‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 438 sur 578 · GIL-V · texte numérisé non relu

GIL-V

en Gaule, s'établit à Ruys près de Vannes, y fonda un ZDonasIàre {SUGildas de Ruyt), et mourut vers 565, à Kujs même, ou, selon a'autres, en Angleterre, à Giastonbury. On a sous son nom une curieuse lettre Deexciaio Brttanniœ^ écnte vers 560 et publ.. à Londres en 1525 et 1838. Les paysans bretons invoquent ce saint pour guérir la folie. On Thon. le 29 janv. On a suppose à tortrexistence de deux Gildas.

GILIMER, dernier roi des Vandales en Afrique, descendant de Genséric, usurifa le trône en 530, après en avoir précipité le faible Hildéric, allié des Romains. Justinien saisit ce prétexte pour l'attaquer, et envoya contre lui Bélisaire qui le défit en 534 à la bat. de Tricaméron, lui enleva Carlhage et s'empara de sa personne. Justinien fit du royaume des Vandales une province de son empire, mais il accorda à Gilimer un domaine considêranle en Galatie.

GILLES (le comte), JEgidiu*^ général romain qui commandait en Gaule au v* siècle V. iEOiDius.

GILLES (S.), JEgidi%u^ Grec de nation, vint, selon la légende, d'Atbônes en Gaule au vi* siècle, se mit sous la conduite de Césaire, archevêque d'Arles; fut cbargé par ce prélat d'aller présenter une requête au pape Syloamaque^et fonda, dans le lieu nomme depuis St-Gilles (Gard), un monastère dont il fut 1** aobé. Il mourut çn 550. On le fête le 1" septembre.

GILLES LE PARIS, Mgidius PaHsiensis , poète et historien du zia* siècle, vivait sous Philippe-Auguste et Louis Vlli^ il était diacre et enseigna les belles-lettres à Pans. Il compt)sa pour le prince Louis, fils de Philippe-Auguste, im poème latin intitulé : Coro/tniM, en 5 livres, où il chante Char le magne et le propose pour modèle au jeune prince : ce poème a été pubbé en partie dans les Scriptores rerum firaneicarum de Duchesne. Il a aussi écrit Historia primœ expedUionis hierosolffmitame^ publié par D. Martène {Ànecdotay tom. III).

GILLES (Jean), J, JSgidiut NucerensiSy né. à ce qu'on croit, h Noyers en Auxois, vers la nn du XV* siècle, était professeur et correcteur d'imprimerie à Paris. On a de lui : Proverbia gallicana sectifidum ofdinem alpkabeii reposita et Uttinis versieulis traduetaj Paris, 1519, trad. sous ce titre : Proverbes communs et belles sentences, 1602.

GILLES (Nicole), chroniqueur du xv* siècle, fut notaire et secrétaire de Louis XII, puis secrétaire du trésor jusqu'en 1496, et mourut à Paris en 1603. Il a écrit : Us Annales et Chroniques de France , de Vorigine des Erangais jusqu'au roi Charles Ylîl, Paris, 1492. in-4, qui furent continuées par D. Sauvage , Belleforest et Chappuis.

GILLES (Pierre), GyUxus, naturaliste, né en 1490, à Alby, m. en 1535, visita les bords de la Méditerranée et de l'Adriatiaue, fut envoyé dans le Levant par François I, explora les ruines de Ghalcédoine, revint à la suite d'Aramont, ambassadeur de France, fut appelé en Italie auprès du cardinal d'Armagnac, et mourut à Rome. On a de lui : Ex JEliani nistoria. itemque ex Porphyrio, Heliodoro^ Oppiano^ libri XVI; De vi et natura animalium; De gallieis et latinis nominibiu piscium, Lyon , 1533, et dans l'édition d'Ëlien de Conrad Gesner; De Bosphore Thracio', De Topographia Constantinopoleos et de illius antiquitatious , Lyon, 1561. Ces deux derniers ouvrages ont été rèdiffés à l'aide d'un voyage écrit en grec au ii* siècle, dont il avait un ms.

GILLES DE ROHB OU G. COLONRA. F. GOLONNA.

ouxEs uuNoz, antipape. V. munoz.

GILUAICEZ, navigateur portugais, natif de Lagos, tût cbargé en 1433 par l'infant don Henri de Portugal de faire un voyage de découvertes sur les côtes de l'Afrique , parvint en 1434 à doubler le cap Bojador et reçut en récompense la dignité d'amiral.

GILLIES (John), historien écossais, né en 1747, à Brechin (Forfar), m. en 1836, fût d'abord précepteur et devint historiographe du roi pour l'Ecosse, après Robertson, son ami. Il était membre de la Soai6té n^yale de Londres et de celle des Antiquaires.

Ses principaux ouvrages sont : Histoire de la Grèce jusqu'au partage de l'empire d'Alexandre ^ 1786; Hiet^ universelle depuis Alexandre jusqu'à Auguste^ 1807; Frédéric JI , roi de Prusse, comparé a Philippe, roi de Macédoine^ 1789. On a encore de lui des traductions de LMias et d'Isocrate, 1778; de l'Éthique et de la Pottliqu^d'Aristote, 1797, ainsi que de la Rhétorique, 1823. L'Histoire de la Grèce est le plus important de ses travaux : malgré son style diffus et ambitieux, cet ouvrage se recommande par la sagacité des aperçus, la proportion des parties, et par une marche régulière. U a été trad. par Carra. Paris, 1787-88, 6 vol. in-8, et refondu par M. Ruelle, dans son Histoire résumée des temps anciens , Paris. 1841,2 vol. ln-8.

GILOLO, ou HALAMAHERA, la plus grande des Moluques, par 0» 50' lat. S.-2* 20* lat. N., 124» 50'- 126* 50' long. E., offre une surface très-découpée; 380 kil. du N. au S. sur 69 de l'E.- à l'O. La partie N. appartient au sultan de Temate, le S. au sultan de Tiaor, le centre à des chefs indépendants. Elle a pour lieux principaux Gilolo, sur la côle 0., résidence d'un chef qui prend le titre de sultan, BitjoUe et Galéla, qui ont depuis 1824 des résidents hollandais. Climat, brûlant; sol fertile: on en tire du sucre, des épices. Habitants de race malaise. V, moluques.

GILON, dit de Paris, cardinal, né à Toucy, près d'Auxerre, à la fin du xi* siècle , m. vers 1142,^ vint à Paris où il se fit une grande réputation par ses connaissances et son talent pour la poésie ; mais en 1119, il quitta le monde, et entra dans l'ordre de Cluny. Le pape Calixte II, qui l'avait remarqué, se l'attacha et le nomma évoque de Tusculum, puis cardinal. Honoré II l'envoya à la Terre-Sainte pour apaiser les querelles qui y divisaient le clergé, et le nomma ensuite légat en Pologne. On a de lui: De Via hierosolymitana, en vers et en 6 livres, impnmédaLns le Thésaurus Anecdoiorumàe D. Martène.

GILPm (W.), écrivain anglais, né en 1724, m. en 1804,descendaitde Bernard Gilpin (1517-83), Tun des premiers réformateurs anglais, ditï Apôtre du Nord, W.'Gilpin, fut vicaire de Boldre, dansNew^Forest,

grès de Lymington, après avoir tenu une maison d'éucation florissante à Cheam dans le Surrev. Il adécrit d'une manière intéressante et dans un style poétique les beautés pittoresques de la Grande-Bretagne; se? principaux ouvrages sont '.Voyages en différentes parties de f Angleterre, particulièrement dans les montagnes et sur les lacs du Cuniberland et du Westmoreïand, 1787 ; Beautés pittoresques de VÉcosse, 1789; Beautés pittoresques des pays boisés avec les vues de Sew-Forest dans le New-Hampshire, 1791. On a aussi de lui des notices biographiques sur Latimer, Wiclef, Jean Huss, Jérôme de Prague, Th. Cranmer, etc., et quelques ouvrages ascétioues.

GIL-POLO( Gaspard), poète espagnol, né à Var lence en 1516, mort en 1572, a composé de gracieux sonnets et des canxones, mais est surtout connu comme auteur de Dtanaenamoroda, fable pastorale qui fait en quelque sorte suite au chef-d'œuvre de Mootemayor, et qui est aussi remarquable par l'invention que par la pureté et l'harmonie du style. La Diana a été imprimée à Valence en 1564, et imitée en latin par Barthius, dans son Erodidascalus, \

GIL-YIGENTE. le Plaute portugais, né en 1480 a Baroellos (Minho), mort à Evoraen 1557, avait d'a-

nalité, la richesse d'invention^ le naturel et la vivacité du dialogue, la force comique qui y dominent, les rendent dignes d'être encore lues. C'est surtout dans les farces que brille le génie de Gil-Vicente ; on a en outre de lui des autos (où la poésie bucolique tient beaucoup de place), des comédies et des tragi-comédies. Ses OEuvres ont été publiées à Lisbonne en 1562, in-fol., par son fils (éd. très-rare), et réimprimées à Hambourg, 1834, 3 Tol. in-8.

GIOC

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