‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 470 sur 578 · GUIS · texte numérisé non relu

GUIS

cn-PAPE. r. GDI.

GUIPUSCOA , une des provinces basques de l'Es- /^agiae, la plus au N. E., a donné son nom à une capitainerie générale située entre le golfe de Biscaye au N., la Vieille-Castille à l'O. et au S., et la Navarre à TE., qui compte 375 000 hab., et qui comprend 3 intenaances: Guipuscoa au N. £., ch.-l., St-Sébastien: Biscaye au N. 0., ch.-I., BÛbao; Alava au S., ch.-l. Vittoria. Sol montagneux, traversé par les Pyrénées, et riche en mines de fer. — L'intendance de Guipuscoa a 141 752 h. Outre St- Sébastien, son ch.-l., elle renferme Fontarabie. — Le Guipuscoa faisait partie du pays des Cantahres, Soumis avec peine par les Romains sous Auguste, il passa successivement sous la domination des Goths, des Maures, des rois de Navarre et des rois de Castille (depuis 1200). Comme les autres provinces basques, il jouissait de privilèges importants nommés /ii«ro5, et il a combattu longtemps pour les conserver. F. fueros.

GUIRAUD (le baron Alexandre) . né en 1788 à Limoux.(Aude), mort en 1847, était fils d'un manufacturier ^ et jouissait d'une aisance qui lui permit de se livrer à ses goûts littéraires. Après avoir remporté quelques palmes aux jeux Floraux , il vint à Paris, présenta en 1820 au Théâtre-Français la tragédie de Pelage j dont la représentation fut défendue parce qu'un archevêque y était mis en scène; fit jouer à rodéon en 1822 les Jfacha&^ef, tragédie en 5 actes, qui obtint un grand succès; donna l'année suivante le Comte Julien ou VEamiationy qui réussit moins bien, et en 1827 Virginie, qui fut plus heureuse. Il abandonna de bonne heure le théâtre et consacra son talent à la poésie lyrique et élégiaque; on estime ses Élégies tavoyardeij 1823; ses Chants hellènes, 1824. On a aussi de lui des romans chrétiens : Césaire, Flavien ou De Rome au désert f et un ouvrage plus sérieux, la Philosophie catholique de Vhistotre. Comme Soumet, son compatriote et son ami, Guiraud répandit dans ses écrits les sentiments religieux qui étaient dans son cœur. Il avait été reçu à l'Acad. française en 1826.

GUIRAUDET (Ch.) , littérateur, né à Alais en 1754, mort à Dijon en 1804, était lecteur de Madame au moment de la Révolution. Il fut député par la ville d'Alais à TAssemblée Constituante en 1790 , devint secrétaire ffénérai du ministère des relations extérieures sous le Directoire, et préfet de la Côte-d'Or sous le Consulat. 11 a laissé des Contes en verSf 1780; un traité de V Influence de la tyrannie sur la morale publique, 1796; des Discours sur Machiavel, et une Traduction de Machiavel ^ 1799, ouvrage resté incomplet et peu estimé.

GUISGARD . ch.-l. de c. (Oise), sur la Verse , à 34 kil. N. E. de Compiègne; 1400 hab. Château.

GUISGARD (Robert). Y. Robert guiscard.

GUISE, ch.-l. de c. (Aisne), sur l'Oise, à 24 kil. N. 0. de Vervins; 4000 hab. Ville forte, jadis importante, enceinte flanouéede tours. Lin, chanvre, ni, huile; tanneries, filatures. Patrie de Camille Desmoulins. —Cette ville, fondée au ix" siècle, était jadis la capit. de la Thiérache. Elle devint ensuite la capit. d^un comté particulier qui, en 1333, fut apporté en dot au duc de Lorraine Raoul par Marie de Blois ou de Châtillon, et qui fut érigé en duché par François 1 en 1527 en faveur de Claude. 3* fils du duc de Lorraine René II. Claude fut ainsi le chef de riUustre maison de Guise, qui se divisa en deux branches, celle des ducs de Guise, éteinte en 1675, et celle des ducs d'Elbeuf, qui survécut jusqu'en 1825. — La ville de Guise fut prise par les Anglais en 1423, mais reprise dès 1426; prise par les Impériaux en 1536, elle fut reprise par François I ; assiégée vainement en 1543, 1636 et 1650.

GUISE (Claude db lorbainb, duc de), tige de 1 illustre maison de Guise, né en 1496, mort en 1550, était le 3" fils de René H, duc de Lorraine, et fat d'abord connu sous le nom de comte d'Aumale. Il ^inl se fixer en France vers la fin du règne de

Louis XII, y obtint des lettres de naturalisation, servit avec la plus grande distinction sous François I, fit des prodiges de valeur à la bat. de Marignan (1515), défit les Anglais devant Hesdin (1522). et repoussa les paysans de l'Alsace et de la Souab«> qui voulaient envahir la Lorraine (1525). François I, pour le récompenser, érigea en sa faveur le comté dfe Guise en duché-pairie (1527), et le nomma Gouverneur de la Champagne. En 1542 il conquit le duché de Luxembourg; Tannée suivante il repoussa les Impériaux déjà maîtres d'une partie de la France. Il avait épousé en 1513 Antoinette de Bourbon, tante d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, père d'Henri IV: il en eut François, duc de Guise; Claude II, duc d'Aumale (F. aukàlb); Charles, card. de Lorraine. GuisB (Franc, ns lorraine, duc de), fils aine du précéd., né en 1519, est un des plus grands capitaines qu'ait eus la France. 11 se distingua dès 1545, au siège de Boulogne, où il reçut une blessure à la figure qui lui valut le surnom de Balafré, Nommé en 1552 par Henri II lient, général des Trois- Évôchés, il soutint victorieusement contre Charles- Quint le siège de Metz (du 31 oct. 1552 au 15 janv. 1553), et gagna en 1554 avec Tavannes,'sur le même ennemi, la bataille de Rentv. Mis en 1557 à la tète d'une armée envoyée , à la soUiciiation du pape Paul IV, pour conquérir le royaume de Naples, que défendait le duc d'Albe. il remporta plusieurs victoires, mais il échoua dans cette entreprise, privé des secours qu'avait promis le pape. Rappelé en France après la défaite de St-Quentm (1557, et investi d'un pouvoir extraordinaire avec le titre de lieutenant eénéral du royaume, il refoula les Anglais vers le Nord, leur enleva Calais, Guines, Ham (1558), battit dans la même année les Espagnols à Thionville, et amena ainsi la paix de Cateau-Cambrésis (1559). A la mort de Henn II, qui eut lieu peu après, François de Guise et son frère le cardinal de Lorraine, oncle du nouveau roi, le jeune François II, qui avait épousé leur nièce (Marie Stuart) , s'emparèrent du gouvernement. Adversaires ardents du Calvinisme, ils déjouèrent la conjuration d'Amboise,

1560, et poursuivirent le procès de Louis de Condé et d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, arrêtés dans Orléans. Privé de son influence à l'avènement de Charles IX, le duc de Guise forma en

1561 , avec le connétable de Montmorency et le ma« réchal de St- André, un célèbre triumvirat dans le but de ressaisir le pouvoir. Le massacre des Protestants à Vassy (1 562) . par les gens de sa suite, donna le signal des guerres de religion. Il commanda l'armée catholique avec Montmorency, et gagna sur Condé et Coligny, chefs de l'armée protestante, la bataille de Dreux (1562) ; mais, l'année suivante, lorsqu'il se préparait à assiéger Orléans, la place d'armes des Huguenots, il fut tué d'un coup de pistolet par un gentilhomme protestant nommé Poltrot de Méré.

GUISB (Henri I nB lorraine, duc de), le 2* Balafré, fils aîné de François de Guise, né en 1550, fut témoin du meurtre de son père sous les murs d'Orléans, et voua dès ce moment une haine implacable aux Protestants. Après s'être couvert de gloire par sa défense de Poitiers contre l'amiral Coligny (1569), il se déshonora en prenant le rôle d'assassin : c'est lui qui commença le massacre de la St-Barthélemy en ordonnant le meurtre de l'amiral (1572). En 1575 il défit, près de Dormans (Marne), un corps d'Allemands alliés des Huguenots : il reçut dans cette action une blessure au visa^ qui lui valut le surnom de Balafré. L'année suivante se forma la Ligue; le duc de Guise en fut le chef. Depuis ce moment jusqu'à sa mort, il fit tout pour s'ouvrir la voie au troue, faisant prêcher et répandre des libelles contre Henri III, traitant avec le roi d'Espagne Philippe II , qui lui envoya de l'argent n585), et avec le pape Grégoire XIII, qui favorisait la Ligue. Il fit enfin rédiger un mémoire qui demandait le changement de flroiivefneraent et Téfa-

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blissement de l'inquisition , et il le présenta dans rassemblée tenue à Nancy (1588). Après cet acte, et malgré la défense de Henri III , il entra dans Paris où il fut reçu avec enthousiasme et tint le roi assiégé dans le Louvre à la journée des Barricades, 12 mai 1588. Toutefois, il n'osa prendre la couronne, et se contenta de faire signer au roi Védit de V Union ^

Ïii le nommait lieutenant général du royaume, enri, courroucé, dissimula, et convoqua les£tats généraux à Blois pour y traiter de la réforme du royaume. À peine le duc de Guise y était-il arrivé qu il fut assassiné dans le château royal par des sardes apostés à la porte du cabinet du roi (23 déc. 1588}. — Son frère, Louis de Lorraine , cardinal de Guise, archevêque do Reims, qui avait activement secondé ses projets, fut lui-môme mis à mort -e lendemain. —La mort du duc de Guise a fourni le sujet de quelques tragédies, parmi lesquelles nous 3iterons les É tats.de Blms^ par Raynouard, 1814.

GUISE (Charles de lorraine, duc de), fils de Henri de Guise et de Catherine de Clèves, né en 1571, fut arrêté après le meurtre de son père, quoiqu'il n'eût que 17 ans, et détenu à Tours. Il parvint è s'échapper en 1591 et prit d'abord les armes contre Henri IV, mais il fit bientôt après sa soumission, et reçut le gouvt de la Provence. En 1622 il condmsit une flotte contre les Rochelois et les battit, mais, ayant inspiré de l'ombrage à Richelieu, il se retira en Italie , où il mourut en 1640.

GDiss (Henri H de lorrâihb, duc de) , 4' fils du préc. , né en 1614, fut d'abord destiné à IT^glise. Il avait déjà été nommé à l'archevêché de Reims lorsque, devenu l'aîné de sa famille, il rentra dans le monde. Il eut même une f&chause célébrité par ses aventures, galantes. Il se jeta dans le parti du comte de Soissons contre Richelieu, quitta la France avec la comtesse, et fut en son absence condamné à mort par le parlement de Paris: mais il fit sa paix avec la cour en 1643. En 1647, il se rendit en Italie pour seconder la révolte des Napolitains contre l'Espagne (F. IU8ANIELL0); il défit les troupes espagnoles commandées par don Juan, et saisit les rênes du gouvernement ; mais ses gailanteries indisposèrent certains nobles de Naples, qui ouvrirent les portes à l'ennemi. Il fut fait prisonnier et conduit en Espagne, où il Testa juequen 1652 : il fut délivré parle prince de Condé. H essaya de nouveau en 1654 de conquérir Naples, mais sans plus de succès.. A« retour, il fût nommé grand chambellan. U mourut en 1664, sans laisser de postérité. Il a rédigé des Mémoiret sur l'expédition de Naples, qui ont été puhli^ par son secrétaire Sainctyon, Paris, 1668.— M. R. de Bouille a donné k* Histoire des ducs de GuisCt 1849.

GUISB (Jacques de), historien V. guvse.

GCITON (Jean), armateur deXa Rochelle, né en 1585, fut nommé; en 1621, par ses compatriotes .insurgés, amiral de leur flotte, soutint avec, gloire en 1622 une lutte acharnée contre les troupes royales que commandait le duc de Guise, et obtint.dju roi des conditions avantageuses ; reprit les armes en 1627 pour repousser une nouvelle attaque dirigée par le cardinal de Richelieu en personne , fut pendant le siéj^e élu maire de la Rochelle et jura de poignarder quicouque parlerait de se rendre. Toutefois après 13 mois de siège , la famine le contraignit à capituler. Il prit dans la suite du service dans la marine royale, contribua à reprendre sur les Espagnols les lies Ste-Marguerite^ et assista à la bat. navale perdue par les Français devant Orbitello en 1646. On pense qu'il y périt. Selon une autre version, U rentra dans sa patrie où il mourut honoré, en 1654. — Chimiste, 7. outton.

GU1TB£S. ch.-l. de cant. (Gironde), au confluent de l'Isle et du Larry, à 18 kil. N. E. de liboume; 1400 hab. Pont suspendu sur l'Isle. Âne. abbaye de Bénédictins qui date de la fin du xi* siècle : l'église, en style romaa, subsiste encore. Pjestes d'une arche en briquas qVon appelle le PotU4e Charlemagne.

Cette petite ville fut en 1548 le théâtre d'une marectionde paysans contre l'impét de la gabelle .Is insurgés, qu'on appelait les Guttrrs, furent battus partout et leur chef pendu à Libouroe.

GUIXAR, lac du Guatemala (San-Salvador), reçoit la rivière Mitlan et s'écoule dans TOcéaii Piâ nque par une rivière dite aussi Guixar: il a 90lil de tour. U renferme une Ile boisée où l'on voit ki ruines d'une anc. ville, nommée Zacualpa.

GUI20T (Pauline ns heulan, dame), née à Pans en 1773, morte en 1827, était fille d'un receveur général de la généralité de Paris. Ruinée par la Uvolution, elle publia d'abord des romans : laCwtradictions, 1799^ la Chapelle (TAyion, ou Emm Cowrtenay; à partir de 1801, elle écrivitdanslePmJt* cistef que Suard venait de fonder. En 1812 elle épousa M. Guizot, qu^elle seconda dans quelques-uns de ses travaux, et depuis elle publia divers ouvrages «l'éducation : le Journal (f une Mère, les Enfants, 1813. recueil de contes pour le l^dge; rÉeolier, ouila«u< ei Victor t couronné par l'Académie; NouveoM Contes, 1823 \ Éducation domestique, 1826; ttfl« FmÙi (ouvrage inachevé, qui a été terminé par Mme Tastu}. Tous ces ouvrages offrent une morale pure m une élévation peu commune de pensées. On a dit

3u'oa trouvait en 31 me Guizot la parfaite hansouie e. la raison et du cœur.

GCLPIN (Paul) ,.8avant mathématicien suisse, oéà St-Gall en 1577, mort à GraUen.1643, abjuralanlir gion protestante en 1&97, entra, chez les Jésuites et professa les mathématiques à Rome. Ou a de lai; Frohlema arithvfieticum.de rerum comhinatimbu, Vienne, 1622; Pr<^îema geographicum it Vi(An terrée exmutaiione eentrigrofcitatu, 1622 : ily p<»s ce théorème, qui a conservé son nom : que toute sgure formée par la rotation d'une ligne autour di^ axe immobile est le produit de la quantité géaeratrice par le chemin de- son centre de gravité.

GULF-STREAM, ffrand courant de l'Océan Atiutique, part du golfe ou Mexique, traverse le canal de Bahama, suit les côtes de l'Amérique du Nord jasqu'au banc de Terre-Neuve, se dirige alors directement k l'E. vers l'Europe, où il se oivise en 2 brasches, dont l'une va se briser but les cétesde l'Um^ et de la Norwége, tandis que l'autre vient se jtter dans le golfe de Gascogne. Il se reconnaît à U tsiapérature élevée de ses eaux^ à leur couleur Ueue, ainsi qu'à leur forte salure. Ce coufant fait sai»^ courant Ëquinoxial, qui vient du cap deBonae-tP^ Tance. 11 fut signalé au xvi* siède par Gilbert.

GULHANÉ, vaste plaine qui s'étend deisQtlep^; lais impérial à Constantinople , et où fut pncli^ le HaUi-chérif de 1839. F. flATTi-cHÉaiF.

GULISTAN, c.-A-d. Pays des Roses, vgede Pei* dans le Kara-badji (Jardin-Noir), auoonflueot duKosr et de l'Araxe. Il y fut signé en 1816 un u-aité «3 vertu duquel la Perse oédait à la Russie le Cbir^lJet renonçait à toute prétention sur l'Abasie, lel)^' ghestan et la Géorgie. Ce traité j^çut de nouveaju développements en 1827 parla convention de Wmantchal. — Gulùtan est aussi le titre d'un ^^ célèbre de Saadi. . ^

GULUSSA, roi numide, fils de Masinissa. Apres la mort de son père (120 av. J.-C.), il partagea le r&J^ avec ses deux îrères Micipsa et Manastabal souM protection des Romains. Il se montra en toute ocosion l'ennemi acharn é des Carthaginois.

GUMBINMSN, V. des £lats prussiens (Prusse onffltaie), ch.-l. de régence, sur la Pissa, à lOâ.^vj de Kœnisberg; 7000 hab. Gymnase, écoles dai^^ tecture et d'accouchement. Draps, ^^oûd®^",^^ d&>vie de grains ^ bière,, etc. Fondée en 17"^ r Fréd.-Guillaumel. — L^ gouvt de G.» qui if^^\x partie S. 0. de l'ancienne Lithuanie, est bon»^ J'O. par celui de Kœnigsberg, à l'E. par la Pow?*' russe. Il a 220 k. du N. au S. et compte 600 UW

GUNDIOG, GUNDWAU). Y. oondioc, gonp<>vuj|

GUNDUNG (Nie. Jér.), philosophe et jW»»^

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