatolie avec Smyrne.

GIABER, alchimiste arabe, F. géber.

GIAC (Pierre de)^ ministre et favori de Charles VU, fut élevé au pouvoir par le crédit du ministre I>ouvet, qu'il avait capté par l'intrigue. Afin de se m?ir.tenir à ce poste, il favorisa les goûts de Charle? VU pour le repos et la mollesse, et fit échouer les entreprises du connétable de Richement en détourna ij: l'argent destiné aux frais de la guerre; le cennéuble, n'espérant pas obtenir justice du roi, fit emever Giac, et le traduisit devant une commission ex traordinair*. Il fut condamné à mort et jeté à Ve^i dans un sac, à Dun-le-Roi, 14^6.

GlAFAR ou DJAFAK, 6* imam de la race d'Al . né à Médine en 702, mort en 765,- reçut les surnoms de vrai et de pretta (seid hatfuil)^ pour s<« viertus et ses exploits, qui ne sont qu'imaginaires. !?.< Chyites le vénèrent comme un saint.

oiAFAR, fils d'Yahia, de la famille persane des Barmécides (F. ce nom), fut d'abord le favori du calife Haroun-al-Raschid : c'est sous ce caractère qu'îS figure dans les Mille et wie Nuits. Après la disgrâce de Fadhl, son frère aîné, il lui succéda au titre de vizir et déploya dans cos hautes fonctions des talents et des venus; néanmoins, il ne tarda pas à éprou-

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ver lui-môme une terrible disgrAce, et il entraîna dans sa chute toute sa raroille. Il périt en 803, par Tordre d*Haroun, et tous les Barmécides furent exterminés ou exilés. La véritable cause de sa mort paratt avoir été son amour pour Abbassa, sœur du calife,

GIANNI (Françpis), po6te, né "vers 1760 à Rome, mort à Paris en 1823, parcourut l'Italie, et excita un enthousiasme général par soc talent d'improvisation. Il improvisa à Milan devant Bonaparte, qui lui donna plus tard le titre de ]30ète impérial. Gianni ehanta avec exaltation les victoires au héros. Ses hvmnes sur les victoires de Marengo, 6'Austertitx t éléna^ etc., sont des chefs-d'œuvre.. A la fin de sa vie, il consacra son talent à des sujets religieux.

GIANNONE (Pierre) , écrivain, né en 1676 à Ischîtella (Pouille), fut d'abord avocat à Naples, publia en 1723 une Histoire civile du royaume de Naples, ouvrage rempli de savantes recherches, mais où il attaque l'autorité du St-Siége; s'attira par là toutes sortes de disgrftces, fut excommunié par son archevêque et se vit forcé de Quitter Naples; mena longtemps une vie errante, cnerchant un aeile successivement à Vienne, à Venise, àPadoue, à Modène, à Genève; fut attiré en Savoie par trahison, y fut arrêté en 1736 par ordre du roi de Sardaigne, emprisonné à l^irin, et mourut dans sa prison, en 1748, après s'être rétracté. Son Histoire de Naples a été trad. dès 1742, par Demonceaux, en 4 vol. in-4, La Haye (Genève). Vemet, ministre protestant, en a «xtrait les passages les plus hardis sous ie titre d'Anecdotes ecclésiastimies ^ La Haye, 1738.

<iIAOUR, c-à-d. infidèle, mécréant , terme injurieux dont les Musulmans se servent pour désigner les infidèles, à quelque religion qu'ils appartiennent. On le dérive d'un mot persan qui veut dire partisan du veau (for; il ferait allusion aux adorateurs du veau d'or, dont le Coran parle souvent avec mépris. Byron a composé un poëme intitulé : le Giaour,

GIBBON (Edouard), historien anglais, né etx 1737» d'Une famille ancienne, à Putney (Surrey) , mort en 1794, changea deux fois de religion dans sa jeunesse : il passa du Protestantisme au Catholicisme après la lecture de l'Histoire des variations de Bossuet; puis il revint du Catholicisme au Protestantisme nour se conformer au désir de ses parents. En 1770, u entra au parlement et il y siégea huit ans; mais il n'y joua aucun rôle important. En 1761. il publia un Essai sur Vélude de la littérature^ qui le fit connaître dans le monde savant, en France surtout, cet ouvrage étant écrit en français. En 1776 parut le 1**^ voL de son Histoire de la décadence et de la chute de V empire romain; l'ouvrajge ne fut achevé qu'en 1787. On y trouve une érudition vaste et solide, une critique aussi exacte qu'ingénieuse, un intérêt soutenu ; mais on reproche à l'auteur d'ar voir rabaissé à plaisir le Christianisme et de n'avoir montré aucune sympathie pour les souffrances des Chrétiens. En 1783, U se retira à Lausanne, où il passa le reste de sa vie. VHist, de la décadence a été traduite dans presque toutes les langues de l'Europe. Le I*' vol. rut mis en français par Leclerc de Septchênes, secrétaire de Louis XVI, ou. assuret-on, par Louis XVI lui-même: les suivants le furent par CantweU, Demeunier et Boulard. Cette traduction a été refondue par M. Guizot, qui y a joint une Notice sur la vie et le caractère de Gibbon , 1812, 13voL in-8. Lord Sheffield, ami de Gibbon, adonné ses œuvres diverses {Miscellaneous Works) en 3 v. iû-4, 1796-1816; elles se composent de JT^motr^^ I autobiographiques , d'une vaste Correspondance ^ à! Extraits raisonnes y de Lectures , etc. Ces mémoires ont été traduits par Marignié, Paris, 1798, 2 v. in-8. Le talent de l'écrivain a été fort bien apprécié par M. ViUemain dans son Tableau de la Littérature au xviir tiède. Ses erreurs ont été réfutées en Angleterre par Watson, Wittaker, PriesUey; en Italie, par Spedalieri.

GIBEL, c.'hrà montagne, V djebel et btna.

GIBELINS, partisans de la maison impériale de Soual>e, opposés aux Guelfes. F. guelfes.

GIBKRT (Balthasar) , professeurde l'Université, né à Aix en 1662 , mort en 1740, enseigna la philosophie à Paris, au collège dit de Beauvais , puis la rhétorique au collège Mazarin, fut cinq fois recteur de l'Université de Paris, s'attira en 17401e mécontentement du roi pour avoir parlé contre la bulle Unigenitus, et fut exilé à Auxerre. Il a laissé i la Mhéiorique ou les Règles de Véloquence; Jugements des savants sut les auteurs qui ont traité de la Bhétoriquef Observations sur le Traité éies études de RoUin, et des éloges de Lamoignon^ de Mesmes, etc.

GiBBRT (J. P.), prêtre, cousin du précédent, né <\ Aix en 1660, enseigna la théologie à Toulon et à Aix. i>uis s'établit à Paris, où il mourut en 173G. On lui doit les Institutions ecclésiastiques ^ 1720, et un Corpus juris eanonici y Genève, 1736, etLyon^ • 1737 , 3 vol. in fol, ouvrages estimés.

GIBBALTAR,le CaZjM.des anciens, le Gibeî-el-Tarik des Arabes, v. espagnde possédée par les Anglais, à l'extrémité mérid. delà Péninsule, sur un cap qui domine la Méditerranée, à l'entrée E.du détroit de Gibraltar; 20000 hab. (non compris 4000 h. de garnison anglaise). Très-belle baie, vaste port, ôvêché anglican. Gibraltar est une des places les plus fortes de l'univers. Le rocher sur lequel elle est située offre de profondes cavernes, qui sont autant d'arsenaux à l'épreuve de la bombe. En même t^npa qœ cette place est pour l'Angleterre la clef d&la Uèdlterranêe, elle sert aux Anglais d'entrepôt pour une infinité de . marchandises d'Amérique et < d'Orient , et fait un grand commerce avec i'Espagoe et le Maroc. Port franc, bateaux à vapeur pour Liahonne, Oporto, Falmouth,Southampton, Marseille,' Malte, Corfou, Alexandrie. — On fait dériver W nom de Gibraltar de l'arabe gibel el Tarik, moAlsgne fie TarJjL (le l*' général qui ait amené les Maures en Espagne). Les Anglais surprirent cette ville en 1704» pendant la guerre de la. succession d'Espagne; le traité d'Utreobt leur en confirma la possession. La . France et l'Espagne réunies ont plusieurs fois tenté de la reprendre,- en 1704, en 1727 , en 1T79 et en 1782 (cette dernière fois à l'aide des batteries flottantes de d'Arçon) : mais toujours sans succès.

GiBBALTAR (détroit de), Fretum Gaditanvmi ou HerciUeum , entre la péninsule hispanique et l'empire de Maroc, a 64 k. de long et 15 seulement de large dans sa partie la plus étroite. Un courant continuel le traverse et porte les «aux de l'Océan dans la Méditerranée, dont leniveauest moins élevé.— Selon la Fable, ce détroit n'existait pas primitivement; ce serait Hercule qui aurait doimé passage aux eaux de l'Océan, en séparant k* deux monts de Calpe (Gibraltar) et d'Aoyla (Ceuta), qui depuis portèrent le nom de Colonnes d'kercule.

GIBHAT (J. B.), doctrinaire, né vers 1727, près de Cordes, au diocèse de Tarbes, noort en 1803, principal du collège de Castelnaudary, a écrit une Géographie moderne y qui a eu plusieurs éditions, et une Géographie ancienne, sacrée et profane^ 1790, 4 vol. in'12, qui mérite encore d'être consultée.

GIBSOM (Edmond), évéque de Londres, né en 1669, mort en 1748, possédait une connaissance approfondi&desUuif^nesdu Nord, de» antimites de son pays, et des droits ainsi que des devoirs du clergé anglais. U a publié, entre autres ouvrages, une trad. latine du Chronicon saxonicum^ avec Torigittal anglo-saxon et des notes. Oxford, 1692, une trad. anglaise de la Britannia ne Camden, Londres, 1695, et les OEuvres posthumes de sir H. Spélman relatives au9 lois et antiquités de l'Angleterre. 1698, in-f.

GIE (Pierre, maréchal de), vicomte de Rohan, né en Bretagne vers 1450, mort en 1513, donna à Louis XI de nombreuses marques de dévouement, fut créé par lui maréchal en 1475, reprit en Flandre, en 1479, toutes les places que Louis XI avait réu« nies à la monarchie après la mort du duc de Bour-

GIJO

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