‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 485 sur 578 · HARMODIUS. F.ARISTOGITON · texte numérisé non relu

HARMODIUS. F.ARISTOGITON

HARMONIE ou hbrhione, fille de Mars et de Vénus, et femme de Cadmus, porta en Gr&ce les premières notions de l'art de la musique. Elle eut de Cadmus un fils nommé Polydore, et quatre filles, Ino, Agave, Autonoé et Sémélé. Elle fut changée, ainsi ^ue Cadmus, en serpent, symbole d'éternel rajeunissement. — Harmonie était aussi une des divinités cabiriques : elle était alors femme d'Hermès et était considérée comme le symbole de Tadmirahie harmonie qui règne dans l'univers.

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HARMONIE, vge de Pensylvanie, sur la baie de ::onequenessing, à 280 k. N. 0. de Harrisburg. G. Elapp s'y établit en 1803 avec des prosélytes qu'il avait amenés du Wurtemberg, et qui sont connus sous le nom d'Harmonistes, mais il eut peu de succès. — Rapp donna le nom de New-Hamumy à un autre village qu*il alla fonder en 1814 dans TStat d'Indiana, à 20 k. N. de Mont-Vernon, sur le Wabash, à 30 kil. de son embouchure. Robert Owen chercha à y établir vers 1825 sa société de coopération ; mais il échoua également.

HARO (don Louis de), ministre et favori de Philippe IV, roi d'Espagne, né en 1598, était neveu, par sa mère, du fameux duc d'Olivarôs. U remplaça son oncle au i)ouvoir en 1644, soumit Naples et la Catalogne, qui étaient révoltées, administra sagement, fit la paix avec les Provinces-Unies (1648), et conclut avec la France le traité des Pyrénées (1659). \\ mourut au milieu de sa puissance, en 1661, regretté du roi et de la nation.

HARO (cri ou clameur de). F. claiceur dans notre Dict. univ. des Sciences.

HAROERI, divinité égyptienne. F. hords.

HAROLD I, roi d'Angleterre, fils du conauérabt danois Canut le Grand, succéda à son père sur le trône d'Angleterre en 1036, et eut pour compétiteur son frère Hardi-Canut. Au moment d'en venir aux mains, le:$ deux frères firent un arrangement par lequel Harold cédait à Hardi les provinces méridionales de l'Angleterre; mais Harold, aidé du comte Godwin, sut bientôt, par la trahison, se rendre seul maître de tout le royaume. U mourut en 1039; son frère,

3ui accourait pour le combattre, exerça sur son caavre d'horribles vengeances. — h. ji était fils du comte Godwin, qui avait joui d'un grand nouvoir sous les règnes précédents, et frère d'Edith , femme d'£riouard le Confesseur. Un naufrage l'ayant jeté sur la côte du comté de Ponthieu, Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, se le fit livrer, et ne le laissa partir qu'après qu'il lui eut fait hommage et juré de seconder ses prétentions à la couronne d'Angleterre. Harold se fit néanmoins proclamer à la mort d'Edouard, 1066. U battit à Stamford-bridge son frère Tostig qui, soutenu par l'armée norvégienne de Harald III, lui disputait la couronne; mais à peine venait-il de remporter la victoire qu'il fût attaqué lui-même et défait par Guillaume, à la bataille de Hastings. U périt dans l'action.

HAROMSZEK, comitat de Transylvanie, entre ceux de Czik, de KronsUdt, la Valachie et la Moldavie : 59 kil. sur 65; 100000 hab. ; ch.-l., lUyefalva.

HAHOUDJ, chaîne de montagnes de l'État de Tripoli, est une ramification de rAtlas, et se partage en deux chaînes secondaires : rHaroudj-ei-Abiad (c.-à-d. blanc), au S. 0.. et l'Haroudj-el-Açouad (c.-àd. noir), à l'E., sur la limite méridionale du Fezzan. HAROUÊ, ch.-l. de c. (Meurthe), sur le Madon, à 30 kil. S. de Nancy; 700 hab. Beau château, où naquit le maréchal de Bassompierre et qui appartient auj. à la famille de Beauvau. La terre d'Haroué fut érigée en marquisat au xvii* siècle en faveur de la maison de Bassompierre.

HAKOUN^AL-RASCHID (c-à-d. le Justicier). c&life abasside, né en 765, àRei (Médie), mortàTnous en 809, s'était déjà distingué en combattant dans V Asie-Mineure les troupes de Timpératrice Irène, lorsqu'il remplaça sur le trône, en 786, son frère Houça-al-Hadi. Ce dernier, jaloux dessuccèsdeHarouQ, était, dit-on, sur le point de l'assassiner, lorsque leur mère commune, se voyant inévitablement réduite à n'avoir plus qu'un fils, préféra sacrifier Houça. Haroun éleva l'empire des califes à son plus haut degré de splendeur : il fit d'immenses conquêtes en Asie, battit en plusieurs occasions Irène tt Nicéphore et les força à lui payer tribut, étendit ses relations jusqu'en Occident, et soUicita l'alliance de Charlemagne. U protégea les arts et les lettres et •^«ntoura d'une cour magnifique; mais on lui re-

proche sa cruauté, n fit pf rir plusieurs membres de sa propre famille dans d'horribles supplices. Au nombre de ses victimes, on cite la famille des Barmécides, qui pendant longtemps avait joui du plus grand crédit. F. barmécioes.

HARPAGE. satrape mède, fut chargé, au rapport d'Hérodote, par Astyage. de faire périr Cyrus, qui venaitde naître, et se contenta de le remettre, pour être exposé, à un berger, qui l'éleva. Dix ans après, Astyage, informé de l'inexécution de son ordre, punit Harpage en lui faisant servir dans un festin les membres de son propre fils. Le malheureux père cacha d'abord son ressentiment, mais dans la suite il se révolta et détrôna Astyage, de concert avec Cyrus , 561 av. J.-C.

HAHPALE, Barpalus, seigneur macédonien, reçut d'Alexandre le gouvt de Babvlone et la garde de ses trésors pendant l'expédition au conquérant dans llnde, 327 av. J.-C. En l'absence de son maître, il accabla les peuples d'impôts et dissipa les richesses qui lui étaient confiées; puis, redoutant un juste châtiment, il s'enfuit à Athènes, où il réussit, à raide de ses trésors , à gagner Démosthène et à soulever le peuple. Mais bientôt les Athéniens, menacés de la colère du roi, le chassèrent de leurs murs. U se réfugia en Crète, où il fût assassiné, en 325, par la trahison d'un ami.

HARPALK, astronome grec, corrigea, vers 480 av. J.-C, le cycle de Cléostrate, et en proposa un nouveau de 9 ans, qui fut lui-même corrigé par Méton.

HABPALYCE, princesse guerrière, fille d'Harpalycus, roi de Thrace. repoussa Néoptoième,aui avait envahi la Thrace.Elle fut prise et tuée par aes paysans dont elle avait enlevé les bestiaux.

HARPER'S TERRY, bourg de l'Btat de Virginie, dans le comté de Jeflerson, au confluent du Shenandoah et du Potomak, à 13 kiL E. deCbarlestown. Chemin de fer, pont de 250^, qui a remplacé le bac iferry) d'où la villeavaittirésonnom. Manuf. d'armes.

HARPIES. F. HARPYIBS.

HARPOCRATE,dieuégvptien, filsd'Osiriset d'Isis, était le symbole du soleil au sortir de l'hiver. Son nom, Har-Pdkraiy signifieenégyptien ffarom (Horus, ou le Soleil) aux pieds mous^ c-à-d. sans force , et indique la faiblesse des ravons du soleil de février. Il était représenté sous la ngure d'un enfant enveloppé de langes. Il tenait un doigt sur la Bouche pour montrer qu'il était enfant et ne pouvait parler : ce qui le fit prendre à tort, par les Grecs, pour le JHeu du silence.

HARPOGRATION (Valérius), grammairien grec d'Alexandrie, vivait, suivant les uns, du temps de Marc-Aurèle (161), suivant les autres, du temps de Julien (350). u n'est connu que par un Lexique grec des mots employés par les dix grands orateurs de la Grèce. Ce livre a été publié par Aide, Venise, 1503 et 1527, par Gronovius, Leyde, 1696, par Bekker, Berlin, 1853, et par Dindorf, Oxford, 1858.

HARPONELLY, district de l'Inde anglaise (Madras), dans l'anc. prov.de Balaghat, est borné au T^. et à ro. par la Toumbedra, au S. par i'anc. Maîssour (Mysore), et a pour ch.-l. une v. de même nom.— Les Radjahs de ce district furent successivement tributaires des souverains du Bichnagar, de ceux de Bedjapour, des Mongols et des Mahrattes. Tippou- Salb s^empara de ce pays en 1786; les Anglais le lui enlevèrent en 1800.

HARPYIES (du ffrec ftarpoxô, enlever), monstres de la Fable, filles de Thaumas et d'Electre, ou de Neptune et de la Terre, étaient au nombre de trois : AèUo, Ocypète, et Céléno. On les représente avec un visage de vieille femme, un corps de vautour et des ongles crochus. Elles enlevaient les viandes à peine servies, ou les souillaient d'une odeur infecte, qu'elles répandaient partout sur leur passage. On les vit d'abord en Thrace, où elles tourmentèrent longtemps Phinée; mais Calais et Zéthès, fils de Borée, les chassèrent de ce pays ; elles se retirèrent alors dans les îles Stroohades. Quelques savants voient

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dans les Harpvîes la peTai>niiificâtion des tents pestilentiels: d'autres pensent qu'elles étaient limage symbolique de la mort quand elle enlèTe prématurément des jeunes flUés,

HARRAGH (comtes de), noble famille autrichienne, possessionnée en Bohême, remonte au xin* siècle et est surtout devenue célèbre à partir du zvi*. Ferdinand Bonaventure de H., diplomate, né en 1637, mort en 1706. tuX ambassadeur en Espagne sous Charles II, et lit de vains efforts pour assurer la succession d'Espagne à la ligne autrichienne; il a laissé des Mémoiret et négoeiationt teerètet (La Haye, 1720), oui contiennent des détails curieux sur la cour de Cnarles II. — Son fils, Louis Thomas Raymon de H., mort en 1742, lui succéda dans l'ambassade d'Espagne, et protesta en 1702 contre le testament de Charles H. il Ait vice-roi de Naples de 1728 & 1733. — Ch. Borromée de H., d'une branche cadette, 1761-1829, s'est signalé ]^r sa bienfaisance : il exerça gratuitement la môdeeme pendant 25 ans; <ie 1805 à 1809, sa maison fut ouverte II tous les blessés dont les environs de Vienne étaient alors encombrés. II est ronde d'Augusta de Barrach , (jue le roi de Prusse Frédéric Guillaume III épousa en 1824, et qu'il fit princesse de Liegnitz.

HARRAN, Charrœ, v. de la Turquie d*Asie (Diarbekir), ch.-l. deUvah, à 90 kiL S. E. d*Orfti. Célèbre par la défaite de Crassus (F. cabrbks), et par une savante école musulmane qui, au x* sièele, traduisit nombre d'ouvrages grecs en arabe.

HARRI5GT0N, bourg et port d'Angleterre (fbmberland), sur la mer d'Irlande, à 2 lui. S, de workington; 1845 hab. Titre de comté porté par une branche de la famille Stanhope.

HABUmGTOIY (James), publÎAiftte, né en 1611 à Upton (Northampton), mort en 1677, fut favorable à la cause du Parlement pendant la guerre civile, mais conserva une tdie modération qu'on le choisit pour tenir compagnie au roi Charles I dans sa captivité (1646). Après l'exécution du roi, il vécut quâque temps retiré, et composa dans sa retraite une espèce <f utopie, Intitulée Oceana^ où 11 trace le plan d'une république parfaite : cet ouvrage, qui parut en 1656^ déplut & Cromwell, qui y vit une satire de son gouvernement, et elle attira sur son auteur quel-

?[ue8 persécutions. Sous la Restauration, Harrington ut arrêté comme républicain, et enfermé à la Tour sous prétexte de haute trahison (1661); mais il fût relAcné sans qu'on eût rien pu prouver contre lui. Un remède trop violent, qu'on lui avait fait prendre pendant sa détention, altéra sa raison. Outre VOceana, Harrin^n a composé des Aphorwmes^ où il expose ses principes d'une manière phis précise. Il a aussi laissé quelques poésies, mais qui ne s'élèvent pas au-dessus du médiocre. Ses œuvres ont été réunies nar Toland Londres, 1700, et par Birch, 1747. VOceana a été traduit en français en 1795.

HAREIOT (Thomas), mathématicien, né à Oxford en 1560, m. en 1621, accompagna en 1585 Vralxer Raleigh en Virginie, leva la carte du pays, et publia à son retour la relation de son voyage, 1588. U a fait faire un grand pas à l'analyse des équations algébriques, en transportant le premier dans un seul membre tous les termes de Téquation. II a résumé ses travaux dans son i4rtifafia^ttc«j>fac£ff, Londres, 1631.

HARKIS (John), écrivain anglais ^ né vers 1667, mort en 1 7 19, entradans l'Ëglise, fût aecrétaire , puis vice-présidâot de la Société royale de Londres. Il est le l*» qui ait publié une encvclopédie en langue ▼nlgaire; son ouvrage est intitulé : Uxieoti te€hnie«m ou Dictionnaire unitenel des sciences et des OTUy 2 vol. in-fol., Londres, 1708; son plan a reçu de Ghambers et de Diderot de plus amples développements. On lui doit aussi une Théorie de la Terre^ 1697 ; un Hecueil de voyages^ en laiin, Londres» 1705, et un tHalogne sur Vcutronomiey 1717.

BAams (James) « né en 1709 dans le comté de Sausbury, mort en 1780» était neveu de Shaftesbury.

II cultiva à la fois les lettres et la politique , fut membre de la Chambre des Communes, lord de Tamirante (1762), contrôleur et secrétaire de la reine (1774). n a publié, sous le titre d'Bermès { 1751 ). une Grammaire philosophique fort estimée, quia été trad. et commentée par Thurot (1796); elle se distingue par une métaphysique subtile et une connaissance profonde des grammairiens grecs et latins. Il a aussi laissé d'excellents traités sur t^rt en général, sur la musique, la peinture, la poésie. Ln métaphvsique , Hams combat le sensualisme. Son fils, lora llalmesbury (F. ce nom), adonné une belle éd. de ses œuvres, en 2 vol. in-4, Londres, 1801.

HARRISBURG , V. des Etats-Unis, ch.-l. de U Pensylvanie, sur la r. dr. du Susqoehannah, à 140 kil. N. 0. de Washington; 16 600 hab. Chemin de fer, beaux palais de justice et du gouvernement, arsenal. — Cette ville , fondée en 1785, voit son importance augmenter tous les jours.

HARBISON (John), habile mécanicien anglaûs, né en 1693 à Foulby ( Yorkshire), mort en 1776. était fils d'un charpentier. Entraîné par un goût naturel, il s'adonna de lui-même à la mécanique et i rhorlogerie, et parvint à bbriquer des instruments d'une perfection hiconnue Jusque-là : on lui doit entre autres inventions, le Compensateur, pendule composé de plusieurs métaux d'inégale dilatabilité qui se compensent (1726); une horloee marine que le mouvement des vaisseaux ne peut déranger (1735), et une montre marine pour servir à la détermination des longitudes en mer : il la nomma gardetemps (1761). La Société royale lui décerna pour cette dernière invention un prix de 20 OOO Hv. sterling. Il a donné une description de sa montre marine, qui a été traduite par le P. Pézenas, 1767.

fiÂRRisoN (Thomas>. architecte, né en 1744 à Richmond (torkshire), mort en 1829. alla se formera Rome, fut chargé à son retour d'élever, tant à Londres que dans les divers comtés de l'Angleterre , un grand nombre d'édifices publies on particuliers, construisit le Panoptique de Chester, modèle des maisons de détention, ainsi que le théâtre et la bourse de Manchester, et jeta sur la Dee un superbe pont, d'une seule arche, qui n*a pas moins de 200 pieds anglais d'ouverture.

HARHisoN (le gén. W. H.), pré»dent des fitats- Unis, né en 1775 dans la Virginie, servit d'abord dans l'armée et prit part à une expédition contre les Indiens du Nord-Ouest, fut nommé vice-gouverneur de Tlndiana et député de cet État au Congrès, fit adopter plusieurs mesures favorables aux provinces occidentales , ce qui lui valut le surnom oe Fire de f Ouest et le fitélire gouverneur de Plndiana; fùt,dans la guerre engaffée contre les Anglais (1812^, appelé au commandfement en chef des forces améncaines , renril aux Anglais les places de develand, Sanducky , Détroit, Chicago, pénétra dans le haut Canada, où il battit le

Sénéral Procter (5 oct. 1813), et rétablit les affaires ans le bas Canada. Il donna sa démission en 1814 Sarce qu^m ordre intempestif Pavait enlevé au théâtre e ses succès, et ftit quelque temps réduit à remplir la modeste fonction de greffier. En 1836, ses amis tentèrent, mais sans succès, de Félever )l la présidence : ils y réussirent en 1840, mais il TeDait à peine d'entrer en exercice lorsqu'O mourut (1841). HABROW, vge d'Angleterre , dans le liMdlesex, sur la colline la plus élevée du comté, ce qui le fiût nommer H«iToic-ofi-tiie-17tU, à 16 kii O. de Limdres; 4000 hab. Chemin de fér. Air pur, belle vue. Collège célèbre pour les études classiques , fomlé en 1571 par John Lyon.

BARTS (miss). Y, baiolton ^dy).

HARTFORD , T. et port des Etats-Unis, une des 2 capit. du Connecticut, sur la r. dr.duConnecticat, à 423 kU. N. E. de Washington; 20 QOO b. Evéché cathol., siège d'une Cireuii-Court, colléffe, maison de soQrda-maets, muséum, etc. Chemin de ftr pour Neir-BaT9n, bateaux 4 vapeur. — rondée «a 1633

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