‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 459 sur 578 · GREG · texte numérisé non relu

GREG

slon de la Grande-Bretagne (F. Augustin) et celle des Goths ariens. On a accusé ce pape d'avoir par excès de zèle brûlé les livres profanes et détruit des monuments païens ; mais cette accusation a été victorieusement réfutée. Cest Grégoire I qui a le plus contribué à constifter la liturgie de la messe et qui a établi le rit dit grégorien (F. grégorien). Il laissa de nombreux écrits, parmi les<juels'on remarque le Saeramentairej recueil des prières pour les messes et pour Fadministration des sacrements, et VÂntipkonairef recueil des chants d'église usités de son lemps. La meilleure édition de ses OEuvret est due k Denis Ste-Marthe etBessin, Paris, 1705, 4 vol. infoi. On a une traduction de ses Lettres choisies ^ par L. H. Gondrin. On le fête le 12 mars et le 3 sept. le P. Maimbourg a écrit YHistoire de satie et de son pona'/lcat, 1686. — Un ordre de s. Grégoire le GRANn a été fondé par Grégoire XVI en 1831 pour récompenser le méritQ religieux, civil et militaire. Il a pour insigne une croix d'or octogone émaillée de rouge, offrant au centre l'image de S. Grégoire, suspendue à un ruban rouge avec liseré orange.

GRÉGOIRE n (S. ), Romain, élu en 715, rétablit le monastère du Mont-Cassin, convoqua en 729 un concile contre les Iconoclastes, envoya S. Boniface prêcher la religion en Allemagne, et mourut en 731. On Thonore le 2 fév.

GRéooiRB m, Svnen, fut placé parle peuple sur le St-Siége pendant les funérailles de Grégoire II (731). II eut à combattre les Lombards et à lutter contre les Iconoclastes; mais il mourut avant d'avoir pu extirper Vhérésie (741). Il mérita par sa charité d'être appelé VAmi des Pauvres,

G?ÉooiRE IV, fils d'un patricien de Rome, élu en 827 , mort en 844. Pendant les troubles entre Louis le Débonnaire et ses fils, il vint en France pour y rétablir la paix : mais il ne put y réussir, et se prononça contre le père. Il fortifia le port d'Oslie.

6RÉG0IRB Y, Brunon, était neveu de l'empereur Othon III. U fut élu en 996, eut à lutter contre le sénateur Crescentius, fit chasser de Rome par les soldats de son oncle l'antipape Philagathe, qui avait pris le nom de Jean XVI (997); imposa sept années de pénitence à Robert, roi de France, qui avait épousé Berthe sa cousine, et l'obligea à la répudier (998). Il mourut Tannée suivante.

GRÉGOIRE Yi, antipape. F. léon.

GRÉGOIRE Yi, Jean Gratien, Romain, fût élu en 1044. Trois autres pontifes se disputaient le St-Siége, Benoît IX, Sylvestre III et Jean XX, et tout le Patrimoine de S. Pierre était au pillage : Grégoire parvint, à force d or, à éloigner les antipapes, et s'efforça de mettre un terme au désordre; mais des cardinaux ambitieux et l'empereur Henri III, dit le Noir, entravèrent ses sages réformes, et dans son découragement il abdiqua (1046).

GRÉGOIRE vn (S.), pape célèbre^ appelé d'abord Hiîdebrand, né vers l'an 1013, était uls d'un char-

S entier de Soana en Toscane, et fut d'abord moine e Cluny. Chargé d'une mission à Rome, il y connut le prêtre Gratien, depuis Grégoire VI, et s^aitacha à lui. Il fut fait cardinal par Léon IX ; son crédit alla toujours croissant sous les règnes suivants, et il il • ^^ ^^^^' ^^ ^^^^^ ^n vigueur le célibat ecclésiastique, combattit la simonie, s'efforça d'éwndre son autorité jusque sur le temporel, et prétandit même disposer des royaumes. A cette époque, les souverains, non contents de distribuer d'immenses domaines aux évêques, les investissaient euxinemes des fonctions épiscopales: Grégoire VII réclama pour la puissance ecclésiastique le droit d investiture aussi bien que l'institution canonique, ^i rencontra dans l'empereur Henri IV un redoutable adversaire ; la lutte terrible qui s'engagea entre eux est connue sous le nom de quereUe des Investitures y . ce mol). Henri fut un moment contraint de renoncer au droit qu'il s'était arrogé d'instituer des eveques, et, après avoir été excommunié, il se vit

réduit à s'humilier aux ]){ed8 du pontife (1077); mais il se releva bientôt, vint attaquer Grégoire dans Rome même à la tête d'une armée (1080), et lui opposa l'antipape Guibert, sous le nom de (élément m. Grégoire Vil appâa à son secours le Normand Robert Guiscard, duc de Calabre, qui le rétablit sur son siège, mais qui remplît Rome de sane. Grégoire suivit ses libérateurs quand ils sortirent de Rome; il mourut peu après, en 1085, à Saleme. D'un zèle ardent, qui put paraître quelquefois excessif, inflexible dans ses résolutions, austère dans ses mœurs, ce pontife fut assurément un grand et saint homme. 11 rut canonisé : on l'hon. le 25 mai. — On a de Grégoire VII des Lettres (dans les collections des Conciles) ; des Maximes sur le pouvoir pontifical , recueillies dans un écrit intitulé: Dictatus papœ^ un Commentaire sur les paumes péuitentiaux ,qm ' est aussi attribué à Grégoire I. Les ouvrages les plus importants à consulter sur ce pape sont V Histoire du pape Grégaire VII, par J. Voigt, Weimar. 1815, 2 vol. in-8, trad. par l'abbé Jager, 1839, et celle de Gfroerer, 5 v. in-8, Schaffouse etLeips., 1859-60.

GRÉGOIRE vm, Albert de^pinacchio, successeur d'Urbain III, élu en 1187, ne régna que deux mois.

GRÉGOIRE IX, neveu d'Innocent III, était cardinalévêque d'Ostie auand il fut élu, en 1227. 11 fit prô« cher une nouvelle croisade, excommunia deux fois Frédéric II, d'abord pour avoir refusé d'aller en Palestine après s'y être engagé , puis pour avoir fait une paix honteuse avec les Infidèles. Il se vit plusieurs fois forcé par ce prince irrité de quitter Rome en fugitif. Il mourut en 1241^ dans sa centième année. Il a donné un recueil des décisions papales, .appelé Décrétàles de Grégoire II: c'est une des principales parties du Corps de droit canonique,

GRÉGOIRE z, Thibaut Viscontif d'abord archidiacre de Liège, fut élu en 1271, quoique absent. Il tint à Lyon en 1 274 un concile général auquel assistèrent les ambassadeurs des souverains de l'Europe et de quelques-uns des princes de l'Asie : il s'agissait de réunir les Eglises grecque et latine, d'envoyef des secours en Palestine et de donner des règles de discipline au clergé. Ce dernier article eut seul un commencement d^zécution. Gréeoire X décida Philippe le Hardi à céder au St-Siége le comtat Yenaissin, qui faisait partie de l'héritage d'Alphonse de Poitiers et de sa femme Jeanne de Toulouse. Il mourut en 1276.

GRÉGOIRE XI, Pierre Roger de Beau fort, né en 1332 près de Limoees, neveu de Clément VI , élu en 1370, régita d'abord à Avignon. Sur les instances des Romains, il reporta le St-Siége à Rome , et mit ainsi fin à ce qu'on appelait la Captivité de Bdbylone. Il condamna l'héresie de Wiclef et m. en 1378.

GRÉGOIRE XII , Angelo Corrario, d'une des premières familles de Venise, était évêque de cette ville lorsqu'il fut élu en 1406. Le grand schisme d'Occident affligeait alors r£glise, et depuis la mort de Grégoire XI il y avait deux papes, l'un en France, l'autre en Italie. Grégoire Xll avait juré de se démettre du pontifical si son rival (Benoit XIll) en faisait autant, pour laisser élire un seul pape; mais comme tous deux tardaient à tenir leur serment, les cardinaux les déposèrent au concile de Pise (1409) et nommèceot Alexandre V. Grégoire finit par adhérer à cette décision. On lui conserva le titre de doyen des cardinaux. U mourut en 1417, à 91 ans.

GRÉGOIRE xm, Buoncompagno y élu en 1572, fut élevé sur le St-Siége d'une voix unanime par le crédit du cardinal de Granvelle. Il tenta, mais en vain, d'organiser, de concert avec l'Espagne, une expédition contre les Turcs, envoya des secours de troupes et d'arsent & Henri III contre les Calvinistes , et soutint la Ligue; mais il s'est principalement rendu célèbre par la réforme du calendrier Julien et l'établissement du CaUndfl^er grégorien, Grégoire mourut en 1585, à 83 ans. Ce pape, très-versé dans la jurisprudenco , avait professé cette science avec dis-

GKÈa

GRB6

Hnotion à Bdloffiiê, n ^«trte. XI ataudt les aitt •! embellit RotM ae pivoieura édiâoes.

GKÉGomE XIV, Niool&s SfomAra%o^ élu en tfi90, no réfrna que dix mois. 11 exeommiinia K«nri IV et les CalTimstes de Fnaee, et envoya tn Ligueort des secours de toute eepèee.

OR€o<MRB XV, Alsumnérû LuâoHwio^ né en \hhk, était cardmat-areiievêque de Bolone, sa patrie, loreofuMl fut Au pape, en 16?1, à FAge de 67 ans. Le auo de Lesdlguières lui avait ^it : « Je me ferai eathottcfiie «[uand veus serea pape. » Il tint parole, Grégoire érigea l'évéché de Paris en archevêché, fbnda le colldgo de la Propagande de Rome, canonisa S. Ignaoe, donna des secours à l'empereur contre les Protestants, et movnit en 1613, pleuré des pauvres, objets constants de sa charité.

6RÉQ0I&B ivi, U&mrù CapeUari, pape, né à Bêlions en I7€S, élu en 1831, mort en 1846. Entré trèa-^une chez les Camaldules de tfurano, près de Venise, Il détint successivement abhé de ce monastère, procureur, vicaire général de la congrégation; fût nommé par Léon XII visiteur apostolique des universités, cardinal (18t5), enfin préfet de la oongrôgation de la Proj)agande. Il oooaerva sur le tr&ne pootifioal les habitudes de la vie la phu simple. Opposé à toute innovation, il vit, au début de son règne, éclater de violentes InsarreoUons, et ne put réussir à les réprimer ^*en invoauant le eoeevrs de rAutriehe : oe qui amena roceupation d*Ano6tte par les Français (1832). Il se montra favorable à fordre des Jésuites, seconda de tout son pouvoir tes missions, eréa plusieurs évéohés Whh veaiUE , aortoot en Amérique . régla les mariages mixtes j etoondamna les doctrines exagérées de Lamennais (1832 et 1835). Ce pape 6Uît fort avant dans les matières eodésiaaliques et canoniques. Il a laissé quelques écrits, entre autres, le Triomphe du 5N»^e, 1T99 (traduit par l'abbé James, 18:13, et par Meaghi d'Arville, 1839), et des discours sur fcc FondemsMf 4e la religion. 1801. Il créa Tordre de S.-Gr490ir€ U Grand, et réforma celui éoVÉpeTon (toTy auquel il donna le nom de Serint-Sylveiîre.

ORÉooiaB VA0XSDB08. prioeo arménien , de)a raoe royale des Arsaerdes de Perse, né vers l*an 1000, m. en 1058, Ait élevé à Gonstantineple, At nommer Kakig îl , roi d'Arménie , jouil d'une grande influence auprès de hii, repoussa ilnvason des Turcs- Seldjoucides, et reçut le titre de due de Sfésopotamie, après la destruction du roy. d*Arméni« par l^empereur Coostantin-Monomaquo. Il perséonu les idolâtres «mmris à sa pulssanoe, et en contraignit un grand nombre à embrasser le Christianisme. On a de lui de» lettres sur des sujets pcditlques, fautoriques, littéraires, philosophiqueeet tnéologiques ; une Grammaire arménienne; un Poëm$ sur ranoien et le nouveau Testament: une traduction d'Euclide , etc.

•RÉeoniB (rabbé). né en 17S0 à Vébo prés de Lunéville, m. en 1831, était euréd'Eraberménil, et s'était fait oonaaltre par quelques écrits en faveur de la taléranœ et de la liberté, lorsqu'il tùX député en 1789 aux fitats généraux pour représenter le dereé de Lorraine. II rat un des premiers à provoquer la réunion des trois ordres, prêta le serment du Jeude-Paume, présida la fkmeuse séance du U juillet (178»), où les députés se déclarèrent en permanence, vota pour rabolition de tous les privilèges, prêta serment le 1*' à la constitution dvile du decgé. et fut élu évèque constitutionnel de Blois. Envoyé à la Convention en 1 792, il appuya la propôsftioa «TsboMr la rovauté, fit restituer aux Juifs leurs droKs civils et politiques, et décréter l*abolrtion de Pasdavage (1794). Absent lors du procès de Louis XVI, il écrivit qu'il votait pour sa condamnation , sans toutefois se prononcer pour la peine de mort. Après avdr également siégé au conseil des Cmq-Gents et au Corps législatif, il fut élu sénateur en 1801 ; it était du I>etit nombre des sénateurs qui faisaient de l'Opposition et ftit un des premiers a proposer la déchéance

de PEmpeMur. n ne s'en vit pas mebis eenéoMé soos la Restauration : il fUt énminé de rlnstitat, dont it faisait partie depuis la créatieu; éla dépoté en 1819 par le dép. de risàre. le parti royalisie le lit exclure comme inii^. Au mcpeat de sa mort, ' rarcbevèque de Pans {M. de guéien) ne penntt point de lui adminiâtrer les sacrements «t ho reAma la eépidture ohréttenne; soa eercoeil fat ' porté à bras et accompagné par plus de 3OO0O et- I toyeas. Ses prindnaux écrits sont : Rmai iurU^ri- ' ffiieratian des JutfSy 1TS9 ; Ettm Mtlorifvstsrk arbret de la liberté, 1794; Him, des sêda niigietms, 1810 et 1828; De Clnflvenet àuCMstianiane snr la condition dee /emmes, 1831 ; Esni ivr les libertés de Végliss ^lltoane, 1818; Hisl. d« confesseurs des empereurs, rott, etc, 18)4; tfiH du mariage des prêtres, 1826. Son HisL éa seott d son Hist. des confesseurs somt à VJndsx à Rone. Grégoire a laissé des Mémoires, qui ont été publ. es 1837, par Hipp. Camot, 7 v. în-8.

•aéooiRE DB sT-vmciîfT. F. sv-vnioairr.

GRÊQORAS (Nicéphore), historien grtcnéàHéradéedans le Pont vers 1S95, mort vers I3é0,<)ocoa à GoBstantinople des leçons publiques ijui hn attifèrent un grand concours d'auditeurset jouit 4e (a faveur de Tempereur Andronic TAnden. Il eut de nw querelles avec Palamas au sujet de la rônnioa <te communions ebétiennes , et encoarut la diffrlee de rimpératrioe Anne. Il a laissé un grand nommd'oavrages ; le plus important est son ifwfetrt «^"^i^ de Constantinople, en 38 livres <I140-1X>7), m^ en partie à Genèfe, 1616, in*f., nec-lat, compWj, par Boivin, 1702, enfin par BaklLer, Bons, Iw, trad. en franc, par le prés. Cousin. V. Parisoi i publié è nartettrad. le 37* livre,ju6que1àtn4dit(!Sa<9

GREGORIEN (Calendrier), calendrier adopté p>r Grégoire Xlll en 1582 pour réformer le Calmànv julien, F. CALBRDWEaau IXet. univ. desSeisnta.

«tâeoRiEN (rit) , rit introduit à la fin du ^r »*çie par le Pape Grégoire le Grand, afin d^Ublir ooe liturgie uniforme. F. LiTunans au Diet des Sctw»- — On appeUe Chant gréoorien, une sorte de plwschant, quW oroit imité «es chants dentse serviieat les Greos aux mystères de Gérés Eleosine; il rat i^ treduit dans les Gaules et la Grande-Breugoe fU» moine Augustin, apétre de PAngleterre.

GR£GORlUS(PDBLius), rtphenias.écriwinitaft?D, aéaaooflMneDoement du zvsîèeleàTipherDuiD. w^ vers 1489, professaavee éclat les littératures grecque et latine à Naples, à M»ian, à Paris (vers \m,V^ revint en Italie ^ et se fixa è Venise. Il a laissé des ^' sions latines des 7 derniers livras de Stiaboo, Venise; Ikn: du discours de Dion Cbryeostéme De XrfM; des koméUes sur Job de S. Jean Oiryseetéoe. «i quelques poésies latines, Venise, 1472 et 1538, ^•

GREGORY (James) , mathématicien écossais, m New-Aberdeen en 1636, mort en 1675^prof«a»ti^ mathématiques A ruaiversiié de St-André. Il sot» !•• idée du télescope à réflexion, que perfectKj» Newton. On a de hii : OpC^a^romofa, Londr», IJ^ Baereitationes geometrieêgj 1G66; Vera ckrtmt el»r perhoUo quadratura, 1667, oO il démontre ^^l^ quadrature est impossible et ne peut être omei^ qu'approsimativement; Geometria pars unictn»^ 1668. — Son neveu, David Gregory, lôôï-i'Ç'Jl soigna les mathématiques à Edimbourg et l W; nomie à Oxford. On a de lui des traités «J^r; Cakrpfrie» et Dioptrie» eUmentay Oxford, 16»; *•" tronomix phfsieœ et geometriem eJeuwate, J '»*» une excellente édit. grecque- latine d'Cuchw.

OBEOORT (John), médeoln écossais, pet»^-°2*i Gregory, néà Aberdeen en 1724, morten n73,Fj; fbssa d'abord la philosophie, puis la m*leo"ff ^ lége du Rot à Aberdeen, fut nommé vers 1766. pw" fesseur de médecine A l'Université d'Bdinibo»^; ** obtint de brilhmts succès dans la pratique. 11^ quelques bons ouvrages : Essai sur tes moffetaetr^ dre leffaeuUésde l^homme phautiles à sonhonheif^

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tmd. par JCU» 4« ifiéciak)» Ptris. n7«;le» I^M»Mt dir i'himtM oMipor^ d oftf«i licf ojuiimmc, 1777 ; Sur Uê dmoén H ia ffoffftiM» du in/d«ctn, trad. «a 1 787 ; i^ d'un pdrff d «ev /Ui#», puUi6 «n 1774» par son fila, at traduil par B«rBar(), 1781 et par M<h rellet, 1800. Ce dernier écrit, rempU 4e saAoeaalda aansibiUté, se place à o6té dea ouvrage» de Fénebn al Mme I^uabert. Ses Œuvres eompl^mor^ éié réu« nies à îdifotxHirg, 178&, 4 voU ia-8.

oaBGûitT (George), tiiéolof ien et Utiérateur irlandais» né en 1754 à Edemin, mort en 1808, fut mioiatre anfirii«an i Uverpool, puiaà Londrea, etaeconda lea hoQoablas QVQrtsde Wak^fleld, de Keaope et de Wilbadorce pour provoauer VaiKditiea de U tnite dea nigrea, G^a de lui oee Estais hdatpariquiâ et wmmx, 1785; VÉconomif de {«fMtttra d'^prcaift primeipes d«kij»%<oropfct>«MidarfM. 1796; Ptcttennaire des «ciMoet f I det ai^ta, L80fi ^dia ^^rmoH^; la Vie de Chatterton; une Notiasur Isêpoésiee de Jbm' leyy 1789, atdeaXefinantr 2a|»Jtt2c«of}Aâe naltirettf, publiées aprèa sa mort, 180a«

GR£lFSWAl.fiiE,v. alMrtdea £ta>apCTisaNa8(Pe' méraiÛQ), eh.4. de cercle, sur le Riok, k 16 kil. de ia Baltifjve et i 28 kil S. B. de Stmlaundi 12 000 h. Université otièbre, fondéa en 146fii riehebil>liot^ije, jardin hotaniqtte. Ta^, huile, aauHto«TftedegraAna, f affiner te de sel. Chantiera de oonetniolîon, Cona' mereo ot navigation fort «olive. -«Fondée en 1)33. et possédée d'abord par lea duos de Poméranie, eUe prit un aooroiasaneftt rapide par aon cemaeeree, et •lôs 127d lut adoaise parmi tes vUloa banaôatiquea. Elle auiffrit beatoeup pendaat la guerre de Trente aDs. et fut donnée à laSuMepar le traité de Wealpbalie, Depuid oe tempe sa prcKipôritét a toi^ura été tin décroissant. Etfq Sut câdéei la Prusse avec la Po^ QD^raniauUdriaure en 1720.

GBSSXZ, capit. de la prinolpanté de Reusa-Gieii, &ttr la r. dr. de l*£lste^filanc, k 90 kil. S, 0. de Leipsick ; 7000 h. ChâtMyadu prinoe, beau parc, h6l«l ie ville. Tiseerandecies. F. amiaa.

GRSNACBK (riB de). F. couiDiiai.

ftRKWAPE, Gfan^da eneapagnol, ¥. d'Espagne, capit. da la oa^Haiiierie générale et oh.Tl. da rinteadauoe de son aoaa, à 400 kil. S. de Madrid, près do oonflueal du Xénil et du Barro, au milieu dVse nate et riche plaine; 90000 liak On en conaftait 400000 au tempa dea Maures. ircbMréohé, ooiir d'appel» université. Hautes muraillea en ruines, sroases tours; queiquea belles plaoea; maisons danale goûtmauruBtjue , noflQliTQttses loiktainas, promanadea et jariins déiicieux, édifiœe aoagniflquea (Alàambrm^ Gè- Héralif, palais arohiâ|Hseopal , oathédrale. renlermant les tombeaux de Feodinaisd et d'IsabeUe, couivents les Hiéranymites et de Sanla^Grui). Très peu d'in* iusirie , oonuneree presque aul. ^ Gzenada fut fenlée i>ar les Maures au x« siècle nrès dea ruines de 'antique ilUbmiê. ii^e fit d'aboiq partie du coy. de ::ordaue etdevint en 1230 capit«d'un roy.partioulier : die était alors célèbre par son iaduatrie, sa puiasanoa, »es riebesaes et la maÂnifieenoa de ses édtfioes. Défendue par des mutaulea flanquéea de 1030 toui«, alla résista longteupaauz rois ehrèliena, et sufioomba )nfinen 1492, après un long siège. Y. gkena!db <H. de). GBSHADB (Boy.de), un dea Etats maurea foodés sur jes niinoade l'empire des Almehadea d'Ëspegne, prit laissasica en 123S sous Mohammed I (ADen'al4ianar) , fondateur de la dynastie des Haserid^ ou Àl" lamaridês. Il devint en 1245 tributaire de la CastiUe st aida naéme les Chrétiena & détruire tonte aulre Hiissanee naaaie en fispagae (124^^7). I>es dissen* lio ns domestiquée et des rèvoltea preecnie perpétuelles éduisirent œ iQ<y. à la ville de Grenade et à linéiques r i 1 les autour d^eUa. Néanmoins ses rois se maistinrent usqu'en 1493, époque où lia lurent chassés par Gon* ;alve de Cordoie. Boabdil (Àbou<Abd'Allah Mohamned), qui régnait alors à Grenade, se réfugia en Afri* {ue, où il fut tué. Le roy. de Grenade s^était élevé iûus les Maures k une haute piosoérité par Tagricul*

tureet anrtouti^ar rinda^tria ;leasoieriBSj^a étoffes de Grenade étaient les premièfies du monde ; et ae royaume ne oomptait pas moins deS miUionsd'h.Lea rapporta continuels des Mauves de Grenade aveo lea Chrétiens leuravaientlaitadopterdes mœurs obevalaresquea, jusqu'alors inconnuesauiHusulmaas. Ooant aux /kotions desZégriset des Abencézages, l'histoire de leur rivalité est plutftt fabuleuse que réelle. Les Maures de Grenade, quoique soumia, se révoltèrent Qontre lea rois d'Ewagne en 1567; ils furent défini* tivement chassés de la Péninsule en 1609.

GRENAna (Capitainerie générale de), une des 12 divisions nûlitures de l'Espagne , au S., entre odles d'Andaleosie au I^. et à l'Q. . de Valence à !'£. , et la Méditenanée au a. ; 1 OOOÛOO d'h. ; capit,, Grenade. Elle eat di viaèe en 3 proviiicea ou intendances, Malaga 4 ro. I Grenade au centre, et Alméria à !'£. Trè»^autes mont, (Sierm Nevada, Sierra Segra), qui forment le aystèmedit Bitique\ sables aurif&es. Beau climat, mais très-varié, br(^lant surlaeéte, tempéré à l'in* térieur; soltrès-fertiie, oliviers, oraagers, citronniersi oédrats» palates douœa, cannes k aucre, etc-^L'in* tendance de Grenade, entre l'Andalousie auN., las Movinoea de Malaga k l'O.. d'Alméria k !'£., et la Méditerranée au S, , compte 437 000 hab.; elle est ajv* roséepar laGuadalouivir.

oaaNADK, V, de France (Hte^^aroane), chw4. de cant«»k22 kil. N. 0. de Toulouse; 4300 hah. Grains. -^ Autre oh«-l. de oant. (Landes), sur l'Adour» k 14 kil. S. £. de MontrdonMarsan ; 1500 kah.

fiSENAi» (la), Crafioda, une des Antilles an* glaises, par ir lat N., 64* long. 0. ; 44 kil. aur 26; 32 000 hah., presque touade couleur; oh.-l., George^Town. Goton, café, suore, indigo. <- Cette tlo, habitée primitivemeot par lea Caraïbes, fut déoouverte par Christ» Colomb en 1496; les Espagnols l'ayant négligée, dea Frajo^çais s'y élaborent en 166a Les Anglais la leur enlevèrent en 1 763; elle leur fut aasurée en 1784. LeeomtedfEataing battit une flotte angkuâe près de la Grenade en 1779.

easvAna (•io(/v,-),répubUcnie fédérative de FAmé* riqae mérid. , formée en 183^1 du démemhrementde la république de Colombie, a pour barxiea au N. la merdeskAntillea et la répuUique de VénéaueUuk TiS. la Guyane, au S. la républ. de i*£qnaaeur et k l'O. ia républ. de Costa-lUca et le Grand Océan ; eileoooiptt Qnv« 2 700000 d'hah. et comprend g £tats fédéraux: Antioauia, BoLivar, ik>yaea, Cauca, Cundinamarca, Magdalena, Panama, Santander; vûles principales : Su-Fé-der Bogota (qui est lacapit générale de tout r£ut), Popayan, Paaama,Cartbagàae, Tu^ja. Produe^ tiens ; pierras i>réoieu3es, or, argent, émeraudea (k Muzo). ooisd'èUneet de teinture, plantes médicina* lea, quinquina, vanille, ca/oao, cochenille, indigo, coton, tabac, soie, perles et corail.-* Le climat liarle suivant l'élétation du sol; fréquenta tremblements de terre. Le paya est sillonné par les ramifications des Andes, entre autre» par la «kalnedu QuÎAdiu, dont le point ouhniaant, le piode Tolima, atteint ^584*, et par la Sierra de Sta-Maria, où quelques nicadé^ passent £1800". Leeî (ciacipaies riv. sont : le Cnagres, rAtrato, la Magdalena et ses aOlueats le Cauoa et le Boeota. l'Orénoque, qui se rendent k l'Atlantique, et le Saa-Juan, affluent du Grand Océan.*- Avant la déclaratioQ d'indépendance delà Celombie (181^), la KUe* Grenade lormait une vioa-royaelé espagnole qui eomprenait les républiques actueilcs de Nouv.- Grenade et de l'Equateur, imeest depuis 18ô7 une répubhquA fédéraiive, administrée par un président Le pouvoir souverain réside dans un Cooftrès. comnose d'un Sénat et d'une Chambre de députés. Le CathoLicisme eat la religioa de l'£Ud.

GRENADE (Louia de), dominicain. F. louis.

aaSNAIMUJB;SOtt(HUBNA]UNB&, grouped Hesqui (ait partiede» Petites Aatilèss, s'étend de\ tie Sl-Vm« oentk l'tle deGra)ade,par 12* 14'*^t3» h' Ut. N., el 63* 'SO'-S^'' long. 0. Carriaoou est la plus grande, filles appartienaeat aux Anglais depuis 1763.

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