‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 490 sur 578 · HAYR · texte numérisé non relu

HAYR

en 1850 du gouvernement de l'Algérie, et fut nommé en 1853 sénateur et grand référendaire du Sénat.

HACTPCUL (Marie de montgeroolt , comtesse de BBAUTORT, puis d'), femme auteur, née en 1760, morte en 1837, était nièce de MarsoUier. Veuve du comte de Beaufort, capitaine au régiment du Roi, qui fut fusillé ^prës l'expédition de Quiberon (1795), el te épousa en secondes noces le comte Charles d'Hautpoul, colonel du génie sous l'Empire , de la même fa> mille que le général. Ses principaux écrits sont Zilia, roman pastoral, 1 796 ; Chtldériet roi des Francs ^ISOê ; Séverine y 1808; Clémentine y 1809; les Sahitants de VUkrainCy 1820. On lui doit un Cours de littérature à Vusage des demoiselles, 1816 et 18!21, qui remplit une lacune dans l'éducation. Elle s'exerça également dans la poésie et réussit surtout dans YHéroide»

HAUT (l'abbé), minéralogiste, né en 1743, au bourg de St-Just (Oise), mort en 1823, était fils d'un tisserand, et fut âevé eomme boursier au collège de Navarre. D'abord régent de 5* dans ce collège, il cultiva les sciences naturelles par pur délassement. Ayant un jour laissé tomber à terre un groupe de spath calcaire cristallisé, il remarqua avec étonnement que les morceaux conservaient une forme régulière et constante; conduit par cet heureux hasard qu'il sut féconder, il créa une science nouvelle, la CristaUogranjphie ; ses premiers mémoires sur cette découverte datent de 1781. Admis en 1783 à l'Académie des sciences, il l^t bientôt après nommé professeur adjoint de iiotanique au Jardin des Plantes, puis conservateur du cabinet des mines (1794), professeur de minéralogie au Muséum d'histmre naturelie et à la Faculté des sciences de Paris. Ses principaux ouvrages sont ! IVtitté de minéralogie, en 4 vol. in-8, Paris, 1801 et 1823; Caraetères physiques des pierres précieuses y 181 î; Tr&ité de CrutaUoaraphie, 2 vol. in-8, 1822. On a aussi de lui un excellent Traité élémentaire dephysique^ 1803.

HAUY (Valentin), frère du préoéd., fondateur de l'institution des jeunes aveugles, né en 1745 à St-Just (Oise), mort en 1822, était simple commis aux affaires étrangères lorsqu'il conçut l'idée d'une méthode pour instruire les aveugles : cette méthode consistait à remplacer les signes visibles par des signes eu relief. Après avoir fait d'heureuses applications de ce prooédé, il fonda en 1784 à Paris une maison pour les Jeunes aveugles. Ayant essuyé quelques tracasseries, il quitta Paris en 1806, et alla fonder à St-Pétenboui^ et à Berlin des établissements analogues. 11 ne revint en France qu'en 1817. Un a de lui : £ssai sur Véducatùm des aveugles ^ 1786, imprimé en relief par les enfknts aveugles.

HAVAI. V. HAWAI.

HAVANE (La) , capitale de 111e de Cuba, sur la céte septentr., à l'entrée du havre de son nom; 150000 i». (dont 25 000 esclaves). Êvêché. université, fondée en 1728, écoles diverses, jardin notanique : société pour les sciences et les arts. Port magnifique; fortifications. I/aspect de la ville est triste; les rues en sont étroites, sales et malsaines : on remarque cependant la grande place, les églises, et surtout la cathédrale, où se voit le tombeau de Christophe Colomb, deux hôpitaux, le lazaret, l'arsenal, etc. L'industrie est peu avancée , mais le commerce très-considérable. Cette ville sert d'entrepôt entre le continent américain et l'Europe; ses principales exportations consistent en suere, café et tabac trèsestimés. — L'Espagnol Diego Vélasquez fonda La Havane en 1511 , et la nomma Puerto de Carénas; mais bientôt les colons, trouvant la position de la ville peu favorable , la reconstruisirent à quelque distance, sous le nom de San-Cristov€U de la //oreme. Les Français et les Boucaniers s'en emparèrent plusieurs fois pendant le xn* siècle. Les Anglais la prirent en 1762; mais ils la rendirent à TKspagne après la paix de 1763.

HAVEL, riv. d'Allemagne, sort du lac de Woblitz, ^ans la partie S. E. du MecklembouTg-Schwérin,

traverse les États prussiens, où elle reçoit la Sprée, le Bhyn, la Dosse, et tombe dans l'Èlbe à 9 kîL au-dessous d'Havelberg. Cours 270 kil.

HATELBERO, v. de Prusse (Brandebourg), dam une lie de la riv. de Havel, à 119 k. N. 0. de Berlin; 3000 hab. Trib., dépôt de mendicité. Bois, tabac, raffinerie de sucre, eau-de-vie de grains.

HAVERCAMP fSigebert) , philologue et numismate, né en 1689 a Utrecht, mort à Leyde en 1743, fut quelque temps ministre de l'Evangile; il fut appelé en 1T21 à Leyde , y professa Tbisioire, Téloquence et le greo, et y forma un riche cabinet de médailles. On a de lui des éditions de Tertullieuy Leyde, 1718; de LucrèeCy 1725; de SallusiCy 1742: 6'Éutropey a^Orose, de Censorinus; etc. Il a publié en outre : Dissertationes de Alexandri magni numismate y 1722; Thésaurus Morellianus (F. André MORELL)» 1734; V Histoire expliquée par les médailles y 1736 (en hollandais); SyUoge scriptorum de lingue grscœ pronuneiaHone y 1736-1740; Introduetio in antiquitates romanas y 1740. Ce savant manque quelquefois de critique, mais ses ouvrages contiennent une foule d'utiles renseignements.

HAVRE, mot d'origine germanique, le même que haff ou /laven, veut dire port de mer.

HAVBE (le), dit aussi le Havre de Grétce. ▼. et port de France (seine- Infér.), cb.-L d'arr.,sur lar. drde la Seine, à son emb. dans h Manche, à 213 k. N. 0. de Paris et 229 k. par chemin de fer: 80 000 h. Place forte, ch.-l. de sous-arr. maritime; trib. de !•• inst. et de commerce, lycée, école d'hYdroçriphie. Magniflque hôtel de ville, terminé en 1860^ banqiîe, bourse et chambre de commerce. Chemin de fer pour Paris. La v. offre un aspect pittoresque : elle est dominée par le cap de la Hève et par te coteau d'ingouville, qui s*élève au-dessus d'elle en amphithéâtre. Le port peut contenir 500 navires; il est formé de 6 bassins et d'un avant-port; mais son entrée est étroite. Les maisons du Havre sont régulière^ ment bftties ; on remarque la rue de Paris. Parmi les édifices pubBcs, on cite, outre l'hôtel de ville, les églises Notre-Dame et St-François. la salle de spectacle, la tour François 1 (à l'entrée du port) . Farsenal, le musée avec bibliothèque, en avant duquel sont les statues de Bernardin de St-Pierre et de Cas. Delavigne. Bains Frascati. Commerce maritime des plus importants : les principales exportations consistent en soieries, inoiennes, toiles, quineaillerie, argenterie, orfèvrerie, glaces, meubles , papiers da tenture, instruments, comestibles et conserves, vins, liqueurs, farines, etc.; les Importations, en coton, sucre, café, thé, cacao, riî, drogueries, épices, indigo, bois. Des services réguliers de bateaux ànpeur mettent le Havre en communication arec Honneur, Trouville, Caen, Bouen, et, à l'étranger, avec Londres, Brighton, Southampton, Amsterdam^ Hambourg; en outre, de nombreux paquebots desserven régulièrement les principaux ports de l'Espagne, d Portugal, du Mexique, au Brésil et des États-Unis La pêche de la baleine y occupe près de 2000 marins L'industrie consiste en chantiers pour la construction des navires, en fabriques d'amidon, d'huites de produits chimiques, en raffineries de sucre , daiu la confection de dentelles, d'objets en coquillage. Patrie des ScudérVi de Mme La Fayette, de Dicquemare. Bernardin de St-Pierre, Cas. Delavigne. Ancelot.— La ville est toute moderne. Au zv* siècle on voyait sur son emplacement deux tours, que les Anglais pri« rent sous Charles. Vil. François I^jetâ les jpremien fondements de la ville en 15 16 : on l'appeia de son nom Franciscopolis ou Ville FtaiMoise; mais ufle antique chapelle de Notre-Dame de Grâee , située près de là, fit prévaloir celui de Honre de Grâce. En 156^, la trahison livra le Havre aux Anglaiti il fut repris 9 mois après; en 1694, les Anglais le bombjirdèrcnt, mais sans y faire de notables dommages. Sous Louis XIV, le Havre devint le siège de rai Compa. gnie des Indes. En 1852, lavilîp, dçvtni.c u^cuffi.

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